Comment laisser dans l'assiette... - 05122011

Lisette.
Abonné

Bonjour,

J'ai vraiment du mal à laisser dans mon assiette...

Prenons l'exemple (passionnant, désolée) du déjeuner, c'est convivial, je vais chez le libanais du coin avec mes collègues acheter une formule avec une salade, un peu de tarama, un peu de riz, 2 mezzés et un gateau. Je n'avais plus faim pour le 2ème mezzé, c'est certain. J'ai réussi à laisser du tarama, mais j'ai mangé le mezzé. Et le dessert. J'ai voulu le laisser, mais dans ma tête, il y avait : "je l'ai acheté, c'est super bon, j'en mange pas souvent, c'est juste un mezzé etc". Et je l'ai mangé sans même y prendre du plaisir.

Je ne comprends pas pourquoi je n'arrive pas à laisser quand je n'ai plus faim. Surtout quand c'est bon... Et c'est encore plus dur quand on reste à table et que j'ai fini mais qu'il reste quelque chose. Si je me levais et quittais les autres, je ne mangerais plus, mais je reste discuter pour partager le bon moment et je ne peux pas m'empecher de manger à ce moment là (le reste de mon pain, la fin d'un plat qui me fait de l'oeil etc).

Avez vous des astuces ?

Bonne journée :)

Commentaires

yayie.
Abonné

est-ce que tu ne peux pas acheter le début du repas, et au moment où tu as fini tu te poses la question "ai-je encore faim ?" si la réponse est oui tu reprends quelquechose (un second mezzé et/ou un gateau), si la réponse est non, tu ne commandes rien d'autre, tu n'as pas l'impression de gaspiller et tu n'es pas tentée.

pour le côté convivial qui s'éternise et te fait finir le pain ou le plat, est-ce que quand tu n'as plus faim, tu mastiques un chewing gum, ta bouche serait occupée et donc tu ne mangerais rien d'autre. (bon là, je ne sais pas quel est le point de vue linecoaching sur le chewing gum donc je m'avance peut être un peu)

 

Lisette.
Abonné

Le chewing gum, c'est carrément une bonne idée !!! (mis à part que quand j'ai des chewing gum sur moi, je siffle la boite trop vite)... Je retiens, je pense que ça pourrait aider!!

Pour l'exemple de ce déjeuner, non, j'avais tout pris à emporer, mais c'est une technique que j'utilise au restau par ex. j'évite les menus avec entrée plat dessert parce que ça me force à prendre un dessert alors que j'ai quasi toujours plus faim.

Merci ;)

Lia.
Abonné

Comme j'ai du mal à jeter, quand je n'ai plus faim j'emporte! par exemple ce week end ma délicieuse pizza 4 saisons j'ai mangé la moitié et plus faim. J'ai demandé un papier alu et hop emporté et mangé plus tard réchauffée= 2 fois plus de plaisir.

MiMax.
Abonné

Tu ne peux pas garder pour plus tard? Typiquement dans ton menu à emporter, tu aurais pu garder le dessert pour le goûter éventuellement?

Pour les repas au restau ou à la cantine où tu restes à table avec ton assiette devant le nez, tu peux donner ce qui reste à quelqu'un (qui veut mes frites?), ou rendre le tout immangeable ou du moins peu appétissant (en déchirant ta serviette en papier en petits morceaux que tu laisses tomber dans ton assiette, ou en mélangeant tous les aliments restants, ou en renversant discrètement un peu d'eau dans ton assiette, ...), ou si tu es avec des personnes proches, tu peux leur donner ton assiette (genre, j'empile les assiettes avant que le serveur débarrasse, c'est pas très classe, mais ça résoud le problème ;)).

Sinon, plus discrètement et plus classe, tu peux te mettre des petits défis: aujourd'hui je laisse 4 frites, la moitié de mon morceau de pain, 1/4 de la viande, ... à appliquer selon ton humeur.

Lily.
Abonné

Un petit mot juste sur le chewing gum : la stratégie "chewing gum" m'a fait sursauter, parce qu'elle m'a immédiatement rappelé mes régimes et toutes les stratégies mises en place pour supporter la faim : macher du chewing gum, sucer un bonbon à la menthe (sans sucre bien sûr ;-), avoir toujours un tic-tac, un ricola sur soi pour être moins tenté...

Je ne dis pas ça pour dire que c'est une mauvaise idée : on a toutes des stratégies plus ou moins avouables pour se détourner d'une envie de manger sans faim (une EME quoi... ;-) mais bon, j'ai quand même un petit doute...

La meilleure astuce pour s'arrêter de manger, c'est de se dire qu'on n'y prend plus aucun plaisir, et que donc ça n'a aucun intérêt...  Ce qui marche pour moi, c'est de visualiser l'idée de la poubelle (et cette fameuse phrase "mon corps n'est pas une poubelle"). Ce qu'il reste en plus dans mon assiette ne sert plus à rien : je n'ai plus faim, donc je ne prends plus de plaisir à manger, et donc mes réserves d'énergie sont suffisantes. Le reste, c'est du surplus, c'est ce qui va me faire grossir et donc c'est mauvais pour moi...

ça ne marche pas toujours, surtout en cas d'EME, puisque si le fait de manger ne procure plus de plaisir gustatif, il procure quand même une autre forme de plaisir (le réconfort). Et là, j'ai tout tenté, et à ma grande surprise (j'étais très sceptique, et j'ai mis longtemps à percevoir quelque chose), seule la pleine conscience, la respiration et le recentrage sur soi peut nous aider... j'en suis maintenant convaincue !

A bientôt !

Lily

Laurette2.
Abonné

J'aime assez l'idée de rendre inmangeable ce qui reste dans l'assiette... laugh

caramille.
Abonné

Si tu n'aimes pas jeter (je n'aime pas non plus), tu aurais pu garder pour plus tard ce que tu n'avais pas mangé étant donné que c'était des plats emportés.

Si tu utilises fréquemment cette formule au travail je te suggère d'avoir une ou deux boites platiques ou de l'alu ou des petits sacs à congélation dans ton vestaire ou ton bureau pour mettre de côté ce que tu ne manges pas.

Chez moi il y a parfois un demi yaourt dans le frigo ou une demi glace dans  le congélo à finir plus tard.

Je reste toujours choquée de jeter de la nourriture ou de la détruire. On est pas obligé de manger mais on est pas obligé de jeter non plus.

yayie.
Abonné

lily, c'est pour ça que j'ai écrit que je ne savais pas ce que suggérait la méthode face au chewing gum.

mais plusieurs autres solutions ont été données et la boite en plastique pour emporter ce qui n'a pas été mangé est une bonne solution je trouve.

JOEL
Abonné

Les filles

J'ai également le même problème que vous ! je n'aime pas jeter et j'ai été élevé par mes parents dans le dogme "finis ton assiette"

depuis que j'adopte la méthode, je me suis entrainé à apprendre à ne plus forcément finir mon assiette (ni celles de mes enfants)

J'ai même fait pendant quelques semaines l'effort de systématiquement  ne pas finir mon assiette et de jeter ... Je n'y arrive pas complètement mais j'ai progressivement réalisé que çà n'est pas si  grave (même si certains meurent de faim), que je ne suis pas responsable et que l'on jette beaucoup par ailleurs...

A la longue j'essaie d'ajuster les portions que je prends à ma faim et comme je n'y arrive pas toujours et bien de temps en temps je ne finis pas mon assiette et je jette ... et je commence à en etre insensibilisé !

Tourmaline.
Abonné

Bravo Joel !

je crois à la pratique des petits pas que tu décris admirablement bien.

On n'est pas obligé de tout réussir tout de suite parfaitement mais jeter et se rendre compte que le monde ne va pas vraiment plus mal ( pas mieux non plus), est un pas décisif. Surtout lorsqu'on se rend compte que, si le monde ne va pas mieux, soi-même on va mieux d'avoir osé, d'avoir jeté de la nourriture, d'avoir cessé de se prendre pour la poubelle de la famille...  C'est une étape difficile mais vraiment importante.

Tout le reste n'est que justification ou tentative de justification... pour ne pas oser...

Il faut essayer, il faut le vivre au moins une fois : voir ce que cela fait à l'intérieur de jeter de la nourriture...

 

et sans trucage !!! ni "truc" ou "astuce"

calico.
Abonné

Bonsoir,

Ah que je vais rechérir, mais c'est plus fort que moi. Depuis le début, c'est Le truc que je n'arrive vraiment pas à faire. Laisser dans l'assiette et jeter à la poubelle. C'est plus fort que moi.

J'y arrive parfois, mais j'ai l'impression de m'arracher tripes et boyaux.

Alors je triche avec ma conscience. Je mets un palier. D'abord je mets le reste dans une boite au frigo et trois jours plus tard, il file à la poubelle. 

J'aimerais pouvoir jeter sans remords et laisser dans mon assiette. 

Pas mal l'idée de rendre la nourriture restante immangeable. Je vais essayer. 

J'attends aussi d'accéder aux outils de respiration pleine conscience et body scan. ça devrait aider à se détacher de ces comportements inadéquats.

capuccino
Marraine

Comme c'est facile aujourd'hui de laisser dans mon assiette parce que je sais que je pourai remanger de toutes ces bonnes choses demain dans une semaine dans un mois...Alors qu'avant !!!

J'en ai est encore fait l'expérience hier au restaurant. L'entrée me faisait vraiment envie et correspondait à un goût qui me convenait, alors je déguste, prends mon temps et termine mon assiette. J'ai encore faim donc quand arrive la blanquette de veau, je déguste quelques bouchées et je sens que mon appétit s'amenuise et comme je suis gourmande et bien tant pis, je laisse les 3/4 de ma nourriture et garde une place pour le dessert. Arrive une galette frangipane : j'en prends 3 bouchées et c'est fini pour moi. Etonnement de ma voisine de droite, perplexité de mon voisin de gauche, réprimande de la serveuse que je rassure sur la qualité du plat et...fierté de ma part : même au restau, j'écoute mes sensations, ça c'est du bon boulot!

calico.
Abonné

Ahhhh! magifique! C'est donc possible.

Bon si d'autres y arrivent, pourquoi pas moi. Patience. Chaque chose en son temps. 

Effectivement, si on se dit que demain on peut retrouver tout cela dans son assiette.... ça change tout dans la tête.

capuccino
Marraine

Il faut aussi accepter  de "perdre de l'argent" lorsqu'on ne finit pas ses plats au restaurant. Donc, le mieux est de s'entraîner avant à la cantine, ou en famille ou dans une cafèt, quand la pilule a des chances de mieux passer  parceque le repas moins cher, parceque c'est sûr que dans un restau gastronomique à 50 euros le repas, tu le feras pas...

A la maison tu apprends à te servir des portions plus petites et à te resservir si tu as encore faim et ça aussi ça marche sans frustration et sans rancune pour celui qui finit le plat...

calico.
Abonné

Merci Capuccino,

right! y aller piano. Je m'en rappelerai. D'autant qu'à l'injonction "on ne jette pas" vient s'ajouter "on ne gaspille pas son argent" 

Je ne vais tout de même pas me payer le restaurant gastronomique en pleine période d'aventure alimentaire. Ou alors pour vérifier que je peux tenir. Mais ce serait vraiment jeter l'argent par la fenêtre. Je n'ai pas le budget.

Quand je dis que je n'arrivepas, c'est un peu faux. J'ai fait des essais au boulot. Exit la fin de la barquette de gnocchis précuits. Sans regrets aucuns, ils étaient pâteux. Plus facile quand ce n'est pas bon. Pas mûre encore pour jeter la fin de la plaque de choc à peine entamée. Un crime dans mon monde à moi. Jeter du chocolat!!!! (même si consciemment je comprends bien le mécanisme qui est derrière)

lola74.
Abonné

Bonjour !

Calico, l'erreur à ne pas faire est justement de te mettre trop de pression sur le fait de finir ou pas ton assiette. C'est ce qui m'avait fait abandonner la méthode il y a deux ans. Je voulais arriver à tout faire tout de suite, mais j'ai enfin compris comment ça marche : d'abord tu écoutes ta faim, et plus tard, après plusieurs étapes et en particulier beaucoup de pleine conscience, tu peux te mettre à la satiété. Si tu regardes les différentes étapes du programme ça arrive tard, il doit bien y avoir une raison. Pour l'instant, je n'arrive toujours pas à laisser si c'est vraiment bon, et jeter je n'aime franchement pas, mais comme j'attends d'avoir à nouveau faim pour manger, je ne grossis plus du tout, je perds même un tout petit peu, et c'est déjà très bien !

Patience donc ;-)

Zéphyr.
Abonné

Bonjour,

J'ai eu aussi  le même problème il y a quelque temps. Comme il y a longtemps que je connais la méthode du Dr Zermati, j'ai déjà réfléchi à la question de la nourriture qu'on jette, et l'autre jour par hasard quelqu'un m'a donné une idée: jeter oui mais pas n'importe comment, c'est triste à dire mais il y aura peut-être quelqu'un qui sera bien content de trouver dans une poubelle, un sac propre avec de la nourriture protégée des autres déchets... Alors ça me gêne moins de jeter du coup... Je ne sais pas ce que vous en pensez...

savylaeti.
Abonné

Ouah ca c'est genial comme idee!

Je pensais que tu allais dire autre chose Fabou, que je pensais aussi, mais finalement tu as ecrit autre chose, donc je vais ajouter ce que je pensais: Il faut jeter de maniere consciente, en faisant de la RPC, en etant PRESENT(E), dans le moment present. Et par ex. se dire 'Je jette ces carrés de chocolat parce que xxxx. Je vous dis au revoir parce que je n'ai pas besoin de vous, je sais gérer mes emotions sans vous. Je sais que demain je peux en racheter, ou meme tout a l'heure, mais pour le moment, je n'ai vraiment plus faim etc.' Ca renforce le message pour notre inconscient et on a l'impression de vraiment avoir fait qqch de bien pour soi et du coup c'est comme une mini victoire, et avec d'autres ca fera une GRANDE victoire!

Alors que si on jette avec degout, rapidement, sans reflechir, pour que 'vite ca parte', le message du pourquoi du comment ne passe pas du tout vers notre inconscient et c'est presque comme si ca ne servait a rien.

J'espere que vous comprenez ce que je veux dire!

Zéphyr.
Abonné

Je te rassure j'ai quand même encore beaucoup de mal à jeter (plutôt que de mettre de côté), et heureusement que c'est un exercice avant tout! Mais ton conseil va m'aider en tout cas je vais essayer! Et sinon c'est vrai que le fait de se dire qu'on peut jeter "proprement" ça peut s'utiliser pour d'autres situations je trouve, ça ne vient pas de moi mais de quelqu'un qui essayait de réfléchir à des petits gestes qui peuvent au quotidien créer davantage d'humanité et d'entraide... ça n'a rien à voir mais ça m'a fait penser à Linecoaching! ;o)

calico.
Abonné

Hello,

oui cette façon de jeter "proprement" me parle beaucoup. Mes fenêtres de chambre à coucher donnent à l'arrière sur les poubelles de mon immeuble et je vois régulièremet des personnes les fouiller à la recherche de nourriture. C'est terrible.

Alors un peu plus d'humanité, c'est déjà ça .

jpzermati
Votre coach

Bonjour Capuccino,

Mon Dieu, quel chemin parcouru ! Que de progrès depuis votre arrivée !

Il faut réaliser que laisser et jeter ne sont pas du même niveau de difficulté. Mais jeter la part en trop, celle qui vient après le rassasiement permet d'apprendre à laisser. Il s'agit dans un premier temps d'un exercice. Dans la vie courante, on ne jete pas tant. On laisse et on conserve. Pour y revenir plus tard quand la faim sera revenue.

Laisser dans son assiette, non pas des aliments sublimes mais tout simplement ordinaires, n'est possible qu'en se débarrassant de la peur de manquer ou de passer à côté d'une occasion soit disant unique. Cette peur de manquer est la carte d'identité de tous les comportements de restriction ou de contrôle. On finit par manger les aliments qu'on contrôle comme si c'était pour la dernière fois. On mange sa dernière pizza, son dernier chocolat...

On peut surmonter cette peur de différente façon. Par exemple, en fractionnant son alimentation. Et en prenant conscience que ce qu'on laisse on pourra le remanger plus tard.

On peut aussi se servir des exercices de dégustation en PC de façon à bien repérer son rassasiement gustatif. Quand le plaisir disparait, on prend conscience que ce qui reste est la part en trop. Celle dont on n'a pas besoin, qu'on peut même jeter. Il en reviendra toujours.

On peut aussi se servir des exercies sur le rassasiement tels qu'ils sont présentés dans le programme. On s'exerce sur un aliment riche qu'on déguste au déjeuner et au goûter durant quelques jours. Et on jette le soir tout ce qu'on n'a pas mangé dans la journée. Pour se rendre compte le lendemain qu'on ne manque de rien, que l'aliment revient et qu'on peut encore le manger.

Progressivement, il devient facile de laisser.

Manger pour ne pas gaspiller est un idée étrange de nos jours où les aliments peuvent être conservés. C'est plutôt manger ce qu'on aurait pu laisser qui est un gaspillage. On perd de l'argent et du plaisir. On aurait fait une économie en gardant pour un autre repas. Et on perd du plaisir car on mange sans faim et avec peu de plaisir un aliment qu'on aurait pu manger avec plus de faim et donc plus de plaisir.

Vous me direz qu'au restaurant souvent on ne peut pas emporter. Ce qui est laissé est perdu. Et en plus payé. Mais alors si c'est payé, c'est à nous. On est libre d'en faire ce qu'on veut. Va-t-on à la fois payer de sa bourse pour avoir le droit de manger ? Et puis encore payer de sa personne en mangeant à s'en rendre inconfortable ?

Dans un bon restaurant, il faut déguster la moindre bouchée, veiller à ne pas sortir de table avec des sensations pénibles d'inconfort. Et laisser sans remord ce qu'on ne peut pas emporter. On est rassasié du plaisir procuré par la dégustation. Il y aura d'autres occasions, avec d'autres aliments... Ce n'est pas non plus le dernier resto !

JPZ

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