Est-ce que je peux maigrir en mangeant gras même le soir ? - 06022013

Lolapop.
Abonné

Bonjour,

Je vais essayer d'être claire sur cette question.

J'ai suivi ce programme dans une région où j'ai eu une grande chance : j'ai vu une diététicienne et un psychiatre du GROS...

Malheureusement, j'ai déménagé entre temps et je m'en remets au site.

J'ai souvenir que la diététicienne, avec qui nous avions conclu que j'avais bien intégré la méthode, me conseillait d'intégrer à mes repas des légumes, de privilégier des aliments "équilibrés", non transformés... Bref, j'ai entendu un discours de diététicienne et non pas de spécialiste du GROS...

Ce discours m'a interpellée, car pour moi, la méthode dit tout l'inverse, ou plutôt : on doit s'écouter et donc si notre corps ne nous demande pas de légume, ne pas se forcer à en manger... Suis-je dans le vrai ?

Je me suis tellement forcée à manger des fruits et des légumes durant des années car j'ai suivi des régimes comme beaucoup de monde ici, que mon corps n'en veut plus en ce moment, ou très rarement... Ai-je raison de suivre ces envies ?

Enfin, ce soir, je me pose cette question : j'ai mangé ce midi pomme de terre + fromage à raclette + charcuterie (avec faim et grand plaisir), et j'avais envie de la même chose ce soir, et je suis rentrée à 23 h.

J'avais donc très faim (surtout que j'avais suivi 4 h d'activités (tennis + danse)), et envie de nouveau de manger la même chose...

Et le discours de la diététicienne m'est revenu... Du coup, je me suis demandé si je ne devais pas choisir d'autres aliments qui m'auraient peut-être fait tout aussi envie (pas sûre...) si mon intention est de perdre du poids...

Merci de m'éclairer sur ce point, car j'avoue ne pas être sûre de moi, bien que j'ai bien vécu mon repas (j'ai choisi la raclette...)... Pourrais-je malgré tout me délester avec ce genre de repas ?

 

Lola

Commentaires

didil.
Abonné

Ô combien je te comprends, Lolapop ! Moi non plus, je ne peux plus supporter les fruits et les légumes. Depuis que ej suis sur Linecoaching (ça fait deux mois et demi), ne n'en mange quasiment plus. Au début, je ne mangeais que du nutella, et ça a duré 3 semaines. Cependant, dès le début j'ai respecté ma faim et ma satiété (plus difficile à reconnaître en ce qui me concerne), et j'ai dégusté lentement mon nutella, si bien que j'ai commencé à perdre du poids dès la première semaine.

Tu peux vraiment manger ce qui te fait plaisir si tu écoutes les besoin de ton corps (ne jamais manger sans avoir faim, ne jamais manger au-delà de ta satiété, et manger lentement en dégustant pour détecter le rassiement gustatif). C'est peut-être un peu abstrait mais tu vas découvrir tout ça au fil des étapes. Quand ton corps aura assez mangé de raclette, il te réclamera à nouveau des légumes, mais ça se fera naturellement.

Bon parcours sur LC !

izabelle
Animatrice forum

oui, j'ai entendu parlé d'expérience où un médecin avait maigri en mangeant juste des frites ou des chips, ou un truc dans le genre,  pour prouver que d'où viennent les calories, elles sont de même valeur, tout est dans la quantité

ce qu'il y a, quand tu manges des choses très nutritives, c'est qu'il faut que tu sois très vigilante sur le goût de la chose, car on est souvent rassasié très vite de ce genre d'aliment

si tu en as l'habitude et que tu repères bien le moment où tu es rassasiée de l'aliment, pas de problème

par contre si tu n'as pas mangé de raclette depuis des années, ça risque d'être un peu plus compliqué au début de savoir quand s'arrêter, d'autant plus si cette raclette est vécue comme une revanche contre toutes ces années de régime......

donc pour répondre à ta question : tu peux maigrir en mangeant gras

mais attention dans le début du parcours, ne nous précipitons pas sur le fromage et la charcuterie avant d'avoir appris à les consommer dans les règles de l'art.....   ceci dit, ces exercices tu les as sans doute faits avec la diététicienne du GROS

Ambre92.
Abonné

Ce message m'interpelle. Débutante dans le programme il me semble avoir bien compris que le fait de répondre à sa faim,sans dépasser sa satiété et en se basant sur le rassasiement gustatif est une des clés.

Mais lorsqu'on se retrouve a avoir envie de tous les aliments qu'on s'interdisaient, en réponse à la forte restriction qu'on a subit avant, on parle bien d'envie émotionelle et non pas de besoin ? C'est plus proche de la compulsion, de "repas-compulsif"  en fait, non ?

Et l'autre clé c'est de répondre aux besoins de son corps, à faire la différence entre besoin et envie justement pour répondre à l'un comme à l'autre correctement. Est-ce que je me trompe ?

Ceci dit Lolapop, après 4h d'activité physique ça m'étonne pas que ton corps ait eu besoin de sucre et de gras, ça me semble normal et pour moi le soir tu as répondu à un besoin alors que le midi tu as peut être plus répondu à une envie. Enfin, c'est ce que je comprend par rapport à la méthode, je peux me tromper ;-)

Quant à savoir si tu perdra du poids, si comme dit didil tu respectes la première clé, apparement ça fonctionne. Mais boudiou c'est pas facile de trouver ses repères dans tout ça et après autant de vécu compliqué avec la nourriture ! ;-)

izabelle
Animatrice forum

eh oui c'est toute la subtilité de l'histoire,   et il n'est pas facile du tout au début de faire la différence entre une envie d'aliment par réconfort ou un appétit spécifique parce qu'on a besoin de l'aliment en question

ça vient ensuite, et puis ça s'harmonise assez bien de toute façon

donc, si la faim est là, ce n'est pas la peine de trop se couper les cheveux en quatre, c'est que le corps a besoin d'énergie, et de l'énergie, il y en a dans la raclette....

quand on a faim, autant se diriger vers les aliments qui nous font envie, et s'ils nous réconfortent, tant mieux,c 'est quand même une fonction importante de la nourriture,  il ne faut pas se méfier de cette fonction, elle est toute naturelle...

là où le mécanisme peut se gripper c'est si on dépasse systématiquement la satiété, parce qu'on n'a pas appris à consommer ces aliments concentrés en énergie, ou bien parce qu'une envie de manger émotionnelle nous empêche de nous arrêter à temps....

Ambre92.
Abonné

Merci merci merci ! C'est totalement déculpabilisant comme manière de voir les choses car ça fait des années que la nourriture est vue comme un carburant et ne doit surtout pas être réconfortante car sinon c'est pas bien, pas bon pour la santé, on va grossir blablabla. Donc vraiment cette histoire de satiété est la clé ultime, le saint graal lol

Bliss.
Abonné

La question que je me pose c'est a-ton besoin de maigrir en dessous de 60kg (il me semble avoir lu ce chiffre quelquepart désolée si ce n'est pas le cas). Le soucis à mon avis ce n'est pas la nourriture la raclette ou autre mais l'obsession de l'amaigrissement. Plutôt que "peut on maigrir en mangeant du gras" je m'attendrai à quelquechose comme "peut on vivre de manière seraine en mangeant des repas gras "

Etre bien dans son corps passe par 10000 autres chemins que les chiffres sur la balance.

Concernant directement le sujet gras je n'ai rien à dire je mange de tout et j'adore les fruits et les légumes bien aprétés. Et la raclette aussi bien sur mais la c'est mon estomac qui se plaint ensuite.

izabelle
Animatrice forum

[quote=Ambre92]

Merci merci merci ! C'est totalement déculpabilisant comme manière de voir les choses car ça fait des années que la nourriture est vue comme un carburant et ne doit surtout pas être réconfortante car sinon c'est pas bien, pas bon pour la santé, on va grossir blablabla. Donc vraiment cette histoire de satiété est la clé ultime, le saint graal lol

[/quote]

eh oui le "moralisme" alimentaire

je suis en train de relire  "dictature des régimes, attention...."   c'est savoureux sur ce plan là.....

qu'est-ce que cache ce moralisme? ça fait froid dans le dos......

oceaneclaer.
Ancien abonné

Ah Ah ???? Isabelle. Que cache ce moralisme?  Un vaste champ de réflexion s'ouvre à mes pieds...

didil.
Abonné

Bliss, pourrais-tu préciser : 60 kg pour qui ? La fille anorexique d'1,80 m ou celle d'1,50 en surpoids ? Sans compter que nous n'avons toutes le même type d'ossature !

Lolapop.
Abonné

Wow ! Je vois que ma question interpelle...

Et je suis contente de la réponse que je lis parmi tout ceci, à savoir : oui, on peut perdre du poids en mangeant gras.

Effectivement, la difficulté est de s'arrêter à temps car le plaisir peut aussi prendre le pas sur la faim... et nous faire perdre pieds.

Je travaille donc à tout ceci...

Une autre chose perturbante : ma peur importante de grossir et mes souvenirs des quantités de nourriture recommandées par des diététiciens que j'ai vus plus jeune (dans le schéma 150 g de féculents 150 g de protéines, 1 fruit, 30 g de pain... Bref, je l'ai tellement appliqué que je le connais par coeur...) sont des stresseurs importants. Je mange en ce moment de grandes quantités (par rapport à celles-ci, enfin j'en ai l'impression...) car j'ai réellement très faim et cela m'inquiète forcément par rapport à ces mémoires...

Bon, j'ai bien compris qu'il fallait que je travaille sur la pleine conscience que je commence seulement à expérimenter depuis aujourd'hui... à suivre ! Alors j'essaie au maximum de ne pas trop m'encombrer l'esprit avec tout cela...

Et pour répondre à ceci : "Est-il nécessaire de perdre du poids à 60 kg ?", je n'en saisis pas le sens... Si je mesure 1,54 m, j'ai certainement un surpoids mais ce n'est pas sûr en effet.

Tout est question de poids d'équilibre, "celui pour lequel on est génétiquement programmé", donc on peut en effet se sentir en surcharge pondérale à 60 kg...

Et si cela peut "rassurer" les personnes qui ont un surpoids très important, voire peut-être handicapant... Je n'ai jamais dépassé 64 kg pour 1,60m mais cela ne m'a pas empêché d'être malheureuse, de souffrir quotidiennement de la boulimie et des problèmes liés à l'assiette, d'engloutir des quantités d'aliments atteignant un écoeurement tel que je ne savais pas si j'allais pouvoir aller travailler... d'avoir honte, et j'en passe...

Alors oui, je suis prête à mettre une croix sur une taille mannequin (au sens des filles des magazines que j'envie) si ma génétique n'a pas prévu cela pour moi, mais j'espère aussi perdre du poids et atteindre une silouhette qui me convienne (et qui aura malgré tout un lien avec des chiffres...).

 

didil.
Abonné

[quote=Lolapop]

Effectivement, la difficulté est de s'arrêter à temps car le plaisir peut aussi prendre le pas sur la faim... et nous faire perdre pieds.

[/quote]

Non, si tu dégustes et que tu arrêtes de manger un mets quand ton plaisir gustatif baisse, tu ne risque pas de perdre pied ! Si tu perds pied, c'est que tu est allée au-delà de ton rassasiement gustatif et que tu fais une EME.

izabelle
Animatrice forum

[quote=Lolapop]

 

Une autre chose perturbante : ma peur importante de grossir et mes souvenirs des quantités de nourriture recommandées par des diététiciens que j'ai vus plus jeune (dans le schéma 150 g de féculents 150 g de protéines, 1 fruit, 30 g de pain... Bref, je l'ai tellement appliqué que je le connais par coeur...) sont des stresseurs importants. Je mange en ce moment de grandes quantités (par rapport à celles-ci, enfin j'en ai l'impression...) car j'ai réellement très faim et cela m'inquiète forcément par rapport à ces mémoires...

[/quote]

on a dû avoir le même médecin... concernant les grammes de protéines et féculents à manger......

c'est vrai qu'il faut essayer de se détacher de toutes ces quantités et de vraiment écouter nos sensations alimentaires

ce n'est pas toujours évident car parfois on confond par exemple la faim avec une EME, une fringale d'EME je connais, j'ai vraiment l'impression d'avoir faim, mais non....

c'est surtout la satiété qui est un peu dure à repérer

mais tout ceci viendra avec le temps, tu auras l'occasion d'expérimenter les choses et c'est par l'expérience que l'on apprend le mieux

 

tu as raison d'espérer le poids que la nature t'a octroyé, c'est effectivement la position sage

et c'est vrai que le vrai bonheur de tout cela c'est de retrouver une relation saine à la nourriture, sortir de cette véritable souffrance des troubles du comportement alimentaire

Lolapop.
Abonné

[/quote]

Non, si tu dégustes et que tu arrêtes de manger un mets quand ton plaisir gustatif baisse, tu ne risque pas de perdre pied ! Si tu perds pied, c'est que tu est allée au-delà de ton rassasiement gustatif et que tu fais une EME.

[/quote]

 

Cela m'intéresse... La faim baisse avec le plaisir gustatif... J'avais oublié cela.

Mais alors, si je mange avec beaucoup de plaisir et que je m'arrête quand il baisse, mais avec l'impression d'être "bien remplie" (sans y être trop), j'ai tout compris ?

Car c'est ce qui se passe lors de mes repas actuels : manger est un plaisir donc je ne choisis que des repas qui me font fortement envie, et qui me procurent un très grand plaisir (attention, ce peut être un simple plat de pâtes au thon cuisinées à ma sauce...), j'essaie d'etre très à l'écoute de mes sensations mais lorsque je m'arrête, je me sens "remplie" et je culpabilise comme s'il aurait été bien de s'arrêter en ayant encore un peu faim...

Je m'y perds... et en même temps, j'ai l'impression d'être sur la bonne voie...

(Je crois que tout s'éclaire car avant de reprendre sur LC, j'estimais bien d'arrêter de manger en ayant encore un peu faim... mais je me suis mal "éduquée" toute seule pendant cette période, et je culpabilise d'être rassasiée...)

Merci Didil, je crois que tu viens d'éclairer des lumières dans mon esprit !!

didil.
Abonné

[quote=Lolapop]

Mais alors, si je mange avec beaucoup de plaisir et que je m'arrête quand il baisse, mais avec l'impression d'être "bien remplie" (sans y être trop), j'ai tout compris ?

[/quote]

Oui, tu as tout compris, ou presque. En tout cas tu es vraiment sur la bonne voie. C'est simple comme bonjour !

Le seul bémol serait ce que tu entends par "bien remplie". Il faut vraiment arrêter quand le plaisir gustatif diminue. A ce moment-là, il se peut que tu aies encore faim pour autre chose, pour quoi le plaisir gustatif va à nouveau diminuer à certain moment, et ainsi de suite, jusqu'à ce que tu ne ressentes plus dut tout de sensation de faim.

J'ai du mal à être plus précise, car je suis une toute petite mangeuse et, en dehors de festivités, j'ai atteint ma satiété avec un seul plat.

Bonne dégustation !

izabelle
Animatrice forum

oui, le sentiment d'être "rempli"  n'est pas très indicateur de la satiété...

 

quand à la diminution du goût dans la bouche, cela s'applique surtout aux aliments très nutritifs

personnellement je ne le ressens pas car je ne raffole pas des aliments très nutritifs (mais des pâtes oui!)

 

la satiété c'est compliqué (et c'est simple en même temps), c'est juste la disparition de la faim

quand je ressens cette disparition, c'est comme si mon corps me "disait " qu'il avait assez mangé,   mais je ne me sens au grand jamais "remplie"

je me sens remplie quand j'ai trop mangé en général.....

 

 

Déjà, si tu attends la faim, que tu dégustes et que tu arrêtes quand tu penses être rassasiée, c'est déjà très très bien pour un début

tu pourras peaufiner sur la satiété dans la suite du parcours, mais continue à déguster ainsi tes repas et à te mettre à l'écoute de tes sensations

Lolapop.
Abonné

Merci Izabelle,

Mais j'avoue que cela ne me parle pas encore, ce corps qui indique une disparition de la faim... Ou bien elle s'associe à ma sensation d'etre satisfaite, remplie, rassasiée... Peut-être une histoire de terme...

Je ne me sens pas lourde en fin de repas, j'ai attendu ma faim, j'ai pris le temps de réfléchir (si j'ai pu) à ce qui me donnerait un maximum de plaisir, je mange en essayant de déguster, puis lorsque je ne ressens plus la faim, je m'arrête... C'est là le point le plus compliqué mais personne ne peut entrer dans mon corps pour me traduire mes sensations alors je continue à y travailler...

J'ai de nouveau envie d'aliments gras et sucrés (car avant de reprendre sur LC j'étais de nouveau entrée dans des restrictions... du coup, j'ai plus de mal à ressentir la sasiété mais j'arrive à m'arrêter avant l'écoeurement ou la sensation d'être allée trop loin...

Tout ceci est à suivre...

Je poursuis comme tu me le conseilles et peut-être qu'après la pratique plus régulière de la pleine conscience, ton message me parlera plus :)

Merci à toi !

izabelle
Animatrice forum

tu verras à l'usage....   l'essentiel est la qualité d'observation que tu portes sur tout cela, bravo!

Ellyra.
Ancien abonné

J'ai moi aussi en tête le vestiges de longues années passées à entendre que le soir, il faut manger léger.

Mais, eh, et si j'ai faim d'autre chose que d'une soupe? Si j'ai envie d'une raclette, là, tout de suite, c'est peut-être parce que mon corps en a besoin, spécifiquement après une journée bien chargée?

J'ai longtemps culpabilisé de manger gras et/ou lourd le soir à cause de cela. Dans ma famille, le repas du soir est le moins important, et je me suis calquée sur un mode de pensée analogue: on prend un petit déjeuner, le midi on mange bien, l'après-midi on mange éventuellement un fruit ou un yaourt, le soir on ne mange pas ou alors quelque chose de très léger.

Bon, j'ai fini par quitter mes parents et faire mes propres expériences. Le premier repas qui a disparu spontanément de ma journée, c'est le petit déjeûner. J'ai découvert à 22 ans que le petit déjeuner me donnait mal au ventre et ne me permettait pas de déguster comme je le voulais mon déjeûner. Quand j'ai commencé à ne plus prendre de petit déjeûner (à moins d'avoir faim, ce qui arrive une fois tous les 36 du mois, mais arrive quand-même, et à ce moment là je mange à ma faim et bien souvent, je ne mange pas le midi parce que je n'ai pas encore faim), je peux t'assurer que j'ai redécouvert le plaisir de manger le midi. Je me rends compte que j'ai passé des années à me forcer à manger le matin alors que ça me donnait des crampes d'estomac (ma mère me disais que c'était parce que je mangeais trop de biscuits dans la journée, ahum).

Aujourd'hui, je suis un peu rôdée, je me rends compte qu'en fait, je n'ai pas besoin de 3 repas par jour et la plupart du temps, un seul bon repas me suffit, avec une collation dans la journée. Mon conjoint dit que je ne mange quasiment rien, je lui réponds que je mange à ma faim et que je ne me sens ni frustrée ni affamée dans la journée (sauf quand ma faim tombe pendant mes heures de boulot où je ne décide pas de ma pause!). Au final, je me retrouve à boire un café et/ou thé vers 11h/12h. Eventuellement, un petit bout de pain. L'après-midi, vers 18h, je mange un pain au chocolat ou je bois un chocolat au lait bien sucré(mon DIeu! que dirait ma mère... *rire* ). Le soir quand je rentre chez moi à 21h30, j'ai faim, et je me prépare un bon repas que je déguste. Et la plupart du temps, devine quoi? Il est plutôt copieux, pour la simple et bonne raison que c'est mon premier repas copieux de la journée (et dernier).

Le résultat? J'ai perdu du poids en respectant cette sensation de faim un peu décalée. Mon conjoint mange à peu près comme moi, mais lui, il a tendance à repousser sa faim jusqu'à ce que j'arrive pour ne pas avoir à manger seul.

Dans la semaine, j'ai mangé de la glace, du gâteau au chocolat (fait maison, miam), du saucisson, des chips, de la charcuterie, de la salade, du pain, du thon à tartiner, des oranges, du saumon à la crème entière.... Bref, je me suis fait plaisir, et j'ai encore perdu du poids.

Fais confiance à ton corps.
Si le soir, tu as envie d'une raclette, mange une raclette. Il te suffit de bien faire attention à tes sensations de faim et de plaisir. Lorsque cette dernière diminue, tu dois être attentive à tes signaux de faim.
On peut manger une raclette le soir sans se retrouver à se rouler par terre en se tenant le ventre, on peut manger une raclette sans avoir le ventre explosé et promettre de ne plus jamais rien manger de sa vie ;)

Et encore une fois, si tu profites un peu plus et que tu vas au-delà de ta faim par gourmandise, il te suffira d'attendre d'avoir faim le lendemain et de respecter ton envie.

Lolapop.
Abonné

Merci Ellyra pour me faire part de ton expérience.

Je vais donc continuer à manger ma raclette le soir quand j'en ressens l'envie ;)

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bien que Izabelle et d'autres aient fourni des réponses parfaitement satisfaisantes à vos questions, j'y réponds aussi malgré tout.

Doit-on s’écouter et manger ce dont on a envie ?

Lorsqu’on mange dans l ‘obéissance à ce que demande notre corps, notre mental, nos appétences varient en fonction des besoins de l’organisme et nous mangeons naturellement « équilibré ». Chaque repas n’est pas équilibré, et n’a nullement besoin de l’être. Ce qui est "équilibré", c'est mon alimentation globale, sur une quinzaine de jours.

Je peux avoir envie de raclette, et pourquoi manger autre chose, si cette envie, je peux la satisfaire ? Je peux avoir envie de cette raclette plusieurs fois de suite, puis sans doute, je n’en aurai plus envie.

Le plus souvent, sur une période de quelques jours, quelques semaines, on mange varié, car on n’a tout le temps pas le désir des mêmes aliments, dès lors qu’on s’écoute. 

De plus, si je m’écoute bien, je ne mangerai pas de raclette en excès, au-delà de mon appétit, car pourquoi faire, puisque je sais que la raclette est toujours à ma disposition si l’envie m’en prend?

Les légumes : on en mange quand ça nous dit, et certains jours, justement, ça nous dit, et d’autres jours non. Personnellement, lorsque je n’ai pas mangé de fruits ou de légumes durant plusieurs jours, j’en ai de plus en plus envie. Si je ne peux pas en avoir, mon envie ne fait que croître, et je me débrouille finalement pour en avoir. Mais je pourrais dire exactement la même chose du chocolat.

Dans la mesure du possible, on écoute donc ses besoins profonds. Mais bien sûr, quand tout est déréglé, et c’est le cas lorsqu’on commence LineCoaching, on ne les entend pas, ces désirs profonds. Alors on risque de manger déséquilibré, n’est-ce pas ? Faut-il pour autant corriger « à la main » et suivre des règles nutritionnelles strictes ? Je ne le conseille pas. Manger déséquilibré, on peut le faire sans incidence pour sa santé, durant de longs mois. Alors patientons, mangeons ce qui nous fait envie, même si ce n’est pas diététiquement correct. Après une longue cure de Nutella, ou e raclette, on finit par se rendre compte que les haricots verts ont du charme et sont une gourmandise (surtout avec une noix de beurre) et qu’on peut prendre plaisir à les consommer. N’hésitons pas à attendre que cela nous vienne ! Car c’est ainsi qu’on quitte le haricot vert punitif pour entrer dans une alimentation gouvernée par notre plaisir à manger.

Cependant, nos mécanismes de régulation et la définition de nos besoins ont des points aveugles. Si nous avons bel et bien des appétits spécifiques qui nous inclinent à consommer des aliments riches en vitamine B9 lorsque nous commençons à en être carencés, nous n’avons pas cette fonctionnalité par exemple pour la vitamine C. Les physiologistes l’expliquent par le fait que nos ancêtres vivaient dans un environnement où on ne pouvait pas manquer de cette vitamine et que l’absence de capacité de détection n’était donc pas un désavantage du point de vue de la sélection naturelle.

Notre organisme ne fait pas non plus la différence entre les différents acides gras, saturés et insaturés, et pour les insaturés, les oméga 3 et les oméga 6. Il ne détecte pas non plus le manque d’un acide aminé essentiel, la lysine, dans les protéines de céréales (blé, avoine, riz, maïs, seigle), et le manque de méthionine dans les protéines des légumineuses, (lentilles, pois chiches, fèves, haricots, soja). L’habitude de coupler céréales et légumineuses dans le même plat (ce qui est important lorsqu’on est végétarien) s’est construite peu à peu dans les diverses sociétés et se maintient grâce à la culture alimentaire. Elle a pu représenter un avantage sélectif pour les sociétés qui s'en étaient dotées.

On ne peut donc pas faire une totale confiance à ses signaux internes, qui ont besoin de s’inscrire dans une alimentation structurée par une culture, des habitudes héritées de nos aïeux. Mais cela tombe bien, la culture alimentaire traditionnelle à la française aboutit à un bon équilibre alimentaire. Quelle chance nous avons !

Alors, bonne route, et ne vous martyrisez pas!

Lolapop.
Abonné

Merci beaucoup pour votre réponse.

Mona74.
Abonné

Bonsoir,

Moi, je commence le programme, et il me convient bien justement parce que je mange beaucoup de choses grasses, et pas du tout de légumes! Et quand j'ai faim, j'ai faim des choses que j'aime, donc....du gras!

Par contre, une question toute bête, comment je peux être sûre d'avoir faim? En fait, même ça, je ne sais pas! Je pense que lorsque mon ventre "gargouille" c'est que j'ai faim....donc je mange, mais en réalité, je ne suis jamais vraiment certaine à 100% que c'est vraiment la faim. Je me sens  ridicule de poser cette question, mais depuis je j'ai découvert la méthode Zermatti, je suis un peu paumée dans mes sensations et dans mes certitudes!

Bonne nuit à toutes et tous.

izabelle
Animatrice forum

bonjour Mona

tu n'as pas à te sentir ridicule, et en plus, là, sur le coup, tu es loin d'être la seule

il y a une étape du programme où justement on apprend à reconnaître la bonne faim

les gargouillis ne sont pas toujours un bon indice, ça dépend des personnes....

moi c'est un tiraillement, mais ça peut être un creux à l'estomac je crois, ou autre chose encore

ne t'en fais pas, tu vas découvrir tout cela pas à pas, déjà si tu t'interroges à chaque fois tu es sur le bon chemin

Mona74.
Abonné

Merci Izabelle,

J'avoue être quand même pas mal perdue, mais j'ai bon espoir!

J'espère vraiment que je vais perdre quelques kilos avec cette méthode, car depuis plusieurs mois, sans vraiment faire de régime car je n'y arrive plus, mais en limitant fortement ma consommation de chips et autres cacahuètes, ainsi que mes grignotages, mais cela n'a rien changé, j'ai continué de prendre du poids. La cinquantaine peut-être?

Mais je ne supporte plus mon corps alors, là, j'ai vraiment beaucoup d'espoir. Une fois que j'aurais compris comment je fonctionne, détecter la faim et la satiété, j'espère arriver à mincir.

Et tout ça, en pouvant manger fondue (mon plat préféré) et raclette...waouwwww

Mais ma gourmandise ne va pas me lâcher comme ça, je sais que je dois vraiment m'obliger à arrêter de manger, et ça n'a rien à voir avec mon éducation car mes parents ne m'ont jamais obligée à finir mes assiettes, non, c'est parce que c'est tellement bon que je veux continuer....jusqu'à l'écoeurement, et même parfois, au-delà de l'écoeurement!

Là, j'arrive un peu à me modérer, mais difficilement, je l'avoue!

Bonne soirée à tous et toutes.

izabelle
Animatrice forum

alors mona la bonne nouvelle c'est que si tu manges bien au delà de ta faim à l'heure actuelle,  il est fort probable que tu es au-dessus de ton poids d'équilibre, et que donc tu pourras perdre du poids en ré-écoutant ton corps

 

ce que tu décris, de continuer à manger au delà de sa faim sans pouvoir s'arrêter, ça correspond à ce qu'on appelle ici une EME, une envie de manger émotionnelle, c'est à dire une envie de manger sans faim

tu auras l'occasion de travailler ça dans le programme et c'est vraiment une grande aide que d'avoir des outils pour changer cette façon de fonctionner...

mais je te laisse découvrir, c'est normal que tu sois un peu perdue au début, mais il te suffit de remplir ton parcours, et puis de venir sur le forum, ça sera déjà bien!!!!    les tchats du mercredi aussi sont très instructifs

à bientôt!!!

Haut de page 
X