Je me suis donnée la permission... et j'ai pris 15 kilos - 02122012

Vé1976.
Abonné

Bonjour, 

Alors, pour l'histoire, j'ai maintenu un poids adéquat pendant près de dix années.  Ce poids, je l'ai toutefois maintenu au prix de restrictions diverses que j'ai longtemps acceptées.  Dans les dîners en groupe, j'étais celle qui ne touchait pas aux croustilles et ne prenait pas de dessert.  Bien que j'arrivais sans mal à vivre de cette façon, au fond de moi, je trouvais que tous ceux qui mangeaient normalement étaient "chanceux".  Pour moi, c'était toutefois le "prix à payer" pour être mince.  Et le résultat en valait la peine puisque j'étais très fière de mon poids et de ma taille. 

 

Un jour toutefois, j'ai "lâché prise" et j'en ai eu marre de toutes ces restrictions.  Je me suis donnée la permission de manger comme tout le monde. Depuis, je mange des frites, des croustilles, de fromage, quand j'en ai envie.   Résultat, j'ai pris 15 kilos.

 

Cette semaine, depuis mon inscription sur ce site, j'ai pris conscience que ces "permissions" que je m'autorisais n'avaient rien à voir avec la faim, mais plutôt, avec une envie de me faire plaisir, de respecter le fait que j'aie envie de manger tel ou tel aliment là maintenant, plutôt que de me priver comme je l'ai fait pendant 10 ans. 

Est-ce que c'est ça, une envie de manger émotionnelle?

Est-ce que je peux arriver à les surmonter, tout en continuant à me faire plaisir?  Le problème, c'est que j'ai parfois l'impression que si je mangeais uniquement lorsque j'ai faim, je mangerais vraiment très très peu...    

Commentaires

FRED73
Marraine

En fait, je pense que tu t'es tellement restreinte, frustrée qu'une fois que tu as lâché ce contrôle tu t'es vengée et là tu as mangé sans tenir compte de tes sensations. Tu penses que tu te fais plaisir mais en fait en mangeant trop tu ne te fais pas réellement plaisir parce que sans doute que tu culpabilises de manger autant et en plus quand on mange trop on ne se sent pas bien : ventre gonflé, ballonnée...

Ce que préconise linecoaching c'est de manger quand on a faim parce qu'un aliment mangé avec faim est bien meilleur que ce même aliment mangé sans faim.Tu vas te rendre compte que tu vas de faire plaisir encore plus qu'avant parce qu'en plus tu vas apprendre à déguster les aliments ce qui fait que tu les trouveras encore meilleurs et que tu auras besoin d'en manger moins pour être satisfaite.

Je pense que tu associes se faire plaisir avec manger en quantité alors que tu verras que tu auras plus de plaisir à manger en qualité, en appréciant vraiment ce que tu manges. Bon courage et à bientôt sur le forum en espérant que tu fasses bientôt ces merveilleuses découvertes ! 

Vé1976.
Abonné

Merci beaucoup de ta réponse! 

Je sens que mon corps me dit "tu ne me referras plus ce coup-là".  Du coup, je n'arrive plus à me restreindre, d'aucune façon.  Maintenant, quand je mange, je mange beaucoup par peur d'avoir faim plus tard.  J'ai peur d'avoir faim, peur de "manquer de nourriture".  Je sais que, lorsque je remplis mon assiette, je rajoute toujours une petite cuillère de plus par peur d'en manquer. Et bien sûr, je suis incapable de ne pas terminer mon assiette, même si je sais que j'ai atteint la satiété.

 

C'est bizarre d'écrire tout ça... Ça me fait peur car je prends conscience qu''il y a beaucoup de travail qui m'attend et que la partie n'est pas gagnée...

Lullabycrazy.
Ancien abonné

Bienvenue Vé1976 !

Tu es une toute jeune inscrite mais tu sembles déjà avoir analysé pas mal de choses de ton passé alimentaire (notamment cette "restriction cognitive" que tu t'es longtemps imposée), c'est super !

Tu vas voir qu'il y aura, tout au long du parcours alimentaire, plein de petits exercices pour reconnaître ta faim, la satiété, les EME et savoir s'en accomoder et les surmonter, toujours avec beaucoup de bienveillance, et c'est juste hallucinant de se rendre compte qu'en se respectant, pas mal de choses peuvent changer.

Perso, je n'en suis pas très loin encore dans le programme, mais je sens que je suis sur la bonne voie, je m'autorise à manger ce qui me fait plaisir et effectivement, en écoutant ses sensations, on mange beaucoup moins au final, mais pas de frustration puisqu'on apprécie chaque bouchée ! (Et perso, ma balance apprécie, mais ce n'est même plus mon objectif premier)

 

Bon courage pour ton parcours sur LC et à bientôt sur le forum ! ;-)

Sitâ.
Abonné

Fred et Lullabycrazy ont bien résumé les choses. Oui, bien sûr que ce sont des EME, puisqu'elles n'ont pas forcément à voir avec ta faim réelle. Tout ce qui sort du cadre de "je mange quand j'ai faim" est une "envie" de manger. 

Maintenant, ce qui est sûr c'est que la méthode LC met avant tout en jeu le plaisir. Le plaisir de cet aliment dont tu perçois toutes les saveurs parce que tu le manges en ayant faim, le plaisir de savoir que tu es libre de manger cet aliment sans qu'il te fasse grossir le moins du monde, le plaisir de savoir que tu pourras refaire la même chose demain, et après-demain, et le jour d'après, et ce jusqu'à ce que ce soit ton plaisir de faire un break avec quelque chose de moins calorique... 

Ce que ton cerveau ne doit pas pouvoir concevoir pour le moment, et c'est normal, c'est que cette "permission" n'est pas temporaire. En même temps, est-ce que tu en es certaine toi-même, à un niveau plus conscient ? Peut-être que tu envisages LC comme une nouvelle méthode intéressante, et si ça ne marche pas, eh bien... il sera toujours temps de revenir au contrôle. Tu m'étonnes, du coup, que tu aies peur de manquer ;)

Sauf que si tu mènes à bien le programme, tu ne manqueras plus. Une fois ton rapport aux aliments apaisé, tu seras libre de te faire plaisir, à chaque repas de chaque jour puisque, n'étant plus un enjeu, les quantités que tu avaleras seront les bonnes. En fait, comme beaucoup, tu te retrouveras peut-être dans l'obligation de te faire plaisir. Dur d'accepter de manger moins bien quand on a découvert ce que c'était de déguster vraiment un aliment... 

Bref, oui tu mangeras peut-être très très peu. Mais te faire plaisir ? Bien sûr que tu te feras plaisir ! Et sans arrière-pensée, en plus :)

Vé1976.
Abonné

Ohhhh... Merci à toutes d'avoir pris ce temps pour me répondre!  Je lis tout très attentivement car vous avez compris tellement de choses!

 

J'ai la gorge serrée en lisant tous vos messages... "plaisir", "bienveillance" sont autant de mots que je n'ai jamais associés ni à mon corps, ni à la nourriture...

 

Oui, je suis assez à l'écoute de mon corps et je crois percevoir assez bien mes signaux. Le problème, c'est que je ne les respecte pas très bien... Et si je sais apprécier la qualité des aliments et que j'éprouve un réel plaisir à cuisiner et à choisir des aliments frais et de qualité, il reste le problème des quantités que je ne maîtrise pas...

FRED73
Marraine

Pour ta peur d'avoir faim, les exercices sur la faim sont très interessants. En tout cas, il ont été très très bénéfiques pour moi.Je me suis rendue compte que moi aussi j'avais peur d'avoir faim et après avoir fait ces exercices, j'ai pris conscience que ce n'était pas si terrible que ça d'avoir faim. Et chose tout à fait incroyable, maintenant ça ne me fait plus peur de sauter un repas quand je n'ai pas faim. Alors que je me forçais pratiquement tous les matins à manger un petit déjeuner, je n'en prend pratiquement plus et je peux attendre sans problème le repas de midi, tout en travaillant normallement. J'ai moi aussi encore des problèmes avec les quantités et j'ai encore du mal à ne pas manger au delà de ma faim parce que comme toi j'ai toujours cette peur de manquer, même si ça va un peu mieux.

Bon courage et à bientôt.

maggy.
Abonné

Merci pour ton post, Vé1976. J'attaque moi aussi le pgm et je ne suis pas encore très avancée.

Je suis un peu comme toi : capable de sentir ce qui se passe dans mon corps, mais beaucoup de mal à accepter la frustration de ne pas manger autant que mon cerveau le veut. C'est vraiment ce que je trouve le plus compliqué dans ce démarrage: on ne doit pas être dans le contrôle, mais pour le moment, ça reste vraiment du contrôle.

Si je lachais tout, je viderais mon frigo matin midi et soir, et j'aurais en permanence un gateau dans la bouche. (En écrivant ces mots, je réalise bien que c'est dans la tête. Physiquement, quelque chose me dit que ça ne passerait pas. )

Mais en tous cas, depuis que j'ai commencé et que je fais mon possible pour être à l'écoute des sensations, et non pas à l'écoute des envies, je suis frustrée sur les quantités. J'ai beau manger principalement les aliments que je veux, j'ai beau choisir avec attention mes menus et ne plus accepter de choses qui ne me font pas plaisir, je reste quand même dans une forme de contrôle. Parce que m'arrêter quand je ne sens plus la faim est un effort vraiment important.

 

bref, ce post n'est pas là pour être négatif! Je suis convaincue qu'un jour ce sera naturel, mais la route me parait vraiment très très longue!!! Pour le moment, je n'imagine pas une seconde que je serai capable de conserver un paquet de gateaux à portée de main, sans devoir faire un effort pour écouter mon estomac et me dire que "non ce n'est pas le moment, tu le mangeras quand tu auras faim".

mais IL FAUT Y CROIRE!!!

Vé1976.
Abonné

Maggy, en effet, je me reconnais aussi dans beaucoup de tes mots!

 

J'ai vraiment un blocage avec l'idée de manger de petites quantités.  Ça me fait peur.  Il y a une partie de mon corps qui crie "Mais ça ne sera pas suffisant!!!".

J'imagine que c'est une conséquence de m'être si longtemps privée sans écouter ma faim... Aujourd'hui malheureusement, l'idée de "me faire plaisir" passe autant par la quantité que par le choix d'aliments...

En fait, j'imagine que c'est comme lâcher quelqu'un qui a vécu la famine dans un buffet à volonté... Sauf qu'avec les années, et le nombre de kilos additionnés sur mes hanches, je devrais réaliser que je n'ai pas BESOIN de manger autant... Mais ce déclic ne s'est pas fait...

Oui, il faut y croire et oui, on va y arriver!

maggy.
Abonné

:-) on se comprend!

Perso, ce qui me stresse, ce n'est pas tellement la peur de ne pas avoir assez, c'est plutôt de me dire que je ne saurai jamais me réguler naturellement, et que je vais devoir rester dans cette forme de contrôle. C'est moins difficile que de se restreindre sur ce qu'on mange, et de se priver d'aliments qu'on aime, mais ça reste difficile.

Je voudrais une garantie, quelque chose qui m'assure que dans 6 mois, je saurai!! Ca me rendrait plus sereine pour avancer. :-)

(la peur de l'échec? mmmmh?? je sais pas pourquoi vous dites ça!!!!!)

tiramisu.
Abonné

Il me semble que dans notre démarche (que je comprends plus comme une réconciliation avec le corps que comme une perte de poids à tout prix) il faut accepter de ne pas tout contrôler. D'ailleurs, si on y réfléchit bien,cela semble assez logique, puisqu'un des piliers de la méthode est le plaisir: qui peut contrôler le plaisir ? Pour moi, en tout cas, ce sont deux termes antinomiques.

J'ai commencé à pratiquer la RPC avant de venir sur LC,par un stage, et une des premières notions importantes enseignée, c'était de ne pas chercher à obtenir un effet particulier,mais simplement de pratiquer au mieux. Au début, cela me semblait un peu étrange,voire louche, mais au fil des mois, je me rends compte que c'est la base du lâcher-prise. Si on accepte de consacrer chaque jour un certain temps à une activité a priori inutile et non-productive, on est déjà, sans s'en rendre compte, dans le lâcher-prise. Et petit à petit, on constate que la pratique a des effets, à tel point qu'elle fait partie assez naturellement de nos activités (du moins, en ce qui me concerne). J'ai l'impression que pour LC, c'est le même processus. Il faut essayer de pratiquer au mieux, sans trop se poser la question du poids ou de la durée, et petit à petit, les effets se font sentir.

maggy.
Abonné

merci tiramisu pour ton message plein de sagesse.. je vais tacher de m'en souvenir quand je serais trop pressée!

zenzen33.
Abonné

 

Le plus important c'est pas le but mais le chemin. Les apprentissages et sensations doivent être vécus dans l'instant présent.

Pour arriver à lâcher-prise à chaque fois que je stresse sur le but alors que je suis en train de faire un exercice, je fait une respiration consciente en sentant bien l'air frais qui rentre par mes narines et l'air chaud qui ressort par ma bouche. 

J'ai 3 mois de récule sur la méthode : c'est pas toujours facile sur le moment. J'ai plus de 20 ans de réstrictions en tous genres et de troubles alimentaires : en 3 mois, mon rapport à la nourriture à complètement changé et j'ai un regard plus doux sur mon corps. Je n'ai pourtant pas encore perdu beaucoup de poids (- 200grs) mais au moins j'ai arrêté de grossir. C'est peut-être pas grand chose mais c'est quelques petits cailloux sur le bon chemin...

 

maggy.
Abonné

Ce matin, dans le métro, j'ai pris le temps de me recentrer sur ma respiration... sans me poser de questions sur le but de la manoeuvre.. Je vais procéder comme ça, autant que possible...

merci pour vos témoignages.

FRED73
Marraine
Merci pour ton message Tiramisu. Je me rends compte à présent combien il est difficile pour moi de pratiquer une activité non-productive, ça m'angoisse totalement, je me dis que je suis en train de perdre mon temps alors qu'il y a tellement de choses à faire tout le temps ... Je comprends maintenant pourquoi j'ai tant de mal à trouver le temps de faire de la RPC !
maggy.
Abonné

[quote=FRED73]Je me rends compte à présent combien il est difficile pour moi de pratiquer une activité non-productive, ça m'angoisse totalement, je me dis que je suis en train de perdre mon temps alors qu'il y a tellement de choses à faire tout le temps ... Je comprends maintenant pourquoi j'ai tant de mal à trouver le temps de faire de la RPC ![/quote]

j'aurais pu écrire ceci mot pour mot!!!

super-woman en puissance... ahlala!!

Vé1976.
Abonné

Bonjour!

Alors moi, je n'ai pas de problème à faire une activité non-productive!  Je me réserve d'ailleurs quelques heures à chaque semaine pour glander en me forçant à ne rien faire de productif! Je trouve que c'est nécessaire dans ce monde où tout est axé sur la performance... Enfin bref, je n'ai pas encore accès à la portion "RPC" donc, je ne peux pas tellement me prononcer...

 

Dans ma réflexion sur ce point de ma vie où je me suis permis les aliments-plaisrs, je me disais que je mange beaucoup plus depuis que je mange des aliments qui me font plaisir.  J'ai beaucoup de difficulté à ne pas terminer mon assiette et c'est principalement parce que j'aime ce qui s'y trouve car je sais bien que je n'ai plus vraiment faim...

Donc, si je suis ce raisonnement, je devrais manger moins si je mangeais un peu moins "par plaisir" non??  Si je choisissais un plat qui me laisse un peu plus indifférente, je ne me sentirais pas attirée d'en reprendre n'est-ce pas? 

Vé1976.
Abonné

Edit: doublon

Lullabycrazy.
Ancien abonné

[quote=Vé1976]

Dans ma réflexion sur ce point de ma vie où je me suis permis les aliments-plaisrs, je me disais que je mange beaucoup plus depuis que je mange des aliments qui me font plaisir.  J'ai beaucoup de difficulté à ne pas terminer mon assiette et c'est principalement parce que j'aime ce qui s'y trouve car je sais bien que je n'ai plus vraiment faim...

Donc, si je suis ce raisonnement, je devrais manger moins si je mangeais un peu moins "par plaisir" non??  Si je choisissais un plat qui me laisse un peu plus indifférente, je ne me sentirais pas attirée d'en reprendre n'est-ce pas? 

[/quote]

Tu as peut-être totalement raison, mais personnellement ce n'est pas comme ça que j'ai compris la technique LC, je m'explique :

Si tu manges des aliments que tu n'aimes pas forcément beaucoup, tu vas te sentir plutôt frustrée et risquer de "craquer" dès qu'un aliment que tu aimes sera à disposition, tu te contrôleras beaucoup moins, avec la culpabilité qui peut s'en suivre etc..

Ce que tu dis de finir ton assiette parce qu'elle est remplie de choses que tu aimes, c'est plus de la peur de laisser (je suis en plein dans l'exercice de pourquoi je manges trop, c'est une des principales causes chez moi en tout cas) parce que pendant des années apparemment, tu t'es "contrôlée" (si j'ai bien compris, c'est ça qu'on appelle ici la restriction cognitive, pas mal de sujets en traitent sur le forum). Tu reconnais toi-même que ce n'est plus parce que tu as faim que tu manges, mais plutôt par envie (les fameuses Envies de Manger Emotionnelles ou EME dont on parle beaucoup aussi).

Le but de la méthode, c'est de manger ce qui te fait plaisir, mais en juste quantité pour que ton corps soit rassasié et ton esprit apaisé parce que tu as mangé ce qu'il fallait pour eux deux en respectant leurs besoins respectifs (corps : apport alimentaire adapté, esprit : plaisir des sens). Une vraie synergie doit s'installer ! :-)

J'espère que c'est compréhensible (moi-même j'ai du mal à me comprendre des fois ^^), après c'est mon vécu et ma vision des choses hein :-p

FRED73
Marraine

Je rejoins Lullabycrazy, si tu manges des aliments qui ne te font pas plaisir, non seulement c'est dommage mais en plus tu voudras manger quelque chose que tu aimes, résultat des courses : tu mangeras 2 fois ! Pour moi, si tu manges trop c'est par peur de manquer comme quand tu faisais toujours attention à ce que tu mangeais.

maggy.
Abonné

Je me suis fait la même réflexion à midi: je n'ai eu aucun mal à laisser de côté la fin de mon assiette à la cantine. Elle contenait des petits pois et du poisson, pas tellement appétissant. Pas mauvais, mais bien loin d'un savoureux cheesecake maison (mon péché mignon .. mortel).

Du coup, j'ai pensé que je ferais mieux de manger des trucs que j'aime moyennement, pour arriver à couper court à l'envie de finir mon assiette. 

L'argument qui dit que je me suis restreinte pendant des années et que c'est pour ça que je craque sur des aliments plaisir ne me correspond pas vraiment.. je n'ai fait qu'un seul régime dans ma vie. Le reste du temps, j'avoue, j'ai été conditionnée par les bons aliments et les aliments tabous, mais j'ai quand même mangé les aliments tabous. Je n'ai jamais vraiment été en restriction..

Est-ce que le fait de les considérer comme des aliments tabou suffit à me rendre incontrôlable quand je les consomme? peut-être...

Daan.
Abonné
Alors là, tout à fait. Le fait de les considérer comme tabou produit de la restriction autant que si tu t'empêchais d'en manger. C'est ce qui constitue l'envie d'en manger tant et plus, de ne pas pouvoir s'arrêter. C'est quelque chose de très difficile pour moi, mais je l'ai compris "intellectuellement", sans réussir encore à "légaliser" tous les aliments. Et moi non plus, je n'ai jamias réussi à tenir un régime plus de deux heures, mais juste le fait de se dire que je ne devrais pas manger ci ou ça, pendant des années, ajouté aux reflexions qu'on entends partout et à chaque fois qu'on achète un aliment tabou style "attention les kilos !", ça suffit à être en restriction. On les mange, ces aliments, mais on ne se les autorise pas. C'est subtile, mais il faut absoluement s'en rendre compte, sinon, on peut rester en restriction même si on croit suivre LC.
maggy.
Abonné

Merci beaucoup pour ces quelques mots qui lèvent un peu le voile sur mes impressions actuelles! Je joue à la bonne élève LC, mais je me mets en restriction sans le vouloir... je pensais que la voie serait facile, mais ça risque de prendre plus de temps que je ne le crois!!!

Noelle
Marraine

bonjour Vé1976

je comptends ta question sur les quantites, je suis passée par une periode de frustration quand j ai realise que moi qui me croyais bonne mangeuse, et bien je pouvais me satisfaire de petites quantites, sauter le petit dej  que je croyais INDISPENSABLE, ( j obligeais mes enfants a prendre un petit dej quand ils etaient deja ados), ça a ete une grande victoire quand j ai pu ne pas finir mon assiette, et là, encore maintenant, je decouvre des aliments tabous qui, au depart enclanchent une envie de finir le pot, mais je les aborde plus tranquillement et je suis capable de me dire que ça n est pas si fameux que ça ( parce que la confiture de marrons, ça finit par lasser) et reconnaitre une EME.

 la rpc m a aidee d'une façon que j'explique dans le possibilite de prendre de la distance avec le cote immediat de la necessite de manger (genre me reveiller la nuit avec une "faim" inexplicable)

 

bonne route

Sitâ.
Abonné

Complètement d'accord avec mes collègues, , et j'ajouterais ceci : la méthode LC est basée sur le plaisir gustatif. C'est la baisse du plaisir que les aliments t'apportent qui te permettra de sentir, bien avant les autres sensations physiques, que tu as atteint la satiété. Du coup, on a peut-être plus de facilité à s'arrêter avec les aliments qu'on n'aime pas plus que ça, mais ce sont ceux qui nous plaisent vraiment qui nous permettent de percevoir avec exactitude QUAND il faut s'arrêter. Parce que s'arrêter avant la satiété à cause d'aliments insipides, c'est effectivement encore de la restriction... et c'est prendre le risque d'avoir à nouveau faim 1h plus tard (ce qui est ok), de calmer cette faim avec du chocolat, plus tentant (ce qui est aussi ok), et de finalement aller au delà de sa faim sur ce chocolat (ce qui est déjà moins ok) parce qu'on n'aura pas appris à sentir la satiété sur les aliments qu'on aime. Ne t'y trompe pas, on revient toujours vers les aliments qu'on aime, et c'est très bien comme ça ! La vie est déjà assez dure sans être dans la privation perpétuelle ;) 
Du coup, autant apprendre à les gérer. 

Sois patiente Vé, je sais que tu as déjà dû entendre ça mais tu es dans un apprentissage qui va te rester toute ta vie. Ca prend du temps, on fait des conneries. C'est normal. Pense au goût, pense au plaisir, et traque la moindre petite baisse de plaisir dans ta dégustation. Pas le goût de l'aliment qui se déteriore, ça ça peut ne jamais arriver avec certains plats très très bons, mais l'amoindrissement de TON plaisir à le manger.

Et un grand wahouh pour Noëlle, qui mine de rien nous explique tranquillement qu'elle a reconsidéré les habitudes de toute une vie pour se demander de quoi son corps avait vraiment besoin. Ca, ça m'épatera toujours !

Daan.
Abonné
"Pense au goût, pense au plaisir, et traque la moindre petite baisse de plaisir dans ta dégustation. Pas le goût de l'aliment qui se déteriore, ça ça peut ne jamais arriver avec certains plats très très bons, mais l'amoindrissement de TON plaisir à le manger." Là je découvre, je pensais que c'était la même chose ! Je sais bien que l'aliment ne se transforme pas, mais je pensais qu'on sentait moins le goût, et j'étais un peu desespérée de voir que certains aliments au goût puissant avaient toujours le même goût même quand on a plus faim.
Sitâ.
Abonné

Je fais la maline Daan, mais c'est une découverte récente :p Je suis tombée là-dessus en relisant le livre du Dr Zermati, Maigrir sans régime. Je te recopie le passage qui a fait sens pour moi, c'est à peu près sûr que ça en aidera encore d'autres :

" Deuxième question : est-ce que le goût me plait ? Il s'agit là de savoir si l'aliment que vous consommez correspond à vos critères de goût. [...] La perception du plaisir gustatif requiert de l'attention et réserve parfois de bonnes et de mauvaises surprises. Le plaisir gustatif dépend donc des caractéristiques gustatives de l'aliment et non de la faim. Il est donc possible d'éprouver un plaisir gustatif sans éprouver la sensation de faim.

Troisième question : est-ce que ça me procure du plaisir ? C'est sans doute la question la plus difficile à laquelle vous aurez à répondre. Il ne s'agit plus de savoir si ce que l'on mange est bon, mais si cela nous procure encore du plaisir. [...] Ainsi le plaisir alimentaire dépend moins de la nature de l'aliment, qui n'a pas changé, que de l'état de votre faim. On peut donc concevoir des circonstances dans lesquelles vous mangeriez un aliment que vous jugez "bon" sans pour autant qu'il vous procure de plaisir significatif. [...]

Ainsi pour que le plaisir atteigne son intensité maximale, il faut que le goût et la faim soient jugés suffisants."

Maigrir sans régime, Dr Jean-Philippe Zermati, p.158-159

Vala. Et je me rends compte que je commence à savoir faire la différence pendant un repas, un peu à la manière dont je pourrais regarder un homme très beau et constater qu'il est certes très beau, mais qu'il ne me fait aucun effet. C'est super bon, mais je n'éprouve pas le plaisir que je devrais. Autant arrêter et garder ce plaisir pour plus tard.

(Si le fait que je retranscrive un extrait du livre pose un problème, j'éditerai mon message. On l'a fait pour d'autres ouvrages par le passé, mais il est possible que ce soit différent pour ceux de nos Docteurs :p)

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bonjour Vé1976 et bonjour tout le monde !

Vé1976, vous vous êtes maintenue en restriction cognitive à la force du poignet toutes ces années, et maintenant, ras le bol ! Comme je vous comprends !

Et comme, aussi, je reconnais les problèmes auxquels vous êtes confrontée : peu ou pas d’identification de la faim, de la satiété, et donc pas de points de repère pour savoir quand et combien manger. Peur de manquer et frénésie alimentaire lorsqu’on mange ce dont on s’était privé et qu’on trouve si bon ! Peur des bonnes choses interdites…

Notre programme est décidément fait pour vous !

Vous posez la question : sont-ce des envies de manger émotionnelles ? Oui et non. Il s’agit là d’émotions qui font manger, en l’occurrence la culpabilité à manger tous ces aliments interdits, de perdre le contrôle, et l’angoisse de grossir. Dans le programme LineCoaching, nous relions tout cela à la restriction cognitive, c'eszt-à-dire au contrôle volontariste du comportement alimentaire, bien qu’il s’agisse « d’émotions alimentaires ».

Ce que nous appelons EME, ce sont plutôt les prises alimentaires en réponse à des problèmes extra-alimentaires. Des angoisses, de la déprime, de la honte, de la colère, de la fatigue émotionnelle, tout cela lié au déroulement de sa vie et au fait qu’on ne supporte pas ses émotions, qu’à force de répondre par des conduites alimentaires à ses émotions, on aura développé une hypersensibilité émotionnelle. Ou bien cette hypersensibilité émotionnelle, pour d’autres, était préexistante, et la principale cause de prise de poids.

Je n’épiloguerai pas davantage, puisque les membres du forum ont déjà dit tout ce qu’il y avait à dire ! En particulier en ce qui concerne la gentillesse envers soi-même, fondement de l’écoute des besoins, le plaisir alimentaire, qui est une nécessite pour la bonne régulation du poids, et non pas la cerise sur le gâteau, un truc annexe, comme on l’entend si souvent.

Merci à toutes et tous. Je vous vois sur le bon chemin, et ça me fait très plaisir.

Vé1976.
Abonné

Et bien, merci à tous et à toutes qui ont pris le temps d'écrire leurs commentaires sur ce sujet!

 

Depuis mes débuts sur Linecoaching, j'ai réalisé que:

1) je n'avais pas (plus) d'aliments interdits, que je mange de tout et que je sais me faire plaisir en privilégiant la qualité à la quantité.

2) La plupart du temps, je choisis les aliments que j'ai envie de manger pour mon repas.  Je prends le temps d'identifier ce qui me fait envie.

3) La plupart du temps, j'attends d'avoir faim pour manger.  Je mange très rarement sans faim.  Par contre, aussitôt que la faim se fait sentir, je dois manger.  Je tolère très mal la faim.  En conséquence, je mange donc dès la moindre "petite faim".

4) Le problème se situe au niveau de la satiété.  Je suis incapable de savoir si ce que j'ai mangé est assez, trop ou trop peu.  Et j'ai encore des restrictions au niveau de certains aliments, avec des pensées du genre "ce sont des légumes, je peux manger autant de légumes que je veux" alors j'en mange de grandes quantités même si je n'ai plus faim. 

5) Et surtout, je crois que je mange les trois premières bouchées en y portant attention et en appréciant ce que je mange alors que j'avale le reste sans y penser, distraitement, en faisant mille autres choses.

J'ai cependant noté des améliorations depuis mes débuts:  Outre le fait que j'arrive presque toujours à attendre d'avoir faim pour manger, je peux parfois m'arrêter en me disant que je n'ai plus faim, que je continuerai plus tard si jamais j'ai faim à nouveau. 

Étant à l'extérieur de la maison pour une semaine, je n'ai plus accès à une balance donc, je n'ai aucune idée si ces nouvelles réflexions se "traduisent" de quelque façon que ce soit sur mon poids!

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