Manger par fatigue - 23082013

Noisette.
Abonné

Je m'interroge sur la différence entre sensation de fatigue et EME : je me rends compte que c'ets souvent parce que je me sens fatiguée, que j'ai envie de me poser, que j'ai en même temps envie de manger quelque chose (de sucré de préférence). Comme si me reposer ne suffisait pas. Avec l'idée que manger va me requinquer. Et comme si ça "doublait" l'efficacité du repos.

Je m'observe pour essayer de repérer une EME : suis-je en colère ? stressée ? ai-je accumulé une frustration depuis le matin (c'est souvent vers 17h que ça se manifeste) ? Avant, il y a quelques année, avant que je fasse une thérapie notamment, il y avait effectivement des frustrations, de la colère etc.. que je ne voyais pas. Il faut dire aussi que je passais mes journées en apnée, en oubliant même d'aller aux toilettes. Maintenant, quand je suis en colère ou frustrée, en général je le sais et je sais d'où ça vient. Pourtant, je mange quand même.

Ce soir, par exemple, au moment de prendre mon train, j'ai eu une grande envie d'acheter un truc pour le déguster tranquille avec un bouquin. Impossible de vraiment déterminer si j'avais faim mais, raisonnablement, cela ne pouvait pas être le cas : j'avais déjeuné très tard. Bon, j'ai résisté. Mais j'avais une barre soja et fruits dans mon sac que j'ai quand même mangé un moment plus tard. Et, après ça, j'ai oublié d'avoir envie de manger pendant plusieurs heures.

Donc est-ce physiologique ou psychologique ?

 

Merci de vos avis.

Commentaires

marinebreizh.
Abonné

Pour ma part j'ai souvent eu des envies de manger lors des épisodes de travail intenses (charettes de nuit, semaine continues sans week end etc) ; je n'étais pas la seule : souvent dans ces cas là un de l'équipe allait chercher des biscuits, du chocolat , des bonbons et nous mangions toute la nuit en terminant les projets après avoir dîné de pizza, hamburger et autres quiches.

Je viens de passer un mois de crise dans mon travail qui m'a conduite à reprendre ce rythme dément et j'ai eu de nouveau l'envie de me tourner vers des mets riches, gras, sucrés et lourds au lieu de l'alimentation variée que j'avais depuis 2 ans. 

Pour moi oui la fatigue intense incite à manger.

azalée.
Abonné

Moi aussi je mange quand je suis fatiguée.
Quand je peux j'essaie de me demander "de quoi as-tu vraiment besoin?", et le plus souvent la réponse est me reposer. Alors je me fais une petite tisane, je prends un bouquin, je m'allonge et souvent je dors.

L'envie de manger passe avec le repos.

nickette.
Abonné

Je me retrouve totalement dans ce que vous dites.

La fatigue m'incite à manger aussi.

Il y a quelques années, alors que je n'étais pas en surpoids mais souvent surmenée, je me suis mise à faire des pauses thé-biscuits. Objectivement, j'en avais besoin, aussi bien de la pause que du petit complément alimentaire. Je ne prenais même pas de poids d'ailleurs.

Le problème pour moi, c'est que j'aime ces pauses et que j'en prends alors que je n'en ai plus besoin sur le plan physiologique. J'en ai juste envie.

 

Au moment de remplir les carnets, j'ai presque toujours indiqué que mes prises alimentaires en "trop" étaient liées à une fatigue émotionnelle. Aucune des autres propositions ne me convenait. Dans fatigue émotionnelle, c'est fatigue qui me parlait le plus. mais je sais qu'il y a un lien. D'ailleurs lorsque j'ai des coups de déprime, çà commence toujours par une grosse fatigue, un épuisement qui fait que je ne gère plus les émotions. Et j'insiste, ce n'est pas l'inverse. On pourrait très bien penser que trop d'émotions génèrent par exemple un sommeil perturbé, donc de la fatigue. Chez moi, c'est clairement la fatigue qui perturbe ma capacité à gérer les émotions.

Je crois donc que le calme et le repos sont nos meilleurs alliés pour manger moins, d'où l'intérêt de la RPC ou de la médition.

Facile à dire, n'est-ce-pas ??

Noisette.
Abonné

Merci de vos réactions. Je vois que ce n'est pas inhabituel de fonctionner comme ça.

Comme Nickette, je vois que c'est la fatigue qui m'empêche de bien gérer mes émotions. Et j'ai vraiment l'impression, le plus souvent, que si je mange c'est par besoin de me régénérer. Et aussi cette association repos-plaisir (je pense à la pub pour je ne sais plus quelle marque de chocolat où la fille se fait bousculer dans le train, arrive enfin à s'asseoir, souffle et sort son truc à manger, avec une sensation de petit nuage... vous voyez laquelle ?)

Ma question, c'est comment faire autrement : je ne peux pas me mettre à dormir n'importe quand et mon nouveau boulot ne me permet pas la sieste courte (qu'en principe je pratique chaque fois que je peux).

Totom.
Abonné

Bonjour à toutes 

 

Pareil : la fatigue émotionnelle est ce qui m'incite le plus à manger ...

Néanmoins je peux dire que la plus part du temps, j'ai une petite faim quand même, et je m'apperçois que lorsque je saute le goûter (parce que je n'ai pas assez faim), j'arrive au dîner avec une trop grosse faim ...

Alors au final, je me dis qu'il vaux mieux faire un goûter raisonnable (en ce moment je me régale d'une madeleine avec un yaourt), qui me fait plasir, et qui me permet d'arriver au dîner sans avoir une trop grosse faim mais en ayant faim quand même.

Cela dit, je suis en vacances, je bouge beaucoup plus, je suis plus zen et c'est beaucoup plus facile que lorsque je travaille et que j'ai la tête dans le guidon comme on dit ... car là, il me semble que la fatigue l'emporte largement sur mes sensations, mais je n'en suis pas sure, je vais essayer de bien analyser ce phénomène

En fait je réalise que les seules fois où je ne goute pas, c'est lorsque j'ai trop mangé le midi : fatigue ou pas, je n'ai aucune envie de manger avant le dîner.

Je pense que je supporte mal la sensation de vide : dès que mon estomac n'est pas rempli, je me sens capable de manger, et si je fatigue, j'ai envie de manger ... alors que s'il est plein, l'envie de manger est rarement présente.

Je ne sais pas si je me fais comprendre ?

marinebreizh.
Abonné

Fatigue émotionnelle donc émotion et on en revient aux EME non vous croyez pas ?

Quand j'évoque la fatige et le surmenage c'est 9h - 19h et 20h 2h ou 3h pour les plages de travail... : là je vous garantis c'est de la fatigue tout court... Lors de l'épisode du mois de juin c'était 7h-21h avec à peine 15 à 20 minutes pour avaler; ben je sais même plus quoi (sandwich, hamburger...) 6 jours par semaine.

Quand il s'agit d'une fatigue moins intense (3h de jardinage) oui une tasse de thé, on se pose sur le canapé et tout va mieux !! 100% d'accord avec vous.

Noisette.
Abonné

Oui Totom, ça fonctionne comme ça pour moi aussi : goûter et éviter une trop grosse faim le soir, ou vraiment bien déjeuner (mais avec le risque du sommeil irrésistible en début d'aprèm).

Et, effectivement, en vacances, le problème ne se pose pas.

izabelle
Animatrice forum

je fais aussi partie de ceux qui ont tendance à manger face à la fatigue, mais je crois sincèrement que c'est un réflexe, que l'on s'est conditionné comme ça, mais qu'on peut faire autrement

pendant des années, en rentrant à la maison, besoin incompressible de manger en réponse à la fatigue, à la charge émotionnelle de la journée

mais même en cours de journée, si j'étais fatiguée j'avais tendance à manger

j'ai compris que la fatigue est tout simplement un inconfort physique,  tout comme les émotions désagréables sont des inconforts émotionnels

ce qu'il y a c'est qu'on a pris l'habitude d'éradiquer tous les inconforts, avec cette idée saugrenue, qu'il faudrait toujours aller bien tout le temps, en forme et en plus sereine intérieurement

or ce n'est pas le cas, parfois on est fatigué, c'est comme ça,  et bien entendu manger ne changera rien à l'affaire, au contraire dans mon cas cela me fatigue encore plus à cause de la digestion

 

pour ma part,  je pense avoir beaucoup moins ce réflexe de manger en réponse à la fatigue....  si je peux me reposer, je le fais, même un temps très court,  genre juste s'asseoir, respirer un peu, sentir la fatigue dans son corps  et sentir que c'est inconfortable mais en même temps ce n'est pas le Pérou

se mettre un peu dans l'instant présent..

je suis surtout motivée par l'idée de me garder un bon appétit pour le soir,  car je sais que manger avec faim me donnera un grand plaisir non seulement gustatif mais profond, car en accord avec mes valeurs

 

je dois dire que pour moi ce n'était pas du jour au lendemain de pouvoir sortir de ce réflexe,   mais peu à peu, déjà répérer cet inconfort physique,  et ne pas le soigner par un autre inconfort physique (manger sans faim),  mais juste l'accepter, le vivre,  et faire en sorte peut-être que cela ne se reproduise pas le lendemain, genre en se couchant plus tôt

azalée.
Abonné

Merci pour ta réponse isabelle : cette idée d'inconfort physique à supporter me parle.

Pour moi aussi me coucher tôt c'est la meilleure solution pour arranger le problème "sur le fond". Et puis accepter quand j'arrive chez moi très fatiguée que tout peut attendre sauf aller m'alonger pour dormir ne serait ce que 15 minutes.

pointvirgule.
Abonné

merci à toutes! finalement ce que je trouve un peu compliqué ici LC c'est d'etre obligée d faire des choix car il y a tant de choses à faire (carnet, exercices, rpc, blog, forum...) le fait de manger par fatigue sera dc ma priorité : quand je travaille je rentre totalement épuisée, vidée surtout psychiquement et emotionnellement et donc j'avais tendance à me noyer dans le pot de nutella....ou pas cad direction la salle de sport! le hic c'est que je me rends compte étant en vacances actuellement que je crois que je mange pour me "récompenser " d'etre allée faire du sport alors que j'ai pourtant bien l'impression d'y aller pour me faire du bien, me détendre et etre en forme : ce qui marche! mais en rentrant j'ai l'impression (ou pas ? ) d'avoir super faim pas d'etre fatiguée au contraire!?? c'est pas clair... ceci dit je suis déterminée à la rentrée de ne plus manger par fatigue en rentrant de me poser , de m'allonger de respirer et j'ai confiance... ou d'aller faire du sport (suis svt moins fatiguée en sortant de la salle que quand j'y suis entrée!)... mais j'ai "peur" alors de rentrer affamée et de trop manger... bref je me prends la tete...

sans doute faut il distinguer fatigue physique et fatigue psychique, et si on cumule les 2 ?

ya pas a dire Lc ça oblige à réflèchir sur tout... et parfois ca me fatiguewink

CHCH35.
Abonné

Bonjour à toutes

 

En effet, je fréquente bcp les gares avec des horaires extrèmes et un grand nombre de déplacement et pendant longtemps mon meilleur ami était le distributeur de sucreries .... je ne pouvais pas prendre le tgv sans avoir quelque chose à lire et à manger ..

J'ai commencé une TCC il y a un an et j'ai compris un certain nombre de choses :

- je manquais de sommeil de manière chronique (5 à 6 heures / nuit) avec 3 levers à 4h00 du matin

- je déteste attendre et être seule à la gare

 

Depuis,

- Je dors le plus possible à la maison (mini 7h00 ... mais pas tjrs) et je dors dans le train

- Je pratique la cohérence cardiaque,

-  j'ai mon mug thermos de thé (j'adore le thé),

-  je téléphone à mes amis depuis la gare

 

Je sais aujourd'hui que si je dors moins (par choix et parfois par insomnie) et que je mange du gras-sucré .... c'est que je suis en vrille et qu'il est temps de me faire aider.

Je commence donc le programme en me sentant plus sereine ... mais je suis encore en vacances ! Nous en reparlons après 2 semaines de rentrée

 

Bon courage à toutes et merci de votre présence

 

 

pointvirgule.
Abonné

bonsoir a toutes

dès la reprise je pense que la pratique de la rpc meme trois minutes va bien m'aider a identifier la fatigue et a me reposer au lieu de manger..... j'ai confiance, c'est génial

VirginieF.
Abonné

Comme tout cela me parle! Manger quelque chose de gras et sucré en fin de journée, pour me rebooster avant d'attaquer la soirée avec les enfants, c'est mon quotidien quand je sors du boulot.

Et les fins de diner lorsqe je suis fatiguée se termine toujours de manière compulsive, impossible de m'arrêter... Comme si je voulais que ce moment de détente ne se termine pas.

J'espère trouver des pistes pour changer ce mode de fonctionnement, et vos interventions me semblent très pertinentes, mais je suis loin de l'application, je débute juste!

Noisette.
Abonné

Oui, tout ça me parle bien aussi. Et ce que tu dis CHCH35 : les nuits courtes, les réveils trop tôt, le besoin de sucrerie dans le train (que je prends souvent aussi, sur des longs trajets). Par contre, je ne me sens pas seule ou mal dans les gares.. je crois.

Le thermos de thé (yogi, pour moi), je vais y songer, bonne idée :)

Ce que j'essaie de faire aussi ces derniers temps, c'est de reprendre mon rythme de méditation quotidienne.

Et puis, en rentrant le soir, commencer par me poser, prendre une douche, me changer... plutôt que de m'affaler devant la télé, ça serait bien aussi.

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

Bien sûr, vous avez toutes tout à fait raison, la fatigue peut déclencher une envie de manger. C’est envie de manger et d’ordre psychologique est peut être comprise comme une envie de se réconforter.

De quelle sorte de fatigue parle-t-on ? Bien sûr, de fatigue émotionnelle. La fatigue physique, n’occasionne quant à elle pas véritablement d’envie de manger. Ce n’est souvent que dans un second temps que cette fatigue physique peut occasionner une augmentation de la faim est donc une envie de manger.

Mais pour paraphraser Monsieur de La Palice, je pourrais dire : lorsque l’on est fatigué, on se repose. Peut-être est-ce cela la solution : lorsque l’on ressent une fatigue émotionnelle, il s’agit de l’accepter, d’accepter l’inconfort de cette fatigue, et d’accepter le temps nécessaire pour que cette fatigue émotionnelle s’évapore. Pour lui en laisser le temps, un exercice de pleine conscience peut être tout indiqué. Mais le sport est tout aussi bien, à moins que l’on ne préfère une petite sieste.

Merci à toutes pour ce fil de discussion si passionnant et si pertinent.

Vali.
Ancien abonné

Et oui, bon dieu, mais c'est bien sûr !

Contre la fatigue, UNE arme :

LA SIESTE  micro S ou macro S, vive la sieste et vive les vacances qui nous font réviser les bases élémentaires de la vie.

Merci Dr Apfeldorfer

Vali

pointvirgule.
Abonné

smileymais oui la sieste , il faut absolument  que je me repose en cas de fatigue, que je le fasse vraiment 

et quand à la fatigue physique après sport merci pour votre réponse Dr , je m'aperçois que je mange trop systématiquement en rentrant de la salle de sport sans trop m'interroger sur ma faim et dc je crois que alors je mange trop, que meme peut etre je pourrais ne pas manger , en tt cas pas tt de suite!? et si c'est justement parce que je rentre du sport que je ma'utorise à manger ?, comme une récompense alors qu'en fait je n'ai pas vraiment faim?? EMS.... piste a suivre!

bonne soirée

merci de vos réponses

Vali.
Ancien abonné

Chère Pointvirgule, Et si nous étions un peu sages et que nous fermions les ordis et la boîte à se poser trop de questions ? Pour aller doucement vers le lit ? Une petite séance de RPC, avant pendant ou après et hop de beaux rêves §

QUe dis-tu de mon plan ? Je crois que je vais l'appliquer sans attendre la réponse . ODODO Vali ! Stop l'ordi !

pointvirgule.
Abonné

hi, chère Vali, pas question!! et mission impossible suis encore en vacs et j'adore juste trainer le soir (et du coup le matin!!) donc non non je ferme rien du tout et  après je replonge ds mon roman, demain pas de réveil : le bonheur! bonne nuit!! et je pense à la RPC , promiswink

la classe.
Abonné

Bonjour et merci de partager !

Je fais partie du club des mangeurs par fatigue et voilà ce que je commence à voir :

- c'est déjà super de repérer que je mange par fatigue, avant je ne le voyais pas, maintenant je sais que vers 19h attention je me sens crevée alors ma question d'après c'est qu'est-ce que je peux faire à partir de là ?

- déjà, je peux le dire à mon entourage ! avant, je ne le disais pas, et c'est peut-être là que cette fatigue est émotionnelle : je gardais ma fatigue pour moi, j'étais en mode victime, je suis crevée et je ne dis rien, je subis et je fais la forte

- du coup, voilà ce que je fais : 1 = je me dis à moi-même oui oui tu es fatiguée dis-donc, tu as bien bossé aujourd'hui et tu aurais bien le droit de te reposer ... 2 = je cherche avec mon entourage comment ils peuvent m'aider ... et ça marche !

bonne journée de fatigue smiley

marinebreizh.
Abonné

[quote=Vali]

Et oui, bon dieu, mais c'est bien sûr !

Contre la fatigue, UNE arme :

LA SIESTE  micro S ou macro S, vive la sieste et vive les vacances qui nous font réviser les bases élémentaires de la vie.

Merci Dr Apfeldorfer

Vali

[/quote]

Oui bien sûr la sieste.

Mais en fait dans mon post j'évoquais un contexte assez différent : lorsque je fais une "charette" de nuit ou de week end pour finir un projet la sieste n'est même pas possible ; et nous mangeons pour tenir le coup.En soi quand on  travaille quasi non stop de 8h à minuit voire plus ça n'est pas un souci de, ponctuellement,  manger beaucoup et gras et sucré...

Mon souci dans ces périodes, surtout quend elles duraient plusieurs jours et se répétaient fréquemment, était le retour à la "normale" : repas à table, en couple ou famille, nourriture variée. Et je sais bien que c'est à ces périodes que s'est amorcée la prise de poids accrue encore avec la forte baisse d'activité sportive (ben oui pas le temps ni l'énergie du coup...).

izabelle
Animatrice forum

les "charettes" j'ai connu pour mon chéri qui est archi,  dans certains métiers, c'est obligatoire

c'est en effet "après" que c'est dur

dans mon cas,  la décompression est toujours le moment le plus délicat.....

l'adrénaline qui nous permettait de tenir s'apaise, et alors la fatigue, émotionnelle ou physique, qui nous retombe dessus, est gigantesque

je crois qu'il faut te ménager un "sas" après une charette, un vrai sas de décompression de la fatigue, genre un jour où tu ne t'occupes pas des enfants,  tu es à ton rythme et tu récupères.....

dans ces moments-là,  l'accueil des sensations est hyper important, je trouve,  si on arrive à supporter ces sensations de décompression progressive (sans accélerer la manoeuvre par une surdose alimentaire),   les EME se raréfieront  à ces moments là

Sosoto.
Abonné

Contente d'avoir pû lire ce fil.

Je suis dans le programme EME mais je ne savais pas où mettre celles ci.

Donc j'ai appris qu'il faut que j'assume d'être fatiguée.

Merci Izabelle pour cette discussion enrichissante et qui tombe pile poil pour moi

shackleton.
Abonné

Bonjour à tous et bonnes fêtes,

 

Moi aussi je mange quand je suis fatiguée, mentalement fatiguée s'entend. Quand je suis physiquement fatiguée, j'ai soif avant toute chose. Mais quand la fatigue est mentale, c'est comme si je n'avais trouvé que ça pour relancer la machine.

Quand j'ai de longues journées de travail, vers 17 h, j'éprouve le besoin d'avaler des biscuits. Pourquoi ? Sinon, je deviens irritable, incapable de me concentrer, je commence à avoir des malaises genre nausées, étourdissements, vertiges, tremblements etc.

Evidemment, l'idéal serait d'arrêter ma journée là, mais c'est difficile quand on travaille comme moi en réactivité constante.

Je rêve sioncèrement de pouvoir m'isoler dans une ptite pièce calme, de fermer les yeux dix minutes, mais pas possible.

 

A plus tard

 

shack'

fadinarde.
Abonné

Ah! C'est chouette de voir un post sur la fatigue réactivé!

J'avais lu sur un autre fil (mais inpossible de remettre la main dessus, pourtant j'ai longuement cherché!) qu'une linecoachée constatait une grande faim après ses petites siestes.

Et moi j'ai ce "problème" aussi!!

Je suis une adepte de la microsieste, que j'ai "appris" à pratiquer lorsque je travaillais dans un théâtre et que nous faisions fréquemment des horaires continus 9h --> minuit plusieurs jours d'afilée. Donc àla pause de midi, comme j'avais la chance d'habiter tout près du théâtre, je mangeais puis m'endormais au max 10mn, avec une alarme pour ne pas rester endormie!

Depuis cette époque mon corps s'est habitué, et quand je fais une sieste je me réveille spontanément après 15-20mn. C'est génial parce que c'est suffisant pour récupérer, se reposer, mais sans les effets "vaseux" du réveil après une sieste de 2h!!

Actuellement je bosse 4 jours par semaine, ça me laisse 3 jours pour faire la sieste, et je ne m'en prive pas! Mais au réveil, à chaque fois c'est pareil: une très intense envie de manger, que je n'arrive pas toujours à canaliser... et je n'ai pas encore réussi à comprendre si c'est une vraie faim ou une eme.... Il y a certainement des jours où c'est une vraie faim, mais as à chaque fois... Je me demande d'où peut venir l'eme quand c'en est une... 

Est-ce que certaines d'entre vous connaissent ce genre d'expérience? Il faudrait que je creuse en tout cas, et vos pistes sont les bienvenues!!

izabelle
Animatrice forum

hello schack

comme tu le dis, ton boulot exige une "réactivité" constante....

normal qu'à 17h, ton système nerveux soit épuisé

si j'étais à ta place, j'essaierai de pratiquer la pleine conscience tout en travaillant, par petites touches.....

voler des "minutes"  pour se connecter à la respiration, mais sans vraiment interrompre ce que tu fais, simplement en dirigeant ton attention vers le mouvement de ton ventre...

vivire une situation de travail en peine conscience, également

régulièrement, prendre conscience de ton corps, de ses sensations, ce qu'il ressent, etc

 

je sais que ce n'est pas évident car cette conscience t'amènera très vite à prendre conscience que ton corps est sans doute trop sollicité par ce travail

en même temps la pleine conscience nous permet aussi de mieux vivre des situations de stress

 

alors, ne t'isole pas, ne ferme pas les yejx, mais personne ne peut t'empêcher de centrer ton attention sur le mouvement de ta respiration  ou sur n'importe quoi du moment présent, par exemple le grain de peau de ton interlocuteur  ou encore le bruit de ton clavier....   wink  

perso ce qui me rebooste le mieux le système nerveux c'est la conscience de mon corps, de tous ces points de tensions, de sa position et des points de contacts qu'il fait avec siège ou autre....

shackleton.
Abonné

Re-bonjour @Fadinarde,

 

Pour ces fringales d'après-sieste, je ne peux pas me raisonner, c'est plus fort que moi. J'avais essayé de remplacer le sucré par autre chose mais ce n'est pas efficace. Ce qui me rassure, c'est que ma mère (toute mince) et ma soeur (moins mince mais sans problèmes réels de poids) ont la même réaction. Savoir si c'est une EME, ma foi, je n'en sais rien. Je sais juste que quand j'émerge de ces siestes, je ne suis pas fraîche ... Pâteuse, vacillante, de grosses faiblesses musculaires, il me faut un moment pour retrouver mes esprits.

fadinarde.
Abonné

Re-salut Shack!

En ce qui concerne le côté "réveil pâteux après la sieste, je te conseille vraiment d'essayer de te "former" aux micros-siestes.

C'est ce que font, entre autres, les navigateurs solitaires. C'est comme ça que j'avais eu l'idée d'ailleurs. Mon père, grand navigateur, m'avait lu un article sur la préparation des marin pour les courses en solitaires, et l'apprentissage du sommeil "morcelé" en fait partie.

Moi j'avais réussi en fait en me posant sur mon lit, ou n'importe quel canapé ou fauteuil, suivant ce que tu as sous la main, pendant une pause, et tu te mets une alarme 10 ou 15 mn plus tard. Au début j'étais incapable de m'endormir en si peu de temps. Puis petit à petit j'ai fini par m'endormir très rapidement (ce qui aide c'est de pratiquer dans les périodes où tu es vraiment fatiguée!!) et en continuant à pratiquer, moi j'ai constaté que je me réveille systématiquement avant mon alarme.... La bonne durée est entrée dans mon cerveau! Et ces micros-siestes permettent de redonner un coup de fouet, sans le côté hyper pénible du réveil vaseux!! Parfois j'ai très très peu de temps, je me programme une sieste de 6 ou 7 mn, et au réveil je constate que j'ai même rêvé! C'est assez incroyable!

Bon je vais désormais essayer de comprendre la raison de ces grosses faims (envie de manger?) d'après-sieste! Si jamais je viendrai partager!

Bonne journée!

Viktoire.
Abonné

J'avais lu ce fil que j'avais trouvé très intéressant mais comme depuis que j'ai commencé ce programme je n'avais pas ressenti d'EME j'avais juste pris note que la fatigue pouvait provoquer une envie de manger.

Hier, en fin de journée j'ai fait face à une EME. J'étais sur mon canapé, je me sentais épuisée et j'avais une envie furieuse de me lever pour aller chercher un ou plutôt plusieurs de ces délicieux muffins aux pépites de chocolat que j'avais préparés dans l'après-midi.

Je connaissais leur goût car j'en avais mangé un à la fin de mon dîner. Je n'avais pas faim mais très envie de manger (je suis dans la découverte de la faim).

J'étais partagé entre me relever pour filer à la cuisine, mais j'étais tellement bien installée sous mon plaid que je n'avais pas envie de quitter ce nid douillet. J'ai alors espéré que mon mari arrive et qu'il me "sauve" en m'apportant des gâteaux. Mais il était occupé dans une autre pièce et je ne pouvais compter que sur moi.

J'ai alors repensé à tout ce que j'avais lu depuis sur le forum, sur les blogs, dans les livre des Dr A & Z. Je me suis souvenue que ces sacrés EME pouvaient surgir lors d'une fatigue.

Il avait fait beau ; j'avais fait une longue ballade de deux heures le long de l'océan, mais ça j'ai l'habitude alors pourquoi étais-je si fatiguée ? J'avais vu des amis, certes je n'avais guère fait de pause mais pour moi c'était une très belle journée sans préoccupations particulières.

Ce matin je suis revenue sur ce fil de conversation, à la recherche d'une réponse. Je prends conscience que même si cette journée m'avait paru "belle" elle a été aussi très chargée en émotions dont  une très forte concernant une amie qui est en pleine dépression. Je discutais avec son mari qui traverse des moments trèsdifficiles avec ses enfants et oui bien sûr ça m'a renvoyé dans le passé quand avec ma mère, mes frères et mes soeurs nous avons dû vivre ces douloureux évènements lors de la dépression brutale de mon père alors que j'avais 16 ans. 

Je n'ai pas mangé de muffins, et pourtant ils m'ont obsédé un long moment. J'ai préféré resté au chaud sous mon plaid et puis je suis allée me coucher en me disant que la meilleure réponse à la fatigue c'est d'aller dormir.

Merci à ceux qui ont laissé un témoignage me permettant de mieux me comprendre et spécial dédicace à Loraine "merci à moi" ;-)

Patience
Marraine
Belle victoire, Viktoire ! C'était très intéressant de lire ton post et de comprendre, une fois de plus, que les EME peuvent être dues à des émotions et/ou des pensées automatiques vraiment bien cachées, parfois. Derrière ce "tout va bien", il y avait finalement des émotions douloureuses réveillées. C'est une belle prise de conscience ; et ton estomac n'a pas trinqué ! Au plaisir de te lire.
Viktoire.
Abonné

Merci Patience,

J'apprécie toujours de te lire. Bravo pour ta patience et pour ta pugnacité. 

A bientôt.

capuccino
Marraine

N'oublie pas Viktoire que l'important n'est pas toujours de reconnaitre le "quoi" mais bien d'être dans l'instant présent, de sentir que quelque chose se passe en nous, de détailler ce que l'on ressent et "si possible" essayer de nommer l'émotion. Visiblement, ta visite chez ton amie, la discussion avec son mari ont laissé des traces : fatigue réelle ou émotion ? Il est parfois difficle de trouver le quoi, par contre savoir que ce n'est pas la faim qui te poussait à vouloir manger est déjà une sacrée avancée. Ensuite décider de se réconforter ou pas avec la nourriture est une autre affaire... 

Viktoire.
Abonné

Merci Cappucino,

J'essaierai de suivre tes conseils.

izabelle
Animatrice forum

bravo Viktoire,  ta flemme aura été utile!!!   elle t'a permis de prendre ce moment où on se pose en soi-même,  et où on peut accueillir  ce qui est difficile : fatigue, excitation, émotions intenses.....

tu as su leur faire une place,   et du coup tu as pu être réellement à l'écoute de ton corps

c'est super!

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