Peur panique : émotions & sensations - 12022014

Soleluna.
Ancien abonné

Bon, je sais pas trop où poster ça, ici, sur le fil 3R3B, sur celui du quotidien en pleine conscience, sur mon blog...
Je suis un peu déboussolée et visiblement en quête de repères.
Je vous livre un peu tout ça en vrac, pardon d'avance si ce n'est pas toujours cohérent, que je me répète, que bref.

Alors voilà, je crois que je suis complètement prise de peur panique face à mes émotions désagréables et aux sensations désagréables aussi.
(Les agréables ne me posent pas de problème, je suis une vraie hédoniste et j'ai tendance à les rechercher et à les vivre pleinement ; au demeurant, il conviendrait de ne pas catégoriser les émotions, elles sont, pleinement, et ont le droit de cité. C'est juste pour préciser que je n'ai pas de problème avec les émotions et les sensations en général mais avec celles que j'ai cataloguées comme négatives).

Je comprends aujourd'hui pourquoi je suis bloquée depuis un an et demi au moins à l'étape "j'approfondis mes sensations et mes émotions". Ce n'est pas juste que je suis nulle ou pas assez disciplinée, c'est qu'il y a là un véritable enjeu pour moi, bien plus profond que ce que je croyais...

Je suis depuis janvier un programme de Mindfulness fondé sur les émotions et l'équilibre alimentaire. (Ce qu'on fait ici, mais sous la conduite d'une psy formée MBSR et avec un groupe). Lors de la méditation, j'ai eu plein de sensations désagréables. Qui m'ont mise en colère et m'ont fait peur. C'était pas la première fois. Et puis aussi elle nous a demandé de visualiser nos repas d'enfants, comment ça se passait, les sentiments, les injonctions etc. (pour voir dans quelle mesure nous étions toujours conditionnées ou pas par ce passé dans notre rapport à la nourriture). Et moi j'avais les larmes aux yeux, parce que euh, j'ai jamais pris un seul repas avec ma mère, que j'ai toujours mangé toute seule et que quand je repense à tout cela, j'ai un grand sentiment d'abandon et de solitude. Mon enfance était triste à en mourrir, on se moquait, parfois on me frappait, et oui j'avais envie de mourrir, pareil à l'âge adolescent, tant de haine et de souffrance. Bref.

Et les sensations.. les dernières années mon corps n'a été que souffrance, quotidienne, suite à une maladie, et j'avais mal partout, ça me réveillait dans la nuit et tout me coûtait, tout était difficile et douloureux.

Face à ces émotions et ces sensations, hier comme aujourd'hui, la stratégie que j'ai adopté instinctivement a été de faire avec, mais en écrasant tout ça, en mettant tout de côté, en débranchant mon corps et mon coeur et en laissant les pleins pouvoirs à ma tête. Mon corps et mon coeur devaient se plier à ma volonté, c'était moi qui disait, et puis c'est tout. C'est comme ça, que petit à petit, sans m'en rendre compte je me suis tendue, je suis devenue rigide, j'ai poussé mes limites corporelles jusqu'à l'épuisement et que certainement je me suis épuisée émotionnellement aussi.
Je ne me blâme pas pour tout cela, ça a porté ces fruits et c'est la solution que j'ai trouvé alors. Je n'ai pas de regrets.

Je constate juste qu'aujourd'hui il ne m'est plus possible de continuer comme cela, et je ne le souhaite plus. Ca m'est dommageable, il est temps pour moi de passer à autre chose (et pas que pour perdre du poids).

Mais voilà, quand je suis face aux émotions et sensations désagréables, c'est comme si tout se réactivait. Celles d'aujourd'hui réactivent celles du passé, et je prends tout dans la figure et dans le coeur avec une force inouie. Je pensais que la peur de ces émotions et sensations était supérieure à ce qu'elles étaient en réalité. Mais c'est comme si celles du passé avaient été cryogénisées et de ce fait conservées intact et là quand y'a tout, c'est too much, ça fait tilt game over, y'a le passé, le présent, la peur pour le futur (je veux plus vivre ça, je veux plus être malade) et je disjoncte. Peur panique. Et paralysie... Quoi faire? Comment faire?

pffffffffff

Ca vous parle tout ça ou c'est complètement crétin et la fille qui se regarde le nombril ? Oh la la, je me juge par-dessus le marché, ben ouais les habitudes ont la vie dure. Bref, je suis un peu paumée là.

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

bravo de t'apercevoir que ce jugement sur toi, à la fin,  n'était pas utile!!!

 

bien sûr que ça me parle....

ce sont comme des traumatismes, qui se réveille,  et donc état de panique, de fuite

 

ce qui fonctionne le mieux pour moi dans ces cas là,  c'est de faire de la place,  en moi-même, à l'intérieur,  par la respiration,  pour  "tout ça"

tu respires et tu imagines que tu t'élargis et qu'ainsi toutes ces sensations et émotions désagréables   ont plus de place

 

ce que je fais aussi parfois, pour arrêter de lutter, c'est que je visualise l'émotion et la sensation et j'imagine qu'elle va et vient en moi comme un nuage et que moi je la laisse passer,   comme une écluse ouverte qui laisse passer l'eau

 

dans le livre que je suis en train de lire, c'est assez bien décrit,  ce stress "post-traumatique"

en fait quand tu vis un évenement stressant, l'amygdale se met en alerte, secrete tout un tas d'hormones....  c'est la réaction de "fight ou flight",  mais quand il se trouve que c'est sur une situation qui ne peut être résolue (par ex ici le fait de se sentir abandonnée au moment des repas),  l'amygdale s'affole, se met en "surchauffe"  et à un moment   pff....  déconnexion,   un peu comme un cours-jus......   on se retrouve en état de dissociation, coupé de ses émotions

bon je décris un peu vite,  et ensuite le passage que ta situation m'a fait rappelé :

"de plus le procesus de guérison ne peut plus se mettre en route.  Isolée, anesthésiée par les décharges permanentes de morphine et de kétamine, l'amygdale ne peut pas évacuer le choc émotionnel vers une autre structure : l'hippocampe, qui est l'équivalent d'un logiciel de traitement et du stockage des souvenirs et des apprentissages.   La situation stressante va rester piégée en l'état dans l'amygdale.   Pendant des années parfois, à chaque flashback, la personne va revivre mentalement le souvenir intact, dans son intensité originelle.   Puisque l'amygdale a du disjoncter c'est un moment très violent qui a été piégé et qui sera revécu en boucle, tel quel,  c'est ce mécanismque qu'on appelle  "le stress postaumatique"

 

bon j'ai pensé à ça quand je t'ai lu......

pour ma part,  je pense que ce qui aide le plus,  à sortir de cet état là,   c'est d'aider l'enfant intérieur qui a vécu ce truc-là,  à mettre des mots  sur ce ressenti-là,    pour sortir de ce "piège"

 

peut-être que faire remonter le souvenir en séance de groupe n'est pas le plus approprié, parce que là c'est toujours plus dur de faire un travail serein,  et surtout en visualisation c'est un peu   "violent"

tu pourrais plutôt te prendre un petit cahier   et laisser ton enfant intérieur  décrire, avec des mots,  ces repas-là......

alors oui, à un moment il ne trouvera pas de mots pour dire ce qu'il ressent,  mais toi, en tant qu'adulte,  tu peux "prêter" tes mots à ton enfant intérieur

pour ma part, j'ai surtout fait ça  en séances de sophro-analyse, en visualisation mais en état de conscience modifié

mais je pense que lorsque c'est trop fort, c'est mieux de passer par l'écrit

 

parle-en à la psy qui anime le groupe,  pour qu'elle adapte ton protocole si c'est trop violent pour toi de faire remonter les souvenirs ainsi

lorraine
Marraine

Soleluna, A moi aussi ça parle, ces émotions vives, ces mises en évidences, ces rappels, de ce que fut mon enfance...

Me concernant beaucoup de choses ont remonté  lors de ma première psychothérapie en face à face  avec un psy...Comme toi je faisais le constat que cela ne pouvait plus durer, je n'en pouvais plus de souffrir  et j'ai été voir un psy pour me soigner.....Que "de crises" et de larmes versées pendant les séances, à parler, répéter , rerépéter mes vécus d'enfant maltraité, de rêves mouvementés et "pénibles" la nuit.......Mon psy me disait "c'est bien vous êtes en plein travail, ça bouge..." Et alors, quel bonheur , quel soulagement , de s'entendre dire "qu'est ce que vous avez du souffrir" Enfin, une reconnaissance par autrui de ce qui a été enduré....

Très éprouvant sur le moment et les jours qui suivent tout ce chamaboulement émotionnele en moi, envie de solitude, larmes qui coulent sans arrêt, ....

Mais après coup, des mois après,  ça m'a fait l'effet d'une renaissance...Passer à autre chose....Enfin...ne plus reproduire éternellement les mêmes shémas de vie destructeurs....Et je te souhaite le même dénouement

Je suis contente que tu puisses accueillir ce qui t'arrive , ne rien rejeter, fondamental pour ensuite accéder à un autre choix de vie comme tu le souhaites....

Oui,  je pense que tu devrais en discuter avec la psy....Peut être peut elle te proposer des séances duelles ? A moins que le groupe ait son effet thérapeutique aussi....alors à la psy de savoir bien gérer...Je pense que surtout tu ne dois plus rien étouffer...Laisse jaillir ce qui doit l'être et la présence des autres ne doit pas être un frein....Et mettre en mots par la parole l'écriture,  tes ressentis, tes rêves et les partager avec un thérapeute. Reste entourée et accompagnée par un professionnl surtout, pour ne perdre pied //peurs-panique.

Soeurette de LC je t'embrasse, ça va aller....et quoiqu'il se passe émotionnellement  tu peux le vivre, n'oublie pas heart

Lavienrose.
Abonné
Quelle souffrance ! Tu parles de cette souffrance lors de tes repas en solitaire et ensuite de ta souffrance lors de ta maladie. Y aurait-il un lien quelconque? Plein de courage pour revivre ces émotions! Je suis de tout cœur avec toi! Tendresse
Soleluna.
Ancien abonné

Merci beaucoup pour vos retours et votre soutien. C’est quand même fou la gentillesse et le soutien qui sont présents ici sur LC. C’est fort précieux et j’ai à chaque fois un grand sentiment de gratitude. Et le sourire qui va avec :)

Je suis soulagée de voir que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de situations et que cela ne relève pas totalement d’une faiblesse ou un manque de je ne sais quoi de ma part…

Je suis stupéfaite Izabelle de ce que tu écris et de constater qu’il y aurait même un processus physiologique associé à cela (tu vois que j’emploie le conditionnel, j’ai du mal à y croire, tout en y croyant:/). Cela expliquerait le fait que je ressens cela comme alors, conservé comme intact (c’est ce que je veux dire par cryogénisé), parce que c’est vraiment ce qui me surprend le plus, le fait que ce soit aussi fort qu’alors.

J’ai fait instinctivement ce que tu dis, je me suis vue adulte, celle que je suis aujourd’hui, prendre dans mes bras cette enfant pour la consoler, me suis dit que c’était un peu bizarre, comme si je me dédoublais, mais qu’il fallait que j’aide l’enfant en moi. 

Toujours en lien avec ce que tu rapportes du bouquin, je note que l’amygdale disjoncte, se coupe pour débrancher des émotions. Or c’est exactement ce que je ressens dans une EME, ce que je recherche. Même pas le plaisir, mais la tentative d’anesthésier, de faire taire. Hum, ca me fait réfléchir tout cela.

Ton témoignage Lorraine m’est très encourageant. Cela vaut la peine de traverser cela, il faut s’y coller, travailler, ne plus éviter. Faire face, regarder et faire de la place. Oui vous avez raison.

C’est ce que j’ai fait, après ce post. Je suis montée faire une séance de PC, j’ai regardé tout cela, aller, et venir, j’ai essayé de faire de la place aux émotions et aux sensations, et in fine, la journée s’est bien mieux déroulée qu’elle n’avait commencé. Rien n’est gagné, rien n’est linéaire, tout est dynamique et va et vient. C’est ok pour moi.

Et oui Lorraine, quoi qu’il se passe, je peux le vivre. Je peux le vivre. :)

Merci à vous trois pour tout ça. Je relis vos messages et j’en ai les larmes aux yeux. Mais c’est chouette, que du bon :)

Amitiés :)

PS : Izabelle, le bouquin dont tu parles c’est le dernier de Harris ? Le grand Saut ou quelque chose comme ça ?

izabelle
Animatrice forum

non c'est un bouquin de Petitcolin,  "je pense trop"   mais autant le début est bien,  autant je crois que la suite est désastreuse si j'en crois les commentaires lecteurs

je pense que les conseils qu'elle donne sont potentiellement dangereux, donc j'attends lire avant d'en dire qqchse

mais j'ai trouvé la description du stress  vraiment intéressante et surtout compréhensible, elle citait le travail de Muriel Salmona, psychotraumatologue

le dernier bouquin de Harris, en français, sort dans une semaine, c'est  "le choc de la réalité"   mais je l'ai déjà en anglais, ansin que le suivant,  je suis obligée de lire en anglais  car les traductions sont trop retardataires...

 

bravo d'avoir utilisé la PC, d'avoir fait une place à tout ça, tu peux être fière de toi

FRED73
Marraine
Coucou Soleluna, Je viens juste de voir ton post. Je suis moi aussi de tout coeur avec toi. Pour mon expérience, je suis allé voir une psy et j'ai fait avec elle le protocole de naissance qui consiste à revivre sa naissance puis des événements marquants tous les ans. C'est suite à ces séances que j'ai vraiment senti dans ma chair que l'attachement avec mes parents ne s'était pas fait correctement. Quand je visualisais la scène de ma naissance je voyais des parents distants incapables de tendresse et d'enveloppement. Je le savais mais de visualiser la scène cela m'a vraiment frappé. A la naissance de mes enfants (j'ai mis 5 ans pour avoir l'aîné), j'en ai beaucoup voulu à mes parents et notamment à ma mère qui n'a pas su me donner ce que je donne instinctivement à mes enfants. La psy m'a dit que je devais donner de l'amour à cette petite fille qui ne s'est jamais sentie assez bien pour ses parents. Ce qui m'a fait du bien aussi c'est comme dit Lorraine que quelqu'un vous disent enfin, il est normal de souffrir, vous avez été en manque affectif et maintenant il est diffficile pour vous de vous aimer. J'en veux toujours à ma mère mais moins parce que je sais que son enfance a été difficile. Elle se'est tellement protégée qu'elle est incapable de donner de l'amour même à ses propres enfants, c'est cela qui est difficile à admettre pour moi. Je pense que j'ai moi aussi énormément de mal à ne pas fuir mes émotions er que c'est pour cela que je n'arrive pas à me détacher du contrôle. J'ai beaucoup de mal à me remettre à la pleine conscience mais je sais que c'est la solution pour accepter ses émotions. Mais c'est encore difficile, même si je sens que je progresse. Il est vrai que ça fout vraiment la trouille de se retrouver face à ce que l'on a toujours voulu éviter. Mais éviter ne veut pas dire que ça n'existe pas. Confrontation et acceptation de ses émotions, je sais maintenant qu'il va falloir que j'en passe par là mais je recule encore... Je pense à toi.
FRED73
Marraine
X
FRED73
Marraine
XX
lorraine
Marraine

Bonjour les filles,

Continuons la discussion....smiley

Le livre de Russ Harris "le grand saut" je l'ai acheté suite aux conseils d'Izabelle après un fil sur les peurs......Je souhaitais des éléments de réflexion sur le sentiment de Peur...C'est un livre vraiment intéressant et éclairant sur le sujet des peurs....Son dernier livre est sur les traumatismes importants traversés dans la vie je crois...Peut être que toi pourrait-il t'aider Solulena......?? ???? Qu'est ce que t'en penses Izabelle ?

Concernant celui de PetitColin, dont tu parlais   sur un autre fil, j'ai été lire les commentaires aussi...Bof, bof.....à ne pas conseiller me semble t-il...D'autres auteurs semblent réellement compétents ....(Siau-Facchin sur les surdoués ?..qui est pour l'anecdote une "grande méditatrice" et qui utilise aussi la méditation dans le cadre de son buolot de médecin...)

Prendre l'enfant que nous étions dans nos bras : je l'ai fait aussi dans des séances de kinésiologie, et autres stages.... la kinésiologue m'avait fait visualiser ma naissance aussi avec la manière dont cette venue au mode avait été accueillie par mes parents....Cette prise en compte de l'enfant blessé en nous, de ramener la blessure au grand jour,  se consoler des dizaines d'années plus tard, est vraiment intéressante et aidante. Ca m'avait fait avancer d'un bon pas aussi.....

D'une manière plus douce, j'ai aussi pu choyer, la petite fille blessée pas encore complètement rétablie, il y a deux ans avec la rpc et la voix de Christophe ANDRE sur "méditer pour ne plus déprimer" , voix pleine d'amour, d'empathie, de gentillesse, voix très enveloppante...Je sentais la chaleur de bras autour de mois.....Là, aussi les larmes ont beaucoup coulé...

Je sais que ces "électrochocs émotionnels" je préfère les avoir en relation privilégiée juste moi et un thérapeute ou seule...

 

Je suis vraiment contente Solulena que tu sois sur ce chemin de soins...Je comprends que tu as subi de réelles maltraitances enfant. (n'ayons pas peur des mots)  il n'est pas trop tard pour la laisser sortir, la reconnaitre, la rendre légitime,  la soigner et guérir........Bonne continuation dans la PC........

et à très bientôt

FRED73
Marraine
Je viens de parler de ma mère avec mes collègues. Dans la discussion je leur ai dit qu'elle nous offrait toujours des cadeaux pourris, sans valeur et souvent pas emballés ou dans du papier journal, quand elle nous offre des cadeaux. Je me rends compte que ça me fait toujours souffrir. Je n'attends plus rien d'elle mais ça laisse quand même des traces.
izabelle
Animatrice forum

Eh bien je continue ce livre de Petitcolin et même s'il faut faire un sacré tri à un moment,  dans le fond je l'aime ce livre,   tout simplement parce que c'est comme l'histoire de ma vie, je surligne chaque page (virtuellement)

et Fred, ça m'y fait pensé car moi aussi j'ai toujours vu dans ces histoires de cadeaux pas emballés et "pourris"  le symbole  de "non-amour",  dans le livre, elle explique comment certaines personnes mettent beaucoup plus en relation les comportements et les valeurs,  et que d'autres, pas du tout,  pour eux le cadeau mal emballé ça ne veut rien dire, pour nous ça veut dire beaucoup  ....

je m'en suis aperçue avec mon chéri qui a une sorte de "culture"  du cadeau mal emballé, voire pas de cadeau du tout,  ou du style  "j'ai laissé ton cadeau chez maman dans un sac plastique, tu le prendras..."   par exemple, mon alliance, c'est une bague en plastique, mais pas une vraie bague, hein....  un anneau en plastique que l'on met sur les brossettes de brosse à dents....

bref, pour nous c'est bam.... coup de poignard au coeur

pour eux c'est simplement une histoire de cadeau et de convention sociale, qui les barbent simplement et qui n'a rien à voir avec l'amour qu'ils portent

 

même si dans le fond je n'aime pas certaineschoses dans ce livre (qui tourne parfois à la caricature et qq faussetés),   je le trouve quand même assez génial pour moi, cela m'aide beaucoup

en gros, elle décrit des personnes "cerveau droit"  30% de la population  et  "cerveau gauche" (le reste).   c'est un peu genant les termes qu'elle emploie car ils sont connotés

mais ce qui est pas mal, en plus de la première partie, c'est tout le passage où elle décrit le fonctionnement des personnes à prédominance cerveau gauche et pourquoi ça nous heurte  et vraiment j'ai TOUT reconnu

 

même s'il y a des trucs douteux dans le livre,  je l'aime quand même parce que ça me soulage énormément de lire ça,  et de comprendre aussi pourquoi depuis mon enfance, on m'accuse de faire  de  "procès d'intention"  bref de déduire de simples comportements une foule de choses  et que les autres mes disent que  "non, pas du tout,  tu te fais des films, c'est n'importe quoi..."

 

Les livres de Siaud Facchin et Adda, je les ai lus pour les enfants,  mais je n'ai pas lu pour les adultes, y'en a tellement c'est dur à choisir

celui de Petitcolin, je l'ai eu gratuit donc c'est pour ça que je le lis, sinon je ne l'aurais jamais acheté...  j'ai pourtant tourné autour il y a trois ans à un salon bio.... et  je ne l'ai jamais acheté....   je crois qu'il vaut mieux pour moi le lire maintenant, maintenant que j'ai déjà compris beaucoup de choses sur l'hypersensibilité

 

pour revenir sur les méthodes thérapeutiques, moi j'avais fait de la sophro-analyse, où on remonte, en état de conscience modifié  (en ondes alpha, intellect au repos, qui ne parasite pas, même s'il essaie d'intervenir....)  à un ressenti de l'enfance,  et on le laisse émerger,  puis on incite cet enfant intérieur  à s'exprimer, en lui pretant des mots, et une fois qu'il a bien sorti tout ce qu'il avait à dire,  on change de point de vue  et on visualise le parcours de parents ou autres personnes qui nous ont fait souffrir,  et on voit leur parcours, ce qui les a amené à faire ça....  un peu spécial  car les choses émergent sans qu'on les réfléchisse....  et ça semble le bon sens même....... bref .....  le plus important c'est qu'à la fin de ce processus, et c'est ça qui change tout pour moi......  on s'aperçoit que le comportement des autres, dans cette circonstance,  n'a rien à voir avec notre propre valeur,  c'était juste une histoire dont on a tenu un rôle

par exemple, quand je me suis rendue compte que le "rejet" de ma mère était dû en réalité  au fait que j'étais une fille, ce qui lui a fait remonté toute sa propre difficulté, à elle, à être une fille  (sa famille aurait voulu un garçon),  et non pas à moi-même, en tant que personne

franchement pendant 30 ans, je me suis sentie mal de sentir ce léger rejet de ma mère et ça m'a gaché la vie....  et après cette séance, j'ai compris que ce n'était pas  "moi" le problème,  mais bien   "avoir une fille" qui était un problème pour ma mère.....   ça a changé totalement mon rapport à moi-même, ne plus chercher  "pourquoi!!!!" mais pourquoi ne suis-je pas assez bien pour elle.....!!!!   je n'ai plus à chercher, et je n'ai plus non plus à la convaincre que je suis "bien"

 

bon, ça se fait en "ondes alpha"  parce que sinon la pensée vient bloquer et parasiter,  pour moi c'était tout le temps qu'elle voulait reprendre le controle, et je m'aperçois qu'à l'époque j'avais finalement beaucoup pratiqué le lacher prise sur mes pensées

Liliblabla.
Abonné

Bonjour Soleluna,

Oh non tu n'es pas seule ! J'apporte a petite pierre à tous les posts. J'ai des attaques de panique certaines nuits. Ca ne me pousse pas à manger mais à beaucoup bouger. Je me lève et je marche dans la maison pour dissiper cette angoisse terrible. Et ça me prend beaucoup de temps.

Pour moi aussi une coupure s'opère, une sorte de dissociation entre moi et la façon dont je perçois le monde habituellement. Et subitement tout m'apparaît n'avoir aucun sens, la conscience de ma propre mort et la panique qui va avec m'envahissent.

Ca fait maintenant un bout de temps que j'en discute avec mon psy et petit à petit, en progressant sur d'autres problèmes, en réajustant peu à peu ma vie à mes envies, en digérant le passé, ces crises sont moins fréquentes et moins intenses. Pourtant je ne sais toujours pas, de façon précise, à quoi elles sont liées. C'est comme si je guérissais de façon concentrique, par les bords, par la banlieue et petit à petit, par contagion bienheureuse, j'atteins le centre.

Comme cela a été dit, je trouve fantastique de pouvoir accueillir ces émotions plutôt que de les ranger soigneusement sous le tapis. J'ai longtemps considéré que ça n'était rien. Mais depuis que j'en parle, c'est un trésor qui me permet d'avancer. Et cette idée m'aide à mieux vivre de telles épreuves. Je pense donc qu'une des clés réside dans le fait de pouvoir en parler à quelqu'un capable d'en faire quelque chose pour soi.

Voili, voilou, bisou.

FRED73
Marraine
Tiens, moi aussi ma mère aurait voulu un garçon. D'ailleurs ce n'est pas pour rien que je m'appelle Frédérique ! Quand j'étais petite je n'aimais pas mon prénom mais après je me suis dit que finalement mieux valait être une fille avec ce prénom, c'est plus original ! Pour les cadeaux, j'ai toujours pensé que quand on sait que pour l'autre c'est important, on fait un effort et ma mère ne se donne pas la peine de le faire. Alors peut être que c'est à moi de ne dire que je ne la changerais pas. C'est ce que j'ai fini par faire de toute façon, je n'ai pas le choix... Je lui ai déjà dit mais elle est trop fière pour me laisser rien qu'entrevoir qu'elle tient à moi ! Elle a construit une citadelle autour d'elle pour ne jamais montrer ses sentiments. Tiens donc, pourquoi est ce que j'évite les émotions ? Elle m'a sans doute fait comprendre que c'était dangereux.
lorraine
Marraine

Merci Izabelle de tes précisions livresques

Fred, je n'avais pas vu tes posts. Merci de tes témoignages. Je retrouve  ma mère...je suis contente aussi que tu vois quelqu'un...Accroches toi pour l'accueil des émotions. C'est une clé formidable.

la question du cadeau mal choisis par ma mère  , mal emballés....je ne connais pas trop ; cela fait plus de trente ans que ma mère préfère me donner de l'argent, car "je ne sais pas quoi t'acheter"..

je comprends Izabelle quand tu dis que c'est parce que les personnes ont d'autres valeurs/personnalités que nous...qu'ils n'attachent pas spécialement d'importance à ces aspects, que cela n'empêche pas l'amour..

D'accord,  totalement.

Mais dans certaines situations parents-enfants, y a vraiment le sentiment (et une réalité assez manifeste)  de ne pas compter du tout ou en tous les  cas pas comme "un être à part entière" , pour ses parents en l'occurence la mère et ça peut se traduire par "même les cadeaux elle ne sait pas me les faire".

Quand on a mille manifestations d'amour, d'intérêt pour nous de la part de nos  proches, effectivement on peut se raisonner quand ils ne sont pas en totale adéquation avec nos désirs à nous. Ca s'appelle même faire preuve de maturité..Mais .Desfois, je me dis aussi punaise quand même il sait que c'est important pour moi, il aurait pu faire l'effort smiley

 

Se rappeler aussi de l'importance de la différenciation entre mère et enfant pour que ce dernier puisse aussi grandir plus serainement ,

Et je crois bien, en tous les cas dans la relation avec ma mère, enfant et ado,  , elle ne me voyait pas comme une entité séparée d'elle avec mes besoins, mes envies, mes émotions, à les reconnaître et à les accepter. A toujours vouloir imposer SES diktats jusqu'aux détails comme  fringues, nourriture. Avec un  manque indéniable  d'empathie et de gentillesse  à mon égard . Je crois bien qu'elle vivait mes ripostes et ma volonté de me différencier d'elle comme du non-amour de moi à son égard . Mais bien incapble d'avoir conscience de tout cela, et tout en mécanismes de défense, elle ripostait à son tour

Dans les mères déficientes il y a plein de niveaux....Le niveau de déficience de la mienne est loin d'être le pire mais y a beaucoup moins pire aussi comme déficience maternelle  !

C'est du passé. A présent, notre relation est basée sur le respect et avec beaucoup de tendresse. Avec LC et la rpc j'ai fait un pas en avant dans cette relation, je me suis beaucoup adoucie, prenant avec plus de légèreté et un certain recul ce qu'elle me disait. Et cela a contribué à ce qu'elle change (à 80 ans passés...comme quoi tant qu'il  a de la ie...). Et je pense qu'elle a repéré certains de ses torts et a réajusté

Je voulais raconter ce témoignage desfois qu'il ferait écho chez certaines d'entre vous.

 

Oui, tout à fait d'accord , ce n'est pas nous qui sommes visées directement quand on se sent malaimé (enfin pas toujours en tous les cas), ça a à voir avec la propre histoire de nos parents ou mère.


 A un moment donné c'est bien pour devenir vraiment adultes de le comprendre et du coup nous pouvons aussi passer à autre chse et pour cela c'est capital . Mais repérer, identifier, nos blessures d'enfant, s'octroyer le droit d'avoir souffert, se le laisser dire, en vouloir à ses parents ou en tous les cas pointer ces aspects défaillants sans culpabilité est un passage obligé. De cela j'en reste convaincue. Notre état de personne ayant souffert doit être reconnu pour pouvoir après le dépasser....Ce n'est que dans un deuxième temps qu'on peut aller à l'analyse de ce que sont nos parents et ne plus leur en vouloir.

Je trouve aussi intéressant et facilitant pour nous quand les parents savent reconnaitre qu'ils ont un peu déconné à certains moments, et surtout quand ils arrivent aussi à comprendre pourquoi. Ma mère a jamais su faire...Les mères qui savent reconnaître cela c'est un vrai bonheur...

 

Je ne connaissais pas la sophro analyse, c'est intéressant.

Dans la kinésiologie après avoir visualisé la naissance, de suite aussi jai pu évoquer, de manière assez calme ,  la place et le ressenti  de mes parents à ce moment là. Et discuter de la naissance de mon frère (car j'avais 7 ans à ce moment là e plein de souvenirs) et de la place de mes parents à ce moment là .

Merci aussi de ton témoignage liliblabla. Complètement d'accord avec toi. De l'importance de le dire et de partager verbalement avec un thérapeute. J'aime bien comment tu illustre le chemin de la guérison (avant dernier paragraphe) .

Coucou à toi  Solulena.

PS : je viens de lire ton tout dernier post après avoir envoyé le mien Fred et je vois qu'on pense pareil pour certains aspects (cadeau)
 Je devais être un garçon aussi, elle était persuadée que j'étais garçon (pourtant pas d'échographie à l'époque ! wink) et j'ai hérité du prénom (fabienne)  que ma tante qui avait accouché une heure avant voulait donner à son fils .

FRED73
Marraine

Eh bien Lorraine, on a vraiment des mères qui ont énormément de points communs ! La mienne n'a jamais su reconnaître non plus ses erreurs, ni avec nous (ma soeur et moi), ni avec mon père qui a fini par partir parce qu'elle était incapable d'affection. Ce qui m'a aussi fait beaucoup de mal c'est que quand elle s'est rendue compte que mon père l'avait trompée, j'avais 13 ans, elle m'a complétement instrumentalisé pour le faire culpabiliser. Elle était la pauvre victime et lui le gros salaud pervers. J'ai pris toute sa souffrance et j'ai détesté mon père. 

Je lui en veux pour l'image des hommes qu'elle m'a donnée et pour s'être servie de moi pour le faire rester. Il se sont séparés il y a 3 ans et elle a voulu recommencer, là je lui ai dit clairement qu'il etait hors de question que je prenne parti. C'est leur histoire pas la mienne et ça restera toujours mon père. Ce n'est pas moi qu'il a trahi.

Bref, tout ça pour dire que c'est encore tendu avec elle. Il y a toujours un sujet tabou : mon père. Avec lui, ça va parce qu'il a reconnu ses torts : avoir été un père distant qui a fui la maison. Je le comprends mieux maintenant, ce n'était pas de ma faute mais bien celle de ma mère. Mais quand on est enfant, on pense que c'est de notre faute, que l'on est pas assez intéressante ! J'ai d'ailleurs encore souvent le sentiment d'ennuyer les gens...

J'ai arrêté maintenant ma thérapie, ça va mieux même s'il y a encore des souffrances, je suis moins anéantie qu'avant lorsque l'histoire de la fille rejetée qui ennuie les autres refait surface.

Au fait, pourquoi as tu choisi le pseudo Lorraine ? tu es de là bas ? Moi j'habite le Val de Marne mais j'ai grandi dans les Vosges et mes parents y sont encore.

lorraine
Marraine

Oui, Fred je suis lorraine, mosellane plus exactement (native de la frontière allemande).  Chaque fois qu'on remonte (j'habite le "presque sud" depuis 13 ans") on passe non loin de Neufchateau, Epinal. smiley

Et toi t'es native de lorraine ?

-Les personnes lorraines  enfant pendant la deuxième guerre mondiale (comme ma mère qui avait 8 ans en 1939) ont particulièrement beaucoup morflé (et pas forcément côté nourriture) ce qui n'a pas forcément facilité leur vie d'adultes. -

FRED73
Marraine
Oui, je suis née dans les Vosges. A cause de la dureté du climat les Vosgiens sont des "tognias" comme on dit là bas, c'est à dire rustres, durs, fermés... En tout cas dans ma famille on ne montre pas ses sentiments.
Soleluna.
Ancien abonné

Ouah, ça fourmille d’échanges, j’adore. :) Et comme toujours, généreux, merci !
Oui merci de se livrer ainsi, c’est pas facile. Et d’éclairer les choses, par différents angles, ça apporte beaucoup.

J’ai écrit le premier post sous le coup d’une peur panique. Oui, c’est ça, c’était vraiment panique à bord, de constater que tout était aussi fort qu’alors. Stupeur.
En y réfléchissant, rien de très étonnant en réalité. Eviter, refouler. C’est juste repousser, mais la chose est toujours là. Alors qu’on ouvre la boîte de pandore, ben…

Vous parliez de cadeaux mal emballés. Ben moi y’avait pas d’emballage, parce que pas de cadeau, comme ça le problème était réglé :) Je plaisante hein. Enfin, sur la forme, pas sur le fond (y’avait vraiment pas de cadeau). Sur la forme, parce que je comprends que ça ait pu blesser. Certainement parce que ça rappelait d’autres choses, sinon l’emballage serait passé inaperçu. Je te rejoins Izabelle. Moi les emballages ou les cadeaux, c’est pas important. Je me « force » à en faire, parce que c’est important pour les autres, mais ça compte pas vraiment. Ni dans mes gestes à moi, ni dans ceux que je reçois. C’est juste des choses. Je vois dans les gestes d’amitiés, les témoignages d’amour, des cadeaux bien plus précieux que dans des objets. (Si à la rigueur, ce que je préfère, c’est offrir des billets pour voyager J) Mais encore une fois, c’est une histoire personnelle.

Fred, tu sais je me dis, que s’il y a bien une chose qui relève totalement de l’illusion dans la vie, c’est le contrôle. On ne contrôle rien, absolument rien (et la maladie par exemple nous le rappelle bien. Mais c’est juste mon exemple ;) Alors dépenser son énergie là-dedans, c’est se lancer dans une bataille perdue d’avance. Juste penser à cela : je mets toutes mes forces, tous mes efforts, dans une lutte que je ne gagnerai jamais, jamais. Alors, à quoi bon ?

Oui et c’est moi qui écris ces lignes, madame je gère et je contrôle. Mais c’est vrai, tout bêtement vrai. Alors le chemin est erroné. Il a porté ses fruits, parce qu’il a été une stratégie pour s’en tirer. Et zéro regret, ce qui a été a été et a construit les femmes que nous sommes aujourd’hui. Mais aujourd’hui on est des femmes, avec des enfants blessées dedans, mais on est aussi des adultes, riches d’une expérience, on y a réfléchi, nous ne sommes plus ces enfants sans défense. Comme l’a écrit Lorraine, on peut vivre tout cela. On peut vraiment le vivre.

Protocole de naissance, kinésiologie, sophro-analyse (c’est quoi les ondes alphas ?).. c’est fou toutes ces techniques ! Je n’en avais jamais entendu parler, mais ça fait sens.

La relation aux parents… Au père, je connais pas, mais à la mère. Pfffffffffff. Si y’a une chose que j’ai appris c’est qu’on ne peut pas faire l’économie de la colère. J’ai toujours voulu zapper cette phase, je pensais pouvoir m’élever au-delà, que j’étais plus intelligente que cela (je vois pas le rapport, mais c’est dans ces termes que je pensais la chose). Ben je me suis trompée. Aujourd’hui je crois que quand la colère est là, elle doit s’exprimer, et pleinement en plus. Pas en l’atténuant. Non non, telle qu’elle est. Ce faisant, on se déleste. Et après on peut continuer le chemin. Mais c’est une étape obligatoire. De ce que j’ai expérimenté du moins. Oui, c’est ce que tu écris Lorraine « Notre état de personne ayant souffert doit être reconnu pour pouvoir après le dépasser.... », c’est exactement ce qui s’est passé pour moi cet automne. Ca a été une étape capitale.

Lorraine, j’aime beaucoup ce que tu dis de l’enfant à choyer, et aussi de la voix de Christophe André, si enveloppante. Ca m’a mise vraiment en curiosité, et j’ai bien envie de filer m’acheter le bouquin, depuis le temps dont j’en entends parler de cet homme. :) Méditer pour ne plus déprimer c’est ça ? Ou tu m’en conseilles un autre ?

Je suis chamboulée aussi par ce que tu écris de ta relation à ta mère aujourd’hui. On sent beaucoup d’apaisement et énormément de tendresse, et ça me touche. Oui, il est des personnes qui au seuil de quitter leur vie, baissent les armes et font des pas. D’autres ne le feront jamais. C’est ainsi… Je suis heureuse que ta mère et toi avez pris cet autre chemin,  c’est très précieux.

Lili, oui voilà, dissocier, couper et au final quoi ? tout apparaît n’avoir aucun sens, c’est pire qu’avant. Alors quoi ? Je n’ai pas de réponse universelle. Mais telle que je suis aujourd’hui, celle que je suis aujourd’hui, voit en la pleine conscience un chemin. Si éviter n’est la solution que d’un temps, alors je peux essayer de faire l’inverse. Juste être en contact, petit à petit, par petits bouts, avec des allers-retours, aller venir, mais revenir. Et voir ce qui se passe.

Pour finir, je vous livre ceci, qui formule bien ce que j’ai en tête

« Vouloir répondre à une question, c’est se condamner, au mieux, à une réponse. Nous avons été jusque là les gens de la réponse. Or, toutes les réponses se révèlent en fin de compte insatisfaisantes. L’être n’est pas grossier ; il n’a rien de commun avec les réponses trop vite expédiées. Devant notre recherche pressée, il se retire ; dans la cessation, il demeure. Les réponses promettent tout mais finalement ne livrent jamais rien. Le recueillement de la méditation n’annonce rien du tout, mais il nous laisse bientôt seul avec l’inouï ; il contemple l’étendue. »
Pantajali et les yoga sutras, Jean Bouchard d’Orval

Amitiés

Liliblabla.
Abonné

Et oui plein d'échanges parce qu'ici on est sur l'intime et je crois bien que l'intime de l'un a le pouvoir de réveiller l'intime des autres.

La colère, je suis d'accord, on ne peut pas en faire l'économie. Moi, je n'ai pas osé, et bien mal m'en a pris. Une saine et exprimée colère envers ma mère m'aurait certainement évitée des années de souffrances et de kilos accumulés. Mais voilà, il est parfois difficile à un enfant de se mettre en colère contre un adulte qui se positionne en victime. C'est malin un adulte...

Je me demande si, au fond, toute colère n'est pas légitime ? Quand ça bouillonne fort comme ça, que ça hurle à l'intérieur, c'est qu'il y a blessure, atteinte, alors oui, c'est sans doute mieux que ça sorte.

Alors maintenant je retrouve mon chemin, et j'essaye d'associer l'ensemble, l'avant et l'après, le dedans et le dehors, le mal et le mieux, le plaisir et les obligations. Vivre avec ce passé, accepter, pouvoir en parler avec cette mère, par touche, espérer une évolution et surtout vivre ma vie, telle est l'aventure que j'ai entamée il y a un petit moment.

FRED73
Marraine
Lili, il n'est jamais trop tard pour exprimer sa colère. Moi non- plus je ne l'ai pas fait enfant pour les mêmes raisons que toi mais adulte, elle est sortie. Cela a pu se faire grâce à mon mari et à ma psy qui m'ont tous 2 fait comprendre qu'elle était légitime. Ma psy m'a également aidé à ne plus culpabiliser face à ma mère qui a toujours utilisé la culpabilité comme une arme pour nous empêcher d'exprimer notre colère justement.
izabelle
Animatrice forum

moi je ne me suis jamais retenu pour la colère face à ma mère

et pourtant la pauvre, elle est franchement géniale par rapport à de nombreux parents

ma soeur en revanche n'a jamais réussi à la sortir, encore aujourd'ui c'est moi qui rue dans les branquarts et elle qui reste toute gentille

mais bon, on a des parents assez adorables et qui d'ailleurs nous ont toujours fait des cadeaux très beaux, signifiants, et très emballés wink

 

mais j'ai compris le truc des cadeaux avec mon chéri....    il est  "allergique"   et pourtant il "sait" combien j'y suis sensible, mais ça lui fait trop violence en fait

donc là, pour la St Val,  c'était poème d'amour improvisé au réveil,   moultes cartes avec mots doux.....

et pas de cadeau bien sûr.....     pour lui les cadeaux n'ont rien à voir avec l'amour,  il en a été "dégouté"  très jeune  à cause de sa famille

une autre culture quoi......

ça fait du bien de s'ouvrir à d'autres cultures, de comprendre d'autres fonctionnements

 

J'ai fini le livre de Petit colin,  en fait j'ai adoooooré......   parce que même s'il y a des passages caricature et qq énormités, dans presque  toutes les pages du bouquins j'ai cru lire l'histoire de ma vie,  et que se sentir  "compris"  c'est qqchse dont j'ai beaucoup manqué depuis ma jeunesse

donc rien que pour ça, je l'aime, ce livre

 

très bon week-end les filles

lorraine
Marraine

Oui, joliment dit liliblabla, l'intime de l'un a le pouvloir de réveiller l'intime de l'autre...c'est vrai c'est bien passionnant ces échanges

 

Moi la colère je l'ai toujours eue mais sans l'identifier en tant que telle ...Contre mon père, ado je me battais avec lui,  pendant quelques années puis colère contre ma mère...je n'ai réussi à lui formuler qu'une fois mère moi même donc tard, colère simplement pour lui dire que j'en avais marre de ces humilations et autres propos déplacés un à la seconde..;à 40 ans.

Ca é été très compliqué , elle ne tolèrait pas, comme la tienne fred ma mère est (était jusqu'à y a un an...!) la reine de la culpabilité...Une vraie langue de vipère, totalement gratuitement...

Puis c'est une psy qui lorsque j'avais 44 ans m'a dit sans que je m'y attende qu'il fallait que j'arrête de culpabiliser (je ne savais pas que ça se remarquait tant que cela) de me demander toujours et encore où j'avais failli..."Votre mère est toxique, et si moi je ne vous le dis pas personne ne le vous dira, alors je vous le dis". Ca m'a enlevé une sacrée épine du pied. Salvatrice comme parole.

Si ma mère a baissé les armes, c'est aussi parcequ'elle a compris qu'elle allait me perdre...pendant une année, je n'y étais passée qu'une nuit...et sans culpabiliser...(progrès énorme, la rpc et le face à face avec mes émotions a joué un rôle très important.!! . Elle a choisi de ne pas me perdre.(elle a déjà un fils parti aux USA pas revu depuis 13 ans) .Mon petit doigt me dit qu'elle s'est fait remonter les bretelles par une amie ou soeur à elle  auprès de laquelle elle a du se plaindre de ma méchanceté.... 

Donc oui, . Nous on ne mourra pas de notre colère eux non plus...Je regrette d'avoir attendu aussi longtemps mais c'est comme ça avant je n'étais pas prête...Oui, je suis contente qu'avec ma mère ça se passe mieux, elle est devenue  gentille avec moi , donc du coup je le suis aussi et du coup passer uen semaine avec elle c'est reposant. Maintenant je ne lui demande plus  rien d'autre, juste être gentille à mon égard.

J'aime bien solulena quand tu parles de notre construction en tant que femmes avec les stratégies qu'on a trouvé pour s'en tirer. C'est bien vrai. Et moi aussi je n'ai aucun regret. Mes 30, voire  40 premières années de  vie  ont connu leur lot de difficulté mais maintenant je suis plutôt sereine et en réel accord avec ma vie...alors vous les jeunettes wink ne vous découragez pas 

Mais faut se soigner quand la souffrance est là (de toutes les façons possibles et imaginables, trouver ce qui convient, essayer,...)et qu'elle nous empêche d'avoir une vie sereine...Choisir une vie sereine je trouve c'est quand même se faire un beau cadeau . Vraiment.

 

Christophe ANDRE : le premier CD que j'ai écouté et sur lequel j'ai fait de la rpc, c'est "méditer pour ne plus déprimer". C'est sur ce CD que la voix m'a transpercée....Je ne l'écoute plus j'en ai plus le besoin, je travaille plus sur "méditer jour après jour" : émotions douloureuses, corps douloureux...Ca ne te coûte rien (ou quelques vingtaines d'euros seuleùment ) d'essayer, peut être cela te conviendra peut être pas...Moi je fonctionne comme ça ...J'essaie des trucs conseillés, proposés...A chaque fois même si ce n'est pas toujours  miraculeux j'arrive à en trouver des enseignements.

"On peut le vivre, quoiqu'il arrive on peut le vivre" : c'est une phrase de GA lue dans un ou plusieurs  chat ou post...qui lui même l'a peut être empruntée ...Je crois que dans le bouddisme cette phrase fait foi...(à force , je mélange tout, je lis et écoute pas mal de choses, qui m'aident à avancer, qui m'aident aussi à mieux comprendre mes collègues, mes amis  les publics accuiellis..)

Et ben dites donc, tu fais des beaux cadeaux Solulena, des billets de voyage ...smiley

Allez, je vais passer à table...artichauts...ce soir sortie spectacle..

Bises, et à bientôt

Soleluna.
Ancien abonné

Ah lala, ca fait du bien de te lire Lorraine, ça me berce presque :) On sent tellement de douceur et de paix que ça en est contagieux :) (eh, au passage, on a dix petites années de différence, alors jeunette hein) :)

alors hier suis passée chez le libraire, et voilà, ne sachant choisir entre "médtier jours après jour", et "méditer pour ne plus déprimer" ben j'ai pris les deux. En ajoutant "la sérénité de l'instant présent" de Nath, comment ça voilà c'est fait ! Euh. Un peu une recherche de la baguette magique (y'a la solution dans les bouquins, ou il suffit de comprendre, la même vieille croyance), mais surtout je suis en pleine exploration des émotions, et wahou, c'est immense. Et ça me plaît. Je déguste à fond au passage (au sens propre comme figuré au demeurant :))) mais je sais que j'ai une clé là. C'est un cap hyper important.

Hier c'était ma séance hebdo PC avec le groupe. On a fait la méditation de l'amour bienveillant, celle de Kabat Zinn et j'ai de nouveau fondu en larmes, l'aprem itou. Mais c'est bien. J'ai toujours cru que j'étais quelqu'un de très triste au fond (et de très gai aussi). Mais je ne suis plus certaine d'être triste. J'ai de la tristesse en moi, en stock, parce que refoulée depuis des lustres. C'est pas pareil. Bref, ça fourmille dans ma tête, mais l'expression est confuse. J'y reviendrai.

Izabelle, je me note le bouquin pour une prochaine, et quand je serai prête :)

belle journée les filles !

Noelle
Marraine

Merci Lorraine,  de ce que tu fais circuler de relation apaisée et d'amour pour ta mère

marieal.
Inscrit

je reviens vers cette discussion que j'avais lu un moment....et là, à la lumière de ce que j'ai appris sur moi ces derniers temps, je la lis bien différemment... mon témoignage en forme de synthèse de tout ça:

 

bon , pour faire court, j'ai réalisé avec la diététicienne que j'avais envie qu'on prenne soin de moi,

que cette envie remontait à mon enfance depuis laquelle je traine un manque de témoignages d'affection de mes parents ( lorrains au passagewink) déjà peu démonstratifs qui ont surinvesti mon petit frère qui avait des difficultés, me laissant moi bonne élève bien sage à l'écart des calins et autres contacts physiques. Ce n'est peut être d'ailleurs pas La réalité mais c'est la mienne, enfin ce que je traine depuis des années. J'ai toujours su que ça m'avait manqué, ce que je n'avais jamais réalisé c'est à quel point cela a eu des conséquences...et encore moins que cette réalité était là juste en dessous d'une fine couche de..glace? et qu'il en fallait très peu pour que ça me saute à la figure! J'avais eu quelques épisodes qui auraient pu m'alerter, de type pétages de plomb émotionnels ( grosses crises de larme parce que je trouvais que ma mère ne me prétait pas assez d'attention ) que je trouvais d'ailleurs disproportionnées par rapport à l'événement sans que je sache pourquoi j'avais réagi comme ça...

J'ai donc appris à taire mes émotions la plupart du temps, n'ayant pas de retour, et je les ai largement étouffé sous une inattention totale à mes ressentis, physiques ou émotionels. Je mangeais sans faim, quasiment toujours au delà de ma satieté, je ne savais pas résister aux tentations  dès lors qu'un aliment m'était présenté, n'ayant aucun ressenti physique pour me faire cesser de manger...je n'avais pas beaucoup d'émotions, juste un sentiment régulier de vide et d'ennui que je dissimulais sous la bouffe.

Globalement, je crois que j'ai enfin trouvé les clefs , le moyen de faire fondre cette partie immergée de l'iceberg dont le surpoids serait la partie emergée, ce qui m'a manqué depuis le début de mon parcours sur LC...les clefs sont la méditation et la RPC qui m'aident bien à lacher prise sur le besoin de contrôle qui m'habitait.

Cette évolution n'a été possible que parce que j'ai consulté une psychologue puis une diéteticienne du GROS qui m'ont bien aidée dans cette compréhension de mes modes de fonctionnement....

Il me faut maintenant introduire de la pleine conscience dans mes actes de la vie quotidienne pour apprendre, enfin à m'écouter.

lorraine
Marraine

Merci  de l'accueil réservé à mes posts. Ca me va droit au coeur et m'émeut car ça me remue toujours un peu de parler autant de moi (sans EME smileywink) et là , dans le dernier post, j'ai été loin, je trouve ......

Je suis très heureuse,et c'est le but,  s'ils peuvent contribuer à éclairer des pans de votre vie et de relations avec vos parents/mère.

titelilidu27.
Abonné

Salut les Filles

Lorraine, MERCI pour tes post tu vois j'étais passée à côté de ton grand post explicatif dans lequel je me retrouve plus ou moins :

Moi j'ai 23ans donc je suis jeune certe mais depuis toute petite jeter dans le monde adulte...

Mes parents m'ont eu a 22ans et ma mère me désirais mon père PAS, étant petite il s'est occupé de moi j'étais sa fille ainée mais à l'arrivée de ma soeur 4ans plus tard il a changé du tout au tout me concernant et est passer de papa attentioné a papa absent de part son boulot mais aussi de sa personalité, pourquoi ? Et ma mère as couper toute affection envers moi et mon enfance c'était pas de calin juste un bisou avant d'aller se coucher et j'en ai terriblement souffert étant très caline.

Heureusement elle s'est rattraper vers l'âge de 16-17ans donc vaut mieux tard que jamais.

Bref ce qui fait que  j'ai grandis en devant m'élever "seule" mon père était très souvent absent et du coup ma mère a très vite eu besoin de mon aide ( à 7-8ans je m'occupais de ma petite soeur pour aller à l'école car mes parents bosser et ils n'avaient pas les moyens pour une nourrice,  12ans je repasser mon linge seule..) j'ai du très vite avoir une attitude d'adulte est vite j'ai reproché a mon père de ne pas être assez présent ma mère est tombée dans les dépressions et j'ai du subir sa des mon très jeune âge ( pas facile pour une petite fille ) du coup j'ai eu des altercations avec mon père de plus en plus fréquentes ( et douloureuses mentalement ) car un jour a l'aube de mes 16 ans il m'a dit : " Tu n'es plus ma fille tu me fais Honte " ce jour j'ai reçu n coup de poignard dans le coeur je n'ai pas compris ce qu'il me reprocher pourquoi agissait t'il ainsi ? Je ne le sais toujours pas car c'est quelqu'un de très orgeuilleux, prétentieux et mr je sais tout et je suis le seul a avoir raison le pire c'est qu'il ose le dire ( moi je n'ai pas cette prétention ) bref c'est un discours de sourd entre nous et je crois que j'en souffre énormément aujourd'hui et que cette cicatrice restera jusqu'a mon dernier souffle car quand on est enfant la seule chose dont on a besoin c'est de l'amour de ses parents et sentir leur indifférence est très dur à gérer.

Donc quels conseils pouvaient vous me donner pour que j'arrive à passer outre sa? car je n'arrive pas à faire comme toi Lorraine ne pas aller voir ma mère ou mon père me broie le coeur au fond de moi même , même si j'ai envie de leur faire voir a quel point ils m'ont blesser.

De plus habitant toujours chez eux actuellement c'est assez difficile de dire quoi que ce soit sachant qu'ils mon mise 2fois dehors donc j'évite de trop l'ouvrir je subis en attendant la fin de mes travaux.

Bonne soirée et merci pour vos post je me rend compte que nous sommes beaucoup avec des cicatrices lointaines...

lorraine
Marraine

Ttelili

Tu parles de souffrance : si la souffrance te devient insupportable n'hésite pas à consulter. Les psychiatres ont l'avantage d'être des médecins, c'est donc remboursé par la sécu. Et bon nombre de psychiatres sont aussi psychothérapeutes. Ce n'est donc pas le cliché du médecin qui donne des médicaments, mais du temps et de l'écoute

Et au fil des séances , tu pourras peut être aller vers la compréhension de ton histoire familiale et de ses acteurs.

Tu es encore jeune et tu vas cheminer petit à petit dans la relation avec tes parents.

Bonne soirée

izabelle
Animatrice forum

oui titelili, un suivi pourrait t'aider, de préférence avec un homme  pour travailler cette relation à ton père

en réalité, il y a de l'amour dans ces phrases qui font mal, mais tes parents ont eu leur parcours, leurs difficultés,  et ce qu'ils t'ont fait vivre était aussi le résultat de leur propre parcours

il est probable que ton père a un sentiment de honte, lui-même, qu'il a beaucoup de mal à conscientiser et à gérer, alors il le voit à l'extérieur de lui-même.... bien sûr ce ne sont que des suppositions de ma part

mais oui, les enfants ont besoin d'être aimés par leur parents,   et aussi souvent les parents les aiments mais sont extremement maladroits dans leur façon de le dire et de l'exprimer

même avec des parents véritablement affectueux, on peut réussir à se sentir mal-aimé également  (c'est mon cas),   donc je crois que le mieux à faire est d'accueillir ses ressentis,  de se donner à soi-même l'amour dont on a besoin

et ne pas hésiter à te faire aider si tu en ressens le besoin...

marieal.
Inscrit

izabelle, comme je vous l'ai indiqué dans mon post,

je me suis rendu compte que j'étais en manque d'affection de la part de mes parents. Mon papa est décédé mais ma maman heureusement toujours avec nous.  Je me demande si je dois lui parler de ça, j'en ai envie pour moi mais j' ai peur de lui faire du mal...en effet, je tiens beaucoup d'elle pour ce qui est d'ettouffer ses émotions et je ne suis pas sûre qu'elle ait les moyens d'assimiler ce genre de propos. As tu discuté de tout ça avec tes parents? si oui, cela t'a t'il changé quelque chose dans ton parcours LC?

titelilidu27.
Abonné

Lorraine, Izabelle, comme toujours Merci

Merci pour vos post je crois qu'il faut vraiment que je songe à consulter, je pense que j'en ai besoin pour avancée dans mon futur plus consciament de mes souffrances et que j'arrive à les accepter plus sereinement.

Je sais à quel point être parent doit être difficile et je ne leur en veut pas intentionnelement mais au fond de moi la souffrance est bien présente.

Je sais que LC m'apportera beaucoup dans ma vie, grâce a vous et votre soutien particulièrement...

izabelle
Animatrice forum

personne ne peut savoir à la place d'un autre si ça serait une bonne idée d'en parler aux parents

pour ma part je n'en ai pas ressenti le besoin, puisque je sais maintenant pourquoi je me suis sentie incomprise et pourquoi ma mère a eu du mal avec moi,  cela n'a rien à voir avec l'amour, juste que j'étais  "compliquée" (et que j'étais une fille)

parfois ça peut aider de le dire,  ou de le faire comprendre

ne pas hésiter à parler à la première personne dans ce cas, pour que le parent ne se sente pas "accusé", mais simplement pouvoir exprimer ce que l'on ressent,  pas pour lui rprocher, mais bien pour l'exprimer

du type  "quand tu me fais une réflexion de la sorte, ça me fait me sentir......"

 

ce que j'avais fait il y a longtemps, c'est de l'écrire dans une lettre, que je n'ai pas envoyé,  car le plus important c'est d'exprimer

aujourd'hui je suis adulte et je n'ai plus  "besoin" de l'amour de mes parents, mais chaque cas est unique, puisque les miens sont plutôt très affectueux de toute façon

par contre, me comprenant maintenant mieux moi-même, je les conseille pour les petits enfants et c'est très étrange,  c'est comme si je leur donnais des conseils sur comment il aurait fallu qu'ils agissent avec moi à l'époque

mais je n'ose pas leur dire en face   "c'est comme ça que vous auriez dû faire"

et ça ne m'apporterait rien je pense

 

marie, fais comme tu le sens, suis ton intuition!

marieal.
Inscrit

merci Izabelle pour ta réponse! je crois que je vais rien faire de spécial, me contenter de méditations de bienveilllance, et de demander à mon esprit intérieur de guérir cette blessure...

en une semaine, j'ai senti une réelle différence de mon esprit, et de mon comportement, avec ce matin une perte de 1 kg...whaou, le déclic serait -il là?

izabelle
Animatrice forum

super, je suis contente pour toi

Celada.
Abonné

Izabelle, je vais acheter ce livre qui parle du fonctionnement du cerveau. Tu peux m'en conseiller d'autres sur la "peur de tout"

Hier j'ai fait le stage avec le docteur Apfeldorfer, nous étions 17 de linecoaching dont "lavie en rose" qui est très mignonne et très débordante d'énergie, et d'autres filles généreuses, ouvertes intelligentes, avec qui j'ai sympathisé.

Nous sommes restées assises sur une chaise de 9h30 à 18h30 avec de courtes pauses. C'est  très très fatiguant mais tellement instructif ! Nous étions toutes là, pour le même problème apprendre à MANGER ! et à jeter ce qui n'est plus necessaire. L'après-midi nous avons travaillé sur l'émotionnel. Le docteur est très impliqué, s'occuppant de chacune de nous en profondeur. A la fin de l'atelier il était exténué et nous aussi mais pleines de conseils et d'espoir.

'Ecouter les autres filles, ça aide vraiment à comprendre certains  de nos traumatismes. Je conseille cet atelier à vous toutes si vous le pouvez. 

Bonne journée

izabelle
Animatrice forum

super, cette journée avait l'air chouette!!!

pour la peur,   je te conseille   "le grand saut"   de Russ Harris,    tu vas voir la peur différemment

moi qui ait eu peur toute ma vie, ça m'a changé la vie,  de la considérer autrement : à la fois la dédramatiser quand elle n'est pas utile, mais la plupart du temps, l'utiliser car elle est utile!!!!

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