Cercle vicieux

Anick.
Abonné

Depuis que je fais les exercices de carnets de Linecoaching, j'ai la réelle impression que je compulse beaucoup plus.

Je suis une perfectionniste. Ce qui me donne le plus envie de manger, c'est quand je mange trop ou sans faim, et le fait de noter tous mes travers m'angoisse.

La première bouchée que je juge de trop devient donc une quantité plus importante, pour laquelle je me sens coupable, et la culpabilité me fait manger. C'est tout un cercle vicieux!

Je sais que le fait de manger trop n'est pas un problème si j'attends que la faim revienne, mais souvent, je n'y arrive pas. Les occasions s'enchaînent souvent et j'en profite, ou c'est mes débordements qui m'emmènent des émotions que je n'arrive pas à gérer.

Est ce un passage normal dans la méthode?

J'ai l'impression que de me concentrer encore plus sur les carnets ou sur les exercices ne m'aide pas, car ça réveille la perfectionniste en moi, la meilleure amie de mes compulsions. 

Que faire?

Commentaires

Bulle
Abonné

Bonjour Anick,

Je n'ai pas de réponse à t'apporter, mais sache que je me reconnais dans ce que tu dis... Avant de commencer le programme, je ne culpabilisais pas de manger trop (je trouvais juste la sensation de lourdeur pas agréable mais c'est tout). Et depuis que j'ai commencé, je me rends compte que je mange vraiment trop, et du coup, je me mets à culpabiliser+++ . Du coup, j'ai tendance à vouloir réduire arbitrairement mes portions alimentaires pour être sure de ne pas trop manger, et ne pas culpabiliser... mais là, je suis à fond dans la restriction, et pas dans l'écoute de mes sensations...

J'espère que c'est juste un passage...

hemipresente.
Abonné

Bonjour Anick,

je fonctionne comme toi on dirait. J'espère que tu auras vite une réponse. Si tu l'as en message privé tu voudras bien nous la copier ?

Hémi

Maryh67.
Abonné

Bonsoir,

Je suis dans la même situation que toi. J'ai commencé il y a une dizaine de jours. Et depuis, je craque tous les soirs. J'ai tout le temps envie de manger et je pense encore plus à la nourriture qu'avant. La restriction ne se situe plus sur le type d'aliments que je mange, mais sur la quantité, sur la crainte de ne pas maîtriser ma faim.

J'espère que tout ça n'est que passager et que l'évolution dans la méthode fera que ça passera aussi.

 

Anick.
Abonné

Je crois que ceux qui pourraient avoir une piste de réponse répondront ici, mais ne vous en faites pas, si ça se passe ailleurs, je vous ferai signe! Si nous sommes plusieurs à le vivre, c'est peut-être... normal?!

Bulle
Abonné

Rho punaise, vous me rassurez!! j'avais vraiment l'impression d'être une extra-terrestre... Du coup, je me dis que ça doit faire partie du processus... J'ai posté la question pour le chat de mercredi prochain, on verra bien...

Nicci.
Abonné

Pareil pour moi. Je compulse beaucoup plus, c'est comme si m'étant donné l'autorisation de manger de tout, je n'avais plus aucune limite. J'ai acheté pleins de paquet de gateaux, le problème c'est que un paquet de gateau entamé = un paquet fini, dégustation ou pas. J'ai l'impression que ça fait comme à un ancien alcoolique à qui on permettrait de reboire un peu...

ilo.
Abonné

Bonjour!

en lisant vos messages, je reconnais mes problèmes, et je pense qu'il s'agit d"eme", envie émotionnelle de manger. Pour moi, le travail sur ces EME est bien difficile, notamment quand il s'agit de nommer l'émotion qui m'amène à manger alors que je n'ai pas une faim intense. C'est effectivement souvent tout un enchaînement de faits qui amène à une insatisfaction globale que la prise de nourriture apaise. Bref un beau bazar dans ma tête qui se finit toujours de la même manière, en tête à tête avec les aliments réconfortants. Je pense que la démarche ici est de sortir justement de ce cercle vicieux, mais il faut en passer par leur expérimentation "consciente", ce qui peut être très déstabilisant.

jpzermati
Votre coach

Bonjour à toutes et à tous,

Le problème que vous évoquez est un grand classique du comportement alimentaire.

Il s'agit du PERFECTIONNISME. On le retrouve dans beaucoup de troubles du comportement alimentaire.

Ce perfectionnisme transforme le travail sur les sensations alimentaires en une sorte de nouveau régime de sensations alimentaires. La restriction a changé de forme. Avant, le fait de manger des aliments interdits entraînait des compulsions. Maintenant, c'est le fait de manger sans faim ou au-delà de sa faim qui les déclenche. Avant il ne fallait pas manger de frites maintenant il ne faut pas manger sans faim.

Je rappelle que le comportement alimentaire est soumis à des processus de régulation qui ont l'immense avantage de pouvoir s'adapter aux variations des apports alimentaires. C'est cette flexibilité qui confère au comportement alimentaire toute sa puissance. Les perfectionnistes auront tendance à rigidifier le comportement et lui retirer la flexibilité qui caractérise son efficacité.

Pour le perfectionniste, le comportement alimentaire doit être parfait. On doit précisément manger quand on a faim et précisément s'arrêter quand on est rassasié. Ce qui est le contraire d'un comportement alimentaire normal. Dans un comportement normal, on mange globalement quand on a faim et on s'arrête globalement quand on atteint la satiété. La régulation se chargeant de corriger les variations. En somme, on fait simplement de son mieux. Ce qui dans l'oreille d'un perfectionniste raisonne quasiment comme une insulte. Pour le perfectionniste, on peut toujours faire mieux. Rien n'est jamais parfait.

 

Malheureusement, rien n'est plus faux. Et un tel raisonnement ne peut qu'aboutir à plus de stress et donc comme vous le savez maintenant à plus de compulsions.

Gérard Apfeldorfer et moi-même aborderons prochainement le thème du perfectionnisme dans les groupes de discussion.

En attendant, Mesdames, efforcez-vous de faire simplement de votre mieux. Et surtout ne soyez pas parfaites.

Anick.
Abonné

Merci de cette réponse! Je sais que mon problème se situe au niveau du perfectionnisme, et c'est justement ce que j'écrivais dans mon blog hier, mais je ne sias pas quoi faire pour être plus souple. Ce n'est pas tous les jours qu'on entend "surtout, ne soyez pas parfaites"! J'ai essayé de me donner la liberté de manger plus que ma faim, de manger moins, de me laisser explorer librement, mais ça garde un aspect forcé. Je ne travaille plus sur la satiété et je m'en porte mieux puisque ça, c'était le summum de l'impossibilité de perfection pour moi. Bizarrement, je la sens bien mieux depuis que je ne la cherche plus et que je la respecte de façon approximative. Je continue quand même d'être débousolée, mais heureuse, devant tant de souplesse alimentaire. Ma tête a souvent a croire que je peux cesser vraiment et complètement d'être dans le contrôle pour être plutôt vraiment dans l'écoute de mon corps. Et même ça, je voudrais le contrôler, le faire parfaitement... mais au moins j'en suis consciente et j'essaie de changer. Pas facile! J'ai bien hâte de vous entendre plus longuement sur ce thème! 

Nicci.
Abonné

Merci également Docteur !

Quand à moi, je ne savais même pas que j'avais le droit de ne pas être parfaite. C'est sans doute de là que me vient ce sentiment de n'être jamais à la hauteur et jamais à ma place.

Alimentairement parlant, c'est plutôt du côté de la faim que je pêcherais, attendant d'être toujours en hypoglycémie, tremblante et énervée pour manger, ou alors sans faim du tout, ou ne pouvant pas croire que quand je pense seulement qu'il faudrait que je mange, ça puisse être tout simplement de la faim, et ne me l'autorisant pas.

poopsy.
Abonné

Tout cet échange est diablement intéressant, et je ne me reconnais que trop hélas :(

080413143151_Libellule2.
Abonné

J'en suis aussi anick :)

Et je me suis reconnue à 100% dans la réponse du docteur zermati

damned....

felicia.
Abonné

Merci pour ces réponses! Car c'est tout moi et c'est très difficile en ce moment. Impression de faire tout pour que ça ne marche pas!

 

Félicia

soso74.
Abonné

Dur, dur de changer sa façon de faire, surtout quand on nous a rabaché de manger à heures fixes et de manière strucuturée (plat/entrée/dessert). Pour moi c'est difficile de finir un repas sans fromage ou dessert, j'ai l'impression de ne pas faire "comme il faut". Il y a certains moments de la journée ou j'ai vraiment faim et que je le ressens (avec les symptomes de grande faim) mais la plupart du temps j'ai juste"envie" de manger. Je me remplis j'en ai conscience (depuis peu de temps), et je culpabilise après...

 

En tout cas je suis bien contente de me rendre compte que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de réactions à la nourriture...

tita.
Abonné

J'aime bien la phrase "Avant il ne fallait pas manger des frites, maintenant il ne faut pas manger sans faim"...

Bon y a plus qu'a me dire que ce n'est pas si grave si ca arrive .... de manger au dela de ma faim je veux dire...

magniou.
Abonné

Pfiouf!!! Merci pour ce sujet! smiley

Vous n'imaginez pas à quel point je suis rassurée! Plus de compulsions pour moi aussi et jolie prise de poids en plus (je ne rentre plus dans aucune de mes fringues...).

Du coup gros questionnement cet aprem: "que puis-je faire sans régime pour reperdre au moins assez de kilos pour pouvoir m'habiller?"

... et en même temps la déception en me disant: "non, depuis le début de linecoaching je ne veux même plus entendre parler de régime, je ne craquerais pas, il faut être patiente, j'arriverais à manger correctement sans y penser ça prendra le temps que ça prendra.." .

Mais bon c'est dur d'entamer une démarche pour aller mieux et pour perdre du poids et voir la balance partir dans le sens inverse!!! Grâce à ce sujet, ce soir, j'ai retrouvé ma motivation, je vais acheter un pantalon plus grand (bah ouais frown) et je vais me donner le temps qu'il faudra pour me réapproprier mon alimentation et mon corps!!! Encore merci les filles et bon courage à vous dans vos expériences linecoaching! wink

superjenny.
Abonné

Merci Anick d'avoir posté ce sujet car depuis quelques jours je pensais que je n'arriverai jamais à me sortir du processus de culpabilité lié au non respect d'un régime avant et au non respect de la faim et de la satiété maintenant.

La réponse du docteur Zermati m'aide beaucoup et surtout me renvoie en pleine figure mon perfectionnisme qui m'empoisonne la vie et m'empeche d'être contente de moi car ce n'est jamais assez bien.

Merci encore

Anick.
Abonné

On semble être plusieurs ici à porter le poid d'une perfection alimentaire tant désirée, mais ne nous blamons pas trop; quel régime ne nous a pas demandé de suivre à la lettre ses prescriptions jusque dans les détails les plus ridicules, sous peine de rester grosse et que ce soit tout de notre faute?

Je travaille très fort à trouver l'équilibre dans les demandes que je m'impose moi même dans mon assiette et dans ma vie en général. Ce qui est super de ce programme, c'est que lorsque nous auront réussi, on se sera améliorées sur bien d'autres plans que l'alimentation. Mais ouf, que c'est difficile de renoncer à cette protection qui nous protège de bien des angoisses tout en nous en apportant autant. J'espire à me déperfectionniser, et je ne crois pas que cela changera ce que je fais, mais surement que je m'éviterai bien des moments d'angoisse et que j'arriverai mieux à agir comme je le souhaite, en restant raisonnable.

Bon parcours!

jpzermati
Votre coach

Bonjour Anick,

Juste un mot sur ce dernier commentaire. Contrairement à une fausse intuition, le perfectionnisme n'est pas un gage de performance. Bien souvent les perfectionnistes sont moins performants que les autres car ils sont ralentis par leur désir de perfection. Ils contrôlent et recontrôlent tout. Ils lisent et relisent leurs mails...

Paradoxalement, c'est en lâchant son perfectionnisme qu'on augmente ses niveaux de performance. Car on lâche ses angoisses de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aimée, de ne pas mériter, d'être rejetée...

 

Allez, à titre d'entraînement, je vous propose de vous défouler et d'écrire sur ce forum vos mails avec le maximum de fautes de frappe et d'orthografe.

Apré tou, l'inportan cé de se fer conprendre, pa detre parfé !

 

JPZ

Tag.
Abonné

[quote=jpzermati]

Allez, à titre d'entraînement, je vous propose de vous défouler et d'écrire sur ce forum vos mails avec le maximum de fautes de frappe et d'orthografe.

Apré tou, l'inportan cé de se fer conprendre, pa detre parfé !

 

JPZ

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Je ne pensais pas être perfectionniste mais envoyer un message ou écrire un post avec des fautes, je ne peux pas ! Si j'envoie avec une faute, quand je me relis j'édite !

Je dois être perfectionniste alors.

Vididi.
Abonné

[quote=Tag]

[quote=jpzermati]

Allez, à titre d'entraînement, je vous propose de vous défouler et d'écrire sur ce forum vos mails avec le maximum de fautes de frappe et d'orthografe.

Apré tou, l'inportan cé de se fer conprendre, pa detre parfé !

 

JPZ

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Je ne pensais pas être perfectionniste mais envoyer un message ou écrire un post avec des fautes, je ne peux pas ! Si j'envoie avec une faute, quand je me relis j'édite !

Je dois être perfectionniste alors.

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Pareil. Je peux utiliser des abréviations, mais faire des fautes exprès... Mon cerveau se retourne dans sa boite.

Disons que c'est une déformation professionnelle, mais j'avoue qu'à force lire des fautes dans les copies, je ne les supporte plus beaucoup ailleurs. C'est déjà un effort surhumain de ne pas les corriger alors les faire volontairement. Aaargh!cryingwink

Sandrinedf.
Abonné

Zut ! Moi, c'est pareil, les fautes, c'est pas possible!... mais en lisant ces réponses, je me demande alors s'il n'y aurait pas un lien entre les perfectionnistes de l'écriture et les troubles du comportement alimentaire. J'avais déjà remarqué que tout le monde écrivait sans fautes ici (ou presque) et je pensais qu'il y avait des corrections automatiques. Mais ces échanges me laissent perplexe sur le fameux "lâcher prise".... Woaw ! On en apprend tous les jours avec cette méthode !

Pomdereinette.
Abonné

Argh... J'ai beaucoup ri mais... faire des fôtes...

Lily.
Abonné

J'adore ces moments de prise de conscience où le temps s'accélère... !!

 

Bon, alors, aujourd'hui, grande décision : je ne prends plus de travail à la maison, je ne m'angoisse plus sur le travail qu'il me reste à faire dans les 3 jours qui viennent, et je dis calmement à mes chefs cet après-midi en réunion, que non, je n'ai pas eu le temps de tout finir, et que oui, il me faut quelques jours en plus pour un travail serein et correct.  Zut alors ! (et oui, je suis fonctionnaire et même les fonctionnaires ont - parfois -  trop de travail ;-))

 

Et deuxième grande décision  : je ne relis plus 3 fois mes mails, je ne m'autoflagelle plus 10 fois par jour sur la qualité de mon travail. Bref, j'essaie de me faire confiance, et j'accepte de faire juste de mon mieux !

 

Ouf... ça fait du bien... Je vous tiens au courant !!

Anick.
Abonné

[quote=jpzermati]

Bonjour Anick,

Juste un mot sur ce dernier commentaire. Contrairement à une fausse intuition, le perfectionnisme n'est pas un gage de performance. Bien souvent les perfectionnistes sont moins performants que les autres car ils sont ralentis par leur désir de perfection. Ils contrôlent et recontrôlent tout. Ils lisent et relisent leurs mails...

Paradoxalement, c'est en lâchant son perfectionnisme qu'on augmente ses niveaux de performance. Car on lâche ses angoisses de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aimée, de ne pas mériter, d'être rejetée...

 

Allez, à titre d'entraînement, je vous propose de vous défouler et d'écrire sur ce forum vos mails avec le maximum de fautes de frappe et d'orthografe.

Apré tou, l'inportan cé de se fer conprendre, pa detre parfé !

 

JPZ

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É oui, ce ke ge voulé dire, c'est qu'en lâchant le pairfaicssionism, je seré paubableman plusse productive. Je sui bien plassé pour savoire que pairfaictionnism aigal souven praucrastination et pairte de tan, voir enxiété paralisente. Mé arraité, cé ossi pour un tan s'exposé à sé angoise de déssevoir, de ne po plair ni ètre émé, de ne po mérité, d'aitre rejeté, etc... An ce sens, le pérfèctionism protèg ossi, mais fossement.

Cé just lon d'aicrir com sa!

stridline.
Abonné

[quote=Anick]

[quote=jpzermati]

Allez, à titre d'entraînement, je vous propose de vous défouler et d'écrire sur ce forum vos mails avec le maximum de fautes de frappe et d'orthografe.

Apré tou, l'inportan cé de se fer conprendre, pa detre parfé !

[/quote]

É oui, ce ke ge voulé dire, c'est qu'en lâchant le pairfaicssionism, je seré paubableman plusse productive. Je sui bien plassé pour savoire que pairfaictionnism aigal souven praucrastination et pairte de tan, voir enxiété paralisente. Mé arraité, cé ossi pour un tan s'exposé à sé angoise de déssevoir, de ne po plair ni ètre émé, de ne po mérité, d'aitre rejeté, etc... An ce sens, le pérfèctionism protèg ossi, mais fossement.

Cé just lon d'aicrir com sa!

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C'35T P45 F0RC3M3NT L0N6 M415 C'35T C0NTR3 N4TUR3 !

J'4V415 J4M415 P3N53 QU3 P3RF3CT10NN15M3 3T PR0C45T1N4T10N, C4 P0UV41T 3TR3 L13 ...

Aezhenn.
Abonné

Arrêtez j'ai la rétine qui saigne ! cheeky

 

Bon... c'est donc ça (entre autre) qui empoisonne ma vie... mon perfectionnisme !  Je crois que je suis un peu dans la dérive je DOIS manger quand j'ai faim et m'arrêter à satiéter.

Mais peut-on guérir du perfectionnisme ? Ce que j'essaie de faire c'est de garder le perfectionnisme quand je fabrique mes bijoux et lâcher prise pour le reste (hum hum...). Mais je ne suis même pas sûre du bien fondé de la chose parce que pour finir on se lâche moins dans la création également à force de tout vouloir controler et que tout soit parfait...

Y a-t-il un mode d'emploi anti-perfectionnisme ???

Anick.
Abonné

Je pense que le perfectionnisme est un trait de personnalité mais qu'il n'y a rien de mal à faire les choses avec attention et minutie, comme tes bijoux. C'est l'excès qui devient paralysant.

Je me souviens clairement de la majorité de mes périodes d'examens universitaires. À un moment, je me met tellement de pression que je n'arrive même plus à étudier. Au final, quand il est trop tard et que je n'ai plus assez de temps, après l'ogie de bouffe, la crise de larme et l'acceptation que ma vie est finie et foutue, j'arrive à m'y mettre car je ne sens pas que ma note sera necessairement la note que j'aurais pu avoir si je m'étais prise à temps, donc ne dépenidra pas la preuve de ma valeur personelle. Le pire, c'est que je fini toujours avec des excellentes notes, mais je pourrais avoir les mêmes sans angoisse, nutella ni larmes. De la même façon, j'emplis mon agenda de volontés de sport matinal, même si ma fille ne fait pas ses nuits et que je suis épuisée, pour au final ne rien faire du tout et me sentir trop nulle. C'est ça, pour moi, le perfectionnisme; c'est toute l'énergie que l'on gache à se décourager devant des stardarts trops hauts alors qu'on aurait pu simplement faire les choses comme il faut, sans stress, pour y arriver encore mieux. Pour moi, ça explique certainement un peu aussi pourquoi je suis devenue grosse et que je le reste!

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