La volonté - 19112012

Emman.
Abonné

Vaste sujet ! Je ne suis pas claire dessus.

Non ce n'est pas une question de volonté la perte de poids ?

Et pourtant, il faut engager de la volonté dans votre méthode n'est-ce pas ?

Commentaires

Sitâ.
Abonné

La volonté qui est mobilisée dans le parcours Linecoaching, c'est celle qui nous permet d'engager un apprentissage. C'est la volonté de se remettre en question, de faire des exercices même sans être convaincu de l'endroit où ils vont nous mener, de s'accrocher quand on a l'impression que la perte de poids attendue n'arrivera jamais. C'est la volonté de changer, pour laisser derrière soi les habitudes nocives et en prendre de nouvelles, plus saines. Et ce processus en demande effectivement un peu, parce que ce n'est jamais évident de changer...

Par contre, non la perte de poids n'est pas une question de volonté. Du moins, pas de cet acharnement tétu à faire des choses qui vont à l'encontre de notre instinct, de cette domination qu'on prétend faire exercer à notre esprit sur les besoins de notre corps, de toutes ces choses bizarres que les régimes essaient de nous faire passer pour de la volonté. C'en est sans doute. Pour s'astreindre à quelque chose d'aussi dur que de se nier en permanence, il faut savoir faire appel à de grandes ressources intérieures. Seulement c'est aussi un gaspillage d'énergie immense que de se maintenir de cette façon en lutte permanente entre son esprit et son corps. Et tout le monde n'a pas une telle réserve d'énergie à accorder à la question du poids. Ce qui explique pourquoi la volonté, dans la perte de poids, est la majeure partie du temps la mauvaise réponse.

Les docs Zermati et Apfeldorfer, dans le cadre du programme LC, se proposent de ne mobiliser notre volonté que pendant la phase d'apprentissage. Une fois cet apprentissage terminé, les principes suffisamment intégrés, nous devenons (comme après tout apprentissage dans n'importe quel domaine) ce qu'ils appellent "inconsciemment compétents". Et l'appel à la volonté, dans le domaine alimentaire, est terminé.

C'est comme ça que je le comprends, en tous cas, tout en n'en étant pas encore là moi-même. smiley

Plus prosaïquement, dans mon expérience du parcours, je te donnerais simplement un exemple : récemment, on m'a félicitée pour ma perte de poids. Et j'ai répondu "ben merci, mais, euh... j'ai pas du tout l'impression d'avoir fait un effort".
C'était vrai, ce n'était pas de la fausse modestie, et j'étais un peu embarrassée qu'on soit fier de moi pour ça. Je n'ai rien fait d'autre durant ces presque 5 mois que d'apprendre à ressentir des sensations qui existaient déjà, et à faire ensuite ce qui me semblait le plus agréable : en tenir compte. 

Par contre en ce moment, il me faut pas mal de volonté pour remplacer mes déjeuners par ce fo*tu Comté ! laugh Mais c'est une autre histoire.

lorraine
Marraine

"La volonté qui est mobilisée dans le parcours Linecoaching, c'est celle qui nous permet d'engager un apprentissage. C'est la volonté de se remettre en question, de faire des exercices même sans être convaincu de l'endroit où ils vont nous mener, de s'accrocher quand on a l'impression que la perte de poids attendue n'arrivera jamais. C'est la volonté de changer, pour laisser derrière soi les habitudes nocives et en prendre de nouvelles, plus saines. Et ce processus en demande effectivement un peu, parce que ce n'est jamais évident de changer..."

Sita, J'aime beaucoup ta réponse à la question d'Emann .

 

Faire L C c'est vraiment s'engager vers un processus de changement d'habitudes pour viser une perte de poids. Et pour cela il faut être déterminé -en vouloir-  et être capable d'intimité avec soi même...Ce qui n'est pas donné à tout le monde, mais, sûr, aux abonnées de LC. Donc, nous avons beaucoup de mérite. winkcheeky

Communément on entend "t'as pas de volonté" , par des personnes qui finalement n'y connaissent pas grand chose  en comportement alimentaire et encore moins en troubles alimentaires....souvent  parcequ'elles sont naturellement régulées et peu ou pas sujettes aux envies de manger émotionnelles et donc au surpoids. Elles arrivent  à sauter des repas si elles n'ont pas faim ou manger un peu moins sans que cela ne leur pose le moindre problème ou état d'âme.

Les esprits sont aussi souvent conditionnés : prendre soin de soi et souhaiter maigrir correspond pour   beaucoup de personnes à faire des régimes , donc à se priver, à être en restriction cognitive. Donc ce serait  avoir la volonté de se priver, voire de s'affamer ....? Autrement dit avoir la volonté (vouloir) de se faire du mal ....(???)

Nous, nous voulons nous rééduquer alimentairement parlant et pour cela faire les efforts nécessaires en puisant en nous même......(avec l'aide de LC bien sûr)

Merci de ta question Emann et voilà, rapidement, ce qu'elle m'inspire

 

Ariciane.
Abonné

Oui, je pense qu'entammer le programme LC demande de la volonté. Une volonté qui peut ressembler à s'y méprendre à cette volonté dont on a besoin pour entammer un régime restrictif. 

Mais ... ce que l'on fait avec cette volonté est très différent. Et elle me semble bien mieux investies dans le programme LC où notre volonté est mise à la disposition d'apprentissages et non pas à la restriction alimentaire. Des apprentissages destinés à remettre en lien notre moi profond (avec ses émotions, ses désirs, ses besoins) et les réponses que nous lui donnont dans notre vie quotidienne. Apprentissage aussi du respect de sa faim, du développement du plaisir de la dégustation, et du plaisir de la zénitude (par la RPC). 

Par exemple, il m'est arrivé récemment de faire des EME à répétition et je ne comprenais pas pourquoi. Il ne s'agissait pas d'émotion mais de fatigue. Le jours où je me suis permise d'augmenter mes heures de sommeil, mes EME ont diminué. Je mange aussi par ennui. Lorsque j'organise mon agenda avec des activités que j'apprécie ... je vois que les EME sont plus rares ... Quand je serai capable de prendre en charge mes besoins de manière directe ... ce sera bizance ! En plus, manger calme, apporte du réconfort mais franchement contre l'ennui, il y a mieux ! 

Je n'imagine pas encore cette relation sereine à l'alimentation mais parfois, je la présens. 

Même si la volonté demandée n'est pas la même, il ne faut pas résister à certains aliments mais prendre reccul par rapport aux envies de manger. Il n'empêche que ce n'est pas chose facile et je comprends que certains d'entre nous échouent. Personnellement, c'est ma plus grande peur. De ne pas y arriver. 

harmony.
Abonné

Jalimente mon carnet avec tes mots "volonté d'appentissage", faire appel aux ressources intérieures, celà m'aide à entrer dans un univers où c'est moi qui choisis ce qui est bon pour moi et en sachant pourquoi. J'ai encore beaucoup de mal à identifier es sensations, à les démêlermais tes propos m'encouragent.

merci

080413075303_Rikki.
Abonné

Je manque totalement de volonté en ce moment. 

 

Et pourtant, je reviens, je tourne autour, je traîne aux abords de Linecoaching...

 

Mais je n'arrive plus à "faire" quoi que ce soit. Tout m'est obstacle. 

 

Et pourtant, je suis quand même "dedans", ou en tout cas "pas loin". 

 

Je pense que le caractère un peu particulier du programme Linecoaching est qu'on peut sortir du "tout ou rien", du volontarisme, et qu'on peut accepter de ne pas être capable de vouloir quelque chose à un moment t, et de ne pas avoir échoué quand même. 


Cela dit, depuis quelques semaines, je me dis souvent "faudrait que je m'y remette, faut que je veuille un coup" ! 

izabelle
Animatrice forum

Très belles réponses ci-dessus

Je n'ai jamais eu de "volonté" au sens où on peut l'entendre dans le sens commun de la perte de poids, ce qui est en fait surtout du "contrôle"

je n'ai jamais pu faire un régime plus de deux jours par exemple....

c'est surtout mes émotions que j'essayais de contrôler, plus que mon comportement alimentaire

 

et ce qu'il faut pour changer, dans ce parcours, je le nommerai plus "détermination"

c'est à dire cette notion que j'y vais même si les résultats ne sont pas tout de suite là, s'il y a des retours en arrière, si ça prend du temps, si parfois je navigue à vue, je continue parce que c'est par là que je vais et dès que je vois que je dévie de mon cap (comportement alimentaire naturel), je m'y reconcentre avec détermination en utilisant les outils à ma disposition et en accueillant ce que je suis et ce que je vis dans l'instant présent

c'est vrai que c'est important de sortir du tout ou rien et ça n'est pas facile

reine des prés.
Ancien abonné
"Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence."
Sylvie75.
Abonné

La volonté, c'est quoi ?

Le substantif du verbe vouloir. Bon, bon... Pour autant, quand je VEUX une bonne note, ou un remerciement, ce n'est pas de la volonté. Ah, alors, c'est quoi ce concept ? C'est quand on VEUT, quoiqu'il se passe, quoiqu'il arrive, parvenir à quelque chose... Qu'on en fait une priorité absolue, et que tout le reste passe en second.

Du coup, ça va assez bien, ce concept de volonté, avec toutes les théories de restriction cognitive, avec le côté se forcer, se fouetter, se flageller. Mettre toute sa personne entre parenthèses, le temps de réussir un bidule... ca n'est pas du long terme, par définition.

En tout cas, c'est pour ça qu'il n'opère plus du tout sur moi, si tant est qu'il l'ait jamais fait. Le mot "volonté" est un repoussoir pour moi. Quand j'entends "Il faut de la volonté", je me demande sincèrement "C'est quoi ça ?" L'envie est là, ou elle n'est pas là. Si elle n'est pas là, toute la meilleure volonté du monde fera bien pâle figure.

Maintenant, comment trouver l'envie en soi ? Comment la cultiver ? Comme dit Sati, même quand ça ne marche pas, et qu'on n'est même pas sûr que ça marchera jamais. Faire confiance à son corps, c'est vraiment possible ? Ce sont plutôt ces questions qui se posent à moi, en ces temps de faible envie.

charlotte25.
Abonné

ce que j'ai ressenti quand je me suis inscrite sur LC, c'est " allez courage !"

je trouve qu'il faut du courage pour tenter une nouvelle méthode après des tas de régimes et des tas d'échecs

il faut du courage pour s'accrocher et continuer, même si on n'a pas de résultats

du courage pour reprendre LC après une période de blues et une pause plus ou moins longue

du courage pour se dire " maintenant, c'est moi qui décide " et non pas un élément extérieur

et si je perds du poids et que je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête, ce ne sont pas ma psy ni ma nutritionniste que je remercierai, mais moi

(et aussi LC, les docteurs, les coach, les participants au forum...b ien sûr !)

je souhaite a tout le monde, dans les moments de découragement, de s'octroyer le droit de faire des pauses,

et trouver au fonds de soi l'énergie pour repartir de plus belle !

Charlotte

Daan.
Abonné

Effectivement tout dépend de comment tu définis volonté. Si c'est comme le dis Sylvie, le concept du "y a qu'à", "faut que je", tout le monde sait sur ce forum que ça ne fonctionne pas. Pourquoi ? Parce ce que tu peux avoir une pensée consciente qui te dis que tu veux "faire attention", perdre du poids, mais si tu ne t'alimentes pas de façon "naturelle", on va dire, c'est qu'il y a des raisons qui t'échappent plus ou moins, et on est tou(te)s ici pour le découvrir. Si des raisons inconscientes t'en empêchent, toute la volonté du monde n'y fera rien.

Lorsque l'inconscient et le conscient travaillent de concert, sont d'accord, ça fonctionne tout seul. Comment en arriver là, d'abord avoir une intention claire, savoir que ce n'est pas gagné parce que nos démons intérieurs nous tirent dans l'autre sens. Donc plutôt que volonté je dirais qu'il faut prendre une décision réfléchie et en même temps être conscient des obstacles qui se dresseront systématiquement sur ta route. Et dans le cas d'apparition de ces obstacles, utiliser les outils ici, la pleine conscience surtout, observer, apprendre de soi, découvrir ce qui se passe.

Il faut de la perséverance, de la confiance dans l'efficience de la méthode. Mais elle ne fonctionne que si on s'en sert. Et si tu écoutes tes démons qui te disent "bah, laisse tomber, c'est comme d'habitude, c'est trop dur, en fait j'ai pas un si gros problème que ça, et puis c'est comme un régime, y a qu'à se limiter", alors c'est vite fait de se dire que c'est une question de volonté et que tu n'en as pas.

La volonté ça n'existe pas en fait, c'est un mot qui ne devrait même pas exister à mon avis.

Et je pense qu'on intègrera ça lorsque l'on deviendra libre de tous ces démons qui nous disent que si on y arrive pas, c'est qu'on est des larves sans volonté. Quand on mangera en toute liberté, pour nous, sans influence aucune, ni extérieurs ni intérieures, qu'on sera au meilleur de notre forme, mais en étant toujours humains, avec nos imperfections et nos défauts. Pour ça, ce qu'il faut, c'est du travail.

Je crois surtout qu'il faut avoir en tête un objectif, le phare du bien être au loin, et garder ce cap malgrè les tempêtes.

Ederl.
Ancien abonné

Ah! la volonté ça a toujours été abstrait pour moi car quand on dit : celui là il en veut,

je me demande toujours qu'est ce qui veut, je comprends ce qui est sous-jacent et je ne le comprends pas car pour moi la volonté est rattachée à quelque chose.

C'est à la mode soit t'es un looser, soit t'en veux mais tu veux quoi, si par exemple "Georges" veut un yaourt, il n'a qu'à ouvrir le frigo, si il veut une voiture, c'est plus compliqué surtout en ce moment, il lui faut de l'argent, puis il y en a qui veulent faire le tour du monde, cela mobilise d'autres compétences, il y en a qui veulent juste vivre et des fois c'est juste pas possible, suivant nos compétences, nos besoins, nos envies et les possibilités qui s'offrent à nous, suivant notre chance, nous vivons ce que nous pouvons et ce que nous voulons dépend aussi de ça.

Pour en revenir au régime, je suis d'accord pour dire que ce ne sont pas du tout les mêmes compétences requises entre LC et un régime "normal", cela mobilise d'autres capacités comme la remise en question, l'ouverture...

Emman.
Abonné

Oh que de belles réponses. 

J'adore : la méthode ne marche que si l'on s'en sert ! C'est tellement vrai !

 

Pour le moment, pour reprendre aussi une expression lue ici, et dite aujourd'hui dans une séance avec une nutritionniste que je vois depuis quelques mois, "je n'y suis pas".

Et pourtant je sais, que la méthode marche quand je m'en sers.

Et pourtant, chaque jour, je me réveille en pensant à ma "volonté de perdre du poids".

Et pourtant...

Gérard Apfeldorfer ancien
Votre coach

 

La volonté de changement. La première chose, essentielle, est de se demander quels sont, dans cette existence, les chemins qui ont du sens pour nous et que nous sommes prêts à emprunter.

Qu’est-ce qui fait sens pour nous ? Le travail et la réalisation de soi, la reconnaissance sociale qu’il permet ? Avoir des enfants et les éduquer, du mieux que l’on peut ? Avoir une vie sentimentale et sexuelle, là encore, du mieux que l’on peut, qui permet de se réaliser dans cette relation épanouissante ? Ou bien désire-t-on donner du sens à cette vie en cultivant sa spiritualité ? À moins que nous souhaitions nous impliquer dans la vie sociale, politique ou associative ?

L’hygiène de vie, physique et mentale est aussi l’un des chemins dans lesquels nous pouvons désirer nous impliquer et qui peut donner du sens à notre vie. Nous travaillerons alors à améliorer notre physique, notre mental, et cela représentera un chemin de vie, une progression de jour en jour, qui conférera de la valeur à cette vie. Chaque effort que nous ferons dans cette direction nous renforcera dans l’idée que nous travaillons là pour notre bien, que nous sommes sur la bonne voie, et renforcera donc notre estime de soi.

Car en fait, il ne faut pas avoir de l’estime de soi pour faire des choses qui ont du sens, mais plutôt, cette estime de soi grandit en nous parce que ce que nous faisons a du sens.

Lorsqu’on pense ainsi, on se sent « attiré » par ce chemin de vie qui fait sens. Nous savons où nous allons, nous savons qu’en cheminant ainsi, nous menons une vie qui en vaut la peine, au sens propre. Lorsqu’on pense en termes de volonté, nous sommes alors plus « poussés » par cette volonté. Et d’ailleurs, souvent, il nous faut nous pousser nous-mêmes pour que cela avance.

En somme, voilà une autre formulation de la vieille histoire de la carotte et du bâton.

Merci pour vos questionnements et vos réponses, pleins de sens, fort pertinents !

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