Quelle stratégie adoptées? - le 09/04/2012

icietlaba.
Abonné

Me voilà au coeur de l'anticipation émtionnelle...Est-ce bien d'anticiper je ne me pose même plus la question, c'est presque un reflexe d'autodéfense...

 

Bref, en venant par ici je n'aurais jamais cru devoir un jour me poser ce genre de question, ou même d'organiser mes heures mes jours mes nuits en fonction de mes émotions...Et pourtant...

Demain soir, mon conjoins pars en déplacement une nuit, fut un temps le doute, la suspition, aurait pu être à la source de mes EME mais voilà aujourd'hui c'est un tout autre problème qui transparait...

 

La peur d'avoir faim oui, la peur de la tentation oui et surement la peur de ne pouvoir m'arrêter me rattrappe.

Cette situation je l'aie vécue la semaine dernière, et cela à fini par une vrai compulsion que j'ai très mal vécue.

Aujourd'hui une seule envie anticiper pour ne pas "sombrer".

J'ai apprit beaucoup mais le manque de confiance me freine...Oui je peut vivre l'inconfort, je me le dit et me le répète dès que le besoin s'en fait sentir...Mais l'angoisse anticipé m'amènerais presque à anticipé une EME presque évidente si je ne me ressaisis pas...

 

Je sais qu'en arrivant à la maison, il va falloir me detendre car çà aussi entraine des EME si je ne le fait pas, un temps pour moi ou le sas de transition devenu une evidence..Puis viendra la soirée..Les tentations, les peurs de me laisser entrainer par une satieté jamais retrouvée...

 

Pour se faire j'ai souhaité voir mon meilleur ami demain soir, pour anticiper une eventuelle rencontre avec mes emotions et je crois qu'au fond ce n'est pas si bien...Une experience seule avec moi-même reste un passage evident, une seule ne suffira pas alors comment expliquer ce besoin d'autodéfense par la fuite?

je sais qu'il ne faut pas que je critique tout mes agissements ou mes choix mais je crois qu'il faut que j'affronte..Comment faire?Mettre en place des stratégies d'évitements?Non çà ce n'est pas la bonne décision et pourtant...Affronter quitte à criser?

 

Parfois je ne sais plus comment me faire du bien...

 

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

si je peux apporter un témoignage, quand ça m'arrive, d'avoir peur de "ne pas y arriver", je me centre sur la peur que je ressens, là, maintenant, avec un espace de respiration, peur de ne pas y arriver, peur de ne jamais y arriver, sentiment d'échec, sentiment de nullité, ça embraye très très vite....   je te conseillerai donc de faire un espace de respiration maintenant, concernant toutes ces appréhensions, pour les accueillir, les accepter, respirer avec elles

cela m'est arrivé, et à chaque fois que je me recentre ainsi sur l'émotion présente, l'émotion future n'est plus un problème et généralement ça se passe bien

de tout coeur avec toi en tous cas

icietlaba.
Abonné

C'est vrai que de parvenir à inscrire la repsiration en pleine conscience ou abdominale dans son quotidiens n'est pas evident.

En revanche on en voit clairement les resultats...Hier, j'ai effectivement vu mon meilleur ami arrivee à la maison à 22h, 

j'ai eu quelques moment d'inconforts qui n'ont pas necessité de RCP j'aurais pu en faire, j'aurais surement mieux dormis...

Comme on me l'a souvent conseillé, il faut avoir integrer pleinement la RCP déjà avant de pouvoir l'utiliser dans son quotidiens..

Petit à petit à force de realiser les exercices, les moments d'inconfort découlerons sur un exercice par besoin presque naturelement...

 

Merci beaucoup Isabelle

izabelle
Animatrice forum

oui c'est un peu à l'inverse de notre réflexe dans un premier temps

pour ma part c'est au bout de deux mois de (petite et chaotique) pratique de PC que j'ai commencé à sortir plus ou moins de ce réflexe acquis avec le temps: l'évitement

comme pour tout, plus on pratique, mieux ça fonctionne

bonne continuation icietlaba

jpzermati
Votre coach

Bonjour Icietlaba,

Ce que vous décrivez à al forme ultime de l'intolérance émotionnelle. On a tellement peur de souffrir de ses émotions qu'on mange avant même qu'elle n'arrive. On les anticipe.

Il est nécessaire dans ce cas d'accentuer l'entrainement sur les exercices de PC et l'EME-zen qui permettent d'augmenter la tolérance aux inconforts émotionnels. JE vous suggère de commencer par travailler vos exercices en  mettant une attention particulière sur vos inconforts physiques. Vous pourrez ainsi transposer aux inconforts émotionnels.

Vous avez bien raison de vous méfier des stratégies d'évitement. C'est le meilleur moyen de développer des dépendances. Manger en réaction à une émotion est d'ailleurs une stratégie d'évitement. On finit par devenir dépendant de ce qui nous empêche de souffrir et tout simplement de vivre nos émotions. Plus on sollicite ces stratégies, plus on augmente son  intolérance émotionnelle.

Bon courage.

belette21.
Abonné

Si j'ai bien compris il faudrait " éviter les stratégies d'évitement ".

 

Oui mais.... comment on fait pour vivre ses émotions et ne pas les fuir quand elles sont tellement intenses qu'elles font soufrir notre entourage ?

Quand l'émotion c'est la colère ? Quand cette colère peut se retourner contre soi ?

En lisant icietlaba, je me vois anticiper certaisn moments d'angoisse qui me font sombrer dans une colère sombre... moi j'en suis encore à éviter ces moments-là, parce que je ne suis tout simplement pas capable de les vivre pour le moment sans danger pour moi-même ou pour les autres.

Oui ça m'arrive de prévoir une soirée avec des amis pour ne pas me retrouver seule avec moi-même, ou seule avec ma colère.

Oui ça m'arrive d'éviter certaines situations pour que ma colère ne détruise pas tout sur son passage y compris moi-même.

Est-ce si mal ?

Il parait que  "quoique ce soit, je peux le vivre ".

Je ne suis pas d'accord, enfin pas pour le moment du moins.

Et si nos émotions deviennent intolérables pour notre entourage ? Moi je suis presque perpetuellement en colère, et encore plus depuis que j'ai commencé ce programme.

Est-ce que je dois déverser ces litres de colère à la figure de mon conjoint et de ma fille ???

Nikaia.
Abonné

Bonjour Belette

Ce que tu décris est assez terrible en effet ...

je me trompe peut etre mais La RPC doit normalement t'aider à trouver les raisons qui se cachent derrière cette colère (on n'est a priori pas en colère sans raison).. si tu n'y parviens pas seule avec la RPC, alors il faudrait peut etre que tu travailles de façon complémentaire avec un thérapeute pour comprendre d'ou te vient toute cette colère et résoudre le problème sous-jacent. 

Une fois que tu auras trouver les raisons profondes (frustration face au boulot/des personnes/des évènements) tu pourras agir dessus, soit en modifiant dans la mesure de tes moyens (changement de boulot, mise au point avec la personne...), soit en travaillant sur l'acceptation en pleine conscience pour ce que tu ne peux pas changer... pour que cela ne se traduise pas en alternative Colère contre ta famille/évitement (et donc nourriture) qui semble être le cas actuellement.

Bon courage 

Nikaia

izabelle
Animatrice forum

je crois qu'il ne s'agit pas d'éviter l'évitement, mais simplement d'arrêter d'éviter, ce qui peut être devenu plus ou moins un réflexe

vivre son émotion au présent et l'accepter, sans jugement, instant après instant

pour moi cela a été la clé pour appréhender mes émotions, y compris la colère

tu la ressens en toi, notamment tu peux te centrer sur les sensations physiques qui l'accompagnent, cela permet de rester "au plus près" du ressenti sans partir sur des ruminations mentales, des jugements, etc....

au bout d'un certain temps cette colère s'en va d'elle-même, comme toutes les émotions

Dr A  répète souvent qu'elle s'en va au bout d'un temps pré-défini (comme la cuisson des pommes de terre) et dans ce temps là, notre boulot est de l'accepter, la sentir en nous-même, la tolérer

il ne s'agit pas donc de la déverser sur notre entourage, mais la vivre en nous-même

 

il est vrai que lorsque l'on vit des émotions très intenses, il est difficile au début de s'y mettre, mais on peut le faire peu à peu

la rpc régulière aide beaucoup le processus, par la prise de distance avec ces choses qui vont et viennent en nous et que l'on observe

 

sinon pour ma part, j'ai constaté que lorsque ma colère ne s'apaise pas en une trentaine de minutes, c'est qu'une autre émotion se cache derrière, en général (sentiment de rejet, d'échec, etc.) des émotions bien plus difficiles à accepter et à tolérer

mais tout ceci est un long processus

bonne continuation

Pomdereinette.
Abonné

[quote=izabelle]

 

 

sinon pour ma part, j'ai constaté que lorsque ma colère ne s'apaise pas en une trentaine de minutes, c'est qu'une autre émotion se cache derrière, en général (sentiment de rejet, d'échec, etc.) des émotions bien plus difficiles à accepter et à tolérer

mais tout ceci est un long processus

bonne continuation

[/quote]

 

Tellement vrai !

Pour ma part une profonde tristesse, détresse. Si inacceptable que je suis capable de dorloter ma colère des jours durant pour y échapper.

Merci Izabelle de me le remettre en mémoire !

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