sensation de satiété - le 30/05/2012

maboule.
Abonné

bonjour,

je suis à mon premier jour de line coaching, ce soir j'ai diné, j'avais très faim et j'ai essayé en mangeant de sentir ma satiété..........et ce fut très dur, au fur et à mesure que je mangeais je sentais toujours le creux au ventre même à la fin, j'ai du coup décidé de la fin de mon repas quand j'ai eu moins de plaisir sur mes bouchées, j'ai bu de l'eau et là je me suis sentie lourde mais à la fois encore un creux au ventre, donc je ne sais pas vraiment si je suis rassassiée ou pas ??? peut être ai je mangé trop vite ??? je ne faisais rien d'autre en même temps, à part diner avec mon chéri et mon fils.

Commentaires

Isaverte.
Abonné

Coucou Maboule,

joli pseudo ... En tous cas, moi je te trouve pleine de courage pour essayer de ressentir la satiété aussi vite. Cool, ça fait deux mois que j'ai commencé et je n'en suis pas encore là. Il fau savoir prendre son temps ....

Bon courage et à bientôt sur le forum

Isabelle

tupenses.
Abonné

Bonjour,

Bien d'essayer de découvrir ces sensations, c'est le plus difficile me semble-t-il. A faire des régimes nous avons appris à les nier. C'est un vrai changement que nous décidons d'effectuer, alors bon courage et à bientôt de te lire !

lissiboa.
Abonné
bonjour maboule et bienvenue sur le forum. à bientôt pour de nouvelles expériences et de nouvelles questions ;) et il y en a tous les jours lollll
capuccino
Marraine

Bonjour et bienvenue parmi nous,

La sensation de faim semble être pour la plupart d'entre nous ce qui est détectable en premier et le plus facile. Après il nous faut savoir la taille de cette faim (petite, moyenne grande...). ensuite il ne faut pas se tromper, quelquefois ce qu'on pense être de la faim et bien n'en est pas et  là les complications commencent...

La sasiété semble être un grand mystère pour beaucoup et ce pendant plusieurs mois...On ne sait pas, alors on décide arbitrairmebt d'arrêter le repas, on mange trop et on sort lour de table, on ne mange pas assez  et une après on a encore faim... Laisse toi du temps et profite ddu remplissage de ton premier carnet pour t'observer sans rien vouloir faire d'autre. Ne change rien à ton alimentation, si tu faisais un régime, continue car c'est ce que tu sais faite de mieux en ce moment. Ca semble bizarre dit comme ça mais ça t'évitera de partir dans tous les sens devant tout cette alimentation autorisée et dont tu t'es peut-être privée depuis des mois, des années. Le permisssif a aussi son revers chez nous, la prise de poids. Donc attention. 

Là maintenant il faut que tu te demandes si tu manges parce que tu PENSES avoir faim, si tu PENSES avoir mangé à ta faim, ou trop ou pas assez...

N'oublie pas que nous sommes des handicapés des sensations alimentaires dont on nous nous sommes coupées pour de nombreuses raisons...La rééducation demande persévérence et patience. Il faut d'abord se connaître mieux pour savoir comment changer.

Suis pas à pas le programme tel qu'il t'est proposé à ton rythme mais s'en vouloir en faire trop et bon courage pour la suite.

Lily.
Abonné

Bonjour,

D'accord avec Capuccino : la satiété, ce n'est pas la sensation la plus facile à identifier. Inutile d'espérer y parvenir le premier jour, ni la première semaine... Il faut du temps...

Il est plus simple, effectivement, de se repérer, au début, grâce à la faim. De toute façon, si tu as mangé au delç de ta satiété, tu auras faim plus tard, donc pas de stress...

J'ai souvent lu ici que les angoisses liées au repérage de la satiété provoquaient des EME... Si on mange en se disant constamment "estce que j'ai encore faim ? Est-ce que j'ai dépassé ma satiété ?" le risque est grand de finir par une EME... Mieux vaut lâcher prise, manger lentement, faire des pauses, et s'arrêter quand on n'a plus envie de manger. sans se compliquer la vie.

La faim, tout au long du parcours, c'est un bon repère, une vraie bouée de suavetage pour ne pas culpabiliser lors des EME ou après un repas trop important !

Alors pas d'angoisses, c'est normal de ne pas bien repérer sa satiété, et ce n'est pas grave !

Bonne route !
Lily

Narméa.
Abonné

moi aussi j'ai du mal avec la satiété... je perçois plus que j'ai trop mangé plutôt que assez....

mais les sensations peuvent être trompeuses sur la faim: le matin, j'étais persuadée d'avoir vraiment faim... or, ce que je ressens ne correspond pas à la bonne faim que j'ai à midi... donc... j'ai compris ce matin qu'en fait j'avais surtout... soif... marrant... mais boire quelque chose en mangeant juste un petit truc me suffit apparemment...

elsab.
Abonné

Pour moi la satiété c'était "inconnu au bataillon" Je ne connaissais que le trop plein! L'autre jour je mangeais doucement et avec attention un morceau de pizza qui était dé-li-cieuse, je la savourais, gardant chaque bouchée le plus longtemps possible pour bien sentir, la pate croustillante, le jambon et les champignons liés par la tomate et le fromage quand tout à coup, il restait un huitième de ma part, j'ai eu comme un haut le coeur et plus envie de manger ma pizza... Je l'ai laissée, je crois que peut-être que peut-être j'ai connu l'expérience de la satiété pour la première fois dans mes souvenirs? Par contre quand je mange des légumes et de la salade, ça ne vient pas... 

maboule.
Abonné

bonjour,

 

merci pour vos réponses, c'est vrai que la sensation de faim je la reconnais bien, mais j'ai l'impression depuis que j'ai commencé d'avoir toujours faim alors j'essaie de faire des petites collations et d'arrêter de manger quand je n'ai plus de plaisir à le faire, car la satiété pas trop pour l'instant, j'essaie aussi de boire de l'eau car il parait que c'est un moyen de savoir si c'est de la vraie faim ou pas !!

 

bonne journée

Lily.
Abonné

Rebonjour Maboule (super pseudo ;-),

Si tu as l'impression d'avoir tout le temps faim, c'est sans doute que tu ressens des petites faims ou des EME...

Peut-être que tu as peur d'avoir vraiment faim ? C'est le cas de beaucoup d'entre nous ici...

Tu auras au cours du parcours des exercices qui te demanderont de différer ta prise alimentaire. D'une heure, 2 heures, 3 heures, pour expérimenter la petite, moyenne et grande faim. Et tu verras qu'on prend bien plus de plaisir à manger avec une bonne faim (ni petite, ni trop grande) et que la sensation de satieté est alors plus facile à percevoir...

Bon courage !
Lily

marie-chantal.
Abonné

bonjour a toutes et tous

j'ai commence le programme il ya 10 jours

c'est effectivement tres difficile de ressentir ses sensations alimentaires

je n'ai  encore jamais rejoint de communaute ni de forum c'est la aussi une grande premiere pour moi

j'espere pouvoir echanger avec vous cela semble tellement reconfortant d'etre ensemble dans la meme galere ou plutot dans la meme aventure

je souffre d'un mal que certains d'entre vous doivent connaitre (outre une pietre image de moi meme et de mon corps) je mange tres tres tres vite

pas le temps de se rendrecompte et c'est fini!!!!

dur dur de reperer sensations emotions ou quoi que ce soit d'autre

bonne soiree a vous tous

marie 

Marie-Paule.
Abonné

bonsoir ! ça fait un peu plus d'un mois que je fais LC, mais je pratiquais déjà la méthode avant, en solitaire. En vous lisant, je prends conscience du chemin que j'ai déjà parcouru, depuis les premières fois où j'osais "laisser venir" ma faim.  Maintenant, cette faim, je l'attends et je la laisse grandir, car sans elle, comment reconnaître la satiété, que je commence à peine à discerner, étant moi aussi une adepte de la peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus !  Et je mangeais très vite, très épicé, car quand on mange vite, on n'a pas le temps de goûter.  ce soir j'ai mangé des pâtes avec juste un peu d'huile d'olive et quelques feuilles fraîches de basilic, un régal que j'aurai trouvé bien fadasse il y a deux mois !

A celles qui viennent de commencer, j'ai envie de dire : prenez patience, laissez-vous conduire par le programme, ce sont les exercices au jour le jour qui vont vous rééduquer les sensations alimentaires, n'allez pas plus vite, prenez le temps qu'il faut. Nous avons été "déprogrammées" par des années de régimes, de diktats alimentaires, et il faut laisser le temps au temps, c'est ça aussi LC : être patient et bienveillant avec soi-même.  Ne plus avoir peur de la faim, la voir comme une amie, un garde-fou qui permet de ne pas prendre de poids, c'est quelque chose d'extraordinaire quand, pendant des années (des dizaines d'années, dans mon cas), nous avons lutté contre elle, en la trompant avec des courgettes et du fromage blanc 0 %, des litres d'eau, alors qu'elle est notre repère le plus sûr pour ne pas prendre de poids.  Je mange encore trop par rapport à ma satiété, mais je n'ai pratiquement plus de compulsions, et quand j'en ai, elles n'ont plus de conséquences sur mon poids, car j'attends tranquillement le retour de la faim, sans culpabilité.  Je n'ai pas encore perdu de poids de façon significative, mais je ne grossis plus en mangeant ce que j'aime et c'est déjà génial ! Je ne compte plus, ni les calories, ni les points. Je ne me lance plus dans des calculs de malade pour préparer un repas, je ne "comptabilise" plus l'huile de la vinaigrette, le Nutella sur ma tartine et je profite à fond de ce que je mange.  Mon corps commence à me raconter des choses et je l'écoute. Quelle liberté !

Voilà ce que LC vous offre, avant même de perdre du poids, et c'est magnifique !

marie-chantal.
Abonné

bonjour Marie-paule ,

quelle joie de te lire ce matin ,j'ai hate d'etre aussi zen et apaisee que toi

je me rends compte que mon alimentation dysfonctionne vraiment mais c'est tres chouette d'avoir ton temoignage ca m'ncourage vraiment

j'ai pu commence le parcours forme hier mais je suis vraiment tres motivee

je ne sais pas bien pourquoi mais le fait de reprendre une activite physique a mon niveau sans que ce soit difficile ou que je sois a la traine me remplit de joie!!!

alors merci merci de m'avoir repondu et de tes conseils

tres belle journee a toi

marie

G.Apfeldorfer
Votre coach

 

Bonjour maboule et bonjour à tout le monde.

Oui, la satiété est en effet difficile à identifier, puisque c’est une non sensation. La satiété est l'absence de la faim, l’état dans lequel on est lorsqu’on n’a pas faim. Il convient donc d’apprendre à identifier précisément la faim, et lorsque cette faim n’est plus là, même une petite faim, alors on est à satiété.

Mais ce n’est pas la satiété qui nous conduit à arrêter de manger : c’est ce qu’on nomme le rassasiement. On distingue le « rassasiement sensoriel spécifique », que j’appelle couramment le rassasiement gustatif, et le rassasiement global.

Le RSS est la fin du plaisir à manger un aliment. Il s’agit d’une sensation gustative. Ce qu’on mange est bon, nous fait plaisir, puis vient un moment où le goût de cet aliment cesse de nous procurer du plaisir. Nous y sommes ! (Remarque: si ce qu'on mange ne nous procure pas de plaisir, on ne peut pas percevoir le RSS: le plaisir à manger n'est pas un luxe, mais bel et bien une nécessité!)

Mais on peut avoir encore faim : on change alors d’aliment, c’est ce qu’on fait couramment dans un repas, et on continue à manger, autre chose. Vient un moment où plus rien ne nous fait envie : nous sommes arrivés au rassasiement global. Nous nous arrêtons de manger.

Le RSS ne fonctionne réellement que pour les aliments à haute densité calorique. Pour les aliments légers (légumes à l’eau, mais aussi céréales et féculents peu gras), nous apprenons à ajuster les quantités par conditionnement, c'est-à-dire par apprentissage. Nous en mangeons un petit tas : dans la cuisine française, ils constituent ce qu’on appelle la garniture, et pas l’élément principal.

Tout ça a l’air compliqué, mais dans la pratique, c’est simple : je mange quand j’ai faim, je m’arrête lorsque je n’ai plus lde plaisir, je vérifie si j’ai encore faim, et si oui, je change d’aliment ; je recommence jusqu’à ce que je sois rassasié.

Bon, ce serait simple si : 1) je mangeais en faisant attention à mes sensations alimentaires (c'est-à-dire suffisamment lentement et attentivement ; 2) je mangeais sans que des émotions alimentaires viennent me perturber (culpabilité à manger des aliments riches, anxiété de grossir) ; 3) je mangeais sans que des émotions extra-alimentaires me perturbent (tous ces soucis qui m’encombrent…)

C’est bien pour cela que LineCoaching existe, n’est-ce pas ?

Les petits nouveaux, écoutez ce que vous disent ceux qui ont déjà de la bouteille. Et les anciens, c’est vraiment chouette d’aider ainsi  les debs et de leur faire partager tout ce que vous avez déjà assimilé.

Mercdi à toutes et tous !

elsab.
Abonné

Merci Dr A pour ces précieuses informations... Je trouve ça très amusant de manger en réfléchissant et en testant mes sensations. j'ai si souvent mangé en me sentant coupable... Je pense qu'avec de la patience on va arriver à reconnaitre les signes importants. En tout cas, c'est très réconfortant de savoir que vous êtes là à nous lire et nous suivre dans nos explorations gustato-digestives. Je crois qu'on tient (enfin!) le bon bout...

Une rescapée du RégimeFaisPasçiFaisPasça.....

 

maboule.
Abonné

bonjour à tous,

merci pour vos réponses et merci Dr.

en effet je pratique cela, comme je ne ressens pas la satiété au niveau de mon ventre je me concentre sur la fin du plaisir et cela me parait facile.

Je me rends compte que je ne suis pas une grosse mangeuse en fait, je n'ai vite plus faim à un repas, mais peu ressentir une faim entre les repas que je comble à ce moment là, toujours dans la notion de plaisir et de fin de plaisir.

hier j'ai fais une fête pur les 3 ans de mon fils avec ses copains, imaginez le buffet : gateaux, bonbons, quiches, champagne pour les grands.....le buffet c'était le pire de mes envies et bien hier j'ai picoré et bu au gré de mes envies sans culpabilité (sauf peut être hier soir à me dire "peut être j'ai trop mangé ??")

et bien ce matin déjà j'ai écouter ma non faim et je n'ai pas encore mangé et je me suis pesée , - 300gr alors que j'étais sure d'avoir pris 1 kg

 

trop contente.

 

bon dimanche

marie-chantal.
Abonné

bonsoir Dr. Apfeldorfer et bonsoir a tous

un grand super grand merci de vos encouragements et de vos conseils

je commence moncarnet EME demain mais a cette lumiere je pense que ca va etre plus facile

je me rejouis tant d'etre parmi vous plus j'avance dans le programme plus je me dis que la solution estenfin la ,a portee de main

j'espere de tout coeur pouvoir reussir cettefois ci

bonne et belle soiree a vous

marie  

sagattine.
Abonné

Pour moi la satiété est très difficile à ressentir : quand je prête réellement attention à mes sensations alimentaires je suis capable la plupart du temps de m'arrêter à la bouchée près....mais à partir du moment où je ne mange plus seule faire attention à la conversation et au repas relève de la mission impossible et j'ai encore beaucoup de mal à ne pas manger devant la télé. Bref, au niveau de la satiété j'ai encore un long chemin à parcourir!

marie-chantal.
Abonné

bonjour a tous

je suis dans ton cas Sagattine sauf que je ne mange pas devant la tele

dans le compte rendu on ne comptabilise pas les discussions a table comme une activite mais en fait c'est vraiment difficile de se concentrer sur ses sensations avec un mari et deux loustics a table

les automatismes reviennent au galop( si toutefois ils avaient deja reussi a s'en aller c'est pas encore mon cas!!) on reprend un bout de pain puis un bout de from sans meme y penser

et puis j'ai beau me concentrer je n'arrive tjs pas a distinguer mes sensations de faim des EME j'arrive meme pas a reperer si les sensations physiques sont de la faim petite ou grande si j'ai depasse la faim si c'est une EME j'en sais rien GRRRRRRRRRRRRR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

comment vous faites vous si vous avez des trucs je suis plus que preneuse je m'arrache les cheveux!!

comme tu dis Sagattine ,encore unlong chemein a parcourir;) 

bonne journee a tous

marie

Gingko.
Abonné

Bonjour à toutes,

 

J'arrive parfois, pas tout le temps à ressentir le rassasiement global. J'arive à la ressentir mais il m'est souvent difficile de m'arrêter, j'ai de la peine à laisser dans l'assiette, à jeter de la nourriture (éducation) alors je finis et écris dans mon compte-rendu que j'i trop mangé et m'en suis rendu compte en cours de repas. Que j'aimerai pouvoir manger juste assez, laisser et ne pas considéerer mon corps comme la poubelle!

cerise59.
Abonné

Bonjour à tous,

Je désespère d'éprouver un jour une "vraie" sensation de satiété, au sens de lc. Ce matin j'éprouvais une faim importante. Je n'ai pas mangé car je pensais me faire un sub (j'adore leurs sandwichs). Peut-être que j'avais trop faim mais la sensation de satiété ne venait pas, j'avais un gros creux à l'estomac. Par contre dès que me suis levée de table j'ai ressenti que mon estomac était trop plein ! 

Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive : Je me rends compte que j'ai suffisamment mangé après le repas, donc trop tard. 

Et à l'inverse, parfois je m'arrête de manger parce que je n'ai plus faim (souvent le midi), mais la faim revient très vite dans l'après-midi, et elle devient une très grande faim car je mange vers 20h, donc pas extra...

edithtorny.
Abonné

Bonjour,

Je débarque et j'imagine (j'espère !!) que je pourrai bientôt répondre moi-même à cette question, mais voilà, cette idée de rassasiement gustatif m'intrigue vraiment : et la gourmandise dans tout ça ? Il est des choses si bonnes que quand cesse l'envie d'en manger encore, l'estomac est très très plein !

Merci pour vos messages dont, vu l'heure, je n'ai pas encore fait le tour, loin s'en faut.

Et bonne nuit, bonnes journées à tous.

8-)

Marie-Paule.
Abonné

Eh bien, d'après Dr Zermati, la gourmandise, c'est justement de bien attendre la faim et de profiter un maximum de l'aliment en le dégustant et en prenant son temps.  Manger cet aliment sans faim lui enlève du goût et donc du plaisir pour nous et continuer à le manger sans faim et sans plaisir, ce n'est plus de la gourmandise, c'est de la gloutonnerie. Voilà pour la théorie, après... tout l'art est de bien jouer avec sa faim et sa satiété et surtout de ne manger que ce qu'on aime, ce qui n'est pas facile quand on a été au régime pendant des années, à manger des trucs pas bons pour éviter de manger des trucs meilleurs (un peu sot, quand même, non ?).

C'est toute une rééducation du goût, mais c'est assez rapide à partir du moment où tu te laisses guider par ta faim et tes sensations alimentaires.  Bonne route !

edithtorny.
Abonné

Merci Marie-Paule, ton explication est très claire.

Il y a bien longtemps que je n'ai pas fait de régime (j'avais déjà compris que c'était uniquement un cercle vicieux), et je ne mange que de bonnes choses, au plan gustatif comme, globalement, au plan diététique. Par contre et même si j'ai grossi de façon anormale par rapport à mes habitudes alimentaires et à mes activités physiques (réduites mais je me déplace exclusivement à vélo), je reconnais que la gloutonnerie telle que tu la définis est présente, et je dois vraiment maigrir, pour raisons de santé. Donc c'est parti, je fais le régime sans régime, je comprends petit à petit et... mon mari va dîner tout seul car j'attends d'avoir faim, il est moyennement content ;-)

Très bonne soirée, merci pour ton message 8-)

tamar.
Abonné

[quote=Marie-Paule]

Eh bien, d'après Dr Zermati, la gourmandise, c'est justement de bien attendre la faim et de profiter un maximum de l'aliment en le dégustant et en prenant son temps.  Manger cet aliment sans faim lui enlève du goût et donc du plaisir pour nous et continuer à le manger sans faim et sans plaisir, ce n'est plus de la gourmandise, c'est de la gloutonnerie. Voilà pour la théorie, après... tout l'art est de bien jouer avec sa faim et sa satiété et surtout de ne manger que ce qu'on aime, ce qui n'est pas facile quand on a été au régime pendant des années, à manger des trucs pas bons pour éviter de manger des trucs meilleurs (un peu sot, quand même, non ?).

C'est toute une rééducation du goût, mais c'est assez rapide à partir du moment où tu te laisses guider par ta faim et tes sensations alimentaires.  Bonne route !

[/quote]

La gourmandise est une question qui revient périodiquement et à laquelle nos docs n'ont que la seule et unique réponse que tu viens de citer et que nous avons entendue des dizaines de fois.

Mon expérience personnelle est que ce n'est pas une réponse. De même qu'il y a des myopes et des malentendants, il y a sans doute aussi des gens dont le sens du goût est moins développé.Et pour qui cette réponse est du chinois. Ne jouons pas sur les mots : OK, c'est de la gloutonnerie. Soit !! Mais comment gère-t-on alors la gloutonnerie ?

Marie-Paule.
Abonné

Tu as raison Tamar, quand tu dis que certaines personnes ont le goût moins développé : j'en ai un à la maison... et c'est plus difficile pour lui de "se réguler" comme j'essaie de le faire, car il ne sent pratiquement rien (genre : il a laissé brûler une baguette dans le four alors qu'il était...à côté, brulée, charbonnée, la baguette, je l'ai sentie deux étages plus haut....). Il se cale sur moi pour arrêter de manger et ça m'agace...

Mais je pense que dans son cas c'est aussi une question d'éducation et de manque de conscience, les choses ont le goût qu'il imagine et c'est toujours très bon, bien sûr, dans sa tête !... d'ailleurs c'est le roi pour manger ce qui n'est plus très frais car il ne fait pas la différence (il a mangé dernièrementù un fromage bleu qui n'aurait pas dû l'être...qui n'aurait pas dû être encore au frigo, si tu vois ce que je veux dire wink).

Je n'ai pas de solution miracle, tout ce que je peux dire, c'est que le goût peut quand même se rééduquer un peu, peut-être pas pour devenir gastronomes mais assez pour détecter les saveurs et y prendre plaisir. Au fil des ans, mon homme a quand même appris à apprécier autre chose que le steak poivre vert/frites et mange avec plaisir la salade, le risotto,  les woks, pour autant qu'ils soient bien épicés et parfumés.  Mais il n'éprouve pas de satiété et s'arrête quand il a mal au ventre, sauf si il me "copie". Il mange très vite aussi (ben oui, il ne connaît pas la longueur en bouche....sad). Chance pour lui, il ne connaît pas les EME, il ne mange qu'aux repas.

Chacun doit faire du mieux qu'il peut, on n'est pas tous pareils, mais comme disent nos bons Drs, il faut tenter de changer ce qui peut l'être et s'accomoder de ce qui ne peut pas (ou plus) être changé...et, je rajoute, ne surtout pas culpabiliser d'être ce qu'on est.... Je suis obèse, pour les normes, mais dans ma tête, je commence à vraiment n'en avoir plus rien à cirer, je veux juste être en meilleure santé possible et ne pas me prendre trop la tête, et je sais déjà que, vu mon âge, et mes capacités physiques, je ne serai jamais une jeune femme svelte, LC ne me rendra pas ma jeunesse, ni même ma ligne, mais au moins je me retrouve et je vais profiter de tout ce que la vie me donne, avec ou sans kilos.  

Je n'ai pas de cholestérol, pas de diabète, je digère bien, j'ai quelques soucis articulaires dûs à une chute (épaule gelée, mais c'est presque fini), et à 52 ans, je considère que c'est déjà pas mal.  Beaucoup de mes copines plus minces ont ces problèmes et d'autres  plus graves (polyarthrite, cancer, et j'en passe).  

En voyant ça, j'ai décidé (pas facile tous les jours) de considérer chaque jour qui passe comme un cadeau, de l'ouvrir et d'en profiter.

Mon inscription à LC fait partie du cadeau que je me fais pour me sentir bien, donc je prends ce que je peux et le reste....tant pis, ça ne me concerne pas...

Et je me donne le droit de gloutonnerie parfois, pour autant que j'attende la faim avant de remanger, ça me va.

Bon dimanche ! Ici il y a enfin du soleil, ouf....

tamar.
Abonné

Je me retrouve tout à fait dans ce que tu dis, je suis très capable moi aussi de manger des choses carbonisées et du fromage moisi, j'ai même tendance à secrètement mépriser celui qui n'en est même pas capable (mais comme je sais que c'est un vilain défaut de mépriser son prochain, je me garde mes réflexions pour moi-même, je me contente de manger mon fromage pourri la tête haute avec un air de défi...), et ça me rassure de savoir qu'on peut être comme ça et à peu près régulé. Je dis à peu près, car je sais que je ne le serai jamais vraiment, il y a trop longtemps que je vis avec moi-même, mais comme tu dis, une amélioration quelle qu'elle soit c'est déjà pas mal. En période normale (de non-compulsion) j'arrive à tous les repas avec une bonne faim, et ma foi, que demande le peuple !

Marie-Paule.
Abonné

je viens encore d'en discuter avec l'homme qui voulait me faire manger une pizza.... trop vieille, on va dire. Lui il ne voit pas la différence... Mais quand je cuisine,  il a bien appris à me dire "c'est délicieux" à peu près au bon moment, smiley il fait de gros efforts.... pour ne pas aller rechercher dans la poubelle les restes de mon exercice de dégustation... mais oui il est "à peu près régulé", autant que faire se peut.  Parfois il oublie d'arrêter de manger (de boire aussi d'ailleurs, même combat cheeky) et alors il ne peut quasi plus bouger en sortant de table et bonjour les heures passées au petit coin... On ne se refait pas si facilement !

Chatoyante.
Abonné

[quote=edithtorny]

 Il est des choses si bonnes que quand cesse l'envie d'en manger encore, l'estomac est très très plein !

[/quote]

Je me reconnait beaucoup dans ton message :-)

J'ai pensé que je n'y arriverais jamais. Mais tu verras, à force d'exercice de dégustation, de le faire en pleine conscience, tu arriveras sans doute à percevoir la différence de goût. Certain jours cette différence est plutôt subtile, mais si on est attentive on constate qu'elle est bien là. L'aliment est encore bon, il ne devient pas repoussant, mais on fini par percevoir la différence de plaisir, de satisfaction.

J'ai aussi réalisé que parfois, si l'aliment continuait à être bon jusqu'au gavage, c'est que je restais plus concentrée sur l'idée du goût que j'en avais que sur le goût réel de l'aliment... je ne sais pas si c'est clair, c'est pas simple à expliquer hihi.

Bref, pour ma part, je dirais que c'est une habileté qui se développe avec du temps et de la "pratique". Elle n'est pas apparue parce que je voulais qu'elle soit là, malheureusement.

Une chose qui m'a aidé à percevoir ces nuances, c'est de faire un repas de ces aliments qui m'était difficile d'arrêter à satiété. Du coup, j'avais très faim au début, ce qui m'a permis de constater les nuance à mesure du repas. Sinon, en dessert par exemple, j'avais déjà plus très faim en commençant à le manger. C'était plus difficile à percevoir.

Hum... je ne me sens pas très claire... j'espère que je suis compréhensible hihi

edithtorny.
Abonné

Si si, ce que tu écris est très clair, merci beaucoup. Si je n'en suis pas encore à percevoir les subtilités que tu décris, tu les exposes en tout cas très clairement. C'est encourageant même si cela rappelle que "maigrir sans régime" n'est pas à confondre avec "maigrir sans effort"... cheeky

Bonne soirée, Chatoyante !

Gingko.
Abonné

Je vous lis et le fil de sicussion est des plus intéressant, merci!

En ce qui me concerne, je distingue bien ce qui est bon de ce qui ne l'est pas mais par contre il m'est impossible de jeter un aliment. C'est sans doute de la culpabilité mais c'est aussi pour moi un geste responsable et un geste solidaire.

Donc, j'aurai soit tendance à laisser des aliments se périmer et les manger quand même au-delaà de la date limite ( ce qui n'est d'ailleurs qu'un argument commercial) ou alors à finir l'aliment entamé!

Je ne sais si j'arriverai un jour à èpasser outre et à jeter ce que je ne mange pas mais pour le moment, je ne vois pas cette possibilité!

Bonne soirée...

edithtorny.
Abonné

Jeter ? Ah non !!! Acheter moins, préparer moins... Ce n'est peut-être pas dans les règles de LineCoaching (je ne suis qu'au tout début de mes découvertes), mais je trouve qu'il vaut mieux se modérer à la préparation qu'à la dégustation wink

Moi aussi je finis toujours mon assiette (voire celles des autres), c'est un des principaux problèmes d'ailleurs. Si j'ai bien suivi, c'est ce qu'on appelle gloutonnerie ici ! Comme l'est sans doute le fait de finir aussi les restes à la cuisine s'ils me tombent sous les yeux une heure ou deux plus tard. C'est irrésistible, parce que c'est si bon ! Le défi est donc sans doute de ne plus cuisiner en grand pour être sûre que personne ne manquera de rien ... et jouer le rôle de la poubelle ou du compost ensuite !

Pour les dates limites je suis d'accord aussi : sauf peut-être pour certains produits sensibles, elles sont largement dépassables sans risque - ce qui est logique au fond : si elles visent la protection, prévoir une marge paraît raisonnable ; que ça favorise opportunément la surconsommation ne fait toutefois aucun doute...

Bon, allez, courage (j'avoue, je le dis autant pour moi que pour vous) !

Et bonne soirée cool

sagattine.
Abonné

Ginkgo, ce qui m'aide à jeter c'est de me dire que de toute manière CA REVIENT AU MEME, c'est juste que dans un cas la poubelle est bien identifiée en tant que telle (c'est un contenant plus ou moins grand généralement situé dans la cuisine, avec un couvercle) et dans l'autre cas la poubelle est masquée par un corps humain qui de fait va se mettre au même rang que le contenant nommé poubelle.

Puisque manger au-delà de sa faim c'est manger plus que ses besoins, on est bien d'accord que c'est gâcher, au même titre que de la nourriture est gâchée quand on la jette à la poubelle. Alors certes c'est mieux perçu socialement de terminer que de jeter mais ça revient exactement au même. Ce qui est différent c'est de garder pour plus tard, ou alors de donner à quelqu'un d'autre.

Elena33.
Abonné

C'est très bien dit Sagattine, et ça me parle beaucoup !

Elena

edithtorny.
Abonné

Tout à fait d'accord avec Sagattine. D'où l'idée de préparer moins, pour ne pas se transformer en poubelle !

Ou élever un cochon qui mangera les restes, mais dans un appartement parisien habité par des végétariens, c'est compliqué angle

Le congélateur est aussi une solution.

LineCoaching : coach collectif en régulation des repas !

Bon appétit !

Isaverte.
Abonné

Bonjour à toutes,

Je suis d'accord avec toutes :

c'est dur de jeter crying, c'est pas bien, il faut penser à tous ces enfants qui meurent de faim, en tous cas, c'est ce qu'on m'a seriné depuis l'enfance.

Et puis, se dire aussi, en quoi ça les aide ces enfants, que je sois grosse ? Et qu'est-ce que ça change pour eux, que je finisse mon assiette ou qu'ele finisse à la poubelle ? 

Il y a des solutions alternatives : je n'ai pas de cochon, mais j'ai des ados qui sont toujours d'accord pour finir mon assiette. J'ai un congélateur, un frigo, des tupperware. J'ai des oiseuax dans mon jardin qui aiment autant que moi les miettes de pain.

Et puis, jeter .... J'ai une super jolie poubelle, à pédale, avec deux bacs. Peut-etre qu'on pourrait faire un bac spécial : "voilà tout ce que je n'ai pas mangé aujourd'hui, et grâce à ça je vais maigrir" ? Et on pourrait coller dessus des petites fleurs, ou une photo de nous qu'on aime bien ?

Bon c'est un peu délire, mais parès tout, pourquoi pas ?smiley

A bientôt

Chatoyante.
Abonné

Pour ce qui est de la date de péremption, ça dit bien "meilleur avant" et pas "plus bon après".

C'est plus une date de fraicheur, selon moi, car ce n'est pas rare que c'est encore consommable au lendemain de cette date :-)

 

Sagattine, c'est un concept que je connais depuis longtemps, mais on dirait que ce n'est pas suffisant pour moi... j'aimerais bien qu'il me fasse réagir comme toi!

Comme mentionnée déjà, j'apprend à réagir en amont afin d'éviter d'avoir à "choisir" de jeter. Je me suis rendue compte que pour de très petite quantité j'y arrive beaucoup mieux. C'est déjà un pas hihi.

Chatoyante.
Abonné

[quote=Isaverte]

Et puis, jeter .... J'ai une super jolie poubelle, à pédale, avec deux bacs. Peut-etre qu'on pourrait faire un bac spécial : "voilà tout ce que je n'ai pas mangé aujourd'hui, et grâce à ça je vais maigrir" ? Et on pourrait coller dessus des petites fleurs, ou une photo de nous qu'on aime bien ?

Bon c'est un peu délire, mais parès tout, pourquoi pas ?smiley

A bientôt

[/quote]

 

J'avais pas encore vu ton post quand j'ai fais le mien Isa, j'adooooooooore ton délire hihi

C'est une superbe façon de symboliser l'action de se choisir :-)

Isaverte.
Abonné

Merci Chatoyante;

Moi non plus j'avais ps vu le tien. On a du écrire en même temps ...

C'est vrai que préparer moins, c'est imoprtant aussi. Personnellement, c'est un truc que j'ai du mal à faire, j'ai toujours peur de ne pas avoir assez à manger... wink

Il y a une étape pour ça dans LC : ne pas avoir peur de manquer ?

elsab.
Abonné
C'est bien vrai ça Isaverte! Comment se fait-il que chaque fois que je fais à manger pour la famille, je maîtrise bien les quantités, et quand c'est pour moi seulement je n'ai aucune idée? C'est hallucinant: je me fais une salade composée et je suis là à penser "une tomate, deux tomates?" Ce qui ma déréglée je crois ce sont tous ces régimes, type 30 g de pain et 100g de viande, je me rends compte à quel point je suis encore inconsciemment influencée ! Il va falloir que je me deprogramme... :-)
edithtorny.
Abonné

Pour en revenir aux sensations de satiété proprement dites, est-ce que vous connaissez cette sensation d'avoir en même temps faim et trop mangé ? Càd : un sentiment de creux dans l'estomac alors que le ventre est plutôt gonflé, comme si le haut se plaignait du vide pendant que le bas disait "n'en jetez plus"...

Je suis sûre que là se trouve un noeud du problème. Mais je ne sais pas encore comment le démêler !

Isaverte.
Abonné

Bonjour Edith et tout le monde,

Moi j'ai souvent cette sensation d'avoir le ventre et l'estomac plein, mais de ne pas avoir assez mangé, c'est à dire, de ne pas être rassasié sensoriellement comme disent les docteurs.

C'est comme si j'avais besoin que des aliemnts passent encore par ma bouche et mon palais pour être satisfaite, bien, contente. C'est complètement fou, je continue à manger, et quand je suis enfin satisfaite, j'ai mal au ventre.

Je trouve ça dur à vivre.

Lily.
Abonné

A Isaverte et Edithtorny : quand on a le ventre plein et encore envie de manger, je pense que c'est forcément une envie de manger émotionnelle... La satiété s'arrête théoriquement bien avant d'avoir le ventre plein. L'envie de manger encore, c'est une EME... et dans ces cas là, il faut utiliser les outils expliqués dans le parcours : manger lentement, faire des pauses, respirer...

Mais vous n'êtes qu'en début de parcours, donc il faut prendre le temps de découvrir cela.

Au début du parcours, mieux vaut travailler sur la reconnaissance de la faim. C'est plus facile, et ça permettra dans un second temps de gérer les EME différemment.

Bon courage !
Lily

capuccino
Marraine

Je voulais juste rebondir sur la réponse de Lilly,

Lorsque'on passe à table avec une "bonne faim", qu'on mange ce qu'on aime, avec plaisir et en écoutant ses sensations alimentaires, on en ressort la plupart du temps avec un sentiment d'apaisement et de contement ; on avait faim, ce n'était pas forcément agréable, on a mangé, on n'a plus faim, alors on peut passer à autre chose.

Quand on se retrouve dans ce même cas de figure mais qu'à la faim du repas, on a le "ventre trop plein" ou qu'on a encre envie de "se mettre quelque chose en bouche" c'est qu'on cherche à apaiser autre chose que la faim avec la nourriture. Et quoi que l'on mange, quelle que soit sa qualité, sa quantité, on n'en retirera pas cet apaisement et ce contement recherché si l'on continue à manger "comme si on avait faim". 

Comme l'explique Lilly, il y a de grandes chances de se retrouver face à des Envie de Manger Emotionnelles pour lesquelles il convient de trouver d'autres outils (proposés dans le site) autre que la nourriture pour les apaiser, ou alors utiliser la nourriture mais en mode "dégustation".

Avancez tranquillement dans le programme, observez-vous et bientôt vous arriverez à noter les différences entres ces situations.

edithtorny.
Abonné

Merci à Lily et à Capuccino - et à tous ceux qui partagent leurs riches expériences.

edithtorny.
Abonné

Rebonjour,

Isaverte, si tu nous lis encore, je voulais te redire que je vois très bien de quoi tu parles, et que pour moi s'ajoute à ça une nécessité, dès que je suis seule (y compris au lit), de meubler : radio ou télé, pas de silence. Je rapproche ces deux constats et m'interroge sur la persistance d'une peur du vide (de l'abandon ?) que je croyais avoir réglée. Je l'ai sans doute seulement enfouie sous le travail, sous l'oreiller de mon tendre amoureux et... sous les bons plats que nous partageons depuis quinze ans. Serait-ce aussi une piste d'exploration pour toi ?

Par ailleurs, voilà deux fois que je mange un fruit en attendant le dîner et que je me rends compte que la faim disparaît relativement longtemps après seulement... et réapparaît nettement plus tard que ce que j'aurais cru. Si je n'avais suivi que mon envie, j'aurais enchaîné direct et... fini avec la panse douloureuse !

La faim, la sasiété... on en a bien perdu le sens et c'est bien cela que nous cherchons à retrouver ici. Pour le moment je fais seulement attention à ça et ça modifie déjà mon comportement alimentaire - et je me tiens très loin de la balance.

Courage à toi, courage à tout le monde et, puisqu'on a dit ailleurs qu'il fallait être bienveillant avec soi-même : courage à moi :-P :-D

Bonne soirée kiss

edithtorny.
Abonné

Bigre, je me rends compte que j'ai écrit au moins une fois "sasiété" sur ce forum (au lieu de satiété)  indecision

C'est dire si le concept m'est familier ! devil

Gingko.
Abonné

Bonjour à toutes,

Comme je suis actuellement en vacances, je n'ai pas d'accès régulier et sûr à internet et ne lis vos messages que maintenant (ce qui fait pas mal de lecture d'ailleurs, vous avez été prolifique, bravo!).

 

Merci à Saggatine pour sa Réponse :

Ginkgo, ce qui m'aide à jeter c'est de me dire que de toute manière CA REVIENT AU MEME, c'est juste que dans un cas la poubelle est bien identifiée en tant que telle (c'est un contenant plus ou moins grand généralement situé dans la cuisine, avec un couvercle) et dans l'autre cas la poubelle est masquée par un corps humain qui de fait va se mettre au même rang que le contenant nommé poubelle.

Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle et cela me parle.!

Mon épouse a été étonnée d'un changement dans mon attitude, changement dont je ne m'étais m^me pas apperçu : le frigo est vide et n'a jamais été aussi vide en 33 ans de vie commune. C'est comme si j'avais moins peur, moins besoin de remplir ce vide...et je crois que cela est grâce au cheminement parcouru dans LC. On prend petit à petit à nouveau conscience de tout ce que l'on avait oublié.

En ce qui concerne le fait de jeter, je me demande églament s'il n'y a pas en moi une part d'avarice?

Je n'ai pas encore totalement identifié le sentiment de satiété et ne suis pas encore capable d'écouter la petite voix ( je la perçois mains ne l'écoute pas) qui me dit, tu as assez! Je me dis encore au-dessus de cette petite voix, tu dois finir! c'est bon! tu ne vas pas laisser ce bon aliment! demain, tu risques de ne plus en avoir! etc..

Alors, je dois m'habituer à écouter ma petite voix au lieu de tout ce que j'ai mis en place durant des années!

Bonne journée et à bientôt, dès que la connexion le permettra...

Lily.
Abonné

A Edtihtorny :

Le travail effectué sur LC m'a amené au même constat : je suis comme toi incapable de supporter le silence. Même en me couchant, j'allume la télé ou la radio... Le travail sur la RPC m'a permis d'abord de m'en rendre compte, ensuite d'accepter quelques pauses dans le silence dans ma journée...

La RPC est un très bon outil pour affronter cette peur du vide et de l'ennui, qui selon moi (ou pour moi) est surtout une peur d'être avec soi. En respirant, on apprend ou on ré-apprend à être avec soi, avec son corps et ses sensations physiques. Du coup, je pense qu'avec le temps (je n'y parviens pas encore...) on apprivoise le silence, et on apprécie ces temps de retrouvailles avec soi...

Cela a un rapport direct avec notre rapport à l'alimentation. Trop manger, c'est aussi combler le vide. Et c'est aussi se déconnecter de soi et de ses sensations corporelles.

Donc je suis sûre maintenant qu'apprendre à aimer le silence est intimement lié à la rééducation de mon rapport à l'alimentation.

Je n'aurais jamais cru que je découvrirai ce genre de choses en arrivant ici, mais j'en suis très heureuse !!

Lily

edithtorny.
Abonné

Merci Lily !! C'est exactement ça, oui...

Je savais secrètement que cette horreur du vide n'était pas "normale", mais je me gardais bien de la prendre à bras le corps : après tout, depuis qu'on a des lecteurs mp3 etc., rien de plus facile que de meubler ses nuits sans même déranger son conjoint. Finies les insomnies... identifiées comme telles ! Tel un bébé, je me fais raconter des histoires. Mais s'il faut se confronter au silence pour retrouver une appétance naturelle... eh bien... allons-y, c'est parti ! (Je te rassure : rien de brusque ; pas folle la vache !)

Belles journées, et merci de partager ces mots qu'on met petit à petit sur nos émotions : ça aide à affiner le diagnostic !

elsab.
Abonné

Merci Lily et Edith de mettre le doigt sur un des problèmes de fond: moi aussi, en vous lisant, je me rends compte à quel point je déteste le silence et le vide. je me demande aussi pourquoi et je pense que c'est peut-être lié à des problématiques profondes liées à mon enfance. le surpoids est une conséquence, la peur du vide, de l'abandon peut-être...

Celà montre à quel point il faut travailler sur ses habitudes alimentaires certes, mais aussi sur les raisons superficielles (régimes successifs) et plus profondes (aspects + psy) de ces comportements.

J'ai déjà fait une thérapie qui m'a aidée à l'époque, LC est aussi une sorte de thérapie qui nous aide à nous trouver dans nos sensations physiques (satiété-EME) et indirectement, nous retrouver nous-même, affronter le silence qui fait peur, regarder le videen face grâce à la RPC et nous réconcilier avec nous, les autres, la vie, la nourriture, la balance, tout quoi!

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