Les méthodes cognitivo-émotionnelles et de pleine conscience

La méthode Linecoaching s’appuie sur différentes méthodes de TCC (thérapies cognitivo-comportementales) ainsi que sur les thérapies cognitivo-émotionnelles, qui se sont avérées efficaces dans le domaine des troubles du comportement alimentaire.

Les exercices de pleine conscience de Jon Kabat-Zinn

Jon Kabat-Zinn est le premier à avoir développé et mis en forme une thérapie codifiée de pleine conscience ayant donné lieu à une évaluation scientifique. Il s'est inspiré de certains exercices bouddhistes et de différentes techniques orientales.

Les techniques utilisées sont pour l’essentiel des techniques de méditation selon l’approche vipassana, comprenant des exercices formels (centrage sur la respiration, sur les sensations corporelles ou body-scan, sur les pensées, dégustation alimentaire…), mais aussi informels (pleine conscience dans la vie quotidienne), ainsi que des exercices de hatha yoga.

L’efficacité de cette thérapie, dite MBSR (Mindfulness Behavior Stress Reduction), qui se pratique sur 8 séances de 2 heures, a été validée scientifiquement dans le stress chronique et les douleurs chroniques.
Par la suite, ses indications ont été considérablement élargies dans les domaines de la santé ou de l’épanouissement personnel.


Les thérapies cognitivo-émotionnelles de la 3ème vague

Le canadien Zindel Segal et les britanniques John D. Teasdale et J. Mark G. Williams, ont proposé à la suite de Jon Kabat-Zinn un protocole dit de MBCT (Mindfulness Behavior Cognitive Therapy) dans les années 2000, en vue de prévenir les rechutes de dépression. Leur thérapie est construite sur le modèle MBSR de Jon Kabat-Zinn, avec le même nombre de séances, et en y ajoutant des éléments de thérapie cognitive.
La méthode a vu ses indications s'élargir par la suite, en particulier dans les troubles du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique).


Les techniques utilisées :  

  • la reprise des techniques de MBSR 
  • un exercice dit d’espace de respiration de 3 mn pour faire face à des situations émotionnellement difficiles.
  • la méditation dirigée sur une difficulté émotionnelle pour augmenter la tolérance émotionnelle.
  • les éléments de thérapie cognitive : différencier les pensées et les faits, examiner les pensées automatiques sans y adhérer. C’est la méthode de défusion.
  • encourager l’engagement dans des activités plaisantes et des activités constructives.

 

L'ACT, Acceptance and Commitment Therapy ou Thérapie d'Acceptation et d'Engagement

L'ACT a été élaborée par l’américain Steven Hayes.
Contrairement aux techniques précédentes, l’ACT ne consiste pas en une thérapie codifiée avec un nombre de séances préétablies et parfaitement définies. L’ACT reprend plutôt l’approche clinique individuelle habituellement utilisée en TCC.


Les techniques utilisées - la méthode récupère intelligemment :

  • des éléments de thérapie rogérienne
  • des éléments de psychologie positive
  • des concepts de linguistique générale
  • des éléments de thérapie 3ème vague, MBSR et MBCT.


L’approche de l’ACT (Acceptance and Commitment Therapy ou Thérapie d'Acceptation et d'Engagement) s’avère riche et apportant des éléments intéressants concernant la prise en charge des troubles du comportement alimentaire. Elle met l’accent sur le fait d’accepter les désagréments et difficultés de la vie en vue d’avoir une vie riche, pleine de sens, en respectant ses valeurs.

 

Application aux troubles du comportement alimentaire et aux problèmes d'obésité

 

Manger des aliments désirés (le plus souvent des produits gras et sucrés) est un moyen naturel et efficace pour rétablir l’homéostasie (stabilité) émotionnelle.

Normalement, des quantités modérées d’aliments, consommés calmement sur un mode de dégustation, suscitent un réconfort et la personne s’arrête alors de manger, ayant obtenu l’effet désiré. Mais lorsqu’on est en restriction cognitive, la culpabilité et l’anxiété à manger gâchent le réconfort, et on ne peut plus s’arrêter de manger. On aboutit à une compulsion incontrôlable.

Cela finit par donner lieu à un cercle vicieux : la personne tente d’utiliser la nourriture pour calmer ses émotions, mais comme le succès est mitigé, elle réitère cette conduite de plus en plus fréquemment. On est alors dans le cadre d’une addiction comportementale alimentaire.

Pour en sortir, il est nécessaire d’entamer un travail sur la restriction cognitive en vue de dédiaboliser les aliments désirés et apprendre à les consommer de façon à retrouver leur valeur réconfortante. Mais il est important aussi d'entamer un travail visant à mieux tolérer les émotions et les pensées pénibles.

La pratique de la méditation de pleine conscience va justement permettre de pouvoir vivre les émotions qui se présentent sans chercher à les éviter. En d’autres termes, la méditation va permettre d’augmenter la tolérance à nos propres émotions et sortir ainsi de l’addiction comportementale.

Dans le cas des troubles du comportement alimentaire, nombre de pensées automatiques découlent de la restriction cognitive et détournent de l’écoute des sensations alimentaires. 

 

Dans cette nouvelle approche de thérapie cognitive, on ne demande pas de tenter de modifier les pensées automatiques, mais de défusionner d’avec elles, c'est-à-dire prendre ses distances, les laisser passer sans qu’elles exercent d’influence sur l’humeur ou le comportement.

 

Le fait de parvenir à se réconforter à nouveau avec des aliments caloriques désirés, et de pouvoir vivre pleinement ses émotions sont deux abords complémentaires qui vont permettre la diminution des prises alimentaires compulsives et des excès alimentaires qu’elles entrainent.

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