Acceptation émotionnelle en pratique - le 18/07/2017

izabelle
Animatrice forum

Voici un fil pour pratiquer ce qui est le plus essentiel  pour "guérir"  de notre mauvais rapport à nos émotions

pour tous ceux qui ont tendance à considérer leurs émotions comme quelque chose de dangereux,  quelque chose à maîtriser, quelque chose à  anéantir  ou du moins à "calmer"

ce fil est fait pour vous....

 

c'est à dire tous les mangeurs émotionnels  en fait  wink

 

le but de cette pratique est d'apprendre à considérer  (peu à peu)  nos émotions comme nos amies  au lieu d'en faire des ennemies

notre cerveau a tendance à les considérer comme des ennemies car elles viennent souvent chambouler le plan qu'il se fait,  l'envie de tout maîtriser notamment,  d'effacer toute ambiguité, toute incertitude, etc...

 

cependant sans nos émotions nous aurions énormément de mal à nous adapter à notre environnement et à développer de bonnes relations avec les autres

elles sont beaucoup plus essentielles, indispensables, que notre cerveau le considère

grâce à elle on peut être guidés, comme avec un GPS,  et aussi trouver l'énergie pour faire ce qui doit être fait  en relation avec notre environnement

 

c'est pourquoi  développer une nouvelle relation  à nos émotions est essentielle si on veut à la fois enrichir sa vie, mais aussi pour ce qui nous intéresse, ne plus avoir besoin de manger en excès pour les calmer voir les anesthésier

 

le premier pas, qui est à peu près le plus important c 'est d'apprendre à vivre les émotions dans le présent

et c'est ce que je vous propose dans ce fil,  s'exercer à ressentir les émotions dans le moment présent

 

concrètement le plus simple,  pour ressentir une émotion dans le présent, c'est à dire sans aucune pensée,  c'est d'essayer de la ressentir dans son corps

ressentir dans son corps cette émotion, c'est la ressentir dans le présent

parfois il n'y a rien de tangible comme sensation dans le corps, et c'est souvent le cas pour les ressentis qui sont surtout liés aux pensées, mais dans ce cas ce n'est pas grave, car alors vous conviendrez  que ressentir  le  "rien"  n'est vraiment pas insupportable....

parfois il y aura des manifestations physiques importantes : serrements par exemple, pulsations cardiaque, montée d'adrénaline, envie de pleurer au fond des yeux (c'est là que je la ressens)

 

la pratique de l'acceptation émotionnelle c'est de ressentir l'émotion ainsi :  dans le corps,  c'est à dire dans le moment présent

 

si vous arrivez à maintenir cet état quelques secondes, quelques minutes, vous devriez constater par vous-même ce qui se passe après

l'émotion n'est pas  (du tout) anéantie, mais elle a fait son travail

 

cet exercice nous fait sortir de la lutte émotionnelle, c'est l'acceptation émotionnelle

 

alors je vous incite à pratiquer le plus souvent possible, car c'est comme tout le reste : plus on s'entraîne, plus ça devient facile

 

Commentaires

choucathou.
Abonné

bonjour

je vis dans la culpabilité. Cette émotion engendre tristesse, peur et fatalisme et aussi rejet de moi-même. Je me sens responsable. On dit toujours qu'il ne faut pas être coupable mais responsable.

Je passe de l'un à l'autre.

Comment vivre avec une faute qu'on a faite, sans pouvoir s'en empêcher mais qui est une faute quand même, une trahison de confiance?

Quelque chose d'inacceptable mais on l'a fait.

Comment vivre avec ça?

Merci de votre aide;

Cath

izabelle
Animatrice forum

il est indispensable que tu accueilles cette émotion en pleine conscience :  ferme les yeux et tente de ressentir où elle est dans ton corps

mets toi au contact de cette émotion (culpabilité) sans chercher à la faire disparaître ou la juger

"on dit qu'il ne faut pas être coupable" =>  tu cherches à la faire disparaître

 

j'ai obtenu de biens meilleurs résultats avec la culpabilité en la ressentant en pleine conscience comme dans l'exercice que je viens de te décrire ci-dessous

tu la ressens dans le présent, dans ton corps, sans pensée, sans action, sans jugement

juste être au contact avec

 

et ton cerveau arrêtera de mouliner.....   laugh

la culpabilité est une émotion utile, mais plus on lutte, plus elle insiste

le fait de l'accueillir en pleine conscience change notre rapport avec

 

fais l'exercice et dis-moi où tu en es après

reborn60
Abonné

L'anxiété a fait son retour...

Accepter d'être de nature, peut-être, à alterner les périodes de bien-être et les périodes de mélancolie.

J'y parviens, souvent, et quelquefois, ça me submerge.

Accepter, le maître-mot...

choucathou.
Abonné

courage Evelyne

En as tu parlé à ton médecin?

Bon courage

Choucathou

adonon
Ancien abonné

Accepter, oui, c'est important. Comprendre comment cela survient. J'espère que la journée se passe mieux que son début, Evelyne.

Adonon

reborn60
Abonné

Merci les copinautes !

J'ai toujours eu cette nature à "2 facettes". Je n'en ai pris conscience que sur le tard. Ce ne sont pas des états extrêmes mais un genre de cyclothymie que je mets sur le compte des hormones, de mon hypothyroïdie...

J'ai appris à faire avec.

Ma psy n'a jamais relevé cela comme problématique.

Merci de votre présence.

Bonne soirée.

Evelyne

choucathou.
Abonné

Coucou Evelyne.

Tu es en hypothyroïdie. Es-tu sous substitution hormonale pour la thyroïde?

Personnellement, j'ai une thyroïdite d'hashimoto, une maladie auto immune qui a détruit progressivement ma thyroïde. Je prends des hormones de remplacement tous les jours absolument.

Les psychiatres qui m'ont suivie pour le trouble bipolaire n'ont jamais mis sur le compte de l'hypothyroïdie mes troubles de l'humeur car je prends mes hormones.

Je te dis ça car je me suis demandée si tu es bien suivie pour ton hypothyroïdie d'une part et d'autre part, si on ne passe pas dans ton cas à côté d'un diagnostic plus psy.

De toute façon, ne reste pas à souffrir d'alternance de périodes de bien-être et de mélancolie. Tu vois , c'est le mot que tu as choisi, mélancolie, qui me met en éveil.

Bon WE à toi Evelyne

Choucathou

reborn60
Abonné

Bonsoir Choucathou,

Je suis traitée depuis 18 ans avec hormone de substitution et mes taux, vérifiés régulièrement par le labo, sont bons.

Je crois que j'ai une nature mélancolique qui ne me fait plus souffrir outre-mesure, au point de consulter, ce que j'ai fait dans le passé et qui m'a bien aidé à avancer dans la reconstruction de ma confiance en moi.

Belle soirée.

Evelyne

chris212
Marraine

Evelyne, tu as bien raison. Tu sens que tu es de nature anxieuse, tu l'acceptes. On peut être mélancolique sans être pour autant "malade". Ce peut être un trait de caractère.
Le travail sur soi-même que tu as fait pendant des années, t'a permis  de ne pas rester scotchée sur tout ça et d'avancer dans ta vie.

Tout ça a porté ses fruits. Belle réussite smiley

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

reborn60
Abonné

C'est tout à fait ça Chris, bien vu !

Belle soirée à toi et à la communauté.

Evelyne

Mô
Ancien abonné

Bonjour ! Un peu de légèreté ou plutôt d'observations... acceptation émotionnelle : je passe par mon corps au moment de mes ressentis, et je nomme mes émotions... Dans mon corps je ressens des sensations désagréables dans le haut des bras, sous la peau, impossible à décrire mais très gènants, ça donne envie de bouger, de se masser les bras, et au plexus solaire un point désagréable aussi qui fourmille vers l'estomac,  mes émotions : anxiété puis tristesse... Je peux vivre tout cela, acceptation... et j'observe que les ressentis dans mon corps perdurent un bon moment... et ces sensations désagréables dans les bras sous la peau j'ai bien remarqué que ça marque ma tristesse, je me demandais si d'autres que moi avaient aussi observées cette sensation... ?

Voilà ! "Je pratique" l'acceptation émotionnelle et ça réduit mes EME je devrai même dire ça les pulvérise.

Merci pour ce fil que je suis, gratitude ;-) merci Izabelle... On pourrait dire que c'est de la pleine conscience appliquée aux émotions non ? Dans  tous les cas ça marche pour moi.. laisser vivre dans son corps et observer ses émotions plutôt que les manger ou les calmer en mangeant, c'est mon EME Zen, j'y arrive mieux qu'en me réconfortant avec la nourriture car je m'aperçois que je ne maîtrise pas trop la dégustation : la lenteur vis à vis de la nourriture... Bon allez, bonne journée à toutes !

reborn60
Abonné

Merci pour ce partage d'expérience, Mô et belle journée !

Evelyne

capuccino
Marraine

Merci Mo pour ce partage. Et oui, c'est bien de la pleine conscience appliquée aux émotions. Observer, ressentir, nommer et éventuellement partager...Laisser l'émotion vivre sa vie d'émotion, sans l'entraver, sans lutter contre et la laisser partir, comme elle est venue. C'est une belle expérience et leçon d'acceptation. Merci 

izabelle
Animatrice forum
reborn60 mar 01/08/2017 - 07:25

L'anxiété a fait son retour...

Accepter d'être de nature, peut-être, à alterner les périodes de bien-être et les périodes de mélancolie.

J'y parviens, souvent, et quelquefois, ça me submerge.

Accepter, le maître-mot...

l'acceptation de ce fil est surtout l'acceptation de ressentir dans le présent

as-tu tenté sur cette anxiété?

la ressentir dans ton corps?

par exemple comme ce que décrit Mô

moi qui suis une grande anxieuse (à la base mais je dois dire que ces dernières années les choses se calment) je sais qu'il n'y a rien de mieux que de se poser, de ressentir son corps,  où ça tire, où ça serre, etc... et de rester qq instants avec ces sensations qui ont  "toujours"  leur raison d'être  même si cette raison échappe à notre mental

izabelle
Animatrice forum
Mô lun 07/08/2017 - 12:27

Voilà ! "Je pratique" l'acceptation émotionnelle et ça réduit mes EME je devrai même dire ça les pulvérise.

Merci pour ce fil que je suis, gratitude ;-) merci Izabelle... On pourrait dire que c'est de la pleine conscience appliquée aux émotions non ? Dans  tous les cas ça marche pour moi.. laisser vivre dans son corps et observer ses émotions plutôt que les manger ou les calmer en mangeant, c'est mon EME Zen, j'y arrive mieux qu'en me réconfortant avec la nourriture car je m'aperçois que je ne maîtrise pas trop la dégustation : la lenteur vis à vis de la nourriture... Bon allez, bonne journée à toutes !

mais oui bien sûr, c'est de la pleine conscience

vivre dans le présent, et surtout accepter de ressentir : dans le présent, c'est c'est là où les émotions sont utiles et où elles sont aussi nos meilleures amies

car la plupart de nos complications vient de ce que l'on cherche surtout à les bloquer, dans l'idée de  "contrôler" ce qui nous arrive (ce qui est une totale illusion)

ensuite quand on prend l'habitude de développer une nouvelle relation sereine d'acceptation avec nos émotions, et cela ne peut se faire qu'en pratiquant le fait de les vivre dans le présent, donc dans nos sensations,   eh bien  les émotions ne font plus manger, en effet,  car on n'a plus besoin de les bloquer, on les laisser agir quand elles sont nécessaires,  on apprécie leur force, leur vitalité

on ne cherche plus à les calmer et on n'a donc plus besoin de nourriture ou de quoi que ce soit d'autre  pour cela....

par ailleurs notre vie et nos relation s'en trouvent aussi grandement améliorées, pour ma part  au delà de TOUTES mes espérances...

izabelle
Animatrice forum

alors j'ai pratique ce week-end l'acception émotionnelle de la tristesse mais un gros truc

une relation amicale que j'avais et qui au début était vraiment fantastique  a commencé à un peu se dégrader depuis qq temps, et puis là c'était le "pompon" la coupe était pleine et j'ai senti qu'il fallait vraiment que je prenne du recul

dimanche soir la tristesse m'a heurté de plein fouet, mais comme je savais qu'elle était là pour m'aider, je me suis dit : ok

simplement, pas si simple......

j'avais tellement de pensées qui remontaient, du type  "personne ne m'aimera jamais, en fait personne ne m'a jamais aimé"  enfin des joyeusetés de ce style

c'est pourquoi j'avais quand même beaucoup de mal à être dans le présent, car au moment de faire le deuil de cette relation, cela remontait beaucoup de frustrations relationnelles et d'espoir déçus (y'en a eu pas mal... mais de si beaux moments en contrepartie)

enfin je n'ai pas lâché l'affaire et après avoir laisser quand même un peu libre cours à mes pleurs de caliméro, j'ai fini par réussir à réellement accueillir la tristesse dans le présent

la ressentir dans mon corps, me connecter avec elle,  être dans la sensation,  la vague de pleurs, le fond de l'oeil tranpercé, le coeur comme un volcan

et là, le miracle....

au bout d'une minute  je me sens soudain "mieux"   je prends conscience que ce qui m'est le plus pénible c'est finalement de ne plus rien ressentir dans cette relation

et je me sens mieux, centrée

j'ai finalement pu m'endormir alors que c'était très mal parti

 

voilà ma petite expérience d'accueil émotionnel de la tristesse

 

je vous le répète : le véritable accueil émotionnel n'est pas intellectuel ou moral, mais réellement  "physique",  il faut prendre ce moment de ressentir dans le corps notre émotion

c'est la seule façon de la sentir au présent, et c'est le seul "temps"  où elle est utile et bienfaitrice

c'est un vrai travail d'attention, un "geste" à faire, cela ne se fait que très rarement automatiquement car cela n'est pas intuitif d'aller se connecter à une émotion forte et désagréable, pourtant à chaque fois que je l'ai fait, et peu importe la taille de l'émotion, y compris de l'angoisse, le plus dur c'est de se lancer, mais ensuite c'est toujours incroyable

le lendemain je pétais la forme et j'étais à nouveau pleine de projets, j'ai aussi retrouvé ma créativité

chouette quoi.....  laugh

izabelle
Animatrice forum

a l'instant je pratique l'acceptation émotionnelle  du flou, de l'incertitude

les sensations sont dures à décrire car pas vraiment de sensations, plus des impressions

d'abord une grande agitation,  puis en me centrant vraiment sur les sensations physiques, soudain j'ai été envahie par : le calme

et : la certitude

ce n'est pas la première fois que me relier à un sentiment me fait aussi me relier à son contraire, c'est l'autre face de la médaille je trouve ça assez formidable

 

je me sens prête ainsi à finir ma journée dans cette incertitude,  parce que profondément elle me relie à une certitude bien plus forte  (peut-être pas très clair mais ces choses là sont dures à exprimer, il faut le vivre)

izabelle
Animatrice forum

ce week-end j'ai encore eu de très bons résultats avec l'acceptation émotionnelle de la tristesse et de la frustration

samedi soir, donc tristesse et frustration (intense),  je me dis : allez on y va

j'ai ressenti la tristesse dans mes yeux, la frustration dans mes yeux, des ronchonnements intérieurs, mais je me suis refocalisé sur le physique, j'ai ressenti le coeur qui se serre, les yeux qui ont envie de pleurer, sensation aussi de rétrécissement de la gorge....

cela n'a pas duré tellement longtemps, après la situation s'est totalement débloquée et la personne qui me provoquait ces émotions a totalement changé aussi d'attitude, le reste du week-end ne fut que fluidité, échanges et sympathie

largement plus agréable, mais j'ai la sensation que cette acceptation du désagréable n'est sans doute pas pour rien là dedans

cela doit influer largement sur les schémas relationnels inconscients (bon ça c'est la psy qui cherche à comprendre...wink)

chris212
Marraine

Je me lance... Petite pratique d'acceptation émotionnelle, je crois...

Il arrive lorsque je me dispute avec quelqu'un que cela tourne (pour moi) à la compulsion alimentaire... surtout si c'est l'heure de passer à table !

Et bien depuis peu, grand changement.
Je sens l'énervement qui monte en moi, la tension nerveuse, je ne sais pas trouver les mots...
Et là je ne me suis pas jeté sur mon repas, comme par le passé. Je n'ai pas dévoré tout ce qui passait sous ma main.
J'ai préféré différer le moment de passer à table.
J'ai accueilli les émotions qui se cachaient derrière cette situation, ce mini conflit.
La tristesse, la lassitude, l'impuissance, les regrets...
J'ai senti la gorge qui serrait, ça fait mal...
Et j'ai accueilli tout ça en pleine conscience dans l'instant présent... PC, RPC...
Finalement, je retrouve mon calme, je me sens apaisée...

Lorsque je suis passé à table et je n'ai pas mangé mes émotions, simplement mon repas.

Cela fait 2 fois que je vis cette expérience...

Jusqu'à présent, je ne laissais pas sortir mes émotions... 

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

izabelle
Animatrice forum

yesyesyes

bravo Chris, ce sont des expériences fondamentales, et que très peu de personnes font vraiment, que d'accueillir une émotion dans son corps, sentir là où ça fait mal, se connecter à elle

je te félicite de te lancer ainsi, si tu persévères, tu noteras de très très grands résultats

 

hier je l'ai fait faire à ma fille de 14 ans

son cerveau était en boucle suite aux incertitudes de la rentrée : essentiellement bien sûr : serais-je avec mes copines?   la seule chose importante apparemment wink

comme je dois dire  elle me gonflait, car son cerveau tourne aussi à mille à l'heure et encore plus vite que le mien, ça a de quoi vous épuiser totalement, je lui ai demandé de ressentir l'incertitude dans son corps, de se connecter avec elle, d'imaginer qu'elle prend un "bain" d'incertitude, etc....

bref, le reste de la soirée,  son cerveau  n'a plus tenté de résoudre l'impossible   et on a passé une bonne soirée   smiley

assez fière de ma petite qui réussit à faire a minima ce type d'exercice

izabelle
Animatrice forum

je pratique à l'instant une acceptation émotionnelle de l'angoisse

je ferme les yeux, je ne ressens rien physiquement

qu'une agitation qui me semble surtout mentale

en tous cas cela m'a fait du bien de me poser et de "ressentir" cette émotion en face

Milagros
Abonné

j'ai eu une forte sensation de mal-être en milieu d'après-midi, je ne saurais préciser davantage, mettre un nom d'émotion derrière. Ce n'est que maintenant, après avoir lu vos message, que j'ai décidé d'affronter cette émotion.

Poids dans la poitrine, avec une sensation d'un cercle qui grandit puis qui décroît pour regrandir et ainsi de suite, mâchoires serrées, très contractées. Je suis restée quelques minutes comme ça à ressentir, les yeux fermés. je ne me sens pas vraiment mieux, peut-être juste contente d'avoir pris le temps de tenter l'expérience et de voir qu'au moins cela n'a pas aggraver la situation.

arcenciel.
Inscrit

Milagros j'ai lu un livre sur les emotions il y a longtemps, il aidait à voir de quelle emotion il s agissant selon nos ressentis. Les machoires contractées, serrees c est la colere, l'envie de mordre !

arcenciel.
Inscrit

Allez je me lance

Mes sensations : gorgée serrée presque comme une reaction allergique où la gorge est gonflée, tension dans les mains comme des mini tremblements. J'ai toujours l impression que si j ecoute mes emotions je vais pleurer sur mon passé et devenir faible ou depressive et ne pas pouvoir gerer mes enfants le boulot etc. alors ca me bloque car il n y a que moi pr gerer tout ça, je suis peu entourée

minifouine.
Inscrit
arcenciel mer 06/09/2017 - 13:35

Allez je me lance

Mes sensations : gorgée serrée presque comme une reaction allergique où la gorge est gonflée, tension dans les mains comme des mini tremblements. J'ai toujours l impression que si j ecoute mes emotions je vais pleurer sur mon passé et devenir faible ou depressive et ne pas pouvoir gerer mes enfants le boulot etc. alors ca me bloque car il n y a que moi pr gerer tout ça, je suis peu entourée

Bonjour arcenciel,

Tu décris des symptômes physiques, puis tu parles de tes diverses peurs => la peur est une émotion importante et c'est peut-être sur celle-ci qu'il te faut te pencher et travailler en pleine conscience. Pourquoi redoutes-tu autant de pleurer, cela sert dans la plupart des cas à relâcher des tensions et on est pas "faible" ou "dépressive" parce que l'on pleure... Tu es certainement une personne forte, mais qui manque de confiance en elle. Tu pourrais lister tes peurs dans une colonne, puis écrire en face tout ce que tu fais pour assumer tes responsabilités avec tes enfants, à ton travail, etc. Tu t'apercevras sans doute que tu gères bien mieux que tu ne le crois. Personne n'a besoin d'être parfait, il s'agit de faire de son mieux et c'est valable dans tous les domaines...

Bon courage !

 

izabelle
Animatrice forum

bravo Milagros et Arcenciel pour avoir ressenti vos émotions dans votre corps

c'est la seule façon d'apprendre à les vivre dans le présent, et donc d'apprendre à les vivre "bien"

tu verras arcenciel que bien au contraire si tu t'efforces de ressentir tes émotions dans le présent le passé ne sera plus d'actualité

c'est vrai que les émotions sont de l'énergie et parfois elle nous fait peur, mais la plupart du temps elle est utile si on arrive à l'utiliser

et on ne peut l'utiliser que dans le présent

c'est pourquoi je vous incite à continuer

chris212
Marraine

Tristesse, impuissance, dépassement... 3 émotions que j'ai accueilli tant bien que mal cet après-midi...

J'ai senti les larmes qui remplissaient mes yeux et qui coulaient à n'en plus finir... Ma gorge qui serrait...
Puis petit à petit ma respiration est devenue plus ample, plus large. J'ai retrouvé "la paix" intérieure.

Le hasard a voulu que la musique m'aide...
Je me suis senti emportée par elle, elle m'a comme portée sur la vague des émotions que je vivais alors.
Certains passages étaient comme une longue "plainte", un pleur... (pourtant je ne les avais jamais perçus comme ça) ... et la sérénité reprenait ses droits...

Ce morceau m'a permis de vivre mes émotions en PC dans l'instant présent...

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

reborn60
Abonné

Je n'ai pas fais cette expérience de ressentir mes émotions dans mon corps... Je crois que je continue à intellectualiser quantité de choses, même si je dois reconnaître que j'avance. Je vais relire vos billets.

 

arcenciel.
Inscrit
minifouine mer 06/09/2017 - 17:

Tu décris des symptômes physiques, puis tu parles de tes diverses peurs => la peur est une émotion importante et c'est peut-être sur celle-ci qu'il te faut te pencher et travailler en pleine conscience. Pourquoi redoutes-tu autant de pleurer, cela sert dans la plupart des cas à relâcher des tensions et on est pas "faible" ou "dépressive" parce que l'on pleure... Tu es certainement une personne forte, mais qui manque de confiance en elle. Tu pourrais lister tes peurs dans une colonne, puis écrire en face tout ce que tu fais pour assumer tes responsabilités avec tes enfants, à ton travail, etc. Tu t'apercevras sans doute que tu gères bien mieux que tu ne le crois. Personne n'a besoin d'être parfait, il s'agit de faire de son mieux et c'est valable dans tous les domaines...

Il me semble que ca serait un peu la boite de Pandore. je gere tout ou presque seule depuis l age adulte et pendant l enfance je gardais pour moi des secrets et souffrances physiques.

J ai alors du mal à apprehender une partie de la feminite et la faiblesse, je les trouve inconsciemment dangereuses : etre feminine selon mon inconscient c est etre une proie et pleurer c est être faible et se faire 'manger' par les autres (joli lapsus ;) !) ou laisser tomber ses enfants et ses proches, les abandonner un peu pour se laisser porter par la tristesse. et puis enfin etre triste c est donner de l importance à mon agresseur et à mon passé, meme si c est sur que manger trop c est aussi cela..

arcenciel.
Inscrit

oups c etait en double

chris212
Marraine

Arcenciel 
Pourquoi ne pas essayer d'accueillir tes émotions dans l'instant présent en PC. 
Pas celles d'hier, celles d'aujourd'hui...
Pour peut-être te libérer progressivement de celles d'hier.
Essaye pour toi et pour tes enfants.wink

Je ne doute pas que tu aies vécu des choses graves dans le passé. Et qui impacte encore ta vie aujourd'hui...

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

chris212
Marraine

smiley Millagros, c'est le premier pas... 
Peu importe que tu n'ais pas su nommer ton émotion, tu as essayé de la ressentir dans ton corps.
Je trouve ça pas si mal.
Moi non plus, je n'ai pas eu grande expérience en la matière.
Mais j'ai décidé d'essayer d'ouvrir la porte à mes émotions... Pour voir !   wink

Mais il faut vraiment se laisser porter, se laisser aller, ne rien attendre... 

"On ne voit pas bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux !" Saint-Exupéry

izabelle
Animatrice forum

bravo il faut se lancer

en effet vivre les émotions dans le présent, s'y entraîner comme on le fait sur ce fil,  c'est créer avec elle une nouvelle relation

on n'ouvre pas de boite de Pandore, on se contente d'être dans le présent, toujours le présent

c'est réellement la seule façon d'avoir un résultat durable sur le plan émotionnel

de plus, cela enrichit considérablement la vie

 

aujourd'hui j'ai fait un accueil de la joie en pleine conscience

sentiment de chaleur au niveau du coeur

au niveau de ma gorge aussi c'était dilaté

au niveau des yeux une sorte de sourire béat.....

Milagros
Abonné

Merci Arcenciel. L'an dernier, fin septembre-octobre, je suis passée par une période difficile avec des émotions ultra-présentes, un mal-être continu, jour et nuit. J'étais persuadée que si je me confrontais à mes émotions ce serait terrible, que je serais submergée, anéantie et je fuyais. Et puis un jour, après avoir lu et relu tout ce que disais Izabelle sur la nécessité de se confronter à ses émotions, j'ai tenté. Je ne dirais pas que c'était agréable, oh non, mais je n'ai pas été engloutie, je n'ai pas fait surgir tous les maux de la terre. Ce n'était pas pire après, je me suis sentie un tout petit peu mieux. En tout cas, j'ai fait l'expérience que la situation n'empirait pas.

Chris, merci pour tes encouragements. Je crois que le plus urgent, c'est d'accepter de vivre en pleine conscience mes émotions, dans le présent. Tant pis si pour l'instant je n'arrive pas toujours à mettre un nom dessus.

Izabelle, bravo pour l'accueil de la joie. Tu as bien raison ! Moi, quand je pense à accueillir une émotion, c'est toujours une émotion négative. C'est trop bête !

arcenciel.
Inscrit

Il va falloir que je m y mette ;)

aujourd'hui j ai tente une Eme Zen en pleine conscience et ct pas trop mal pour une fois !

Milagros
Abonné

Super, arcenciel, c'est encourageant ! Ça va venir, et les rechutes ne sont pas des échecs mais des éléments qui font partie du parcours !

arcenciel.
Inscrit

merci Milagros :)

Fanette
Ancien abonné

Proverbe Shaddock:

Plus on rate, plus on recommence, plus on recommence, plus on réussit. Moralité: plus on rate, plus on réussit! angel

J'ai dû accueillir une grosse émotion il y a quelques jours. Une amie m'a rapporté qu'un ancien collègue parlait de moi, de mon fils et de ses difficultés de façon méprisante. Une immense colère est montée en moi, une grande tristesse (tendance lassitude) m'a envahie aussi. J'ai mis une demie-journée à remonter à la surface. Et évidemment, pendant tout ce temps là, je suis restée d'une humeur de chien, y compris avec mon pitchou. Pas juste, mais alors pas juste du tout!

A présent, quand j'y repense, j'arrive à me dire que ce type n'a rien dans le citron ni dans le coeur sans que ma gorge ne se serre de trop. Mais ça m'a fait très mal.

Courage à toutes et tous et bonne journée!

izabelle
Animatrice forum

la prochaine fois que cette émotion remonte, prends toi un temps pour la ressentir physiquement, par exemple la gorge qui serre,  pour te connecter à cette sensation

c'est ce qui permet de véritablement accueillir des émotions dans le présent et d'améliorer donc notre relation avec elles

bonne journée à toi aussi !

Fanette
Ancien abonné

Oui si je l'avais pu, j'aurais explosé en pleurs ou tenté un temps de méditation mais j'étais en public et je crois que je suis juste passée pour quelqu'un de revêche. Double GRrrrrr!

Enfin, j'ai fait de mon mieux pour hiérarchiser et mettre des mots sur les choses.

Merci Izabelle

izabelle
Animatrice forum

ah oui en public on a plus tendance à bloquer

mais c'est aussi une question d'habitude

de mon côté je suis capable maintenant de le faire dans n'importe quel circonstance

bien sûr pour la tristesse c'est un peu compliqué car parfois on ne veut pas pleurer

mais c'est tellement plus profitable quand on le fait dans le moment que je m'y efforce à chaque fois,  ou alors dès que je peux, quitte à revenir sur une émotion, m'y reconnecter  (bon sauf si elle partie, mais souvent elle reste un bout tant qu'elle n'est pas accueillie, en fait tout le temps où on "rumine", elle est toujours là)

minifouine.
Inscrit
Fanette lun 11/09/2017 - 09:41

Proverbe Shaddock:

Plus on rate, plus on recommence, plus on recommence, plus on réussit. Moralité: plus on rate, plus on réussit! angel

Fanette, ton proverbe est un beau sophisme, mais s'il peut aider à persévérer... wink

 

Milagros
Abonné

Merci fanette. J'adore les devises Shaddock. Celle-la permet de voir ce que l'on nomme échec d'un autre oeil et c'est bienvenu !

Rosiale
Abonné

Je reviens sur LC et je constate que depuis mon absence vous n'avez pas chômé dites donc!smileysmiley

Reborn, je rebondis sur le message où tu parles de cyclothymie, je viens donc partager mon expérience.

Je serai bientôt septuagénaire, à mon grand désespoir car la tête est loin d'être du même âge que les genouxangry!

Aussi loin que remontent mes souvenirs j'ai toujours alterné les phases "bonne humeur" et les phases tristesse, désespoir, personne ne m'aime, ne m'aimera jamais, je suis seule etc...

Il m'a fallu attendre 65 ans pour qu'un psy, Dr P. je ne vous remercierai jamais assez, m'apprenne que je souffrais de cyclothymie.

Quand il m'a donné ce diagnostique j'ai vraiment compris le sens de l'expression "avoir un énorme poids sur les épaules" car ma réaction a réellement été physique! Ce poids je l'ai senti se volatiliser! Je n'étais pas folle, je n'avais pas un cerveau "tordu"! Quel soulagement, j'étais malade!

Il m'explique alors que cette maladie se soigne mais que si on l'ignore elle irait en empirant, les crises dépressives seraient de plus en plus nombreuses, de plus en plus longues et de plus en plus sévères jusqu'au jour ou je ne pourrais peut-être plus en sortir de cette phase dépressive. D'ailleurs dû à un contexte familial exceptionnel j'avais déjà fait un début de dépression quelques années auparavant.

J'ai donc suivi un traitement pendant 2 ans 1/2. Aujourd'hui, 1an après l'arrêt du traitement, je suis disons en rémission car je dois toujours être vigilante et ne pas laisser les coups de blues se transformer en déprime puis en dépression. Parallèlement il m'a conseillé une thérapeute que je vois toujours et qui elle m'apporte énormément de soutien. Elle a cette rare qualité de comprendre les problèmes à travers mes propos confus, elle comprend de moi ce que moi-même je ne comprends pas, bref elle démêle ma vie!!

C'est en partie grâce à elle que je me suis réinscrite à LC, elle m'y a encouragé. Elle à pointé du doigt que j'étais quelqu'un qui n'acceptait pas la frustration, là encore je me suis dis "ben oui, elle a raison". Quand ça ne va pas comme je veux je n'accepte pas la situation, même si je sais que je n'ai aucun pouvoir sur cette situation. Je ne tolère pas la vie telle qu'elle est si elle n'est pas comme je voudrais qu'elle soit.

Et je pense que de là vient aussi une partie de mon problème de poids. Je "bouffe" pour gérer les frustrations, la colère qu'elles génèrent!

Et d'ailleurs ne vous mettez pas sur mon passage si j'ai envie d'un croissant hein!! devil!! Je ravage tout!

Izabelle je vais tenter de suivre ton conseil et essayer de la ressentir physiquement cette frustration, quand j'aurais la rage, les larmes au bord des yeux, quand comme disent nos amis anglais "I feel sorry for myself". Le pire est que mon cerveau sait que j'ai une vie dont je n'ai pas à me plaindre mais mon "coeur" ne le voit pas, tout l'inverse de l'adage "le coeur a ses raisons etc...etc..." 

Ailleurs Izabelle tu donnes aussi un lien pour des vidéos du Dr Russ Harris, je  les visionnerai au fur et à mesure de ma disponibilité car elles me semblent intéressantes et pourraient bien m'être utiles.

Désolée pour cette diatribe un peu longue, beaucoup de vos messages ont trouvé un écho en moi et merci de m'avoir ré-acceuillie avec gentillesse.

Bonne soirée à tous,

Roselyne

reborn60
Abonné

Bonsoir Rosiale,

Je rebondis sur ce que tu exprimes sur la colère, dont la frustration, pour te conseiller un livre de Didier Pleux, "Exprimer sa colère sans perdre le contrôle", que je suis en train de relire en ce moment car cette émotion est celle qui de loin provoque chez moi le plus d'envies de manger.

Bonne soirée.

Evelyne

Rosiale
Abonné

Bonsoir Evelyne,

En fait la colère chez moi n'est pas dirigée contre quelqu'un ou contre moi mais plutôt contre la vie. Ce qui est idiot, car parfois les évènements, les aléas de la vie sont indépendants de notre volonté et c'est cela que je n'accepte pas.

Je ressens de la colère car je me demande pourquoi untel a ci ou cela et moi pas. C'est là dessus que je dois travailler, accepter ce que me donne la vie, accepter qu'elle ne soit pas toujours comme je la voudrais. Mais hélas c'est ce que je ne sais pas faire, c'est mon dernier challenge avec ma psy, accepter ce que je ne peux altérer. Dur, dur pour moi!

Bonne soirée,

Roselyne

izabelle
Animatrice forum

ah oui c'est très important  car cela t'amène directement à l'acceptation émotionnelle

accepter de faire l'expérience de la tristesse, la colère, la peur  et tous autres sentiments dérivés, cela n'est pas naturel, cela ne va pas de soi

on est programmé pour aller vers la joie et ça tombe bien si on suit ce programme c'est très bon pour nous

tu peux penser que ce n'est pas  "la vie"  qui te donne telle ou telle circonstance mais que c'est bien toi, ou plutôt les psy diraient  "ton inconscient"  qui te dirige vers telle ou telle expérience

la frustration pour moi c'est un panneau  "sans issue",  trouver une autre route

j'en ai fait l'expérience récemment dans une relation que j'ai  et qui me procurait beaucoup de frustration (et donc dans ce cas précis, relationnel, aussi de la tristesse)

j'ai pratique une acceptation émotionnelle de cette frustration et cette tristesse, à un moment où elle était particulièrement aigue

c'est vrai que ça correspond vraiment à se dire  "ok cette expérience semble plutôt répulsive, mais je vais la vivre au présent, et la ressentir dans mon corps, m'y plonger totalement"

c'est ce que j'ai fait, je l'ai ressenti physiquement, au fond des yeux une sorte de "trou"  (les larmes pas loin), le coeur qui est serré, la gorge aussi

les pensées qui ne sont pas loin, qui s'agitent  qui ont envie de dire  "mais pourquoi!!!!!!"

et revenir dans mon corps, toujours, lacher les pensées et centrer totalement mon attention sur mes sensations et surtout en ACCEPTANT d'en faire l'expérience, voire en remerciant d'en faire l'expérience

 

bon ceci a duré à peine une minute je pense et les effets en ont été considérables, non seulement sur moi, mais bien sûr par richochet sur cette relation

à peine qq minutes après, sans avoir vraiment réfléchi, mon positionnement envers cette personne a certainement changé, est devenu plus sain j'imagine, moins en demande

depuis tout baigne entre nous, plus de frustration, que de la joie, de la joie, de la joie et même parfois de l'exaltation (eh oui la connexion à l'autre est ma valeur number one!)

 

bref tout ça pour dire que l'acceptation émotionnelle c'est lié à l'acceptation des expériences de vie   et que cela peut nous guider beaucoup beaucoup mieux qu notre cerveau aurait pu l'imaginer à la base

 

souvent c'est bien le cerveau (cortex) qui veut contrôler, diriger, selon son idée, selon son point de vu la plupart du temps extrêmement limité, du à la petitesse de son champ de vision et expériences

alors que si on laisse notre cerveau plus émotionnel  (bon vous aurez compris je ne suis pas une spécialiste du cerveau wink)  nous guider,  ou notre inconscient, qu'on écoute nos émotions notamment qui sont de merveilleux GPS,   on découvre des choses que l'on n'aurait jamais expérimenté sinon et qui peuvent nous apporter énormément de sens dans la vie

 

c'est pourquoi on gagne toujours à lâcher un peu ses pensées pour vivre et ressentir

Rosiale
Abonné

Merci Izabelle pour ces explications.

Dur de mettre en pratique, d'apprendre à accepter la frustration quand on ne sait comment s'y prendre.

Je précise au passage que quand je dis que j'envie untel / unetelle d'avoir ceci ou cela je ne parle pas bien entendu de biens matériels.

En ce moment ce qui génère de la colère chez moi c'est de devoir accepter que je ne connaitrai pas le bonheur d'avoir des petits-enfants. Je n'y arrive pas. Ma psy dit que je dois faire mon deuil, sortir du pourquoi moi? Mais c'est là que le bât blesse je suis constamment et depuis toujours dans le pourquoi moi? Est-ce parce que je veux toujours que tout soit parfait? Qu'il faut que j'ai le contrôle?

Si quelqu'un a un "truc" pour travailler là-dessus, je prends!smiley

J'essaie de pratiquer la RPC (j'aime bien Christophe André) mais le soulagement est temporaire et je repars dans mes ruminations, le petit hamster se remet à tourner dans la tête.

En plus aujourd'hui alors que je préparais ma valise j'ai essayé des vêtements que je mettais sans problème il y a encore qq semaines.... la cata, le dégoût de moi, de ce corps que je ne contrôle pas qui engraisse en dépit de mon envie de perdre du poids.

Bref pas la grande forme...sad

arcenciel.
Inscrit

Rosiale moi le lacher prise ça me parle peu, je te dirai plutot de voir pourquoi tu veux des petits enfants, ce qui te plait dans cette idée. Puis cherche ce qui y ressemble en dehors : garde d enfants, association intergenerationnelle par exemple :)

izabelle
Animatrice forum

je pense en effet comme arcenciel  que ton envie d'avoir des petits-enfants n'est pas lié à ton désir que tout soit parfait, mais bien d'un désir profond de transmettre, de t'occuper, de créer des liens d'amour

c'est pour ça que tu ne peux pas lacher prise  car c'est de l'ordre du désir

et quelque part c'est un beau désir

comme arc-en-ciel  je t'incite à porter ton attention sur les valeurs qui sont à la base de ce désir  : transmettre, amour, etc....

et de vivre ces valeurs au quotidien dans tes actes dans tes gestes

 

pour te donner un exemple, moi ma valeur numéro un est la connexion profonde à l'autre et pour cela rien de tel que mes amis les plus proches, mes amis de coeur qui me comprennent et m'aiment inconditionnellement

sauf qu'ils habitent loin de chez moi et qu'on se voit au max  deux fois par an (et encore j'ai de la chance ces temps-ci c'est plus souvent alors qu'avant ils habitaient carrément dans un autre continent)

bref c'est frustrant d'avoir la plupart de ses amis loin de soi car les messages ne remplaceront jamais les moments que l'on peut vivre ensemble

donc dans les moments les plus durs,  je me suis réellement connectée à ce besoin de  "connexion"

et puisque pour mon travail  je dois recevoir des gens,  eh bien je me suis  "bingo, je vais me connecter à eux"

bref j'ai cherché la "connexion" dans mon quotidien

 

alors bien sûr ce n'était pas la même chose, mais n'empêche que cela m'a permis de me sentir bien dans mes baskets, parce qu'au lieu de courir derrière l'impossible,  j'ai vraiment vécu ma valeur dans le présent   et cela produit vraiment de très bons résultats

on se sent moins dépendant des circonstances et on sent que le "trésor" est en fait en nous

 

je ne sais plus si tu participes au fil des trois choses agréables au quotidien

//www.linecoaching.com/forum-topic/trois-choses-agreables

, mais je trouve que c'est un exercice génial pour aider notre cerveau à savoir aussi porter son attention sur ce qui est beau, sur ce qui fait sens

parce que sinon, par défaut, notre cerveau veut résoudre des problèmes (et y compris des insolubles sad)

take care !

Haut de page 
X