Défusion.... - 24012013

izabelle
Animatrice forum

 

A la demande de quelques unes, voici une petite info sur ce qu’on appelle la ‘défusion’, un processus thérapeutique issu de la thérapie ACT, laquelle est proche de la pleine conscience (puisque d’ailleurs elle l’utilise également).

Cela est très utile pour les personnes (comme moi) dont les EME sont principalement liées au fait qu’elles se déconnectent d’elles-mêmes pour être totalement absorbées par leur pensée, qu’elle soit verbale ou non (non-verbale pour moi).

 

Avec la défusion, il s’agit d’aborder ses pensées d’une façon différente, en réduisant leur influence sur nous.   Il ne s’agit donc pas de les faire « disparaître », bien que la tentation soit grande, au début, tant que l’on n’a pas intégré l’acceptation, c'est-à-dire l'abandon de la lutte intérieure contre ce qu’on ressent, lutte stérile et fatigante.

Si quelques pensées douloureuses peuvent s’évanouir, parfois, lorsque l’on pratique ces techniques, la tentation est grande de s’en servir alors systématiquement pour faire disparaitre ces pensées qui nous gênent...  

mais c’est une très mauvaise idée, car d’une part cela nous incitera à persévérer dans la bataille intérieure contre nos ressentis (bonjour les EME) et par ailleurs cela ne fonctionnera pas, de tout façon, pour les pensées et les schémas douloureux récurrents, forts, de notre vie, nous ne passerons pas à travers les mailles du filet, il nous faudra les regarder en face, les assumer, les vivre, en un mot : les accepter.

La défusion ne sert qu’à ACCEPTER ses pensées, tout simplement parce qu’on ne les considère plus que comme des mots, pas comme une réalité, les mots ne sont plus « fusionnés » avec ce qu’ils représentent, ce sont « juste » des mots…    ils perdent alors beaucoup de leur influence sur nous…..

En état de « fusion », les pensées semblent être la vérité absolue et d’une importance capitale, elles nous font de la peine, elles nous font peur, parfois...

En état de « défusion », nous pouvons reconnaitre qu’il s’agit juste de sons, de mots, d’histoires, qu’elles ne sont pas forcément vraies, et qu’elles ne sont pas forcément  importantes, on est nullement obligé de leur obéir, et qu’elles ne constituent pas une menace, car elles ne peuvent rien « FAIRE » concrètement….

Du coup, on perd le besoin de faire « disparaitre impérativement » ces pensées désagréables à pénibles…..

Et quand on n’a plus besoin de faire disparaitre, eh bien, on n’a plus d’EME   (et croyez-moi, ça fait du bien !)

 

Comme vous le voyez donc, et j’insiste là-dessus au risque de radoter sérieusement,  il ne faut pas louper une étape, ce n’est PAS :  

défusion => disparition des pensées gênantes => je me sens « un peu plus confortable » => je suis toujours en lutte et déconnecté de moi-même

Mais bien plutôt   :   

défusion=>acceptation des pensées gênantes => je suis « moi »   => pas forcément ‘confort’, mais sentiment de connexion, de plénitude même (parfois), the war is over (if you want it, comme dirait John Lennon)

Alors bien sûr, il faut renoncer à « être bien tout le temps », car la vie est faite de hauts et de bas et cette idée que l’on pourrait toujours être zen, positif, en forme, bien dans ses baskets en permanence est un leurre auquel j’ai longtemps adhéré d’ailleurs  (bien inconsciemment, je l’avoue)

on ne sera pas toujours 'confortable', mais on sera beaucoup plus heureux, et puis surtout on n'aura plus besoin d'avoir recours à la nourriture pour 'se sentir mieux',   ce qui est quand même le cas de pas mal de personnes ici

vous pourrez dire aussi adieu au sentiment de vide intérieur...

 

Cet immense préambule étant fait, voici maintenant quelques techniques qui m’ont beaucoup aidée pour pouvoir accueillir mes ressentis-pensées…..    et qui m’ont permis de passer d’une dizaine d’EME par jour à …..  trois-quatre par semaine à tout casser.

A n’utiliser qu’avec les précautions ci-dessus, donc…. Sinon le service après-vente ne répondra plus de rien ;-)

1/ Je suis en train de penser…

 Se dire : je suis en train de penser que….suivi de la pensée désagréable..

Par exemple, la pensée « je n’intéresse personne » se pointe….    On se dit dans sa tête  « je suis en train de penser que je n’intéresse personne »,   et puis   « je remarque que je suis en train de penser que je n’intéresse personne »

2/ Sur un air connu

Chantez intérieurement la pensée sur un air connu  (bon anniversaire, la 5ème de Beethoven ou n’importe quoi d’autre)

3/ Donner un titre à l’histoire que nous raconte notre esprit.

Ex : l’histoire du looser, l’abandonnée, la non-intéressante, l’inadapté, l’incapable, l’incompétent…   Une fois que vous avez reconnu l’histoire en question, laissez-la simplement exister, sans lui accorder beaucoup d’attention, vous pouvez également imaginer une affiche de film de l’histoire en question, en en rajoutant dans le « pathos », en imaginant le rôle repris par les plus grands acteurs….   pour ma part j'aime rajouter un titre secondaire un peu excessif, ça fait genre

"LA MAL-AIMEE...    rejetée par tous elle sombre dans l'anonymat le plus complet....  en ce moment sur vos écrans..."

4/ Remerciez son esprit…  

genre : « merci ma tête, tu m’as encore servi l’histoire de l’incompétente notoire, tu es toujours au taquet… »

5/ Silly voices

 Imaginez la pensée (ou la litanie) dite par une voix ridicule ou particulière, genre donald, scharzy, stallone, Shrek, ou the Monty Python  (pour moi)

 

 

Pour ma part j’ai une grosse préférence pour  « donner un titre » parce que ça fonctionne tellement bien pour moi, qui ne pense pas tant en mots qu'en "ressentis", qu'en "impression" , ça me fait sourire et cela me permet vraiment de me reconnecter à moi-même en dédramatisant ce ressenti....

et parfois, je rajoute les voix ridicules, par exemple Terry Jones des Monty Python singeant une voix de femme, enchainant plusieurs à la suite, parfois j’imagine même que ce sont des acteurs qui doublent les dessins animés qui font la voix tout en voyant les images du film…..

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

[quote=cilou_cile]

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front

Comme quoi ces pensées automatiques sont assez universelles et intemporelles...smiley

[/quote]

yes

izabelle
Animatrice forum

[quote=Pattie]

Merci Capuccino ! Je vais y faire un tour, oui. Je découvre l'ACT, et la partie "engagement" m'inquiète assez. C'est bien le signe que je dois gratter là.

[/quote]

j'adore l'ACT, mais beaucoup de livres sont assez ardus

c'est pour ça que je conseille le piège du bonheur qui est très simple

le site je ne l'ai pas lu

il y a certains outils classiques de l'ACT qui perso ne m'apportent rien,  comme leur façon de mettre ça sur des schémas, la matrice, les valeurs....  je déteste qu'on mette en schéma les choses  (c'est grave docteur?)

 

l'engagement je ne sais pas pourquoi ça t'inquiète

il s'agit juste d'agir en direction de ses valeurs

alors oui, ça peut impliquer de rencontrer certaines souffrances, celles qui s'élèvent à chaque fois qu'on se dirige dans cette direction

on en revient encore aux histoires...

j'adore la métaphore de Russ Harris dans le piège du bonheur avec l'idée de ce bateau qui n'a pas de cap

et dès qu'on met le "cap"  vers là où on veut (vraiment) aller,  des monstres sortent de la cale et essaie de nous faire peur avec leurs menaces et leurs grosses voix

sauf qu'en fait, ils ne peuvent rien faire concrètement, ils n'ont ni mains ni bras.... juste des mots

et dans les faits, ils ne pourront jamais nous empecher de naviguer vers notre cap,  juste nous hurler dans les oreilles pour nous faire peur

bon ça fait longtemps que je l'ai lu donc je dois déformer

 

si je déteste les schémas qui n'arrivent jamais à englober la richesse de l'émotionnel et de l'inconscient, par contre j'adore les métaphores qui permettent au contraire d'en exprimer toute la profondeur

 

bon sur ce, je vous laisse,  demain je reçois 10 personnes donc..... faudrait peut-être songer à préparer

Pattie.
Ancien abonné

C'est l'idée d'agir "pour de vrai", qui me fait peur. Je suppose que c'est encore l'histoire de l'incompétente, liée au perfectionnisme, et donc à la peur. Même si je me dis que je peux réussir des choses, que je peux aussi les rater et les recommencer, il y a dans ma tête un côté définitif à s'engager dans l'action.

Par exemple, hier, j'ai visionné les vidéos mises en lien par Fadinarde, sur le post des bonhommes allumettes. C'est un peu comme une défusion, je pense, non ? Je cherchais un peu avec quoi j'allais faire les bonhommes allumettes, pour essayer, et je voyais très clairement qu'il me fallait le faire avec mon grand-père, j'ai mal fait le deuil. Je n'ai pas fait les bonhommes allumettes, mais rien que d'avoir pensé à les faire, j'ai trouvé que c'était comme de la défusion. C'est un peu comme si j'avais débusqué un souci, mis en lumière, au lieu de le repousser pour penser à autre chose. Et dans le reste de la journée, j'ai laissé un peu le souvenir de mon grand-père m'accompagner, et il n'était pas seulement chargé de négatif, il y avait de la douceur.

Mais j'ai agi "par surprise". En fait, je n'ai pas agi, j'ai juste pensé qu'il allait falloir que j'agisse, et bon, paf, ça a débloqué quelque chose. Décider sciemment d'agir, avec tous les monstres qui rôdent autour du bateau, pfiou... Là, je suppose que penser agir, c'est presque revenu à accepter que j'avais un problème avec le deuil en général, et avec ce deuil en particulier. C'est comme passer par une porte en s'attendant à être dans les coulisses et se retrouver en plein milieu de la scène. Ca n'est pas pareil que de décider sciemment d'aller sur la scène.

M'enfin, c'était une semi-défusion, involontaire certes, mais défusion quand même, et c'est déjà ça !

Zéphyr.
Abonné

Bonjour Pattie et les autres!

Pattie, ton post me fait beaucoup réfléchir.

J'ai en effet du mal avec la défusion, comme un outil précieux mais dont je ne saurais pas, ou ne voudrais pas, me servir.

Il y a quelque chose dans la défusion qui doit me gêner, comme si  ça rendait définitif un état de fait, comme si ça entérinait une situation.

Et je rapproche ça, même si je ne sais pas si ça a vraiment un rapport, avec ma difficulté à m'engager dans une démarche, à la choisir, à prendre une décision (je suis indécise au possible, ou alors pour pallier à ça je fonce mais n'importe comment et la plupart du temps comme je suis allée trop vite sans réfléchir: je me plante, ce qui ne renforce pas ma confiance en ma capacité de décider du coup...).

La pleine conscience je pense peut t'aider, car en obligeant à avoir un regard lucide sur nous, elle nous force à nous rendre à l'evidence, à l'accepter, d'ailleurs cette chose qu'on cherche à éviter nous fait moins peur puisqu'elle est déjà là et qu'on vit avec, mais force est d'avouer qu'on vit mal avec, et qu'il faut la changer, donc AGIR....

Pattie.
Ancien abonné

Oui, la pleine conscience. Mais à chaud, c'est vraiment trop difficile. Je le fais, mais du bout de l'attention, comme si je devais plonger le doigt dans l'eau bouillante (le bout du doigt, c'est déjà beaucoup !) J'essaie de le faire plutôt à froid, quand tout va bien, quand ça s'apaise. Et parfois, ça se fait de soi-même à chaud.

Par exemple la douleur des règles. Quand ça arrive, je me recroqueville. La dernière fois, j'étais dans une période très chouette, avec pas mal de pleine conscience formelle (avec audio) et beaucoup beaucoup de pleine conscience informelle. J'ai eu l'impression de m'offrir à la douleur (c'est un peu idiot, dit comme ça, mais voilà : c'était ça). L'impression que la porte était ouverte, qu'elle s'engouffrait dedans, et que je la laissais faire. C'était assez puissant, comme expérience (mais vive les anti-inflammatoires !) Je n'irai pas jusqu'à faire exprès de "laisser la porte ouverte", mais quand ça se passe comme ça, de manière impromptue, je peux laisser se passer des choses qui avant m'auraient fait me recroqueviller.

Zéphyr.
Abonné

Pattie si on trouve ici les moyens d'augmenter notre tolérance à l'inconfort, on n'en est pas pour autant obligé d'aller se brûler. Et si je peux me permettre c'est étrange lorsque tu dis "je n'irai pas jusqu'à faire exprès de laisser la porte ouverte", on dirait que tu te devalorises, comme si tu pensais que tu n'en es pas capable (puisque tu sembles penser qu'il y a un aspect positif dans l'acceptation quand même), alors que tu y arrives très bien dans "l'urgence". Tout cela ne relève pas de nos capacités mais de notre découverte de soi, du fait de mieux se connaître.

En fait il y a une différence entre supporter des inconforts physiques et émotionnels, tels que la faim, les douleurs, le mal-être de se sentir en surpoids, l'incertitude d'etre à satiété, l'incertitude de savoir si on va maigrir ou si on a atteint son set-point, et l'acceptation qui prélude à la défusion. celle-ci est plus un constat de ce qui est, de ce qu'on n'avait pas perçu ou voulu percevoir, et son acceptation (puis le fait de s'en détacher).

Il ne s'agit pas de se faire mal davantage, que tu te recroquevilles ou pas pendant que la douleur des règles survient ne change pas son intensité mais augmente sans doute la conscience que tu en as et surtout la perception que tu as de toi face à la douleur, est-ce que tu la supportes ou pas, sans porter de jugement. Que tu aies mal pendant les règles tu ne peux pas le changer, mais tu choisis d'avoir mal plus ou moins longtemps et de décider à quel moment tu vas prendre ton médicament.

C'est drôle que tu parles des douleurs des règles parce que j'ai aussi essayé d' "accueillir" la douleur et en effet, j'attends maintenant que ça devienne insupportable ou gênant pour attraper ma boite d'A*** ! Eh bien j'ai pu m'en passer totalement certains mois! Mais d'autres... !! 

Mais il y a un vrai bénéfice à accepter toutes sortes d'inconforts et de se sentir exercer pleinement son pouvoir de décision et de choix même à ce tout petit niveau en pleine conscience.

cilou_cile.
Abonné

[quote=izabelle]

aujourd'hui je m'aperçois que c'est de moins en moins important, plus de scrupule à rater une recette, me tromper, etc.....   patauger dans un suivi  (en plus c'est très utile pour mon travail de pouvoir me rendre compte de ça)

[/quote]

Je me suis aussi rendu compte de ça, depuis que je pratique la défusion et la méditation. C'est à dire que mon esprit, comme dépouillé de tout jugement, semble plus clair et plus affûté. Donc plus à même de repérer ce qui ne va pas dans ce que je fais, et sans jugement négatif ou autre, je corrige et je passe à autre chose.

Même mes conversations sont plus fluides car je dis ce que j'ai envie, je pose les questions que j'ai envie, j'écoute si j'en ai envie, je me laisse de moins en moins parasiter par mes jugements.

Et pour faire suite aux posts de Pattie, moi je pratique la méditation quasi tous les jours et j'ai pu voir de très nombreux bénéfices. Mais ça ne s'est pas fait comme ça, ça n'a pas été immédiat, et ça n'a jamais été une question de volonté ou quelque chose de prémédité. A la base, c'était pour prendre du temps pour moi, pour arrêter un peu la course folle de la journée. Mais à force, ça a eu d'autres effets. Mais jamais dans l'effort désagréable. Au contraire, si ça m'est trop désagrable, je serai plus encline qu'avant à respecter cette réticence car elle signifie qq chose et n'est pas seulement un manque de volonté.

Et puis, tout ne demande pas une action. Parfois laisser passer les choses sans rien faire, car on ne sait pas quoi faire, et accepter cela, c'est déjà un grand pas. Reconnaitre qu'on ne sait pas tout, qu'on ne sait pas toujours ce qu'il faut faire....alors on ne fait pas.

Léonore.
Ancien abonné

Bonjour,

Après avoir traîné sur ce forum, je lis le fameux "Le piège du bonheur". Je ne comprends pas bien en quoi la défusion n'est pas une stratégie de contrôle des pensées. J'ai besoin de vos éclairages.

 

Exemple concret :

En lisant ce livre alors que j'ai plein d'autres choses à faire, je me dis "je suis en train de procrastiner"

Tiens, une pensée, négative ! Ca tombe bien j'en ai besoin pour mettre en pratique ce que je lis. Donc "Je suis en train de penser que je procrastine" ; "Je remarque que je suis en train de penser que je procrastine".

Ok, ça me fait sourire, la pensée est moins culpabilisante et moins présente.

En quoi n'ai-je pas contrôlé cette pensée en faisant ça ? Le résultat n'est-il pas le même que si je contourne cette pensée par un mécanisme d'évitement ?  (je me doute bien que la réponse est non, mais ce n'est pas complètement évident pour moi)

cilou_cile.
Abonné

Je pense qu'il y aura plus calé que moi pour te répondre mais je me jette à l'eau quand même smiley

En fait, avec les stratégies d'évitement, tu as de très grands risques qu'à moyen terme ta pensée parasite revienne, voire devienne obsédante. Si je te demande de ne surtout pas penser à un ours blanc, là tout de suite, y arrives tu? wink

La défusion ne cherche pas à chasser la pensée ou à faire que l'on n'y pense plus. En fait, on comprend que l'on ne peut pas empêcher l'esprit de penser, c'est comme une radio qui diffuse en continu des émissions, qui juge, qui donne son avis, qui saute du coq à l'âne. Par contre, avec la défusion, on se rend mieux compte que toutes ces pensées ne sont que des pensées, des histoires, peut être vraies, peut être fausses, parfois utiles, la plupart du temps non.

Et quand on a passé des années englué dans ses pensées, à y croire dur comme fer, à ne jamais avoir osé imaginer que l'on pourrait les remettre en cause, et que ces mêmes pensées, à maintes reprises, nous ont dicté notre comportement, au final, eh bien, la défusion apparait comme une révolution, sinon comme un outil merveilleux et très puissant!

Léonore.
Ancien abonné

Merci pour ta réponse.

J'ai un peu avancé dans la lecture du bouquin et l'auteur revient à plusieurs reprises sur ce point. Il explique que ce n'est pas la technique mais l'intentionalité qui compte. On peut utiliser la défusion comme une stratégie de contrôle puisque cette technique a pour effet de rendre ces pensées moins présentes, mais cette utilisation n'est pas efficace à long terme, comme tu l'expiques bien.

Pattie.
Ancien abonné

Ce que j'arrive à peu près à utiliser, c'est le remerciement à mon cerveau pour me servir telle ou telle histoire. Ca n'est pas si facile, puisqu'il faut rester bienveillant, pas caustique.

Exemple : quand je décide de prendre une douche en pleine conscience, et que je m'aperçois en me séchant que j'ai été entièrement plongée dans mes pensées d'un bout à l'autre jusqu'à ce moment, je me dis "Merci mon cerveau pour avoir si bien réussi à me divertir, au cas où je m'ennuierai". Ou quand je décide de faire une mini-paella : "Merci mon cerveau de me prévenir que c'est difficile et que peut-être je n'y arriverai pas".

Pour la paella, c'était rigolo. Ca m'a vraiment plu de le faire (sauf tuer les moules). Mais quasiment à chaque étape, j'avais envie de tout laisser tomber pour que ça ne soit pas raté. A un moment, j'ai tellement fusionné avec la pensée que j'étais en train de tout rater que je suis allée voir mon mari un peu dans l'urgence (style j'ai mis le feu à la cuisine), et une fois que j'ai eu son attention, je ne savais plus quoi poser comme question. J'ai fini par en trouver une : "Euh... j'ajoute l'eau de cuisson des moules au riz ?" tout en m'apercevant que d'une part, ce n'était pas cette question qui m'avait poussée à interrompre son flemmardage, et que d'autre part, je connaissais LA réponse de la recette et la réponse qu'il allait me donner. Je me suis rendue compte que c'était juste l'histoire de la nana qui n'a pas un échantillon sur elle qui m'avait poussé à l'action. J'avais un peu envie qu'il reprenne la confection de la paella, et très envie de la continuer toute seule. Du coup, j'ai ajouté : "Je suis inquiète pour la cuisson des moules. Y en a des blanches". Il a dit, sans venir vérifier (genre il me fait confiance, le fou !) que c'était normal, et que ça sentait bon. Et voilà, c'est tout. J'étais assez contente d'avoir réussi à identifier pourquoi j'étais allée l'appeler au secours, et contente d'avoir finalement réussi à mettre un mot (à haute voix !) sur une émotion qui, somme toute, est plutôt bénine : l'inquiétude.

izabelle
Animatrice forum

[quote=Pattie]

Mais j'ai agi "par surprise". En fait, je n'ai pas agi, j'ai juste pensé qu'il allait falloir que j'agisse, et bon, paf, ça a débloqué quelque chose.

[/quote]

pour moi c'est toujours par surprise

en fait ce qui te vient dans le moment présent, c'st ça qui est important

si c'est la tristesse de ton grand père qui te revient quand on parle de se libérer de certains liens, c'est en effet une bonne idée de travailler sur cela

pour ma part, rien n'est prémédité

ce qui me vient dans le moment présent, c'est bien l'histoire que je travaille ou plutôt que j'essaie d'accepter de mieux en mieux

izabelle
Animatrice forum

[quote=Zéphyr]

J'ai en effet du mal avec la défusion, comme un outil précieux mais dont je ne saurais pas, ou ne voudrais pas, me servir.

Il y a quelque chose dans la défusion qui doit me gêner, comme si  ça rendait définitif un état de fait, comme si ça entérinait une situation.

[/quote]

je ne comprends pas trop en quoi la défusion, tu la sens définitive

peut-être que ce qui te gêne, c'est de lacher la lutte contre ces histoires, que tu as peur de lacher le controle que tu exerces dessus

ou peut-être honte de regarder en face ces histoires qui te travaillent

ça peut valoir le coup de mieux comprendre pourquoi ça te gêne

izabelle
Animatrice forum

[quote=Pattie] J'ai eu l'impression de m'offrir à la douleur (c'est un peu idiot, dit comme ça, mais voilà : c'était ça). L'impression que la porte était ouverte, qu'elle s'engouffrait dedans, et que je la laissais faire. C'était assez puissant, comme expérience (mais vive les anti-inflammatoires !) Je n'irai pas jusqu'à faire exprès de "laisser la porte ouverte", mais quand ça se passe comme ça, de manière impromptue, je peux laisser se passer des choses qui avant m'auraient fait me recroqueviller.

[/quote]

c'est bien ton travail  "à froid" qui porte ses fruits, donc tout va bien, tu es en effet sur la bonne voie

izabelle
Animatrice forum

[quote=Zéphyr]

Pattie si on trouve ici les moyens d'augmenter notre tolérance à l'inconfort, on n'en est pas pour autant obligé d'aller se brûler.

[/quote]

tout à fait d'accord avec son analyse

on essaie d'augmenter notre tolérance, pas de devenir des yogis imperturbables!!!

 

moi quand j'ai accouché sans péri,  eh bien j'ai appris de ma sage-femme  que c'était la résistance à l'ouverture du col qui créait la douleur, du coup quand on arrive à se détendre et non se crisper face à la douleur,   eh bien elle est beaucoup moins forte

moi qui suis très douillette, une fois que j'ai réussi à me détendre dans les contractions, c'était vraiment facile à supporter

bon au bout d'un moment j'étais blindée aux endorphines naturelles donc j'étais zeeeeeeeeen    c'était qqchose....

 

mais en tous cas ça m'est resté comme un exemple que la résistance ne fait qu'amplifier notre sensation de douleur et la rend insupportable

izabelle
Animatrice forum

[quote=cilou_cile]

Et puis, tout ne demande pas une action. Parfois laisser passer les choses sans rien faire, car on ne sait pas quoi faire, et accepter cela, c'est déjà un grand pas. Reconnaitre qu'on ne sait pas tout, qu'on ne sait pas toujours ce qu'il faut faire....alors on ne fait pas.

[/quote]

tout à fait ça ce que j'essaie de faire moi aussi,  on est en phase!!!!!!

izabelle
Animatrice forum

[quote=Léonore]

Il explique que ce n'est pas la technique mais l'intentionalité qui compte. On peut utiliser la défusion comme une stratégie de contrôle puisque cette technique a pour effet de rendre ces pensées moins présentes, mais cette utilisation n'est pas efficace à long terme, comme tu l'expiques bien.

[/quote]

tout à fait et c'est très important

surtout pour les mangeurs émotionnels

c'est pour ça qu'en début de ce fil j'ai mis  mille recommandations :  attention!!!!  warning!!!!  ne pas utiliser en controle....

 

c'est vrai que des controleurs émmotionnels patentés pourraient s'en servir pour les controler, et au début, comme c'est un réflexe,  on a tendance à le faire

genre  : tropp bien, la pensée est partie, j'ai une arme de controle géniale!!!!!

 

sauf que dans ce cas là, les EME reviennent, mais alors avec une force,  c'est un vrai tsunami

ça c'est un bon signe

l'EME étant l'arme de force du controle par excellence,  quand elles sont là, c'est bien qu'on était dans le controle émotionnel  à blind

et oui, on peut utiliser la défusion comme controle émotionnel

et c'est très dangereux

 

c'est en effet l'intention qui compte, pas la technique

la pensée doit devenir  "moins importante"  mais ne doit pas "disparaitre"  ou ne plus exister

si notre intention est plus ou moins de la faire s'en aller, on se plante

si notre intention est de la rendre moins importante afin d'accepter sa présence, alors là c'est bon

izabelle
Animatrice forum

[quote=Pattie]

 J'étais assez contente d'avoir réussi à identifier pourquoi j'étais allée l'appeler au secours, et contente d'avoir finalement réussi à mettre un mot (à haute voix !) sur une émotion qui, somme toute, est plutôt bénine : l'inquiétude.

[/quote]

bravo Pattie, d'avoir  "spotté"  l'inquiétude,   tu verras que ça adouciras totalement tes relations

quand on exprime aux autres que notre "névrose" est uniquement due à de l'inquiétude, ils comprennent et sont très compréhensifs, ils nous pardonnent de leur prendr ela tête

et comme nous on a compris pourquoi,  on leur prend moins la tête

 

l'inquiétude pour moi ce n'est pas bénin, c'est vraiment très important!!!!!

comme tous les anxieux je suppose

accorder moins d'importance à mes inquiétudes, mais accepter que je m'inquiète et que c'est comme ça, et que pourtantce n'est pas si important,  ça a changé ma vie

je le fais ausssi pour ma fille

avec elle,  on donne rdv à nos inquiétudes,  ma fille lui donne même une "montre" (parce qu'en général  elle vient très en avance!!!)

Pattie.
Ancien abonné

Je pense en effet que l'inquiétude n'est pas si banalisable. C'est un tel soulagement de voir que ce qui me bloquait, ça n'était pas l'inaptitude "objective", juste l'inquiétude intérieure. Mais c'est vrai qu'elle se cache derrière tous mes ressentis d'inaptitude, en fait.

izabelle
Animatrice forum

et tu as raison, ça aide vraiment les gens quand ils s'aperçoivent qu'ils s'inquiètent  (et que c'est humain!)

elle irrigue plein d'autres ressentis en effet,  et elle est très liée au controle, du coup  (pour se préserver de cette inquiétude)

Léonore.
Ancien abonné

Je posais la question du contrôle des pensées car je n'arrive pas à ne pas être dans le contrôle.
Dès que je défusionne, la pensée s'évanouit, la petite voix se tait. Idem en faisant la RPC : dès que je "vois" une pensée, elle disparait. J'ai l'impression d'être devant un mur plein de lézards cachés dans les fissures, un lézard pointe le bout de son nez et dès que je tends la main vers lui, immédiatement, il retourne dans sa cachette. Impossible d'être juste observateur, de les laisser sortir des fissures pour se balader en liberté.

Probablement que ça va venir avec la pratique.

Minoque.
Ancien abonné

Léonore, c'est très juste, beau et bien observé ce que tu décris... on les voit bien ces petits lézards... en observant tes pensées elles s'enfuient c'est normal c'est très juste et ça disparaitra ou pas cette forme de défusion là ;-) laisse passer, laisse disparaître... observe, ne juge pas, laisse couler les pensées dans les fissures ça marche aussi, si,si, ce n'est pas du contrôle.. bonne méditation à toi car c'est exactement ce que tu fais :-) !

cilou_cile.
Abonné
Pour revenir sur l'importance de l'inquiétude, j'avais fait le constat suivant, lors de ma dernière activité challengeante au travail: ce n'était pas l'activité en elle même (animer une formation pendant 1 heure) qui provoquait l'inquiétude et les sensations désagréables mais plutôt toutes les pensées et peurs qui l'entouraient. Toutes ces histoires que je me racontais, tous ces auto commentaires négatifs qui surgissaient. Et d'en avoir pris conscience m'a beaucoup aidé. Ne serait ce que pour faire le choix de plutôt me concentrer sur les sensations provoquées par le plaisir de relever un nouveau défi.
izabelle
Animatrice forum

oui et quoi de plus normal que d'avoir des pensées d'inquiétude quand on relève un challenge

le tout c'est d'en prendre conscience, mais d'accorder plus d'attention au présent, aux sensations, à la réalité de ce qui existe dans le moment

c'est ce que tu as fait  alors c'est chouette

 

Léonore, le propre des pensées c'est de venir et de partir, parfois à une vitesse hallucinante, c'est leur nature alors c'est vrai qu'en fin de compte c'est tout à fait normal qu'elles soient fugaces

n'y attache pas trop d'importance, et dans ce que tu décris, je ressens en effet comme encore une sorte de peur de ces états intérieurs, donc dès que tu en prends conscience, y'a une sorte de recul

en effet c'est avec le temps que ces pensées, devenant  banales et de moins en moins importantes (tout en restant pour autant désagréables qu'elles soient),  n'auront plus besoin de se cacher

mais pour l'instant contente-toi d'en prendre conscience le plus souvent possible  et d''acccorder surtout ton attention au moment présent, soit à travers les sensations, soit à travers des mouvements

pour ma part, je sais qu'il est temps de prendre conscience de qqchse :

- quand je rumine, quand je rale, quand je suis de mauvaise humeur

- quand j'ai des EME

le reste du temps j'essaie d'être assez consciente, surtout en situation relationnelle, mais bon pas tout le temps non plus.....

Noelle
Marraine

voila  le retour du fil sur la defusion,  je trouve que ça aide pas mal a se detacher de ses pensées automatiques!

marieal.
Inscrit

j'ai réalisé aujourd'hui ( en faisant les exos du grand saut de russ harris)  qu'une de mes pensées négatives les plus présentes était: je n'ai pas de volonté... pour résister au carré de chocolat, pour ne pas reprendre de gateau, pour ne pas manger un bonbon, etc....et avec cette pensée automatique vient le corrolaire: comment veux tu maigrir?!

eh bien merci mon esprit pour cette pensée inutile! parce que la volonté dans LC, on s'en fout!!!! il faut de la sensation, de la degustation et de la faim! na! cheeky

Zéphyr.
Abonné

"eh bien merci mon esprit pour cette pensée inutile! parce que la volonté dans LC, on s'en fout!!!!"

 

HAHAHA BRAVO !!

Nanou84.
Abonné

Bravo Marieal pour avoir repéré et laissé passer tes pensées.

Hier j'ai fait un peu la même expérience au niveau de ma pratique en informatique : au travail nous avons "migré" sous windows 7 alors que nous étions depuis 15 ans sous le même environnement informatique, donc c'est un peu violent d'un coup.

je galère depuis qq jours et hier des pensées insidieuses sont venues du style : ben c'est vrai, les seniors ont vraiment du mal à s'adapter aux nouvelles technologies, t'es nulle ma fille ! j'y arriveras pas...j'ai laissé passé, puis j'ai pensé genre " merci ma tête pour me servir l'histoire de la fille qui se sent nulle quand arrivent les difficultés, mais qui s'en sort toujours au final, pas la peine de te cacher, je t'ai reconnue !

J'ai senti du soulagement ; bien sûr rien n'est règlé, mais quel confort tout de même !

izabelle
Animatrice forum

eh bien bravo les filles de pouvoir  "ressentir"  ces histoires d'incompétence   et de les dédramatiser ainsi, de les laisser être, car elles ne sont pas dangereuses, mais normales

vous verrez que ça va vous changer la vie

on se sent tellement souvent incompétent dans sa vie  (ou sinon c'est que ce qu'on fait est trop facile et donc ennuyeux), qu'on a plutôt intérêt à ne pas sur-manger à chaque fois, n'est-ce pas????

de plus les histoires d'incompétences, pour aussi normales qu'elles sont,  nous poussent et nous font agir,  elles sont donc aussi utiles

je l'ai vécu violemment samedi, je ne me sentais pas vraiment incompétente, mais mise devant des demandes tout à fait  "engloutissantes", car après tout je ne peux pas être avec les parents chez eux pour leur faire comprendre l'attitude juste envers leur enfant

après ce sentiment de dépassement,  cela m'a donné une idée à mettre en oeuvre, c'était donc utile  de me sentir  si  "désamparée"  par ma tache

sveta.
Abonné

Tout cela est très intéressant...

Mais il y a du boulot ! parce que le spectre de l'incompétence j'y ahère dur comme fer... et en vous lisant je pense "Oui mais moi c'est vrai que je suis incompétente"

Il faut absolument que je lui trouve un titre....

izabelle
Animatrice forum

la "vraie" incompétente ?????

laugh

choucathou.
Abonné

bonjour les linecoachingers

je fais remonter le post sur la défusion car on m'en a parlé dans une autre post récemment.

ce sera peut être utile à d'autres que moi.

Merci à Léonore et Izabelle de m'avoir mise sur cette piste.

Choucathou

Loli2pop
Ancien abonné

Qui défusionne en ce moment ?

eleo1240
Ancien abonné

la défusion à été une révélation pour moi et ma vie à changer depuis les exercices et du coup les infos que je suis allée fouiner et je ne suis pas très de laisser ça de côté , c'est du miracle !

TasseAThe
Ancien abonné

Hello
Merci pour ce post ! Je vais étudier le principe ! 
ça m'évoque le livre d'Ilios Kotsou, Eloge de la lucidité, qui nous invite à prendre du recul par rapport à notre esprit, à se poser des questions sur nos pensées. Je crois que ça me ferait du bien de le relire :-)

Bon week-end

Ninie
Ancien abonné

Bonsoir, oui moi aussi ça me rappelle ce qu'il dit, lui ainsi que d'autres auteurs qui parlent de la pleine conscience , car en fait il s'agit de cela quand on parle de défusion il me semble, savoir repérer ses pensées en sachant que ce ne sont que de pensées. Il a aussi écrit pour les "petits cahiers" le petit cahier d'exercices de pleine conscience et petit cahier d'exercice d'intelligence émotionnelle. Si tu aimes bien cet auteur tu devrais aimer KABAT ZINN (au coeur de la tourmente) et Christophe ANDRE. Je suis une fan, mais pas toujours facile à appliquer. Dans le "feu de l'action (de la pensée)" ce n'est pas toujours facile de réussir à avoir cette seconde de lucidité pour prendre du recul et se dire "je pense que... " et se rendre compte que cela ne signifie pas "je suis" Dans le petit cahier d'exercices de pleine conscience il y a justement une page avec un exercice pour faire la différence entre LE JUGEMENT : ce que je crois  et l'OBSERVATION : je me rends compte que je pense que...

Tu m'a donné envie de le ressortir et de me réentrainer. Je propose qu'on fasse revivre ce fil en partageant nos "essais" et nos expériences... Ca vous dit ?

Ninie

Loli2pop
Ancien abonné

Coucou à toutes,

Que de références et de pistes à creuser donc. À ce jour je ne connais ni kotsou, ni kabat zinn ...sauf de noms. 

J'ai acheté et commencé The Happiness Trap (R. Harris) ... mais me suis arrêtée en cours de route dès le 2ème chapitre.

Pour le moment ce que J'ai intégré (compris et accepté) : la pleine conscience me permet (rarement mais avant c'était jamais) d'accéder à mes émotions et des fois les pensées.  Le principe de la décision m'apprend que nous ne sommes pas nos pensées. 

C encore loin d'être présent, avec moi, tout le temps ... Et en même temps, je  suis aussi rarement présente avec moi. Mais sa fois J'ai senti cette nouvelle ouverture dans mon quotidien et purée quelle puissance.

Y a pas très longtemps ... Gros inconfort pendant une vingtaine d'heures. À  un moment J'ai pris ma météo intérieure et ai réalisé que "tiens, je suis d'une humeur bien bougonne". Pause pleine conscience.  Et là J'ai accédé aux pensées dont la moitié ne faisait même pas écho à ce que je croyais, ou bien avant ou bien que par réflexe...Et qu'il ne tenait qu'à moi de les prendre pour miennes ou de les lâcher car clairement elles ne m'etaient pas utiles. 

Ce genre de réalisations me laisse toujours très optimiste sur ma libération un jour des eme  ;)

Ah et une nouveauté dans ma vie, le blog changemavie. Son auteure, Clotilde Dusoulier, présente  de nombreux concepts et modèles autour de la pleine conscience et du cheminement pensées-emotions-actions -résultats... pratique en podcast, j'en écoute un le matin Et la journée commence sous un "grand angle ". À tester si vous ne connaissez pas. Bon dimanche 

izabelle
Animatrice forum

super

et pourquoi tu n'as pas continué le bouquin de Russ Harris?   il est vraiment très pratique même si ce n'est pas de la littérature

beaucoup de métaphores   j'essaie de comprendre pourquoi certaines personnes n'accrochent pas

 

sinon celui que j'aime beaucoup de lui, peut-être encore plus que le piège du bonheur c'est le choc de la réalité (the reality slap), ça parle beaucoup beaucoup des valeurs dans celui-là

 

je vais aller voir ce blog  merci pour le tuyau !

izabelle
Animatrice forum

ah  je la connaissais pour la cuisine je découvre un nouvel aspect !!!

Loli2pop
Ancien abonné

Hello, Hello,

Ah oui c vrai elle est blogueuse culinaire. Izabelle  j'espère que ses podcasts te plairont .. personnellement c devenu une bouffée de bonne humeur et de permission pour vivreimparfaitement et je crois que sa.tien à.ses anecdotes qui racontent simplement que les erreurs font partie de la vie. Bref suis fan ;)

Alors pour russ Harris . . Je ne pense pas qu'il faille chercher midi à 14h00 (expression qui tue) je pense plutôt que dans mon éparpillement je devais avoir trois livres sur le feu et que je lui ai accordé au grand max qq minutes par ci par là et que j'avais dû juger cela sans lui donner une vraie chance 

Ah la la.

Maintenant la defusion me semble plus.accessible il serait peut être temps de.creuser.

 

izabelle
Animatrice forum

oui j'en ai écouté un, de podcasts et j'ai beaucoup aimé!!  c'est drôle de la retrouver dans cette ligne alors que j'avais l'image d'elle comme une des premières blogueuses culinaires

Loli2pop
Ancien abonné

Chouette Izabelle ! Le dernier sorti Arrêter d'attendre me parle beaucoup.

La defusion ... pas sûre que ça en soit. Mais ce matin J'ai fait un pas de côté avec mes pensées automatiques.  J'ai réalisé que j'entendais encore (comme hier) des petites voix (ou petits diables) qui anticipaient le petit dej collectif avec des collègues que jeconnais peu et qui projetaient une ambiance gênée ... mais je me suis rendue compte que c'était une pensée et non la réalité et que çaprendrait latournure que çaprendrait . Bref. On verrait.  Finalement l'expérience m'a montré que même d'autres que j'aurais estimés à l'aise (làJ'ai aussi entendu ma peur  "les autres vont se rendre compte que tu n'as pas lié de contacts forts avec les autres ") et bien aufinal ils étaient aussi dans leur coin

Je crois pas que ce soit une expérience de defusion... plutôt le démarrage 

 

izabelle
Animatrice forum

si, si... à chaque que tu te rends compte qu'une pensée n'est qu'une pensée  et pas la réalité, eh bien c'est tout à fait de la défusion....  yes

TasseAThe
Ancien abonné

Oui je suis partante Ninie pour qu'on partage nos essais !!

Je ne suis pas sûre d'être bien douée par contre ! J'aime ces lectures, mais la pratique est bien difficile , il faut s'accrocher :-)

 

Milagros
Ancien abonné

Un fil très très intéressant sur la défusion que je fais remonter pour apprendre à accueillir comme il se doit toutes les vilaines petites voix qui nous pourrissent la vie, genre : je suis nulle, je n'y arriverai jamais, ils vont bien finir par se rendre compte que je ne suis pas à ma place, …

Bonne lecture !

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