Ne pas manger : un deuil? - 09062013

Pénélope.
Abonné

Bonsoir,

Le titre est exagéré j'en suis consciente mais je me suis rendue compte aujourd'hui (journée de grands craquages à cause des EME et grande cylpabilité qui s'ensuit) que ne pas manger à l'heure d'un repas était presque comme un renoncement pour moi.

La même impression que s'il y avait une super fête à côté et que j'étais obligée d'en écouter le son mais que je n'avais pas le droit d'y aller. C'est curieux.

Je suis d'un côté contente d'observer ça, ce ressenti car j'ai du mal à comprendre les émotions me faisant manger, mais d'un autre côté je ne sais pas comment faire pour passer outre. Les jours de grande force émotionnelle j'arrive à me raisonner en me disant que le frigo ne se videra pas d'ici à ce que j'ai faim de nouveau (pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir peur de manquer), mais la plupart du temps je mange, je me remplie, je suis mal.

Ce soir c'est bad mood comme vous pouvez le voir...

Est-ce que certaines personnes ressentent ça? Si oui, avez-vous des moyens de passer outre?

 

Merci d'avance pour vos réponses :)

Commentaires

Deloo26.
Abonné
Bonsoir Pénélope, Ne pas manger sans faim, si ce n'est un deuil, c'est au moins un renoncement. C'est pourquoi j'essaie d'arriver dorénavant aux repas avec une faim, petite ou bonne faim... Car sauter un repas, surtout si c'est un repas de famille est un vrai crève coeur en effet ! Après pour résister aux EME, surtout si elles surviennent en cours de repas, c'est dur, vraiment dur pour moi aussi. Mes petits trucs : la RPC, assez efficace chez moi, la dégustation d'un bon thé ou d'un bon café, ou me laver les dents, ou me lever pour faire autre chose à la fin du plat principal : vider la poubelle, fermer les volets, sortir la balle à linge... N'importe quoi (meme si ca semble étrange) du moment que je "coupe" physiquement avec la nourriture. Depuis que je fais cela, j'arrive à finir un repas sans fromage ni dessert, ce qui était impossible avant LC! Je mange toujours un peu trop par rapport à ma satiété, mais beaucoup moins...
mavo.
Marraine
Bonsoir Pénélope Je comprends très bien ce que tu soulignes, et je ressens un peu la même chose, quoique de moins en moins. Ne pas manger à un repas, ou bien manger dans des quantités bien moindres, oui, c'est un véritable renoncement. Ce qui change tout doucement, avec le temps, pour moi, c'est d'abord de me rendre compte que la terre ne s'arrête pas de tourner... Ce n'est pas si grave ! La première fois, le premier renoncement paraît vraiment dur, le second un poil moins, le troisième encore un peu moins, etc... Comme arrêter la cigarette, si tu es déjà passée par là ? Et puis, mais là c'est juste un début de ressenti en ce qui me concerne, il semble qu'il y ait encore une autre étape où non seulement ce n'est plus un renoncement, mais cela devient un plaisir : manger à sa faim, ne pas se sentir lourd, sentir sa faim... Voilà, j'espère que ça te donnera quelques raisons d'espérer ! :-)
nickette.
Abonné

Ah je te comprends Pénélope. J'ai du mal avec çà aussi, surtout parce que je ne supporte pas de ne pas manger en même temps que tout le monde chez moi.

Je n'ai jamais fait de régime et là, je me rends compte que je ne me suis jamais autant surveillée : faim, satiété,dégustation. Il faut vivre seul pour suivre son rythme propre...

Peut-être que je suis un peu hors sujet par rapport à ton questionnement mais je déteste sauter des repas, à part le petit déjeuner.

Pourtant je suis confiante dans la méthode LC mais c'est dur à appliquer quand on est nombreux à la maison.

J'espère y arriver...

 

Bonne soirée

FRED73
Marraine

Bonjour Pénélope,

Je crois que quand on est dans le contrôle quand on ne mange pas cela entraîne une grande frustration. Ne pas manger à l'heure des repas quand on le fait pour perdre du poids, cela devient un véritable renoncement. Par contre, quand on le fait parce qu'on écoute nos sensations qui nous disent qu'on n'a pas faim, ce n'est plus la même chose. De ce cas là on le fait par confort, pour ne pas avoir mal au ventre, et on se sent libre de le faire ou non. Quand on le fait pour maigrir, on se met la pression et on se dit qu'il ne faut pas que l'on craque parce qu'on ne maigrira pas et pire on pourra grossir ! Et ça c'est angoissant et source d'EME. 

J'espère que ça t'aidera, pour moi ça a tout changé.

Pénélope.
Abonné

Merci beaucoup les filles pour vos réponses, cela me rassure en un sens car je pensais être un peu extrême dans mes émotions.

Deloo : Je faisais comme toi avec le sport mais je suis blessée pour le moment. Je vais essayer pour le ménage, comme ça en plus l'appart sera nikel ^^

Mavo : Je n'ai jamais fumé donc jamais arrêté mais je comprends ce que tu veux dire. J'ai déjà réussi un ou 2 renoncements mais les émotions ont toujours repris le dessus. Pour le fait du plaisir de ne pas se sentir lourde après le repas je le ressens parfois et c'est vraiment trop agréable! Mais lors de mes EME je n'arrive pas à me raisonner, je ne sais pas encore pourquoi, mais je vais continuer!

Nickette : Déjà qu'on n'est que 2 pour le moment et qu'on vit assez bien le fait de ne pas s'obliger à prendre nos repas ensemble à heures fixes. J'imagine donc que ça doit être encore plus dur avec la famille. J'espère sincèrement que LC t'aidera et n'hésite pas à venir papoter quand tu as besoin c'est toujours bien de pouvoir s'épauler chacune son tour :)

Fred : C'est totalement vrai ce que tu dis et ça rejoint ce que disait Mavo. J'espère vraiment que le confort prendra le dessus sur les émotions rapidement, je vais imprimer ton message et le lire quand ça va pas le pense :)

 

 

Courtepatte.
Abonné

Pas grand-chose à rajouter, les autres ont déjà tout dit! Tout au début de LC, renoncer à manger était presque impossible pour moi aussi, si ça peut te rassurer. Et maintenant, il m'arrive de le faire avec un vrai soulagement. Donc oui, petit à petit (mais je trouve que c'est terriblement lent) les comportements peuvent changer, donc tu peux être confiante!

Pénélope.
Abonné

J'espère vraiment y arriver! Merci d'apporter ton témoignage d'un côté comme je disais ça me rassure de ne pas être seule :)

Nounette73.
Abonné

Ohlala Penelope je compatis complètement

c'est le résumé de mon WE ça !!

Avec en point d'orgue le commentaire de ma fille aînée quand j'expliquais à mes mouflettes que non, je ne mangerais pas avec elles je n'avais pas faim "mais maman tu n'as jamais faim ?!"

Ben non ma nounette, j'ai jamais faim. Et ça me mine, ça me mine. J'ai besoin de 3 fois rien pour vivre. Un petit déjeuner me tient la journée. Je réduis les portions pour réussir à manger avec mes mouflettes mais ça ne suffit pas. Pas de fête au fast-food après 2h de marche en forêt, j'ai pas faim, ce sera un soda light pour moi. Pas de déjeuner en famille le dimanche non plus ... au moins j'ai sauvé le dîner (et craqué au dessert, 3 toasts et du fromage, c'est malin, je n'aurai pas faim pour le petit déj).

Je regarde les autres danser et moi je reste à l'écart.

Et je n'ai toujours pas d'indice sur les émotions qui me font manger sans faim.

Si encore je perdais un peu de poids ça me donnerait l'impression d'avancer sur un sujet ...

Faut voir ce qu'on a à gagner plutôt que ce qu'on a à perdre. Enfin pour l'instant, je suis un peu dans le brouillard.

Käess.
Abonné

Même si tu as déjà eu de belles réponses, je te donne mon expérience !

Pour ma part, je me rend compte que "j'attendais" trop les repas, c'est que c'était le moment de lâchage de la journée. Et que supprimer un repas, ne plus me "remplir", ça m'a frustée et interrogée au début. C'était comme si ma grande fête que tu décris était réduite. Voire zappée. Alors, un jour, j'ai mangé cette part de flan coco qui m'a tordu le ventre pendant un jour et demi. Ca faisait longtemps que j'avais pas abusé, et l'absurdité de ma situation m'est apparue intolérable. Et depuis ne plus m'écouter me semble de moins en moins intéressant... donc je suppose que se réguler prend du temps. Pour réaliser pour de vrai que manger sans faim c'est pas "pas bien" mais "pas bon" il faut du temps... un peu comme ce temps pour comprendre que non cette crême de marron ne symbolise pas le bonheur à l'état pur... 

Donc LC m'a forcée à reprenser pourquoi j'attendais tant les repas, qui rythmaient ma journée. Et j'essaye de décompresser plusieurs fois dans la journée, de prendre pleins de petits plaisirs, de vivre plus l'instant présent pour ne rien attendre. Ou attendre des moments simples : des marches avec mon mp3, de finir ma journée au travail... Casser mes rituels alimentaires, manger pour m'occuper, m'a permis d'arrêter de fumer. Pour m'occuper, faire une pause, décompresser autant de raisons de fumer qui n'en sont pas et autant de choses que je peux faire sans cigarette. C'est peut être pareil pour la nourriture (pour moi) ? 

Je ne sais pas du tout si mon propros te parlera, mais sais t-on jamais. 

Minoque.
Ancien abonné

Bonsoir Pénélope et toutes les autres,

Je pense qu'effectivement  tous les changement sont des petits deuils... tous les choix aussi et tous les tournants dans la vie idem, il  peut y avoir de la joie, de la fierté, mais il y a aussi du doute et  de la tristesse d'arrêter quelque chose ou de devoir abandonner les autres voies non choisies...

Je rajoute mon expérience toute petite du programme, :-) au début j'ai cru Käes que tu vivais la même chose mais non, bref je vais presque reprendre ta phrase, "au début j'attendais trop" longtemps avant de faire un repas, je me suis aperçue que je ne repérais qu'une faim franche et nette, du coup je me disais souvent "mince, je n'ai pas faim et j'ai quand même envie de manger...",  j'attendais, j'attendais, et après j'avais une trop grande faim alors que je pensais juste avoir faim (plus l'effet attente... même zen c'est pénible :-). Du coup avec une trop grande faim j'EME à fond, EME fin de repas aussi, style repas sans fin, ou plusieurs petits diners le soir, ou grignotage... Je sais depuis peu qu'il faut que je mange dès que j'ai un peu faim sinon je me détraque toute seule. Ce qui est difficile c'est cet apprentissage en fait, cette découverte de soi. Bon, c'est facile chez moi c'est vrai, avec mes grands ados et mon conjoint chacun mange depuis longtemps suivant son edt : quand il est là et quand il a faim (sauf moi depuis l'arrêt du tabac...). C'est drôle car je culpabilisais et je regrettais les repas familiaux, mais avec LC j'ai fait un grand lacher prise (ou un p'tit deuil ;-) sur le "tous à table ensemble", en plus je trouve qu'ils sont tous minces et beaux :-)  et on se parle bien quand même,  on se fait aussi des retaurants, on cuisine (beaucoup le soir) encore ensemble ou les uns pour les autres, on mange bio etc...  Voilà, voilà, et puis on fait aussi comme on peut non ? Y a pas de famille parfaite, de repas parfait ou de linecoacheuse parfaite non ? ;-)) Dans toute cette imperfection je garde juste en tête l'esprit de ce programme, en gros la recherche du respect de mon corps et de mes besoins (ni privation, ni excès), apprendre à se connaitre, pour moi c'est reprendre rdv avec soi en quelque sorte, et au départ ce n'est pas toujours compatible avec faire plaisir aux autres je trouve.

A suivre...

mavo.
Marraine
C'est joli, toutes ces réponses, qui témoignent à la fois de problématiques partagées et de cheminements individuels ! Ariane, pour te soutenir dans tes efforts : pour ma part, l'appétit d'oiseau n'a pas duré très longtemps (quelques jours, je pense). Je garde toujours un petit appétit, mais quand je respecte effectivement ce petit appétit, je retrouve facilement la faim aux heures des repas. Comme le souligne Monia, il faut aussi faire attention à ne pas attendre une trop grande faim. La faim est une sensation qui ne revient pas éternellement, je crois. Quand on fait un jeûne, on a très faim pendant la première journée, et puis au bout d'un moment, la faim disparaît et ne revient plus... Bonnes expérimentations à toutes !
Nounette73.
Abonné

Merci Mavo.

C'est ce que je me dis, que je vais trouver un équilibre. Je n'en suis pas à la satiété, la dégustation, etc. ça devrait m'aider de ce point de vue à faire des petits repas. Je dois aussi apprendre à ne pas finir mon assiette pour pouvoir manger plusieurs plats.

Je respecte quand même mon appétit. Je sais reconnaître la faim, je n'attends pas qu'elle me laboure le ventre, mais même un petit creux il faut douze heures pour que ça arrive, et bien sûr pas à l'heure de manger avec les autres. En plus, quelques bouchées et c'est passé ... alors j'ai du mal à organiser des repas, avec au moins plat et dessert (fromage blanc et fruits rouges, j'en rêve mais j'ai pas faim ...). Le petit déj maintenant c'est une tasse de café au lait, sinon privée de déjeuner ... et le déjeuner c'est une entrée, sinon privée de dîner.

Ca me mine, à force, d'avoir si peu et si rarement faim. Et puis dans les faits, c'est restriction puissance 10. La seule chose qui a changé c'est ma détente vis à vis de la nourriture : tant que je respecte ma faim, je ne grossirai pas. Menfin je ne m'éclaterai pas non plus beaucoup en société (pour l'instant je regarde mornement les autres festoyer - comme je disais, la dégustation a sûrement qqc à m'apporter de ce point de vue).

Enfin faut reconnaître que c'est plutôt économique.

Minoque.
Ancien abonné

Ariane,

C'est bien quand même de savoir reconnaître ta faim, non ? J'aimerai bien...pour ma part les petits signes j'ai du mal à les analyser comme des signes de la faim... et mon impression c'est que je passe de pas faim à trop faim (et que je n'ai en fait pratiquement jamais faim), bon mais je continue à y regarder de plus près...

Comme je racontais comme toi sur un fil: je n'ai jamais faim.. c'est triste de ne faire que très peu de repas etc..., de ne pas être dans la fête des repas..., je crois que c'est Izabelle qui m'a répondu que tout cela change en perdant du poids.. et qu'on ne reste pas toujours avec une seule bonne faim par jour voir moins... Effectivement, je sais que mes histoires de "bonnes faims" aux différents reps remontent à il ya qq temps quand j'étais plus mince... Bref, tout cela pour te dire Ariane, ce n'est certainement pas un état "pour toujours" ce que tu vis... Et sinon, oui la dégustation apporte pleins de surprises et de saveurs nouvelles ou accentuées qui vont te changer les idées. Pour ma part ça m'a remis sur les rails après l'étape faim qui m'a bousculée et donnée tant d'EME.

Bon parcours à toutes !

Pénélope.
Abonné

Merci à toutes pour vos témoignages ils me parlent tous donc on va tenter un encore plus gros travail sur soi. D'ailleurs le déjeuner est entrain de cuire, je vais essayer de déguster et de découvrir le moment où je ne prends plus de plaisir et ou la faim est partie :)

Je vis une période stressante aussi et je suis une grande angoissée donc c'est difficile de lacher prise de tout mais je me dis que peut-être que tout ça est lié, toutes ses émotions, tout ce stress, au lieu de l'évacuer en mangeant (et de me rendre compte quelques heures plus tard que le pb est toujours là donc de remanger etc etc etc) essayer de le travailler au corps ^^ Essayer de le regarder avec bienveillance comme dirait le Dr. Apfeldorfer. J'ai encore du mal avec ça, regarder avec bienveillance une sensation qui peut être désagréable, sans la juger, c'est très compliqué.

mavo.
Marraine
C'est sûr que les périodes stressantes ne facilitent pas. En même temps, attendre de ne plus avoir de stress, dans la plupart de nos vies, ça revient à attendre la saint glin-glin, non ? L'avantage de travailler sur ces sujets quand ta vie est chamboulée, c'est que tu sais que tu peux avancer même dans l'adversité. Et puis ça donne plein d'occasions de se tester sur ses capacités à supporter l'inconfort ! :-) Allez, hauts les cœurs !
izabelle
Animatrice forum

super discussion, bien intéressante, que je n'ai pas lu à l'époque,  il y a deux semaines....

c'est quelque chose que je ressens aussi

c'est vrai que maintenant je m'arrange pour avoir faim au repas le plus souvent  parce qu'en effet cela me fait plaisir, ces moments-là

les quelques fois où je dois les sauter car je n'ai pas faim, c'est difficile, désagréable, mais possible.....

juste il ne faut pas que ce soit tous les jours

du coup j'y réfléchis deux fois avant de me couper l'appétit, il faut vraiment que ça vaille la peine......

Isana.
Abonné

Oui, vraiment, je confirme : super discussion ! 

Je ne sais pas comment ça se fait que je ne l'ai pas remarquée avant d'ailleurs ?  Peut-être que je n'en étais pas encore là dans mes interrogations qui vont et qui viennent ?  En tout cas, là, étant de nouveau en pleine phase de questionnements car je sens que ça coince, je cherche des outils, des solutions,  et voilà que je tombe dessus ... j'adore ce genre de "coïncidence" ;-). 

Quoiqu'il en soit, j'arrive au "drôle" de constat aujourd'hui, qu'après un an sur LC, je ne sais toujours pas réellement sauter un repas ! 

Pendant la journée au boulot, je mange quand ma faim arrive.  Je petit-déjeune entre 8 et 9h.  Et si ma faim ne coïncide pas avec celles de mes collègues pour aller au mess, j'attends et je mange plus tard toute seule.  Mais dans le "pire" des cas, j'ai généralement une petite faim.

Par contre, là où ça pose vraiment problème, c'est en famille, avec mon conjoint et avec nos enfants.  Je ne sais pas ne pas me mettre à table et ne pas manger.  Je ressens vraiment ça comme un deuil.  C'est un renoncement qui m'est trop pénible.  Je culpabilise.  De quoi ... aucune idée.  En tout cas, ça m'inquiète qu'après un an de programme, cette aptitude qui est une des premières dans le parcours, ne soit pas encore en amorce positive chez moi :-S.

Un tout grand merci à toutes les pistes que vous avez lancées plus haut.  Certaines me parlent beaucoup.  J'ai de quoi tester le schmilblik-là.  Ca tombe à point nommé ;-).

Merci :-).

pleinedespoir.
Abonné

hello tout le monde,

Oui bien -sûr, un deuil.

Pour le repas en famille ou avec conjoint  j'ai observé que  si je le saute j'en fais tout  un pataquès et vers 21h30 j'ai l'impresssion de mourir de faim et je me goinfre... alors que si je mange une portion de liliputienne avec mon  mari... je n'ai plus faim et ça va bien jusqu'au lendemain.. je crois qu'on ne se "nourrit " pas seulement de  produits alimentaires en partageant une repas avec d'autres ,on se nourrit d'amour et de chaleur humaine... non ? Donc pourquoi le sauter si ça ne convient pas ?

Peut-être que ce petit truc peut servir à d'autres...

P

nickette.
Abonné

Bonjour à toutes et tous

Tout à fait d'accord avec toi Pleinedespoir.

En famille, je me mets à table même si je n'ai pas faim car manger avec les autres est essentiel pour moi.

Je prends alors de petites portions et je mange très lentement (cf défi 20 secondes).

C'est le petit déjeuner qui saute le lendemain car là, je suis seule donc pas de problème.

pleinedespoir.
Abonné

Oui Nickette et ça j'ai l'impression que c'est un acquis LC! avant je me mettais à table avec les autres et je mangeais comme les autres, ce qui est une erreur..et le lendemain matin je mangeais parce qu'il faut prendre un petit déjeuner et que je ne me posais pas la question de savoir si réellement j'avais faim... mais alors avec tous ces beaux progrès pourquoi ne maigris-je pas ( tonnerre de brest!!)??

izabelle
Animatrice forum

eh bien ne t'inquiète pas Isana, moi aussi sauter le déjeuner ou le diner est presque mission impossible, enfin possible, mais douloureux sur un certain plan

je crois que l'on est structuré comme ça socialement, et donc y renoncer c'est aussi remettre en cause qqchse de social.....

et puis le soir,  quand même, moi c'est le moment où j'ai vraiment besoin d'un repas de qualité, parce que c'est un réconfort aussi de la journée, c'est le moment où on se pose

 

pour ma part, la plupart du temps je fais le "choix"  de ne pas me gacher l'appétit pour le diner,  parce que justement j'ai constaté que c'était important pour moi

enfin si exceptionnement ça m'arrive, bon ben tant pis, mais après avoir fait l'expérience maintes et maintes fois que garder mon appétit pour le diner est un truc qui me rend  "heureuse",  je m'efforce de me faire à moi-même ce plaisir......

Isana.
Abonné

Oui, Pleindespoir, tout à fait :-) : on ne se nourrit pas que des aliments lorsqu'on est à table.  Je vais essayer de m'axer là-dessus.  Partager un repas, je pense que c'est aussi partager des discussions, des regards, des sentiments, ... et ça, je ne saurais pas en faire le deuil.

Merci Izabelle :-).  C'est vrai que, moi aussi, le soir, j'ai besoin d'un repas de qualité.  Mon compagnon et moi aimons cuisiner tous les 2, donc que ce soit lui, moi, ou les 2 ensemble, lorsque nous préparons le repas, c'est vraiment avec notre amour, notre inspiration, et l'envie de faire découvrir quelque chose à l'autre.  Ca doit être pour ça que je n'arrive pas à ne pas en manger même si je n'ai pas faim en fait.  Je le comprends en l'écrivant tiens ...  Faire le choix de ne pas se gâcher l'appétit pour la suite, je commence à le sentir, et que tu l'écrives me conforte dans cette idée ... le hic, c'est que les EME viennent souvent jouer les troubles fêtes dans ce projet mdr.  C'est à elles que je dois m'attaquer donc ...

Merci pour toutes ces pistes les Filles :-).

Anonyme

Ne pas manger ça s'appelle un jeun et sa fait du bien au corps.enlightened

fadinarde.
Abonné

Oh, j'ai envie de faire remonter ce fil, là, maintenant!

Parce que oui, ne pas manger c'est un petit deuil.... Hier soir je n'avais pas faim, mais envie de manger... Je me suis retenue, rtenue, retenue. Puis la faim est arrivée, alors je me suis fait un petit truc léger. Puis au dessert, paf! Eme avec ma pâte de speculoos maison.... Alors en fait cette peur de ne pas manger me crée des eme...

J'ai fini par jeter la fin du pot de pâte de speculoos.... Bien fait pour elle...

Ce soir je me suis fait un gratin dauphinois, c'était délicieux. Mais ça a fini en eme de fin de repas. Pourtant juste après, et depuis lors (il est 22h10, j'ai dîné vers 19h...) je rêve de la salade de fruit que j'ai fait en guise de dessert... Et je pleure intérieurement de n'avoir pas faim pour la manger. Parce que j'ai envie de ces fruits gorgés de jus, ce goût frais, sucré, désaltérant.... Mais voilà, j'ai été trop gourmande au repas...

Non mais on peut faire une eme avec des fruits??? wink

Oui oui, évidemment!!

Bon ben je vais quand-même m'accorder quelques fruits... En essayant de poser ma cuillère entre chaque bouhée, histoire de satisfaire mon envie, sans trop abuser sur la quantité... C'est parti!!

Minoque.
Ancien abonné

Oui, c'est vraiment un p'tit deuil d'arrêter les excès...  "bien fait  pour elle !" j'adore ;-) !! Moi en ce moment je suis amie avec tout mon placard, tout est là pour moi quand je veux, si je veux... ça j'adore aussi !

Ce que j'arrive à faire maintenant mais ça va servir à personne vu que moi même j'y suis arrivée je ne sais pas quand (5 mois au moins) ni pourquoi, bref ce que j'arrive à faire pour les désirs de nourriture comme pour d'autres addictions genre les jeux sur l'ordi ou le surfage sur le net ou quand je lis, je lis alors que j'ai d'autres choses à faire... eh bien c'est de me dire justement que ce n'est pas un deuil, que ce sera toujours là, quand je veux, quand j'aurais faim, quand j'aurais plus de temps et ça marche... mais je n'ai pas ressenti ce truc au début, c'est maintenant, en ce moment où je vais bien et où j'ai commencé à perdre du poids...  Alors, si c'est pas un deuil, si c'est pas interdit, si j'ai le droit et que ce sera là pour moi quand je veux, si je veux,  alors je peux aller voir ailleurs :-) Hi hi c'est très bête... je sais.

Bonne nuit étoilée à vous !

fadinarde.
Abonné

Oui oui tu as raison Monia! 

Je me suis aussi dit que ces fruits seraient encore là demain, mieux, qu'ils seraient parfaits pour agrémenter quelques céréales de petit déj!

Mais ce goût, cette sensation, j'en avais besoin là! Alors je n'ai pas cédé tout de suite... J'ai même patienté longuement... Mais j'ai fini par m'accorder ce petit plaisir... Je ne me sens pas coupable... Tout au plus un peu ballonnée!!!! Ce coup-ci c'est bien fait pour moi ;o)

J'attendrai d'avoir faim demain avant de manger! Je n'ai pas de problème à sauter le petit-déj', qui n'est, hormis une bonne tasse de café au lait, pas un repas qui fait partie de mes habitudes, depuis toujours! 

 

Bonne et douce nuit étoilée comme tu dis, et pleine de jolis rêves de tous les possibles que la vie nous offre!

Isana.
Abonné

En fait Fadinarde, tu as appliqué l'EME-Zen comme une Chef ;-).

 

Effectivement, se dire que l'aliment tant désiré sera encore là demain, ça aide ... pas toujours mdr, pas au début du "processus" de changement, mais ça aide. 

J'ai eu énormément de mal au tout début, avec cette notion de deuil.  Il faut dire que je ne l'ai réalisée qu'il y a un mois, sur ce fil, après plus d'un an sur LC ... ha ha ha :-P. 

Aujourd'hui, à force de "pratique", petit à petit, je sens que ça commence à se modifier.  Tout, tout doucement, mais ça vient.  Mon état d'esprit commence à se détendre lorsque vient la satiété, l'approche de la fin du repas, ... et c'est en grande partie dû au "posé de fourchette", et au "défi des 20 secondes", mais aussi tout comme toi Monia, parce que j'arrive à me "déstresser" en me disant que ce n'est pas un deuil puisque ce sera encore là plus tard (par contre, plus dur au resto avec un plat que je ne retrouverai pas chez moi mdr).

J'ai encore énormément d'EME de fin de repas (les principales), et la majeure partie du temps, c'est évidement lorsque je sens ma satiété et mon rassasiement arriver très tôt (genre "quoi ?  déjà ?  Rôôôô noooon" ... mdr).  Mais comme Mandala me l'avait conseillé sur mon blog, je constate en effet qu'en y cédant de moins en moins, en me disant d'attendre et de voir si une heure après elle est toujours là cette EME, eh bien je sens que ça tend à disparaître ... enfin ... ça VA tendre à disparaître mdr.

fadinarde.
Abonné

C'est long tout ça, hein? Sûrement parce que l'on est des mangeuses émotionnelles... Quand je lis certains témoignage, des linecoachés qui après 6 mois de programme ont perdu plein de poids et s'en vont.... je me dis que ceux-là avaient certes des problèmes de poids, mais n'utilisaient pas la nourriture pour compenser  ou étouffer des émotions!!

Bonne journée!

Isana.
Abonné

Ah oui, archi long mdr ! 

Et effectivement, je me pose aussi la question sur les Linecoachés "express" mdr.  Ca fait exactement un an et deux mois que je suis là, et je ne me sens pas encore du tout prête à partir, il y a encore trop de "noeuds" à dénouer ... donc quand je repense à mes 6 mois ... beuh ... j'étais nulle part mdr.

maggy.
Abonné

Je vous rejoins.

Je pensais avoir réglé cette histoire de deuil il y a quelques mois. Mais en fait, il suffit de relacher l'attention aux sensations, et tout est à refaire. Ce n'est pas encore automatique, loin de là. 

Je voudrais vraiment vraiment me débarrasser de cette frustration de devoir arrêter de manger... C'est tout de même insensé d'avoir ce rapport à la nourriture et de ne pas pouvoir mettre un terme à un repas naturellement et sans angoisse, simplement parce que la faim a disparu. Pourquoi ai-je envie de remplir ma bouche à ce point??

Mais peut-être que l'explication ne m'aidera pas à m'arrêter. Il faut peut-être juste que j'accepte d'être une mangeuse émotionnelle, sans comprendre pourquoi. Et travailler sur le fait d'accepter d'être frustrée, et de laisser passer cette frustration.

C'est joli quand on l'écrit, et ça a l'air trooop facile!!

N'empêche que face à la portion de riz au lait de la cantoche (qui n'était même pas bon), j'ai été incapable de m'arrêter lorsque ma bouche disais stop. Comment faire pour laisser la cuillère sur le plateau, le bol à moitié plein, et continuer quand même à discuter? (si je mangeais seule et pouvais me lever de table directement, ce serait plus simple, je crois. mais je mange rarement seule)..

Quelqu'un a des pistes pour travailler sur l'acceptation des frustrations? (défusion, j'imagine...)

Minoque.
Ancien abonné

Défusion oui,  et expansion : faire de la place à toutes les émotions... les vivre à fond car quoiqu'elles soient on a de la place pour elles ! Oui je sais c'est répétitif cette histoire mais quand on y arrive c'est le top, et après c'est gagné de plus en plus, de mieux en mieux  :-)

Belle journée à toi maggy, garde confiance en toi !

maggy.
Abonné

Il va falloir que je fouille un peu plus cette histoire d'expansion, parce que ça ne me dit rien!

merci pour la piste, Monia :)

Isana.
Abonné

Oui, je dirais comme Monia : défusion, acceptation des émotions, les observer comme un scientifique, pour les voir avec recul, et petit à petit s'en détacher ... bien sûr, plus facile à dire qu'à faire.

Jusqu'à il y a quelques semaines, tout ça me "parlait" dans la théorie, mais je ne voyais pas comment l'appliquer dans la pratique.  Ca tend à évoluer aujourd'hui.

Alors je n'en suis encore largement qu'au stade du tâtonnement en la matière, mais ce qui me permet de prendre du recul par rapport à cette frustration de la fin du repas, c'est un petit peu ce que m'a dit notre Marraine Izabelle (;-)) dans le fil "Défi 20 secondes" : c'est de manger lentement chaque bouchée, et de la déguster comme si c'était la dernière ou la seule.  Prendre un maximum de plaisir gustatif et sensoriel à chaque bouchée.  Ne laisser à aucune pensée la possibilité de me priver de ça.  Pas facile puisque j'ai réalisé il y a peu que je ne m'autorisais pas de me faire plaisir de manière générale (faire plaisir aux autres, oui, mais à moi, non). 

Mais en y arrivant à un repas "test", puis à un autre, puis encore à un autre, on se sent tellement mieux à tous points de vues, qu'on finit par tendre à la recherche de ces moments, et donc, à se garder le juste appétit pour profiter au maximum, et à se diriger vers les repas les plus qualitatifs en terme de goûts et de saveurs.  Mais je le répète, je n'en suis qu'à la phase expérimentation de tout ça ... ça tend vers ça par contre, ça, je le sens au plus profond de moi, comme si, en plus de ma tête, c'était maintenant au tour de chacune de mes cellules de se sentir plus zen.

Courage Maggy, je suis certaine que tu vas trouver ta méthode pour y arriver :-).

maggy.
Abonné

J'entends bien ce que vous dites, ça me parle très bien en théorie. :) et par période, j'y arrive plus ou moins (c'est rassurant!)

 

après, il y a le concret :

- les apéros interminables qui finissent en baffrage de cacahouètes, elles sont posées devant moi, je n'ai qu'à tendre la main, c'est un supplice de Tantale, je n'ai aucune volonté (= "... je suis tellement nulle")

- les cafés d'après repas avec chocolat/petits gateaux qui sont juste des LC-killers! (cf point précédent!!!)

- les plats de la cantoche qui ne sont pas bons, mais qu'il faut bien manger, parce qu'il n'y a rien d'autre. Je n'aime pas la première bouchée, mais alors qu'est-ce que je mange, si je m'arrête là? et si je ne m'arrête pas à la première bouchée, comment je fais pour identifier le rassasiement, puisque ça ne passe jamais de "c'est bon" à "j'aime plus trop"?

 

Merci beaucoup pour vos réponses, malgré tout, car je sais que c'est là qu'il faut chercher!

izabelle
Animatrice forum

c'est quand même incroyable qu'une cantine serve des plats  "pas bons"!!!    je veux dire c'est leur boulot, ce sont des pros, alors faire des trucs pas bons, faut quand même le faire!!!!   c'est tellement simple de cuisiner

ils vous servent peut-être des boites.... il faut agir, ma belle, c'est intolérable....

 

sinon l'expansion c'est simplement l'acceptation de l'émotion, puis étendre sa conscience,  comme dans l'espace de respiration

Isana.
Abonné

Oui, je comprends tout à fait , Maggy, c'est loin d'être évident.  Comme je te dis, je tâtonne encore largement. 

Peut-être peux-tu "tester" tes sensations et tes pensées uniquement sur certains repas pour commencer ?  Et voir ce que ça donne ? 

Parce que forcément, moi aussi, si je suis confrontée à des apéros, et à des cafés/chocolat d'après repas, je n'y arrive pas, c'est bien trop tôt.  Ca tend à être possible sur des repas aux conditions bien précises (RPC régulière, journée sans contrariétés particulières, bonne faim au moment de passer à table, pas trop de stimuli des personnes qui m'entourent au repas, etc.  Mais bon, ne soyons pas trop dures avec nous-mêms : on ne sait pas être sur tous les fronts en même temps hein ;-). 

maggy.
Abonné

Izabelle, tu me fais rire!! Je bosse dans une grosse boite, c'est une grosse cantine, et on a beau laisser des mots dans le livre de réclamations, rien ne change. Les plats sont plutôt insipides, peu variés et franchement pas appétissants.. L'idéal serait que je m'organise pour amener ma propre gamelle, mais je n'en ai pas le courage!! ça viendra peut-être au bout de 2 ans de LC!!!

Merci Isana pour la bienveillance! Je commence à comprendre que "faire un peu", c'est toujours mieux que "faire rien". Mais "on" m'a appris dans mon enfance que l'objectif était la perfection, du coup, j'ai du mal avec les choses faites à moitié!!! Mais je me soigne!

Merci pour vos réponses. Je vais m'efforcer d'observer ma frustration le plus souvent possible

 

j'avoue, j'ai commencé un peu hier soir : barbec chez des copains. apéro énorme... aprés le fromage, je n'avais évidemment plus faim depuis des lustres. J'ai mangé quand même des petits gateaux au dessert, mais j'ai réussi à ne pas en manger autant que d'habitde. Et je suis restée attablée devant un bol de ces petits gateaux, à me dire "j'ai vraiment envie d'en manger, mais je ne vais pas les trouver bons, je suis écoeurée rien qu'à l'idée, et pourtant j'en meurs d'envie, mais je peux survivre à ce sentiment".... j'ai réussi!

bon, j'avais largement dépassé la limite avant d'arriver à cette réflexion, mais c'est "mieux que rien"

:)

Isana.
Abonné

C'est même déjà vachement bien Maggy !  Bravo :-) !  Petit à petit ... ;-).  Bien sûr que tu vas y arriver :-) !

Aaaah le "on" qui veut la perfection ... même background pour moi, je comprends donc on ne peut mieux cette difficulté à se satisfaire de "peu" ;-).

mavo.
Marraine
Peu de temps de mon côté, peu de temps pour écrire, mais je trouve quand même quelques minutes pour vous lire, et c'est juste génial, super éclairant, super parlant. Merci les filles, regonflée pour... au moins une nuit ! ;-)
Solidor.
Ancien abonné
Je vois ce fil particulièrement intéressant. Je viens d'arriver, je ne sais pas si ce que vous dites m'encourage ou me décourage. Trop dur, trop long, a quoi bon. Tout ce que je sais, c'est que je vous trouve particulièrement bienveillantes avec les autres, si ce n'est avec vous mêmes. Et ça c'est très rare et réconfortant.
fadinarde.
Abonné

Oh mais non, Solidor! Faut surtout pas te décourager!

Je n'ai pas regardé depuis quand tu es ici. Pour ma part je traîne mes savates ici depuis un an. Que l'on soit claires: je n'ai pas perdu de poids, mais en réalité j'ai un poids tout à fait normal pour ma taille, même si pour des raisons esthétiques j'adorerais me délester de 2-3 kilos. Donc c'est normal que je n'aie rien perdu, je me promène autour de mon set-point depuis toujours grâce à un métabolisme qui doit faire son travail plutôt correctement. 

Par contre quand je suis arrivée ici, je souffrais depuis des mois de gros problèmes digestifs, ballonnements, constipation etc... qui faisaient de mes journées et de mes nuits un enfer. Je me ruinais en médicaments anti-acide et autres enzymes pour digérer le lait, etc...

Grâce à LC j'ai compris que tous mes problèmes venaient de trop grosses quantités de nourriture mangées chaque jour, parce que je calmais ou "faisais taire" chacune de mes émotions à coup de compulsions alimentaires.

J'ai fait tout mon programme alimentaire, puis je l'ai fait remettre à zéro pour pouvoir le recommencer. J'ai énormément lu le forum, et je continue, pour continuer sans cesse à être au mieux attentive à mes sensations.

Ce que j'ai gagné depuis que je suis là: UNE SUPER TROUSSE A OUTILS! 

Je ne suis pas du tout parfaite. J'ai de la peine à déguster, mais parfois j'y arrive. Je ne fais plus de pleine conscience, mais parfois je me concentre sur le moment présent. Je mange souvent au-delà de ma faim, mais la plupart du temps je le fais en pleine conscience, donc je le vois comme un plaisir que je m'accorde, mais quand ensuite je suis super mal avec le ventre enflé je ne cherche plus à savoir de quelle allergie alimentaire je souffre, non, je me dis juste que j'ai trop bouffé, et dans la mesure du possible j'essaie d'attendre d'avoir vraiment faim avant de remettre quelque chose dans mon estomac.

J'ai moins envie de grignoter sans raison, avant je me faisais des crises chocolatées chaque après-midi au boulot pour endormir mes frustrations professionnelles, maintenant je regarde ma collègue se baffrer, et moi je me contente parfois d'un carré ou deux, d'autres fois une barre me suffit. 

J'ai compris aussi que les eme font partie de ma vie, de ma sensibilité, et je les accepte mieux, après tout j'ai l'immense chance qu'elle ne me fasse jamais grossir trop. Et bizarrement de les accepter, d'accepter d'avoir des faiblesses, d'être sensible et parfois un peu fragile derrière ma force m'aide à avoir moins de compulsions.

Quand j'ai une eme je sais ce qui m'arrive, je comprends les conséquences, alors qu'avant je ne comprenais pas pourquoi j'avais tout le temps ces problèmes digestifs.

 

Mais tu vois, tout ça, en effet, ça prend du temps. Parce que c'est bien plus compliqué que de faire un régime (je dis ça, mais en même temps je n'ai jamais été foutue de suivre un régime plus de 2 jours.... il suffit que l'on me dise ce que je dois manger ou pas, et quand, pour que j'aie envie de faire tout le contraire!!)

Avec le temps, tu verras, ce n'est pas une blaugue, on a toute fait ce chemin-là, tu verras la perte de poids comme une conséquence positive de tes nouvelles habitudes de vie, et non plus comme l'objectif principal. Et alors à ce moment-là tu ne trouveras plus le temps long. Parce que tu vivras. Juste ça. Tu vivras, libérée peut-être de problèmes alimentaires qui gâchent les petits bonheurs de la vie. Tu viendas papoter sur ce forum quand tu ressentiras le besoin de partager, d'autres fois tu oublieras complètement que LC existe parce que tu auras d'autres priorités dans ta vie. Mais je pense que tu n'oublieras jamais certaines expériences faites ici, et tu seras "équipée" avec de bons outils pour vivre ta vie plus sereinement... C'est ça LC! Pas juste un régime. Mais réellement une ouverture sur une vie plus sereine, et pas seulement au niveau de l'assiette!

Bonne continuation, et à bientôt par-ici!

Solidor.
Ancien abonné
Merci d'avoir pris ce temps pour me répondre. C'est cela la bienveillance qui me frappe tout au long de ce forum A ton âge, j'étais mince. Mais j'en ai le double et j'ai pris du poids après la ménopause, quand j'ai arrêté le THS parce que c'était a la mode de l'arrêter . Je suis comme quelques unes ici, jamais faim, besoin de très peu pour vivre, gourmande et cuisinant très bien. Et en fait assez peu a perdre pour avois un IMC normal. C'est pour toutes ces raisons que j'en suis encore a interroger ma motivation. Votre gentillesse m'encourage .
Flowerbomb.
Abonné
[quote=fadinarde]

C'est long tout ça, hein? Sûrement parce que l'on est des mangeuses émotionnelles... Quand je lis certains témoignage, des linecoachés qui après 6 mois de programme ont perdu plein de poids et s'en vont.... je me dis que ceux-là avaient certes des problèmes de poids, mais n'utilisaient pas la nourriture pour compenser  ou étouffer des émotions!!

Bonne journée!

[/quote] Ah oui ! Que devrais.je dire, je suis sur LC depuis deux ans et deux mois ! Peu importe au fond que je n ai pas perdu de poids mon alimentation a tellement changé et par delà ma vie même avec la découverte de la PC, notamment et çela continue... Tous les jours j'en apprends en vous lisant toutes t j'adore ça !
VirginieF.
Abonné

C'est terrible, cette mine d'or là, juste devant moi, le forum! Chaque fois que j'explore un peu, des révélations, sans cesse! Ce deuil face à la nourriture, cette frustration quand on a envie de manger mais pas faim du tout, ces fins de repas qui partent si souvent en EME, le soir... Tout cela, je ne suis pas la seule à le vivre, vous aussi, vous y posez vos mots, vos solutions, vos pistes... Que ça fait du bien!

Je ne suis qu'au début du parcours, et pour l'instant, je "prends", sans vraiment donner en retour, alors merci!

Meta
Marraine
Je voulais vous faire part de mon retour aussi sur les fins de repas que j' ai réalisé dernièrement. La sensation de deuil que je ressens me vient d'arrêter de manger . Je me suis rendue compte que j'avais du mal à me dire ok j'ai plus faim j'arrête . Grâce aux exercices j'arrive a sentir la satiété et m'arrêter à table lors du repas , ne pas me resservir , sauter le dessert .. Mais au moment de débarrasser , j'ai envié de grignoter un morceaux de pain , une cuillère du plat qui reste ... Et comme j'ai toujours débarrassée et que la situation ne va pas changer .. Je me rends compte que j'ai du mal à quitter la cuisine !!! Il me faut accepter d' en sortir , de me dire c'est fini pour le moment pas évident. Je trouve tes un truc a ranger et hop une cuillère au passage .. Un automatisme a réorienter Bref voilà je fais mes petits deuil de cuisine ...
Isana.
Abonné

Je me retrouve très fort dans tes propos Meta !

Je commence à assez souvent bien sentir ma satiété, mais ça me fait mal de me dire qu'il est temps de stopper, arrêter.  Grâce à la dégustation, ça commence à changer, mais c'est long et fastidieux, vraiment.

Quand j'arrive à m'arrêter à table, il m'arrive souvent, vu que je débarrasse très souvent seule également ;-), de manger l'une ou l'autre qui traîne dans les assiettes, ou dans les casseroles, etc ... je joue à la poubelle de table quoi :-P.

J'essaie vraiment d'orienter ça en terme de "respect de mes besoins", plutôt qu'en terme de "stop", "arrêt", etc ... la connotation positive m'aide à éradiquer les vieux "réflexes" régimeux ... pas fastoche, fastoche ;-).

Tout p'tit doucement ;-).

Meta
Marraine

Merciii ouiii ouiii

Exactement Isana c'est un long processus qui s'installe.

Ton idée de positiver le moment me plait beaucoup. 

Effectivement le terme "poubelle de table " a été pour moi un écueil à travailler . 

Une sorte d'idée que ces morceaux n'étaient plus rien , ou une sorte de cachoterie de l'esprit qui ne trompait que lui

(automatismes engendrés par les régimes) !!! 

Je vais me "débarrasser " de ces "restes "  bien inutiles !!  

Tout changement profond s'installe doucement.

izabelle
Animatrice forum

alors moi j'ai toujours mon petit rituel de fin de repas : mon café!!!   c'est un moment tellement sacré qu'il ne saurait être perturbé par des préoccupations d'organisation (genre le reste qui ne va servir à rien)

généralement quand je chope un truc par ci par là, c'est plutôt que je suis en EME, en fait....

quand je n'y suis pas, c'est mon café, mon ami, viens que je te dégustesmiley   en fait, je débarasse et je me prépare à passer un bon moment.... mon café avec un livre ou devant la télé

du coup, les "restes" sont beaucoup moins tentants, car je sais que j'aurais encore un plaisir gustatif après

et je dois dire que récemment je me suis même mis à me faire un déca le soir.... vu que je ne dois pas boire trop de café tout de même,  parce que justement je me suis aperçue que ce moment café me permettait de clore le repas de façon festive pour moi....

Simiche.
Abonné

Bonjour,

Je rejoins ce fil parce qu'à mesure que je prends conscience de mon peu d'appétit, je me sens en deuil par rapport à la nourriture.

Le programme marche bien pour moi. Je me suis inscrite il y a un mois et depuis l'inscription je mange les repas principaux seulement quand j'ai faim... J'ai réussi jusqu'à présent à force de  portions réduites et en éliminant le petit déjeuner (remplacé par un petit encas que je prends quand j'ai faim).

Le bon côté, c'est que j'ai compris que je mangeais beaucoup trop (c'est à dire bien, bien au delà de mes besoins). J'ai la chance d'avoir perdu du poids, ce qui a été une grande surprise (c'est la première fois de ma vie que je perds du poids) et une grande joie.

Le mauvais côté, c'est que je me suis découvert un petit appétit et que je dois choisir entre respecter ma faim et renoncer à de bons moments. Il faut que je réflechisse à deux fois avant de manger un fruit ou de prendre un dessert parce que ça repoussera sérieusement l'heure du repas suivant... Et le pire c'est quand on me propose quelque chose (que ce soit un biscuit, un carreau de chocolat ou une boisson...). J'ai envie de prendre ce plaisir quand il se présente !
J'ai l'impression de n'avoir besoin de trois fois rien....

Bref... J'angoisse à l'idée d'avoir un si petit appétit pour toujours. En poussant un peu, je dirais qu'il me semble incompatible avec la joie de vivre !

Les messages de ce fil - notamment ceux de Kaess (profiter au maximum des petits plaisirs de la vie pour moins compter sur celui de manger) et surtout celui de Monia (peut-être que j'aurai plus d'appétit quand je serai plus minceangle) - m'ont donné un peu d'espoir mais je  me demande si j'arriverais à apprendre à me satisfaire de ce petit appétit... Pour le moment, je me sens globalement frustée et je pense que je ne le supporterais pas sur le long terme.

Pour ceux et celles qui ont l'expérience des exercices sur la satiété et sur la satisfaction alimentaire, est-ce qu'ils vous ont aidé ?

maggy.
Abonné

Simiche, je ne vais pas y aller en te rassurant, mais les exercices ne m'ont pas aidée concrètement et directement. Mon esprit ne s'est pas libéré de la frustration du jour au lendemain par un coup de baguette magique.

En revanche, le temps a bien fait son boulot. A force de me promener sur les forums, de lire les blogs, de faire les exercices (plus ou moins assiduiment), de petits principes sont rentrés dans mon cerveau, certains sont devenus des automatismes.. il m'a fallu de la patience, et il m'en faut encore. Mais je vois les progrés.

Je ressens encore parfois cette frustration de ne pas avoir besoin de manger autant que je le voudrais, et il m'arrive de succomber, sans faim. Mais dans ce cas-là, j'accepte .. je n'en fais pas une maladie, je ne culpabilise pas, et j'attends la faim.

Quand j'observe mon comportement actuel, par rapport à l'année dernière, la différence principale tient dans les choix de ce que je mange. Si je ne trouve pas ça bon, si ça ne me fait pas envie, je ne le mange pas. Avant LC, je mangeais tout ce qui se présentait, bon ou mauvais, tentant ou pas. Aujourd'hui, je suis capable de laisser les 3/4 de mon plat à la cantine, pour avoir assez de place pour mon dessert, que je déguste (plus ou moins, en fonction de la conversation avec mes collègues).

Bon, en conclusion, je ne sais pas si je t'aide beaucoup, mais il me semble que ça vaut le coup de faire les exercices. Ca ne va pas changer radicalement et immédiatement ta frustration, mais en laissant le temps faire son travail, et en te faisant confiance, tout ça te paraitra de plus en plus naturel.

courage! donne-toi le temps de passer à un autre mode de fonctionnement.

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