Rencontre avec mon émotion - 08062018

izabelle
Animatrice forum

Vous savez (ou non) qu'une envie de manger émotionnelle  prend naissance lorsqu'on essaie de "combattre", faire disparaitre, atténuer, apaiser, une émotion...

c'est à dire que l'émotion en question, qui arrive pour une bonne raison généralement,  on n'a pas une bonne relation avec elle, on ne VEUT pas la ressentir, souvent parce qu'elle est un peu désagréable, ou alors parce qu'elle vient trop souvent, ou parce qu'on a peur de perdre le contrôle

bref on cherche à l'étouffer, la calmer, parfois l'anesthésier

parfois c'est tellement "automatique" que l'on n'a même pas conscience de l'émotion en question, normal on ne veut  surtout pas la ressentir.....

 

Je vous propose ce fil, vous pouvez venir lors d'une envie de manger émotionnelle,   et profiter de cet endroit pour décrire ce que vous ressentez,  essayer de le ressentir dans votre corps, de vous mettre au contact de cette émotion dans le présent, car il n'y a que dans le présent qu'elle est utile et qu'elle a du sens

et la meilleure façon de ressentir une émotion dans le présent c'est de sentir ce qu'elle fait dans notre corps, comme sensation.....

Commentaires

izabelle
Animatrice forum

bon donc je m'y colle, ça fait bien deux semaines que j'ai des EME  tous les soirs, bien sûr c'est pas terrible terrible pour le poids tout ça.... même si la régulation fait son oeuvre en partie

et surtout ça laisse un sentiment désagréable

alors ce soir alors que j'ai déjà trop mangé aujourd'hui et que je n'ai bien sûr pas du tout faim, j'ai franchement envie de manger, c'est donc sous vos yeux que je vais me connecter à cette émotion que je fuis....

sous vos applaudissements.... laugh

izabelle
Animatrice forum

alors.....

j'ai fermé les yeux, j'ai cherché dans mon corps s'il y avait un endroit douloureux

d'abord rien....

et puis.... un petit serrement dans la gorge

suivi de près par un déversement de pensées :

j'ai peur, je ne sais pas ce qui va arriver, j'ai peur qu'il me laisse, j'ai peur que tout ça soit fini

 

voilà l'émotion, la peur, l'incertitude....  c'est elle que je fuis apparemment  et que je cherche à apaiser tous les soirs

 

je suis contente de m'y être confrontée

le fait est que je n'ai plus besoin de manger....

Naaga
Ancien abonné

Merci Izabelle pour ta proposition qui arrive pile-poil pour moi ce soir !

Je viens donc de prendre quelques minutes pour être attentive à mes sensations et émotions, faire le point, plutôt que de continuer à manger du chocolat... (avec l'idée en arrière-fond que j'ai complétement le droit d'en manger encore, histoire de ne pas créer de tension.)

C'est fou comme quelques minutes d'attention peuvent changer une disposition d'esprit. Bon je ne sais pas si je vais en remanger ce soir, mais en tout cas je n'ai plus envie d'en manger sans faire attention, c'est déjà beaucoup !

Je suis seule ce soir chez moi, et en plus une amie qui était en visite depuis une semaine vient de repartir. Situation typique pour moi pour des EME ...

merci encore, belle soiré

Naaga
Ancien abonné

Je viens de refaire l'exercice d'attention aux sensations et émotions, et c'est au plexus que c'est tendu, et dans la trachée (du plexus en remontant vers la gorge).

Me rendant attentive à cela, j'ai eu un renvoi spontané d'aliments (désolée pour le détail pas très glamour blush). Ben là, du coup, j'ai plus du tout envie de manger maintenant !!

En me rendant attentive à mes sensations, je rend sa voix au corps...

izabelle
Animatrice forum

bravo Naaga  et surtout pour ce point très important :

on ne fait pas ça pour controler nos envies de manger

on fait ça pour se mettre en contact avec soi-même, mais on peut continuer à manger bien sûr....

c'est très important  sinon on risque de créer des compulsions

 

d'ailleurs de mon côté le soir j'ai re-mangé pour me réconforter

j'avais conscience de cette peur, cette incertitude et j'ai mangé du chocolat en conscience, la tablettte à mes côtés

mais en contact avec cette peur

aujourd'hui je vais voir ce qu'elle me dit, mais ça sera probablement plutôt demain car ce soir je suis avec des amis et notamment la personne qui me provoque cette émotion

izabelle
Animatrice forum

me voilà en pleine rencontre avec la tristesse

je la sens dans mes yeux (fermés), ça remue comme des vagues

dans mon coeur, l'envie de soulever comme un sanglot

en fait la tristesse, physiquement, c'est comme un vide qui t'aspire au niveau du coeur et des yeux

je reste longtemps avec cette tristesse

au coeur d'elle, je sens le manque, l'absence, la non-présence

en tant que telle elle n'est pas insupportable, mais c'est se confronter à ce manque qui est difficile

izabelle
Animatrice forum

je me suis contente de m'être confronté à lui, car ça fait du bien, en fait, au lieu de fuir,  on se sent mieux

Mariepoppins
Ancien abonné

@izabelle : je pense bien à toi ce soir puisque tu seras en présence de cette fameuse personne qui te provoque de(s) émotion(s) inconfortable(s) et je te souhaite de traverser ce moment du mieux que tu peux grâce à tous les outils, et ils sont nombreux, que tu as à ta disposition !

Mariepoppins
Ancien abonné

@naaga : bravo pour cette connexion avec tes émotions!

Naaga
Ancien abonné

Izabelle, c'est touchant conne tu décris ta tristesse, et poétique aussi. Ça me rappelle que la transformation des émotions en poésie, en musique, en danse, est aussi une voie.

izabelle
Animatrice forum

merci les filles

c'était vraiment bien de m'être connectée à cette tristesse, mais surtout derrière ce manque

et ce manque c'est de l'amour, c'est pour ça qu'au final ça devient poétique

et que c'est plus agréable au final de s'y confronter, même si ça fait peur niveau "confort",  on y trouve plus de "sens",  à vraiment ressentir

 

gros avantage : le soir même je n'ai pas eu d'EME,  alors que j'en ai depuis un mois

et puis ensuite j'ai pu exprimé très clairement ces sentiments à la personne en question, ce qui a éclairci la situation

justement parce que tout était clair, sans jugement, sans pression, juste  "ce qui est"

reborn60
Abonné

Important ce que tu écris Izabelle.

J'ai fait l'expérience "en vrai" de ce que le fait de VIVRE SES EMOTIONS ses émotions, par l'accueil, l'acceptation, la sensation, permet de se mettre au clair avec les pensées qui les accompagnent souvent, de faire une sorte de "tri", de voir le jugement que l'on peut mettre derrière tout ça, pour s'affirmer ensuite, simplement, et ça change tout !

Mais c'est pas facile laugh, et pas tous les jours wink.

"Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre liberté, le pouvoir de choisir notre réponse." Victor Frankl
izabelle
Animatrice forum

eh oui c'est pas facile d'avoir le courage de le faire surtout car on a toujours le réflexe d'éviter nos émotions

des fois j'ai l'impression d'attendre d'être au pied du mur, pourtant à chaque fois que je le fais, ma vie prend du "sens" et je me sens merveilleusement bien

faut juste se lancer,  et c'est toujours tellement enrichissant

Naaga
Ancien abonné

Merci pour ce bel échange.

Ça me fait penser au moment de mes règles. J'ai mal au ventre tous les mois le premier jour des règles, et si je me "crispe" par-dessus la douleur, physiquement mais aussi psychiquement, c'est pire, mais si j'accueille en laissant faire les tensions, les contractions et les émotions qui vont avec, ça me relie à moi-même, au vivant... Je vis alors au mieux cette transformation physique et psychique que constitue pour moi ce moment particulier de mon cycle.

Mais le réflexe, c'est toujours d'abord de me crisper !...

Maureen
Ancien abonné

C’est exactement ça. Laisser venir la vague de douleur (et je te comprends très bien), sans pensées parasites comme le sentiment de peur, d’injustice...

izabelle
Animatrice forum

tout à fait c'est bien ça

ça m'a fait pareil pour l'accouchement

la sage femme m'avait dit ce mot magique : la contraction de l'utérus est INDOLORE, ce qui fait mal, c'est la résistance du col (qui est programmé pour ça)

donc pour l'accouchement j'ai appris à accueillir la vague, à me détendre dans la contraction, et c'est le plus beau parrallèle que je puisse trouver avec les émotions

elles sont indolores, c'est notre résistance qui fait mal, quand on les accueille et laisse passer, elles font simplement leur "travail" utile et nécessaire

izabelle
Animatrice forum

ce matin je suis allée à la rencontre de mon émotion

tristesse, elle était dans ma gorge, comme des petits points

je suis restée gentiment avec elle, sans vouloir la faire partir, juste l'accueillir

c'était un beau moment

Mariepoppins
Ancien abonné

Hello!

J’ai lu le livre du Dr Z il y a une dizaine d’années je crois et j’ai tenté par deux fois de suivre la méthode sans succès. J’avais trop de choses à régler sur un plan personnel.

Depuis un mois et après une très longue thérapie qui m’a permis de me construire, me revoilà sur LC à suivre le programme. 

J’avoue que cela fonctionne au delà de mes  espérances : boulimies transformées progressivement en compulsions puis depuis 3/4 jours les compulsions ont disparues. J’ai perdu 4,7 kg en 5 semaines.  Ok il est encore trop tôt pour crier victoire mais j’ai l’impression qu’un vrai changement s’est produit en profondeur et il va bien au delà de ma relation avec la nourriture.

Voila pourquoi j’en temoigne sur ce fil : je fais face à une flopée d’émotions très tristes et de prises de conscience sur mes relations avec les autres (dont celle que j’entretiens avec mon mec 😫)

Je me sens totalement démunie car je n’ai plus ma came pour m’apaiser! Je n’ai plus envie de me goinfrer et de faire des crises de boulimies pour m’apaiser. Je n’ai plus d´autre choix que d’accepter et de faire face. Ce moment je l’attends depuis plus de 30 ans. J’en rêve depuis des années. Je pleure depuis des années de ne pas le voir arriver ce moment.

Maintenant que cet apaisement est là, si fragile j’en conviens, tout peux changer si rapidement, et bien je suis totalement terrifiée! J’en éprouve des émotions totalement contradictoires : joie profonde mais angoisse totale car je vois bien que mon  comportement vis à vis des autres est en train de changer. Je perds ma dépendance chérie à la nourriture mais aussi à d’autres personnes, relations......

Je vois bien que tout est en train de changer et cela me terrifie...

Voilà, je vais me laisser faire, vivre dans l’instant présent, méditer et agir en conséquence. Step by step!

Je me réjouirai plus tard très certainement!

Bonne journée à celles qui passent par là 👉 !

Maureen
Ancien abonné

L'émotion du jour : la tristesse. Si je la laisse venir, les larmes me viennent. Des tristesses il y en a de toutes sortes, la mienne est (en tous cas aujourd'hui) mêlée de nostalgie à la c** (tiens, de colère aussi, on dirait...), simplement en mettant de côté les habits trop petits de mes 2 enfants. C'est plus douloureux que quand nous n'avions que notre aîné avec nous, car là c'est terminé, nous ne voulons pas de 3ème enfant... Pourquoi, mais pourquoi quelque chose nous retient et nous empêche d'aller complètement de l'avant sans sensiblerie inutile et pesante ? J'ai ma petite idée, d'où ma colère. Ma gorge se bloque maintenant, s'ajoute un sentiment d'impuissance qui finalement est un bon signe : j'ai compris avec les années que j'ai fait ce que j'ai pu. Je me suis longtemps reproché certaines choses de mon passé, j'ai beaucoup cherché des circonstances atténuantes à pas mal de gens, en me niant moi-même. J'ai compris que je n'y étais pour rien. Mais tout ceci laisse des traces.

Maintenant je dois laisser passer cette vague de tristesse. Je sais qu'elle finit par passer au bout de quelques jours.

Mariepoppins
Ancien abonné

Maureen, de tout coeur avec toi! Plein de courage pour traverser cette vague de tristesse! 

Mariepoppins
Ancien abonné

Le vide était trop grand! La bonne compulsion est revenue!!!!!

Maureen
Ancien abonné

Donc une compulsion ou une vraie crise ?

Courage. 

Mariepoppins
Ancien abonné

Je ne sais plus! C'est complexe tout ça...

 

izabelle
Animatrice forum
Mariepoppins Abonné lun 18/06/2018 - 11:02Je perds ma dépendance chérie à la nourriture mais aussi à d’autres personnes, relations......

Je vois bien que tout est en train de changer et cela me terrifie...

quoi de plus normal,  notre cerveau déteste le changement car qui dit changement dit  "incertitude"   on ne sait pas ce qu'on va trouver

dans ces cas là je dirais que le mieux comme processus c'est peut-être de trouver autre chose en toi, une sorte d'intuition  que tout va bien se passer

tu peux aussi utiliser la visualisation positive, c'est à dire que tu imagines ta future vie, avec des relations agréables, harmonieuses, enfin tout ce que tu souhaites

ainsi à chaque fois que tu commences à paniquer,  tu peux bien sûr accueillir cette peur dans ton corps, la ressentir, la laisser exister, car elle est NORMALE

il y aura aussi de la tristesse car tu te détaches et l'émotion du détachement c'est la tristesse

pareil, il faut la ressentir dans ton corps, la laisser être là.....

 

et puis après (après seulement) ce processus, tu peux te centrer sur l'intuition, sur la sensation que tout va bien se passer, que ta vie est large et ouverte mais que c'est toi qui la dirige dans un sens ou dans l'autre

c'est aussi pour ça que j'aime bien utiliser la visualisation dans ces moments là, il n'y a rien de magique là-dedans, mais cela nous aide psychologiquement à prendre conscience que notre vie ne nous tombe pas dessus, c'est en fait nous qui la crééons

je te mets un lien vers ce podcasts, c'est le seul que j'ai entendu de ce site mais j'ai trouvé ça plein de bon sens  et  à chaque fois que je l'ai fait, j'ai vérifié sa véracité

je suis sûre qu'il y a plein de choses bien sur ce site qui a déjà été mentionné par quelqu'un ici, c'est comme ça que je l'ai connu

peut-être du tri à faire.... j'avoue ne pas avoir pris le temps de tout écouter

mais celui-ci je l'ai trouvé pertinent, même si je suis un peu allergique au coté un peu trop  "doux",   le fond est très vrai et pour avoir pratiquer je confirme que c'est une grande aide dans les phases de transition

voici le lien

//www.changemavie.com/episodes/visualisation

izabelle
Animatrice forum
Maureen Abonné lun 18/06/2018 - 11:35

 Pourquoi, mais pourquoi quelque chose nous retient et nous empêche d'aller complètement de l'avant sans sensiblerie inutile et pesante ? J'ai ma petite idée, d'où ma colère. Ma gorge se bloque maintenant, s'ajoute un sentiment d'impuissance qui finalement est un bon signe : j'ai compris avec les années que j'ai fait ce que j'ai pu. Je me suis longtemps reproché certaines choses de mon passé, j'ai beaucoup cherché des circonstances atténuantes à pas mal de gens, en me niant moi-même. J'ai compris que je n'y étais pour rien. Mais tout ceci laisse des traces.

Maintenant je dois laisser passer cette vague de tristesse. Je sais qu'elle finit par passer au bout de quelques jours.

oh po pop.......    tu as vu dans le début de ton message comme tu refuses la tristesse?   comme tu la juges?   si elle est là c'est bien qu'elle est utile

heureusement à la fin du message je sens plus ton acceptation

la tristesse est essentielle, elle ne nous empêche pas d'aller de l'avant car au contraire c'est elle qui nous permet de le faire

c'est à dire qu'elle nous aide à nous détacher, mais ça prend un petit temps

c'est comme un temps où le bateau reste au port pour larguer les amarres, ce temps là, le détachement des amarres, c'est le temps de la tristesse

elle est proportionnelle à l'attachement que l'on a.... c'est pourquoi certains deuils sont tellement lourds car l'attachement était puissant, comme le deuil d'un enfant par exemple,   le deuil d'un parent est un peu plus facile s'il est agé car le détachement a déjà commencé

simplement voir ses enfants grandir, c'est se détacher de beaucoup de choses, donc la tristesse est normale, nécessaire

c'est pour passer à la suite

il ne s'agit pas de s'y complaire mais comme tu l'as dit et je pense que tu l'as fait  accueillir cette vague

dans cette vague de tristesse il y a des choses merveilleuses : tout cet amour que tu portes à la maternité par exemple, à l'enfance, etc.....

je trouve que ce qui aide à accepter la vague c'est de ressentir à quel amour c'est connecté

 

et puis très intéressant à quel point cela t'a permis de faire un travail sur l'acceptation de toi et de ton passé

la tristesse sert à ça aussi, avec son énergie  "down"  elle nous permet de revenir aux racines et purifier beaucoup de choses qui restaient en suspens

je l'imagine comme une pluie qui nous lave et ensuite le lendemain.... il fait beau!

izabelle
Animatrice forum

et d'ailleurs justement...

hier j'ai accueilli la tristesse toute la journée

difficile de revenir à ma petite vie après des moments d'exception

et aujourd'hui....

j'ai une de ses pêches!!!!!

je pense vraiment que c'est lié au fait d'avoir bien accepté et vécu ma tristesse hier, de m'être laissé aussi du temps  "down", ne pas avoir embrayé sur tout ce que j'avais à faire,  juste rester à revasser, à pleurer, etc...

et aujourd'hui la super peche pour tout faire !   la tristesse a fait son travail, comme la pluie, elle m'a permis de me détacher de ces moments exceptionnels qui restent gravé dans mon corps et de reprendre le cours de ma vie, enrichie de toute cette valeur

Mariepoppins
Ancien abonné

Coucou Izabelle!

Mille mercis pour ton long message et pour ce lien vers la visualisation.

Je vais essayer tout ça. Je reprends le boulot la semaine prochaine et même si je suis encore épuisée par mon opération, je pense que cela va me faire du bien. Je me soupçonne de déprimer quelque peu.

Je n'ai envie de rien et je suis fatiguée. En même temps, il parait que c'est normal après une grosse opération.

Bonne journée et spécialement à Maureen, j'espère que tu te sens mieux!

Mariepoppins
Ancien abonné

Je viens d'écouter le podcast sur la visualisation! C'est bien car cela me reconnecte avec la loi d'attraction de E et J.Hicks et cela me fait du bien!

Encore merci!

Mariepoppins
Ancien abonné

J'essaie d'accueillir la tristesse immense que j'éprouve en ce moment et j'ai vraiment du mal à gérer mes émotions. Au moins lorsque je faisais des boulimies j'anesthésiais tout ça mais là je ne sais pas quoi en faire de ces émotions. Alors ok je vous lis et comprends que je peux méditer, visualiser et même manger. Oulala! C'est quand même chouette de ne plus faire de boulimies mais du coup je vois la vie comme elle est vraiment et je ne peux plus me cacher la tête dans le sable ni avoir mon doudou "crise de boulimie" Il faut donc que je me trouve un autre doudou...

Est-ce que vous aussi vous avez cette impression? Je parle à celle qui sont boulimiques hyperphagiques...

izabelle
Animatrice forum

je pense que c'est positif, il y a bien un moment où il faut ouvrir les yeux n'est-ce pas?

ces émotions tu n'as rien à en faire, elles font leur travail toutes seules

par expérience je sais que plus tu les ressens dans  le corps  plus elles travaillent vite et efficacement

une fois qu'elles ont fait leur oeuvre, elles s'en vont car elles ne sont plus nécessaire

si une émotion s'accroche c'est qu'elle n'a pas fini son travail

 

son travail, c'est parfois de nous faire bouger, hein!!!!!!  changer certains trucs....   mettre des limites....

elles nous donnent de l'énergie et des messages, chacune a une direction d'énergie différente

 

je te mets un lien vers une BD qui pourrait beaucoup te plaire et qui explique bien ça en images

 

//conscience-quantique.com/extrait-2-accueillir-une-emotion/

 

 

izabelle
Animatrice forum

alors moi depuis hier c'est la super pêche

et ce matin j'ai décidé de prendre rendez-vous avec mon émotion désagréable du moment

parce que là, maintenant, je ne la ressens pas,  mais comme lorsqu'elle se pointe (en fin de journée)  j'ai tendance à vouloir la calmer, calmer, calmer (en mangeant)  eh bien je veux essayer aujourd'hui de prendre rendez-vous avec elle  "à froid"  et me connecter à elle  alors que mon système nerveux est encore en état de marche optimal  (car ce soir après mes rendez-vous ça sera bien différent....)

donc je me connecte à cette émotion

eh bien c'est interessant

c'est l'incertitude.....

une sorte de magma de tout plein d'incertitude, ne pas savoir, naviguer à vue

et à me connecter à cette incertitude de tout ce qui va ou peut se passer, je trouve une grande "certitude" en fait, sur le fond

j'ai fini par me connecter avec elle

Naaga
Ancien abonné

Super intéressant ce fil ! Je ne pratique pas vraiment cette façon-là d'accueillir les émotions, au fil du quotidien, enfin, je veux dire, pas comme une pratique.

J'ai une autre pratique sur les émotions qui s'appelle la co-écoute et qui est basée sur la décharge émotionnelle. C'est une pratique très efficace pour baisser le niveau général d'hypersensibilité émotionnelle, pour mieux voir ce qu'il se passe en soi, et aussi, comme elle se pratique à 2 (ou plus) et de façon réciproque, c'est une super façon de se relier aux autres, ne pas rester seule avec sa vie émotionnelle, ce qui pour moi a été et est toujours très important.

Je pense que ce dont vous parlez ici pourrait être un bon complément. Et je pense que ça demande pas mal de courage d'essayer de le faire de façon, non pas systématique (on va pas devenir parfaite non plus !), mais disons, soutenue.

Du coup je me dis que c'est chouette de faire ça en suivant ce fil, comme ça je ne suis pas seule ! Bon ben j'attends le prochain noeud émotionnel pour essayer smiley (le dernier était hier, et heu, bon, j'ai plus de chocolat, quoi).

Et je vois très bien ce que tu veux dire Izabel : accueillir l'émotion et du coup le lendemain, super patate. Je le sais, puis je l'oublie, puis je l'apprend à nouveau...frown

izabelle
Animatrice forum

eh bien je ne connais pas la co-écoute, mais je pense en effet que cela peut être rassurant de le faire avec quelqu'un

et puis on peut aussi le faire seul, au début peut-être ça fait un peu plus peur, mais ensuite quand on s'aperçoit que ça apporte des bienfaits et que cela dénoue très bien les noeuds, on prend confiance

 

hier j'ai été à la rencontre de ma peur de maigrir, mais je l'ai fait en journée alors que d'habitude celle-ci se pointe le soir ou bien à chaque moment que je commence à perdre du gras

c'est comme si je sentais littérallement les cellules graisseuses diminuer et que ça provoquait une peur instantannée

 

là je suis allée à sa rencontre à l'avance (en fait j'en ai parlé dans un autre fil parce qu'il me semblait approprié, c'est mon corps et moi)   et c'était assez impressionnant de voir quelles peurs insensées sont contenues là dedans mais je les ai acccueillis sans les juger

ce soir là pour la première fois depuis longtemps je n'ai pas eu peur de maigrir et donc je n'ai pas eu d'EME

pourvu que ça dure, mais à mon avis elle va se repointer très vite.....

eh bien j'apprendrais à la connaître, faire sa connaissance, après tout une peur ce n'est qu'une amie qui vous veut du bien

on n'a pas à la raisonner, juste l'accueillir

Maureen
Ancien abonné

Juste l'accueillir... Cela aide mais c'est douloureux, c'est vrai. Pourtant j'en ressens aujourd'hui le besoin. Je profite d'être seule à la maison encore tous les matins de cette semaine (je reprends le travail lundi et mes enfants sont à la crèche).

Aujourd'hui, la colère. J'ai beau être convaincue que garder de la colère et/ou des remords ne fait pas avancer, elle revient de temps à autre suite à un événement, et toujours envers la même personne : ma mère.

Toutes ces années j'ai essayé de me tempérer, en me disant : "Elle avait aussi des excuses, elle n'a pas eu une vie facile, elle-même a eu une mère compliquée..." OUI MAIS j'ai aussi le droit d'avoir été mal pendant longtemps, je n'avais pas besoin qu'on me serve sans arrêt, dès la moindre volonté de discussion "sérieuse", des cris et des larmes. OUI MAIS on n'élève pas ses enfants en leur disant qu'on s'est sacrifiée pour eux. OUI MAIS on les écoute quand ils te disent qu'un professeur te harcèle.

Aujourd'hui mon frère aîné, père de 2 enfants, perd complètement pied, n'arrive plus à savoir ce qui est bon pour lui tant il s'est enterré dans un rôle de père parfait qu'il n'arrive plus à tenir. Sa femme (avec qui je suis en très bon termes) souhaite faire un break pour lui laisser le temps de prendre soin de lui, mais il considère qu'il a tout raté ! Depuis 2 ans environ c'est un être rongé de regrets, de remords, il a justement trop de colère en lui par rapport à son passé.

En écrivant tout ceci, ma gorge se serre, mais j'ai plutôt envie de cogner partout plutôt que de pleurer. Je vais faire le ménage puis sortir marcher un moment en PC, cela aidera sûrement.

izabelle
Animatrice forum

ah oui la colère est nécessaire pour élever la voix, surtout pour élever la voix et défendre notre enfant intérieur

pour ton frère, cela produit de l'impuissance de voir un proche souffrir

accueillir la colère est souvent nécessaire et quand elle est accumulée surtout depuis longtemps..... c'est difficile parce que ça remonte beaucoup d'émotion du passé

le challenge est ici de l'accueillir dans le présent, et si elle est présente, dans ton corps, elle peut aider à bouger, changer quelque chose, il vaut mieux utiliser son énergie plutôt que de la subir

plus tu l'accueilles et l'écoute en laissant ton cerveau au repos (pas de rationnalisation)  plus tu sauras si elle peut t'être utile dans le présent et pour quoi faire précisément

izabelle
Animatrice forum

hier j'avais mis une émotion sous le tapis

mais aujourd'hui en faisant simplement mes trois minutes de pleine conscience, elle est remontée à la surface très rapidement

alors je vais à sa rencontre

c'est de la tristesse

très grande

beaucoup de pensées, je me recentre sur mon corps et je laisse de la place à cette tristesse, elle envahit l'espace au niveau du coeur

elle reste un moment , elle dit  "j'ai juste besoin d'etre là"

ensuite je me sens libérée

izabelle
Animatrice forum

aujourd'hui j'ai à nouveau rencontré la tristesse,  elle est nécessaire de temps en temps

je la sens dans mon corps  comme une oppression dans la gorge, un serrement mais de l'extérieur, comme si on me prenait à la gorge

je suis restée un moment avec cette tristesse et cela m'a permis de pleurer ce qui fait toujours du bien

j'ai du faire un effort pour rester dans le présent et ainsi cette rencontre a été productive

Maureen
Ancien abonné

Bravo et merci pour ce partage. Je n'aime encore pas beaucoup accepter la tristesse, car quand je la laisse aller elle se transforme parfois en gros sanglots. Bien que je sache qu'ils sont aussi nécessaires.

Comment ça va aujourd'hui ?

izabelle
Animatrice forum

pourtant elle est aussi nécessaire que la pluie

les sanglots aussi, ça dépend des gens, même les enfants savent qu'ils se sentent mieux après avoir pleuré

le tout est de ne pas laisser les pensées s'introduire, vivre l''émotion dans le corps simplement

parfois le corps a besoin de pleurer, cela n'est pas négatif, en effet c'estparfois nécessaire

 

depuis, j'ai eu le temps de faire des haut et des bas......  lundi up, mardi up  et depuis hier soir à nouveau la tristesse....

pour moi elle n'est pas si désagréable que ça,  comme la pluie arrose la terre la tristesse me donne un retour sur moi-même que je sens utile et constructif

Maureen
Ancien abonné

En réfléchissant, je pense que si je "bride" quelque peu ma tristesse, c'est par rapport à mon conjoint. Plus ou moins consciemment, je ne veux pas qu'il me perçoive comme triste, ou qu'il s'imagine que je ne suis pas heureuse (ce qui n'est pas le cas : j'ai des moments de profond découragement, de nostalgie dévorante, ou de coups de blues irrépressibles, pourtant je me considère comme heureuse et foncièrement optimiste). Il m'arrive quand même de me laisser aller quand il est là, et dans ce cas je le sens inquiet mais je le rassure en lui expliquant que c'est normal et que ça va passer.

Là où j'ai un peu plus de mal à me pardonner cet "écart", c'est face à mes enfants. Il m'est arrivé de pleurer devant mon fils qui a 2 ans et demi aujourd'hui, je lui expliquais qu'il n'y était pour rien et que maman était un peu fatiguée, mais j'ai TRES PEUR qu'il développe une hyper-empathie et qu'il cherche à me protéger, comme j'ai pu le faire avec ma propre mère. D'un autre côté, je crois qu'il est important de montrer à ses enfants que nous sommes humains... Compliqué tout ça.

Naaga
Ancien abonné

Bonsoir, me revoilà.

Je reprend le programme où je l'avais laissé, réduire les portions ou/et les quantités, et je n'ai pas du tout envie de le faire, car je sais bien que je calme mes émotions "un peu" à chaque repas avec la nourriture. Dès que je quitte ce comportement, je perds quelques kilos...

Récemment en faisant une séance de co-écoute je suis tombée sur cette drôle de "pensée" : quand je mange juste ce qu'il faut pour être rassasiée, ce n'est pas assez, et quand je mange trop, c'est comme il faut. Ah bon ?! Oui, quelque part en moi, à un niveau émotionnel, c'est ça la vérité.

Alors je crois que je ne m'en sortirai pas sans affronter ce qu'il se passe là... Donc je reviens vers le forum, pour affronter avec vous, parce que, hein, c'est pas facile... Je me dis que je vais faire cette étape en venant régulièrement sur ce fil pour "rencontrer mon émotion".

Naaga
Ancien abonné

Alors, je viens de le faire pendant 5mn : pleurs, gorge nouée, plexus serré... En fait j'ai passé cette journée à fuir mes émotions, et du coup j'ai passé une journée très bof bof...

nawinawa
Ancien abonné

Bonjour Je pense pour ma part, que nous culpabilisons d'avoir une alimentation anarchique au service de nos émotions. C'est le lot de tout être humain, de compenser des émotions qui nécessitent d'être exprimées : les uns le feront plus sainement, par le sport, la musique, et d'autres moins : La cigarette, la boulimie, etc... Et oui nous sommes imparfaits.

Je pense que plutôt que chercher à comprendre pourquoi nous avons ces failles, nous pouvons aussi renforcer ce que nous faisons de bien, relever nos compétences, nos réussites, satisfaire nos plaisirs plus souvent, etc. etc. Parce qu'il me semble pour parler de mon expérience actuelle, que maintenant que je déculpabilise davantage,  je prends plus de temps pour de l'utile : occuper mon esprit à faire, entreprendre des choses intéressantes et du coup, je peux en oublier le besoin de manger, sans faim... :-)

"La vie"

 

Nawinawa :-)

izabelle
Animatrice forum
Maureen Abonné mer 11/07/2018 - 16:14

Là où j'ai un peu plus de mal à me pardonner cet "écart", c'est face à mes enfants. Il m'est arrivé de pleurer devant mon fils qui a 2 ans et demi aujourd'hui, je lui expliquais qu'il n'y était pour rien et que maman était un peu fatiguée, mais j'ai TRES PEUR qu'il développe une hyper-empathie et qu'il cherche à me protéger, comme j'ai pu le faire avec ma propre mère. D'un autre côté, je crois qu'il est important de montrer à ses enfants que nous sommes humains... Compliqué tout ça.

je crois qu'au contraire si tu es sincère avec tes sentiments et s'il voit que c'est normal d'être triste et de pleurer et que ce n'est pas grave, c'est une éducation émotionnelle saine,  il  suffit de lui dire que tu es triste mais que ce n'est pas grave et que ça va passer

en fait un enfant entre dans un processus d'hyper-empathie simplement quand il sent que son parent n'arrive pas à gérer ou lui demande de l'affection pour l'aider

mais si tu as une bonne attitude émotionnelle, ton fils apprendra très naturellement que les émotions sont naturelles, pas graves, qu'on n'a pas besoin de les calmer ou de faire quoi que ce soit, et qu'on peut être simplement empathique d'une bonne façon c'est à dire présent à l'autre

izabelle
Animatrice forum
Naaga Abonné ven 13/07/2018 - 22:24

Alors, je viens de le faire pendant 5mn : pleurs, gorge nouée, plexus serré... En fait j'ai passé cette journée à fuir mes émotions, et du coup j'ai passé une journée très bof bof...

bravo d'être finalement allée à la rencontre de ton émotion

on dirait de la tristesse n'est-ce pas?

izabelle
Animatrice forum
nawinawa Abonné sam 14/07/2018 - 12:39

Je pense que plutôt que chercher à comprendre pourquoi nous avons ces failles, nous pouvons aussi renforcer ce que nous faisons de bien, relever nos compétences, nos réussites, satisfaire nos plaisirs plus souvent, etc. etc. Parce qu'il me semble pour parler de mon expérience actuelle, que maintenant que je déculpabilise davantage,  je prends plus de temps pour de l'utile : occuper mon esprit à faire, entreprendre des choses intéressantes et du coup, je peux en oublier le besoin de manger, sans faim... :-)

eh oui s'occuper de soi c'est la clé

enrichir sa vie de ce qui a du sens,  aussi

izabelle
Animatrice forum

alors cette semaine j'ai encore bien bien rencontrée la tristesse et finalement toutes ces rencontres ont été fructueuses, elles me permettent de progresser, de murir

à chaque fois c'était la gorge serrée de l'extérieur, comme si on me prenait à la gorge et ce serrement était plein de sanglots

c'était une belle expérience cette semaine d'être réceptive à tout cela

bizarrement les événements extérieurs qui ont provoqué cette tristesse ce sont "dissous" à partir du moment où j'ai accepté profondément de vivre cette expérience

cela m'a fait murir sur le plan émotionnel

Naaga
Ancien abonné

Je viens de vivre une longue période sans EME, c'était super ! Du coup j'ai pu avancer dans mon programme sur la satiété et le rassasiement, très agréable cet apprentissage quand rien ne se met en travers...

Mais là pour la première fois depuis quelques semaines, je viens de tomber dans le pot de pâte à tartiner... Une compulsion donc. Pas trop grave pour l'instant, mais si je ne fais rien, je sais bien que ça peut s'aggraver.

Donc me revoilà ici, pour affronter la bête devil, avec votre écoute, même virtuelle et décalée dans le temps, parce que c'est pas facile...

C'est parti pour 5' d'attention à mes émotions.

Naaga
Ancien abonné

Bon eh bien les émotions se sont bien carapatées... J'ai juste réussi à voir vers la fin une pensée qui dit "mais zut je vais peut-être pas maigrir en fait" (je précise que je suis dans un IMC "normal", j'ai juste pris du poids par rapport à avant, mais je ne suis pas en surpoids). aujourd'hui j'ai cherché sans la trouver une jupe que je mettais il y a 3 ans, je sais bien que je ne rentre plus dedans, mais j'aimerais tellement la remettre un jour...

Par contre, niveau sensation, c'est radical : porter mon attention sur mon corps me fais sentir immédiatement mon ventre, qui est BEAUCOUP trop plein, je deteste vraiment cette sensation...

Bon ben je crois que je vais revenir par ici ces prochains jours !

Mariepoppins
Ancien abonné

Bonsoir,

Je n'ai pas été très présente ces dernières semaines qui ont été difficiles. Je déprime vraisemblablement et c'est difficile à accepter! Les événements de la vie font du mal parfois.

J'ai du mal à suivre le programme mais je m'accroche tant bien que mal malgré les nombreuses compulsions et une reprise de poids. Gloops.

Bonne soirée!

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