«Je n'éprouve plus ni peur ni culpabilité et j'ai perdu 5 kilos »

Lily

Lily, 40 ans, Lille

Pourquoi Linecoaching?

Lily:

Depuis mon enfance, ma mère a toujours considéré que j’allais être « comme elle » : c'est-à-dire que je grossirai facilement et qu’il fallait donc que je fasse attention. Avec le recul, je n’étais sans doute pas maigre. Mais je n’étais pas grosse, même pas ronde ! Simplement, elle s’inquiétait déjà de me voir manger avec appétit de tout, du pain, du fromage, quand d’autres enfants préféraient aller jouer… Bref, toute petite, j’ai donc culpabilisé en mangeant et j’ai connu dès l’adolescence les fameuses « envies de manger émotionnelles ». J’attendais que tout le monde dorme pour finir chocolats et pain, même sec… J’économisais le moindre franc pour avaler les viennoises au chocolat de la boulangerie voisine du lycée, et bien sûr, je grossissais. J’ai essayé de nombreuses fois d’entamer des régimes. Puis j’ai eu un enfant, j’ai grossi, j’ai re-maigri, j’en ai eu un deuxième et je me suis remise au régime, et petit à petit j’ai compris qu’il fallait sortir de celle logique infernale ! D’autant que ma mère, finalement, était un bon contre-exemple : désormais à la retraite, toujours au régime, et de plus en plus en surpoids.

J’ai beaucoup lu le blog « Pensées de Ronde » de Caroline. Petit à petit, le récit de sa thérapie comportementale suivie auprès du Dr Zermati m’a interpellé. Il y avait tant de points communs entre ce qu’elle racontait, et ce que j’avais moi-même vécu. Tout cela a résonné très fort en moi. Jai lu « Maigrir sans régime » de JP Zermati et « Manger en paix » de G. Apfeldorfer. Je me suis inscrite à Linecoaching peu après son ouverture. Avant, j’étais dans un mode restriction alimentaire la journée / perte de contrôle le soir. Grâce à Linecoaching j’ai réappris à manger à ma faim la journée et tenté de mieux gérer mes fins de journée (même si c’est encore parfois difficile). Et surtout, je ne culpabilise plus en mangeant, et j’essaie de déguster tout ce que je mange. Je mange donc avec plus de plaisir, et moins d’appréhension. Enfin, j’ai désormais un vrai point de repère, qui m’aide à reprendre pied dans les périodes difficiles : la faim. Je sais maintenant que si j’attends d’avoir faim pour manger, je ne grossirai pas. Et que donc, je n’ai plus besoin d’avoir peur. Cette peur qui m’a enfin lâchée, c’est ma plus belle conquête ! Je pesais 74 kg (entre 74 et 78 en fait, mon poids variait souvent de plus ou moins 5 kg selon les périodes de restriction, ou de perte de contrôle…). J’en pèse désormais 69. Mon poids est stable depuis 6 mois. En perte, ce n’est pas spectaculaire. Mais comme j’ai parallèlement repris le sport, mon corps a beaucoup changé. Mon entourage est persuadé que j’ai perdu 10 kg, ce qui est loin d’être le cas !

En quoi cette méthode est-elle différente ?

Lily:

Oui, c’est pour moi une méthode radicalement différente : elle ne propose pas de contrôler mentalement son alimentation, et de se forcer à manger telle ou telle chose ou d'apprendre comment manger équlibré. Il s’agit de réapprendre à écouter son corps et ses sensations. Ça paraît simple, mais c’est très difficile pour qui a tenté d’oublier ses sensations pour mieux contrôler son alimentation. Il y a parfois un malentendu, on pense que « maigrir sans régime », c’est comme « maigrir sans effort ». Il ne s’agit pas de « volonté » au sens de « volonté de dominer ses pulsions (alimentaires) » comme le sous-entendent les régimes. Mais il faut être prêt à faire les efforts nécessaires pour mieux se connaître : savoir quand on a faim, quand on n’a pas faim… Toutes ces choses oubliées finalement depuis des décennies ! Je conseille cette méthode même si ce n’est pas toujours facile, tant les croyances liées à la diététique et aux régimes sont ancrées dans les certitudes de chacun. Alors avec prudence, sans vouloir blesser, j’en parle dès que cela me paraît possible. Les souffrances liées aux régimes me semblent encore plus insupportables aujourd’hui, alors c’est pour moi important d’essayer d’en parler. C’est une sorte de militantisme du quotidien. Je dirai que « j’ai commencé à briser mes chaînes », car la peur et la culpabilité entravent tellement de choses dans nos vies!

Quelles sont vos impressions sur le parcours de Linecoaching ?

Lily:

Le parcours alimentaire m’a guidé dans ma propre réflexion. Il permet de faire un certain nombre d’expériences concrètes autour de l’alimentation qui nous interpellent, et font vaciller un certain nombre de certitudes. Il m’a permis de remettre en cause toutes les mythologies alimentaires apprises depuis l’enfance en ayant la preuve évidente que tout cela était faux : non, sauter un repas ne fait pas grossir. Non, ce n’est pas grave de ne pas manger le matin si on n’a pas faim. Non, une pomme ne fait pas maigrir, et non, le chocolat, le saucisson et le parmesan ne font pas grossir ! Réapprendre à manger, sans compulsion ni culpabilité, tous ces aliments tabous interdits depuis l’enfance, a été une grande libération !

En commençant la méthode, je me suis inscrite dans le même temps dans une salle de sport. Je n’ai donc pas suivi le parcours forme proposé par le site. Par contre, j’y ai comptabilisé, au début, toutes mes séances de sport. J’ai essayé de tenir compte de ce que j’apprenais sur le parcours alimentaire au cours de ces séances de sport. Les séances de respiration en pleine conscience, le body scan m’ont servi pour essayer d’identifier mes douleurs musculaires, penser à mon souffle, supporter l’inconfort, notamment pendant les séances d’étirement. Petit à petit, j’ai pris goût à ces exercices sportifs. Pour la première fois de ma vie, je me suis mise à courir jusqu’à courir mon premier 10 km en compétition il y a quelques jours. Au-delà du sport, et de l’exercice physique, c’était aussi un défi important lié à l’image de mon corps : accepter de courir devant les autres, par exemple, a été difficile au début. Dans le parcours alimentaire, il y a un défi qui ressemble à celui là : il s’agit de marcher tête haute dans la rue et d’affronter sans honte le regard des autres. Et bien, courir, pour moi, c’était la même chose : ne plus avoir honte.

Vos interactions avec la communauté ?

Lily:

La messagerie du coach m’a beaucoup aidée au début, notamment dans les périodes de découragement. Il faut du temps pour « désapprendre » des comportements ancrés depuis toujours ou presque. Et les chats, quel bonheur ! Pour moi, les Dr Jean-Philippe Zermati et Gérard Apfeldorfer étaient de grands médecins parisiens inaccessibles, réservés à quelques heureux privilégiés, qui avaient l’argent pour la consultation et la chance de la proximité. Alors, pouvoir échanger très simplement avec eux, se sentir reconnue, écoutée, je l’ai vraiment ressenti comme une vraie chance ! Au départ, j'ai regardé avec méfiance les forums, et puis, finalement, j’y ai souvent participé. Il s’est créé des liens très forts entre certaines d’entre nous. La méthode remue beaucoup de choses intimes, provoque d’importantes remises en cause personnelles. Donc les échanges étaient parfois très émouvants, très forts. Et puis, que ça fait du bien de ne pas se sentir seule et de voir que d’autres sont confrontés aux mêmes difficultés ! On arrive au départ avec un problème dont on se sent la cause principale. On charrie des tonnes de culpabilité, de honte de soi et on découvre grâce aux forums que nous sommes très nombreuses à affronter ces difficultés. Les compulsions alimentaires, par exemple, sont très culpabilisantes. On les vit seule dans la honte, et c’est un vrai soulagement de comprendre que c’est malheureusement un problème très courant ! C’est enfin dans les forums que j’ai identifié les sources communes de nos difficultés : le perfectionnisme, le « tout ou rien », l’hyperactivité aussi et bien sûr, les difficultés à accepter l’inconfort émotionnel !

Votre outil favori ?

Lily:

Les outils liés à la découverte de la respiration en pleine conscience. C’était un domaine inconnu, que j’ai totalement découvert donc cela m’ouvre beaucoup de perspectives. « L’EME Zen » par exemple est un outil essentiel pour moi. J’ai mis du temps à le comprendre, et je ne le maîtrise pas encore totalement. Mais j’ai compris que cet outil là était la clef de beaucoup de choses. Les soirs où cet outil me permet de refermer la porte du frigo, et de stopper une EME, j’ai vraiment l’impression de vaincre quelque chose de très fort en moi !

Votre défi préféré ?

Lily:

J’ai particulièrement apprécié les défis visant à réussir à faire des pauses dans la journée. Cela fait partie des choses que je n’avais pas comprises. La nécessité de faire des pauses, de se recentrer sur soi a été une grande révélation.

Par Claire de Line… 0

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