Pourquoi et comment un psychologue peut vous aider à maigrir?

Par kim22
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Lorsque l'on a des kilos en trop, vaut-il mieux consulter un psychologue plutôt qu’un nutritionniste ou diététicien ? C'est ce que semblent dire Amy Walters, PhD, directrice du Behavioral Health Services à St. Luke’s Humphrey Diabetes Center (Boise, Idaho) et Kathleen Ashton, PhD (Bariatric and Metabolic Institute, Cleveland Clinic, Ohio), repris par l’American Psychological Association (APA), puissante association américaine de psychologues qui compte 150.000 membres.

Le psychologue s’investit pour comprendre l’histoire du poids et les raisons du surpoids

Lorsque le psychologue reçoit une personne souffrant de surpoids, il va tout d'abord pouvoir investiguer l'histoire pondérale du consultant, les différents efforts qu'il a fait dans le passé pour maigrir, mais aussi son histoire médicale, son niveau de stress, ainsi que l'aide et le soutien qu'il peut recevoir de sa famille et de ses amis.

Avec son patient, il passera en revue les habitudes alimentaires, les attitudes face à la nourriture, face au poids, l’insatisfaction plus ou moins importante par rapport à l'image du corps. Il repérera certaines croyances alimentaires inadéquates comme l’idée qu'il faut toujours finir son assiette, qu'il faut toujours prendre du dessert, que l'on peut manger dans de grandes quantités après avoir fait de l'exercice, et que lorsque l'on ne perd pas de poids, cela signifie un échec global. Il portera aussi une attention particulière aux prises alimentaires émotionnelles, lorsque l'on mange face la déprime ou au stress, alors que l'on n'a pas faim. Il identifiera les conduites de grignotage, mais aussi des troubles du comportement alimentaire tels que l'hyperphagie boulimique ; et bien sûr, il tiendra compte des niveaux d'anxiété et de dépression de la personne, qui peuvent nécessiter un abord particulier.

Pour maigrir sur le long terme, voici 6 clés issue de la thérapie cognitivo-comportementale

Il s'agit de rompre avec les anciennes habitudes, les nombreuses croyances qui peuvent conduire à manger trop, et mettre en place de nouveaux comportements tant au domicile que dans le milieu professionnel.Le programme de traitement différera en fonction de la problématique de la personne, et pourra comprendre différents outils :

- La tenue d'un carnet alimentaire, où on notera aussi les pensées et les émotions qui peuvent déclencher des prises alimentaires ;

- La tenue d'un carnet d'activité physique ;

- Un entraînement à manger en pleine conscience, en prêtant attention à son niveau de faim et au plaisir alimentaire, car on a constaté que bien des personnes ayant des problèmes pondéraux mangeaient distraitement et sans tenir compte de leurs sensations de faim ;

- Rompre des associations comportementales courantes comme manger en ayant une autre activité (regarder la télévision ou travailler sur son ordinateur) ;

- Augmenter le niveau de conscience des émotions qui conduisent à manger excessivement, qu'il s'agisse de déprime, ou bien d'ennui ou bien de tout autre émotion, et trouver de nouvelles formes de réponse face à elles ;

- Modifier les différentes croyances alimentaires inadéquates, les discours intérieurs négatifs, le style de pensées en tout ou rien, les pensées autocritiques.

Linecoaching répond aux mêmes impératifs de la psychologie cognitivo-comportementale

Comme on peut s'en rendre compte, l'abord du surpoids proposé par Amy Walters et Kathleen Ashton est et en droite ligne avec ce que propose Linecoaching.

Dans les deux cas, il s'agit d'augmenter le niveau de conscience du comportement alimentaire ainsi que des facteurs déclencheurs de prises alimentaires exagérées. C'est parfois en changeant son organisation de vie que l'on peut progresser, comme par exemple considérer que manger est une activité à part entière qui nécessite toute son attention, et qu'il vaut donc mieux ne pas faire de façon distraite en faisant autre chose en même temps. Il s'agit aussi de devenir capable d'identifier ses sensations alimentaires, de manger quand on a faim, de ne pas manger quand on n'a pas faim, de s'arrêter de manger quand on n'a plus faim. Enfin, il s'agit de pouvoir repérer les discours intérieurs et les émotions qui conduisent à manger exagérément, augmenter la tolérance émotionnelle afin de rendre inutile ce genre de stratégie.

Ces approches de type psychologique ont l'avantage d'aller au fond des choses et de permettre d’obtenir des résultats qui s'inscriront dans la durée.

Elles nécessitent toutefois un certain temps d’apprentissage et d’accompagnement, jusqu’à ce que la nourriture reprenne sa place naturelle, ni plus ni moins.

 

Sources :

- Getting your weight under control. http://www.apa.org/helpcenter/weight-control.aspx

- Struggling with weight gain. http://www.apa.org/helpcenter/weight-gain.aspx

Par kim22
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