La taxe sur l'huile de palme : une bonne idée ?

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La taxe sur l'huile de palme : une bonne idée ?
Bientôt adoptée par le gouvernement, la taxe sur l'huile de palme fait aujourd'hui débat. L'huile de palme est partout dans les rayons, des pâtes à tartiner aux biscuits en passant par les savons et les crèmes. Le gouvernement explique que cette taxe vise à faire reculer l'obésité dans notre pays. Mais de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer l'hypocrisie de cette taxe jugée inutile.

Qu'est-ce que la taxe sur l'huile de palme ?

Le gouvernement a récemment adopté au Sénat une loi visant à quadrupler la taxe sur l'huile de palme. Selon le député à l'origine de cette loi, cette taxe servirait à imposer aux industries agro-alimentaires l'usage de nouvelles huiles plus respectueuses de la santé humaine. L'amendement prévoit une augmentation de 300 euros du prix de la tonne d'huile de palme, de palmiste et de coprah. A terme, le gouvernement espère que cette mesure favorisera la lutte contre l'obésité et les maladies cardio-vasculaires. De plus, toujours selon le gouvernement, cette taxe payée par les industriels devrait rapporter 40 millions d'euros au budget de la sécurité sociale.

Une taxe nutritionnelle décriée

L'huile de palme est utilisée par les industriels en raison de son faible prix. Elle serait six fois moins chère que le beurre et deux fois moins chère que l'huile d'olive. Le gouvernement souhaite cependant que les industriels optent pour des huiles plus saines pour la santé. Cette mesure n'est pas une première : le gouvernement danois avait également prévu une « taxe sur les produits gras » censée décourager les consommateurs à acheter ces produits. Mais le Ministre Danois de la fiscalité a finalement fait machine arrière ; selon lui, cette mesure aurait un aspect discriminatoire puisque les pauvres seraient les premiers à payer cette taxe.

L’huile de palme est-elle néfaste à la santé et fait-elle grossir ?

En ce qui concerne le poids, la réponse est simple : toutes les graisses, de quelque composition et de quelque provenance que ce soit, représentent le même apport calorique. La consommation d’huile de palme a les mêmes effets que l’huile d’olive ou de colza. Rappelons à ce sujet que les lipides ne « font pas grossir ». Ce qui fait grossir, c’est manger plus que le corps ne le demande, quels que soient les nutriments consommés.

Sur le plan de la santé, la réponse sera plus nuancée. L’huile de palme est une graisse saturée, et quoi qu’il soit normal que les graisses saturées représentent une bonne part des apports lipidiques, il convient de ne pas en abuser. Mais prenons le problème par l’autre bout : veillons à avoir une consommation en graisses insaturées suffisante, et tout particulièrement en acides gras oméga 3, dont les apports sont souvent insuffisants. On recommande de consommer de l’huile de colza, des poissons gras des mers froides, les produits animaux provenant de bêtes nourries à l’herbe ou avec une alimentation enrichie en graines de lin.

Les effets économiques, politiques, écologiques de la production d’huile de palme

Le palmier à huile est surtout cultivé en Indonésie et en Côte d’Ivoire, et vient y prendre la place des forêts. Les mouvements écologistes s’en inquiètent et critiquent ces cultures et leurs effets sur l’environnement.

Bien entendu, les pays concernés, dont c’est là une production essentielle, se défendent. Quant aux producteurs d’autres graisses en concurrence avec l’huile de palme, ils crient haro sur le baudet !

Et ne parlons pas du gouvernement, qui cherche à tout prix des choses à taxer, sous un prétexte ou un autre. D’où cette taxe, qu’on a qualifiée de « taxe Nutella » !

Accuser les huiles de palme de faire grossir ou d’être mauvaises pour la santé est donc bien pratique…En somme, le consommateur est grandement manipulé, et de tous côtés.

Aider les consommateurs à y voir plus clair

Il est difficile de connaître les vrais effets de ces taxes sur les comportements des consommateurs. Cependant, cette taxe devrait avoir de faibles répercussions car l'huile de palme est un ingrédient parmi tant d'autres dans la jungle des produits et est parfois difficile à déceler.

Toutefois, une étude Kantar World Panel de 2011 montre que 42% des consommateurs affirment que les informations nutritionnelles les aident à choisir un produit. Mais les consommateurs sont-ils « informés », ou bien manipulés ? Quoi qu’il en soit, ils changent fréquemment aujourd’hui leur mode d'alimentation en fonction de ce qu’ils croient bon pour leur santé ou leur poids.

Quant à nous, chez Linecoaching, ce que nous recommandons est simple : manger le meilleur en qualité, car c’est aussi le meilleur au goût, et vice-versa. Cela conduit à manger varié, car nos appétences changent en permanence, et du point de vue de la santé, rien ne saurait être meilleur. Et en ce qui concerne le poids, on ne s’occupera pas de savoir si on mange gras ou sucré, mais si on mange à sa faim et pas davantage. Ainsi on mangera mieux, meilleur, et moins, et on perdra le poids qui n’est pas dans notre nature.

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