Le Thigh gap : les dangers d’une mode

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Le Thigh gap : les dangers d’une mode
La dernière tendance « minceur » venue des Etats-Unis est l’obsession pour le Thigh gap, l’espace entre les cuisses : plus il est creux, mieux c’est ! Les trucs et astuces s’organisent sur le web, au travers des réseaux et des médias. A la mode, cette conduite collective est dangereuse.

De l’autre côté de l’Atlantique, dès l’âge de 12 ans, les jeunes filles ont toutes entendu parler du Thigh gap, littéralement « le creux entre les cuisses ». Du simple petit souci esthétique à l’obsession, il est mesuré – parfois à l’aide d’un double-décimètres – régulièrement devant un miroir, les pieds bien serrés et les jambes droites. Dans l’idéal, le creux doit être marqué pour révéler des cuisses et un bassin plus que minces. Véritable phénomène de groupe, il se diffuse via les réseaux sociaux et le web, transportant avec lui de graves conduites à risques.

Une guerre organisée contre les formes

Il n’y a rien de vraiment nouveau dans la recherche de la maigreur extrême. La quête du Thigh gap à tout prix est à considérer comme une démarche pro-anorexie mentale ou pro-ana, de la même espèce que celles prônées par certains sites web. On recherche là un idéal physique très précis, une maigreur maladive. On se focalise sur une partie très précise du corps qui devient un critère absolu.

Une véritable guerre contre les formes corporelles féminines s’organise sur la toile : les groupes d’aide, de conseils et d’astuces fleurissent sur les réseaux comme sur les blogs. N’est-ce pas en fait une guerre contre la féminité, et même contre le sexe féminin, car qu’y a-t-il entre les cuisses ? Ne s’agit-il pas de rester une enfant désexualisée ?

Chacune est invitée et incitée à faire part de son expérience, à publier ses photos, dans une réelle communauté. S’ajoute à cela l’aspect très compétitif de la communauté, poussant à l’extrême les comportements dangereux. Les spécialistes craignent clairement un effet de contagion, à diffusion rapide, une véritable épidémie de troubles du comportement alimentaire.

Les dangers des astuces minceur

Le phénomène touche principalement les jeunes filles pré-adolescentes et adolescentes, dans la mesure où il correspond à un âge où le corps change beaucoup et rapidement. On ne se reconnaît pas toujours, et notre esprit est plein d’idéaux esthétiques guidés par le monde qui nous entoure. En pleine puberté, les jeunes filles cherchent à correspondre à une norme imposée souvent par les standards de la mode et du mannequinat : un corps maigre, enfantin, sans formes, que l’on cherche parfois à associer à une poitrine XL… Un tel corps ne saurait exister naturellement et ne peut exister que par la chirurgie !

Cet espace entre les cuisses dépend en fait de la morphologie de chacun, de la structure osseuse et de la position du corps. Les régimes drastiques, le calcul obsessionnel des calories et de l’IMC, la pesée quotidienne, le contrôle de tout ce qui est avalé, tout cela n’apporte que dénutrition, fatigue et frustration, et surtout débouche sur des troubles du comportement alimentaire graves. On installe une anorexie mentale qui peut aisément se convertir en boulimie. Il n’est pas rare que ces privations aboutissent à des compulsions alimentaires générant un surpoids, voire une obésité.

Se scruter dans la glace lorsqu’on a 14 ans est une conduite courante, liée aux inquiétudes dues aux transformations corporelles de la puberté. Il est donc important de rassurer les jeunes filles : il est normal de prendre quelques rondeurs au moment de la puberté et celles-ci disparaissent le plus souvent d’elles-mêmes par la suite. L’important est de ne pas mettre en place des conduites alimentaires restrictives pouvant enclencher des cercles vicieux parfois catastrophiques.

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