Comment éviter de manger lorsqu’on s’ennuie

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éviter le piège de manger par ennui

Certaines personnes sont capables de s’ennuyer dans à peu près toutes les circonstances, tandis que pour d’autres, c’est le contraire, car elles ne s'ennuient quasiment jamais. La capacité d’ennui serait en étroite relation avec la capacité à fixer son attention : les personnes qui ne peuvent pas fixer leur attention sont sujettes à l’ennui.

Les jeunes générations auraient une capacité d’attention de 10 secondes ou moins, les rendant prompts à s’ennuyer, à avoir en permanence besoin de nouvelles stimulations.

Un autre élément créateur du sentiment d’ennui, qui n’est pas contraire à la première explication, est la fermeture à sa vie intérieure, par peur des pensées et des émotions qui surviennent lorsqu’on s’y ouvre. Comme il n’est pas possible de se fermer à certaines pensées et pas à d’autres, on en vient à censurer la totalité de sa vie intérieure, on induit un vide mental, ce qui se traduit par un sentiment d’ennui.

Ce sentiment d’ennui est à comprendre comme une émotion pénible ou son équivalent. Pour y faire face, on mange comme dans une envie de manger émotionnelle, une EME. Ce seront donc les aliments gras-sucrés, réconfortants, qui seront consommés, souvent sur un mode compulsif.

Non, ce n’est pas une bonne idée, contrairement à ce que vous pensez, de rechercher les distractions, de s’étourdir dans diverses activités, dans l’espoir d’éviter les envies de manger émotionnelles. C’est généralement reculer pour mieux sauter. On n’en finit pas de cultiver son ennui et les EME arrivent tôt ou tard, et de plus belles encore.

L’ennui guette en soirée

Terribles fins de journées ! On a travaillé, on a l’esprit et aussi parfois le corps fatigués, on n’a plus vraiment la capacité à se lancer dans des activités mobilisatrices qui nous permettraient d’échapper à notre vide mental, et on y est donc alors directement confronté : l’ennui se saisit alors de nous lorsqu’on revient chez soi.

Les fins de journée sont souvent redoutables et sont le moment le plus fréquent des compulsions alimentaires : tout d’abord, on a parfois assez faim parce que durant la journée, on a « fait attention » à ne pas faire d’excès, voire à manger (un peu trop) légèrement.

S'additionnent à cela la fatigue émotionnelle due à une journée de travail durant laquelle il convient de contrôler ses paroles et ses actes ; on sait aussi que la journée n’est pas finie, que les activités du soir nous attendent (les devoirs des enfants, le dîner à préparer, des sorties éventuelles…) ; et il nous faut de surcroît composer avec cette incapacité à agir pour meubler ce qu’on a tendance à considérer comme un temps mort.

Les envies de manger émotionnelles sont alors parfois irrésistibles. On n’a donc plus vraiment la force de s’occuper pour vaincre l’ennui. C’est alors le temps des envies de manger émotionnelles, l’ultime moyen pour ne pas avoir à affronter son vide mental.

Le cercle vicieux de l’ennui

On a vu que ce sont les personnes qui se ferment à leurs pensées et à leurs émotions qui sont les plus sujettes à l’ennui. Pour éviter les pensées déplaisantes, celles qui donnent lieu à des scénarios de catastrophe, on s’empêche de penser, ce qui nécessite un effort mental permanent et fatiguant, qu’on ne parvient pas à maintenir indéfiniment.

Les pensées automatiques sont de petits commentaires à la limite de la conscience, qui viennent ponctuer des événements internes ou externes. Des pensées comme “j’aurais dû”, “je devrais” ou “je ne devrais pas”, ou “je suis nul”, “je n’y arriverai jamais”, peuvent culpabiliser, angoisser et déprimer si elles sont ressassées.

Bien souvent, on développe alors des scénarios qui font monter l’angoisse, la culpabilité ou le désespoir. C’est pour couper court à cela qu’on tente de s’étourdir dans diverses activités prenantes et qui mobilisent l’esprit, sans laisser la place à ces errances mentales malvenues.

Mais se distraire grâce au travail, au sport, aux échanges sociaux, aux tablettes, ordinateurs, smartphones et autres écrans, peut marcher un temps, la fatigue qui en résulte là aussi y met fin tôt ou tard. C’est généralement là qu’on en vient aux envies de manger émotionnelles pour calmer les émotions, éloigner les pensées automatiques ou occuper le vide mental.

En somme, pour nous résumer, la peur de ses propres pensées et sentiments conduit à les bloquer mentalement, ce qui occasionne un vide mental et de l’ennui. L’ennui conduit à s’occuper frénétiquement, et lorsqu’on n’y parvient plus, reste l’envie de manger émotionnelle, sur le mode compulsif.

Comment arrêter de manger pour tromper l’ennui ?

Puisque tout vient d’une sorte d’allergie à certaines pensées et certaines émotions, le mieux ne serait-il pas de s’y habituer, de devenir capable de les tolérer, et même plus, d’apprendre à vivre toutes ses émotions, à laisser son esprit accueillir toute pensée, sans s’en offusquer ou s’en attrister, sans paniquer, sans chercher à se fermer à elles, provoquant ainsi ce vide mental qu’on appelle l’ennui.

La méditation de pleine conscience est sans doute la méthode la plus efficace pour se sortir de ce piège de l’ennui. On apprend à focaliser son attention sur ce qui se trouve dans le moment présent, sans se référer au passé, sans envisager l’avenir.

L’observation des sensations physiques, au premier chef la respiration, permet de se familiariser avec cette façon de faire. On observe aussi les pensées qui traversent notre esprit, sans porter de jugement sur elles. On les voit comme des productions de l’esprit, qu’il convient de contempler pendant le temps où elles sont présentes, qu’il convient d’oublier lorsqu’elles disparaissent de la conscience, ce qu’elles font si on ne les retient pas.

Nous ne sommes pas responsables de nos pensées, qui peuvent s’avérer judicieuses, fantaisistes ou déplaisantes. Il n’y a nul nécessité de s’identifier à elles, de les prendre à notre compte.

De même, les émotions, qui font réagir notre corps, le quittent bientôt, dès lors qu’on leur laisse le temps de le faire, qu’on ne les prolonge pas par des discours intérieurs, des souvenirs issus du passé, des scénarios concernant le futur. La pratique de la pleine conscience libère l’esprit de la peur de sa vie intérieure.

Lorsqu’on ne craint plus celle-ci, revivre des souvenirs, imaginer des scénarios conduisent à une riche vie mentale d’où tout ennui est exclu. On cesse d’être intolérant à ses émotions, à ses pensées, on les vit librement.

Les émotions et la méthode LineCoaching

Comme on voit, la pratique de la pleine conscience permet de mieux vivre ses émotions et sa vie mentale, sans qu’il soit besoin de recourir à des distractions sans fin, usantes, qui ne sont rien d’autre que des cautères sur une jambe de bois.

Les distractions fatiguent, et alors les envies de manger émotionnelles reviennent, le plus souvent sur le mode compulsif. Cela ne veut cependant pas dire qu’on ne peut pas manger pour se réconforter, pour s’apaiser, pour s’octroyer un plaisir bénéfique à un moment ou un autre.

Mais il s’agit de pouvoir le faire sans que cela ne se transforme en compulsion, qui conduirait à manger bien trop, sans pour autant que cela réconforte. Le programme LineCoaching vous propose, outre la pratique de la pleine conscience, un protocole allant dans ce sens qu’on appelle l’EME-zen (envie de manger émotionnelle- zen) :

- On mange ce qu’on désire, et pas autre chose, en le dégustant avec attention. Lorsqu’on mange pour se réconforter, calmer des émotions, ce sont clairement les aliments riches en calories, gras et/ou sucrés, qui sont efficaces ;

- On mange sans culpabilité, car il n’y aurait alors nul réconfort ; il faut donc avoir dédiabolisé ses aliments réconfortants ;

- On mange jusqu’à ce qu’on soit apaisé, quelle que soit la quantité nécessaire ;

- On attend le retour de la faim pour manger à nouveau. Ainsi, globalement, sur la semaine, les apports caloriques se régulent et on ne fait pas d’excès alimentaire.

Ces deux stratégies, la pleine conscience et l’EME-zen vont permettre aux mangeurs émotionnels de sortir des compulsions alimentaires et des boulimies à répétition. Il deviendra possible d’établir une alimentation intuitive où on se fie à ses sensations et à ses désirs alimentaires pour revenir à un poids d’équilibre, sans frustrations.


Pourquoi mange-t-on par ennui ?

L’ennui apparaît lorsque la personne se ferme à ses pensées et à ses émotions, qui lui apparaissent comme dures à vivre. On appelle ennui le vide mental qui s’ensuit. On lutte contre l’ennui par les activités de distraction, qu’il s’agisse du travail, du sport, des écrans, des échanges sociaux. Mais les distractions sont fatigantes à la longue et vient un moment où, épuisé, la dernière ressource pour s’empêcher de penser est l’envie de manger émotionnelle.


Comment faire pour éviter de manger par ennui ?

Il s’agit d'enrichir sa vie intérieure. La pratique de la pleine conscience permet d’augmenter sa tolérance émotionnelle. On cesse de craindre ses pensées et on accepte de vivre ses émotions. La vie intérieure reprend des couleurs, et l’ennui se fait rare.


Pourquoi je mange tout le temps sans avoir faim ?

On mange soit parce qu’on a faim, soit parce qu’on cherche à calmer ses émotions et trouver du réconfort. Le problème est que plus on calme ses émotions par un moyen ou un autre, en refusant de les vivre pleinement, et moins on les supporte. On en vient alors à vouloir calmer des émotions de plus en plus mineures, à développer une véritable phobie émotionnelle, qui conduit à des envies de manger émotionnelles continuelles.

Grâce à la méthode LineCoaching, qui propose un apprentissage de la pleine conscience, on peut apprendre à vivre ses émotions, y compris les moments de vide mental et d’ennui.

 

 

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