Le jeûne : ce qu’il faut comprendre avant d’envisager cette pratique alimentaire

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Partir en cure de jeûne quand la balance crie au secours ou pour perdre du poids plus rapidement ? Tester le jeûne intermittent en sautant un, voire deux repas par jour pour maigrir ?

Le jeûne séduit de plus en plus celles et ceux qui cherchent à maigrir sans « régime ». Mais derrière l’engouement, que se passe-t-il vraiment dans l’organisme ? Et cette stratégie est-elle compatible avec une approche durable et sereine du poids ?

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Le jeûne : de quoi parle-t-on vraiment ?
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Le jeûne attire de plus en plus de personnes en quête de solutions pour perdre du poids autrement. Face aux régimes restrictifs qui échouent souvent à long terme, qu’ils soient hypocaloriques, protéinés ou cétogènes, le jeûne apparaît pour beaucoup comme une alternative plus simple : ne pas manger pendant un certain temps plutôt que de suivre un plan strict ou des règles alimentaires contraignantes.

Cure de jeûne, jeûne intermittent, fenêtre alimentaire… Les promesses sont attractives : perte de poids rapide, métabolisme “relancé”, sensation de contrôle retrouvée. Certes, le jeûne n’est pas toujours entrepris dans un objectif strictement esthétique.

Certaines personnes y voient un moyen de « détoxifier » l’organisme, de relancer leur métabolisme, d’améliorer leur énergie ou de rechercher une forme de clarté mentale. Les cures de jeûne, encadrées ou non, sont d’ailleurs souvent présentées comme des parenthèses de régénération globale, mêlant santé, bien-être et parfois dimension spirituelle.

Cependant, dans un contexte où la pression autour du poids est omniprésente, la motivation liée à la perte de poids reste fréquemment au cœur de la démarche, qu’elle soit explicitement formulée… ou plus discrètement sous-jacente. Mais derrière cette apparente simplicité, la réalité est plus nuancée.

Toutes les formes de jeûne ne se valent pas, et leurs effets, sur le corps comme sur la relation à l’alimentation, méritent d’être compris avant de les adopter. Car lorsqu’il s’agit de poids et de santé, ce qui semble efficace à court terme n’est pas toujours durable à long terme.

Que désigne exactement le jeûne dans les pratiques alimentaires ?

Le terme “jeûne” est souvent utilisé de manière globale, comme s’il s’agissait d’une méthode simple et unique. En réalité, il existe plusieurs approches : certaines consistent à ne plus manger du tout pendant une période donnée, d’autres alternent phases d’alimentation et périodes sans apport calorique, d’autres encore jouent simplement sur les horaires des repas.

Le jeûne complet en milieu médical

Le jeûne complet (ou water-only fasting) consiste en une abstinence totale de nourriture pendant plusieurs jours, parfois avec de l'eau uniquement. Il est pratiqué dans un cadre médical strict, notamment pour activer certains mécanismes physiologiques comme l’autophagie ou améliorer temporairement certains paramètres métaboliques.

Les travaux de Longo, V. D., & Mattson, M. P. (2014) publiés dans Cell metabolism, décrivent les mécanismes cellulaires activés par le jeûne prolongé, notamment l’amélioration de la sensibilité à l’insuline et la stimulation de voies de réparation cellulaire.

Toutefois, ce type de jeûne nécessite une surveillance médicale rigoureuse en raison des risques d’hypoglycémie, de déséquilibres électrolytiques ou de déshydratation. En dehors d’un cadre médical, il n’est pas recommandé. 1  

Les cures de jeûne encadrées pour le grand public

En dehors du milieu médical, certaines structures proposent des cures de jeûne encadrées, généralement associées à des activités douces comme la marche, le yoga ou la méditation. Ces séjours incluent souvent de l’eau, des tisanes, des bouillons ou des jus dilués : il ne s’agit donc pas d’un jeûne strict.

Une étude observationnelle publiée dans PLOS ONE et menée par Wilhelmi de Toledo, F. et al. (2019) auprès de 1 422 participants, a montré qu’un jeûne encadré de 4 à 21 jours était globalement bien toléré, avec peu d’effets secondaires graves.

Les participants rapportaient une amélioration du bien-être et une baisse temporaire de la pression artérielle et de la glycémie. Ces effets restent toutefois observés à court terme, dans un cadre structuré. 2

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Cure de jeûne encadrée : cadre, fonctionnement et limites

Une cure de jeûne encadrée offre l’opportunité de se reconnecter à son corps et de vivre une pause consciente, en alternant périodes de repos et moments guidés.

Ce séjour permet d’expérimenter progressivement la restriction alimentaire dans un cadre sécurisé, tout en découvrant le rythme et les effets de cette pratique sur le bien-être physique et mental.

Comment fonctionne une cure de jeûne ?

Le déroulé type d’une cure commence par un accueil et une évaluation initiale de l’état de santé. Les participants remplissent souvent un questionnaire médical détaillé en amont pour identifier les contre-indications, telles que maladies cardiaques, diabète insulinodépendant, troubles alimentaires, grossesse ou autres pathologies.

Les premiers jours sont consacrés à une phase de transition alimentaire, où les apports sont progressivement réduits. Dans certains centres, cette phase débute par une “vidange” intestinale à l’aide d’un laxatif doux ou d’une solution saline, présentée comme un moyen de faciliter l’entrée en jeûne et de limiter la sensation de faim.

Toutefois, cette pratique n’est pas systématique et son intérêt physiologique reste discuté. Enfin commence la période de jeûne encadré, avec consommation limitée de liquides autorisés, puis la phase de réalimentation progressive.

La durée varie généralement de 3 à 10 jours, selon le programme, la tolérance individuelle et les objectifs recherchés. Certains centres proposent des séjours allant jusqu’à 21 jours, mais ces programmes sont réservés à des participants expérimentés et très encadrés.

Les journées alternent généralement activités douces, temps de repos et moments d’accompagnement. Elles peuvent inclure méditation, étirements, marche en nature et temps d’échange avec les encadrants.

Les participants consomment uniquement les liquides autorisés et disposent de plages libres pour se reposer ou adapter leur rythme selon leur énergie.

L’organisation vise un équilibre entre structure et flexibilité, dans un environnement propice au calme et à l’introspection.

À qui s’adressent les cure de jeûne ?

Les cures s’adressent principalement à des adultes en bonne santé, motivés et autonomes. Il est toutefois fortement conseillé de consulter un médecin avant le départ, surtout si l’on souffre de maladies chroniques ou que l’on prend des médicaments réguliers.

Les organismes spécialisés emploient des encadrants formés à la méthode, souvent accompagnés d’infirmiers, naturopathes, diététiciens ou guides pour les activités physiques. Cette équipe veille à la sécurité, surveille la tolérance au jeûne et apporte un soutien quotidien.

L’encadrement permet également de répondre aux questions et de rassurer les participants sur le déroulé de la cure.

Comment se préparer à une cure de jeûne ?

Une cure de jeûne ne s’improvise pas. La plupart des centres recommandent une phase de préparation de quelques jours, parfois une semaine, afin de faciliter l’adaptation de l’organisme et de limiter les effets secondaires initiaux (maux de tête, fatigue, irritabilité).

Cette préparation consiste généralement à alléger progressivement l’alimentation : réduction des portions, diminution des produits transformés, de l’alcool, du café et des sucres raffinés, puis orientation vers des repas plus simples, souvent végétaux et faciles à digérer.

Certains protocoles conseillent également de réduire progressivement les apports protéiques et lipidiques avant l’entrée en jeûne complet. Cette phase transitoire permet au corps de commencer à modifier ses sources d’énergie et peut rendre le passage au jeûne plus confortable.

Elle constitue aussi un temps d’ajustement psychologique, en préparant la personne à modifier temporairement son rythme alimentaire.

Le jeûne intermittent : une alternance entre périodes de jeûne et périodes d’alimentation

Le jeûne intermittent consiste à alterner des périodes d’alimentation et des périodes sans apport calorique. Contrairement au jeûne complet pratiqué en centre spécialisé, il ne relève pas d’une cure encadrée et se réalise généralement de manière autonome, dans le cadre de la vie quotidienne.

Il ne nécessite ni séjour spécifique ni supervision médicale systématique chez les adultes en bonne santé, ce qui explique en partie son succès. Cette approche s’intègre plus facilement au rythme de chacun et repose sur la régularité des horaires alimentaires plutôt que sur des restrictions prolongées ou extrêmes.

Souvent perçu comme plus simple et plus flexible, le jeûne intermittent suscite un intérêt croissant pour ses effets potentiels sur le métabolisme et certains marqueurs de santé. Le jeûne intermittent est également largement adopté dans un objectif de perte de poids, la réduction spontanée des apports caloriques sur la journée pouvant favoriser une diminution de la masse grasse chez certaines personnes.

Jeûne intermittent : alternance alimentaire

H3 Jeûne intermittent : alternance alimentaire Le principe repose sur le moment de manger plutôt que sur la quantité d’aliments. Les formats les plus connus sont :
- 16/8 : 16 heures de jeûne, 8 heures de fenêtre alimentaire.
- 5:2 : deux jours de restriction calorique par semaine, alimentation normale les autres jours.

Cette alternance permet d’épuiser progressivement les réserves de glucose et de mobiliser les graisses. Une revue scientifique publiée dans la revue Nutrition Reviews par Tinsley, G. M., & La Bounty, P. M. (2015) indique que le jeûne intermittent peut contribuer à réduire la masse grasse, préserver la masse musculaire et améliorer certains marqueurs métaboliques chez l’adulte, notamment lorsqu’il est associé à une alimentation adaptée. 1

Physiologie du jeûne intermittent

Quand l’organisme cesse de recevoir des calories, il utilise d’abord le glucose circulant dans le sang, puis le glycogène, c’est-à-dire les réserves de sucre stockées dans le foie et les muscles.

Une fois ces réserves diminuées, il commence à mobiliser les graisses comme source d’énergie : c’est ce que l’on appelle la flexibilité métabolique, la capacité du corps à changer de carburant selon la disponibilité.

Cette transition entraîne une production modérée de corps cétoniques, des molécules issues de la transformation des graisses qui peuvent servir de source d’énergie alternative, notamment pour le cerveau.

Le jeûne peut également améliorer la sensibilité à l’insuline, c’est-à-dire la capacité des cellules à utiliser efficacement le sucre sanguin, et activer certaines voies cellulaires impliquées dans la gestion du stress oxydatif (déséquilibre entre radicaux libres et antioxydants) et la régulation énergétique. Par ailleurs, il stimule des mécanismes de recyclage cellulaire, appelés autophagie, par lesquels les cellules éliminent et renouvellent certains composants endommagés.

Enfin, on observe une augmentation temporaire de la ghréline, l’hormone de la faim, ce qui peut provoquer des fringales au début, avant que l’organisme ne s’adapte progressivement au nouveau rythme alimentaire.

Durée et fréquence du jeûne intermittent

La durée et la fréquence dépendent du protocole choisi et de la tolérance individuelle :
- 16/8 ou 14/10 pour un rythme quotidien doux,
- 5:2 ou un jeûne ponctuel de 24 h une fois par semaine pour des effets ponctuels.

L’étude de Harvie M. N. et al. (2011) publiée dans l’International Journal of Obesity, montre que le protocole 5:2 produit des résultats comparables à une restriction calorique quotidienne, tout en étant parfois mieux toléré psychologiquement.

Même chez des personnes en bonne santé, des jeûnes trop longs ou trop fréquents peuvent provoquer fatigue, irritabilité, épisodes de suralimentation ou déséquilibres alimentaires. L’important est de rester progressif, régulier et attentif à la qualité nutritionnelle globale. 2

Pratiquer le jeûne intermittent de manière sûre et durable

Pour intégrer le jeûne intermittent de manière sûre et durable, il est conseillé de procéder étape par étape et de rester à l’écoute de son corps :
- commencer progressivement, par exemple en espaçant le dîner et le petit-déjeuner,
- s’hydrater suffisamment : eau, tisanes ou café sans sucre,
- maintenir une alimentation équilibrée pendant la fenêtre alimentaire : protéines, fibres, bons lipides et micronutriments,
- Écouter les signaux corporels (fatigue, vertiges, troubles du cycle menstruel).

L’objectif est de trouver un rythme adapté à votre corps, qui soit efficace tout en restant agréable et durable au quotidien.

La restriction temporelle : une forme spécifique de jeûne intermittent

La restriction temporelle consiste à limiter la prise alimentaire à une fenêtre fixe chaque jour, généralement entre 6 et 12 heures, sans instaurer de jours de restriction calorique marquée.

Contrairement au protocole 5:2 ou au jeûne de 24 heures, elle repose sur un rythme quotidien stable, ce qui la rend souvent plus simple à intégrer dans la routine.

L’idée centrale n’est pas nécessairement de manger moins, mais de concentrer les apports sur une plage horaire cohérente avec les rythmes biologiques. En pratique, cela peut par exemple consister à prendre ses repas entre 8h et 16h, puis à ne plus consommer d’aliments caloriques jusqu’au lendemain matin.

D’autres choisissent une fenêtre plus tardive, comme 10h–18h, en fonction de leur organisation professionnelle et familiale. Certaines approches privilégient toutefois une fenêtre alimentaire plus tôt dans la journée, en accord avec les variations naturelles de la sensibilité à l’insuline, qui est généralement plus élevée le matin que le soir.

Une étude publiée dans Cell Metabolism et menée par Sutton, E. F. et al. (2018) chez des hommes en situation de prédiabète, a montré qu’une alimentation restreinte en début de journée (early time-restricted feeding), sans perte de poids significative, améliorait la sensibilité à l’insuline, la pression artérielle et certains marqueurs du stress oxydatif.

Ces résultats suggèrent que le moment des repas, indépendamment de la perte de poids, peut influencer positivement certains paramètres métaboliques. 3

La restriction temporelle apparaît ainsi comme une approche intermédiaire : moins centrée sur la restriction calorique que sur la synchronisation alimentaire, elle peut constituer une option plus souple pour certaines personnes, à condition de rester adaptée aux besoins individuels et au mode de vie.

Comment réagit le corps quand on jeûne ?

Même sur de courtes périodes, le jeûne déclenche plusieurs adaptations physiologiques. La sécrétion d’insuline diminue, ce qui favorise l’utilisation des réserves énergétiques, notamment les graisses.

Lorsque les réserves de glucose et de glycogène s’épuisent, l’organisme mobilise davantage les lipides et produit des corps cétoniques, une source d’énergie alternative pour le cerveau et les muscles. Cette transition métabolique, parfois appelée « bascule métabolique », améliore la flexibilité énergétique et la sensibilité à l’insuline.

Des travaux de synthèse comme ceux d’Anton et al. (2018), publiés dans Obesity, expliquent que ces mécanismes activent également certaines voies cellulaires impliquées dans la régulation du stress oxydatif et du métabolisme énergétique. 4

Par ailleurs, le jeûne stimule des processus de recyclage cellulaire, appelés autophagie, qui participent au renouvellement des composants cellulaires. Sur le plan hormonal, la ghréline, souvent qualifiée d’« hormone de la faim », augmente en début de jeûne, ce qui explique les sensations de faim initiales, avant une adaptation progressive de l’organisme.

Bénéfices potentiels et limites du jeûne intermittent

Le jeûne intermittent suscite un intérêt croissant pour ses effets métaboliques. Chez des adultes en bonne santé métabolique, il peut améliorer la sensibilité à l’insuline, réduire modérément le poids et la masse grasse, et avoir des effets favorables sur certains marqueurs cardiovasculaires.

Une revue publiée dans Annual Review of Nutrition par Varady, K. A., Cienfuegos, S., & Ezpeleta, M. (2021), souligne notamment des améliorations de la pression artérielle, du cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol) et de la régulation glycémique.

De manière intéressante, Patterson et Sears (2017) montrent que certains bénéfices métaboliques peuvent apparaître indépendamment d’une perte de poids significative, ce qui rappelle qu’un objectif de santé ne se résume pas à une transformation esthétique. 5  6

 

Jeûne intermittent : quelle durée et quelle sécurité ?

Les protocoles les plus étudiés, comme le 16/8 ou le 5:2, semblent globalement sûrs à court et moyen terme chez les adultes en bonne santé.

Une étude de Vasim, Majeed et DeBoer (2022) publiée dans Nutrients, indique que le jeûne intermittent améliore le poids, la sensibilité à l’insuline et plusieurs marqueurs cardiométaboliques, avec peu d’effets indésirables sérieux dans les études disponibles.

Cependant, les données à long terme restent limitées. Une pratique prolongée ou mal adaptée peut entraîner fatigue, troubles de l’humeur, perturbations hormonales ou rigidité dans le rapport à l’alimentation.

La progressivité, l’adaptation individuelle et la qualité globale de l’alimentation restent déterminantes. 7

Quand le jeûne intermittent n’est pas recommandé

Le jeûne intermittent n’est pas adapté à tout le monde. Certaines populations présentent un risque accru de complications ou d’effets indésirables :
- personnes ayant des antécédents de troubles alimentaires,
- adolescents en pleine croissance,
- femmes enceintes ou allaitantes,
- personnes atteintes de diabète insulinodépendant ou de certaines pathologies chroniques.

Chez ces individus, la restriction volontaire peut favoriser hypoglycémie, fatigue importante, déséquilibres hormonaux ou aggravation de comportements alimentaires problématiques. Dans ces situations, un avis médical est indispensable avant d’envisager toute forme de jeûne.

L’objectif ne doit jamais être la restriction pour elle-même, mais la protection de la santé physique et psychologique.

Jeûne intermittent et psychologie alimentaire

Au-delà de ses effets biologiques, le jeûne intermittent modifie la relation à l’alimentation. Pour certaines personnes, il apporte un cadre structurant et un sentiment de contrôle. Pour d’autres, il peut accentuer la rigidité alimentaire, la frustration ou les comportements compensatoires.

Jeûne intermittent : restriction cognitive et risque de rebond

Le jeûne intermittent repose sur une forme de contrôle volontaire des prises alimentaires, appelée restriction cognitive. Les travaux de Polivy, J., & Herman, C. P. (2002) publiés dans Annual Review of Psychology, montrent que plus la restriction est rigide, plus le risque de surconsommation ultérieure augmente.

Ce phénomène peut conduire à des cycles de privation et de compensation, générant frustration et culpabilité. 8

Jeûne intermittent : profils vulnérables et cycles restrictifs

Chez les personnes vulnérables, notamment celles ayant des antécédents de troubles alimentaires, la restriction volontaire peut déclencher des épisodes de suralimentation suivis de culpabilité et de nouvelles tentatives de contrôle. Polivy, J., & Herman, C. P. (1985), ont décrit ce mécanisme dans une étude distincte publiée en 1985 dans American Psychologist.

Ils montrent comment le cycle “régime strict, perte de contrôle”, se répète chez certaines populations à risque. 9

Une relation sereine à l’alimentation constitue donc un prérequis essentiel avant d’envisager le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent : en quoi consiste cette forme particulière de jeûne ?

Il est possible d’améliorer son métabolisme et de favoriser une perte de poids durable sans recourir à des périodes de restriction alimentaire ou à des protocoles de jeûne.

Plusieurs leviers, soutenus par la recherche, permettent d’agir de manière progressive, physiologiquement cohérente et respectueuse de l’équilibre psychologique. L’enjeu n’est pas seulement de modifier les horaires alimentaires, mais de travailler sur les facteurs fondamentaux qui influencent la régulation énergétique, la faim, la satiété et le comportement alimentaire sur le long terme.

Les piliers du métabolisme au quotidien

La qualité de l’alimentation joue un rôle central : privilégier des aliments peu transformés, riches en fibres, en protéines et en micronutriments contribue à une meilleure régulation glycémique et hormonale. Le sommeil régulier soutient l’équilibre des hormones de la faim, notamment la leptine (qui signale la satiété) et la ghréline (qui stimule l’appétit).

L’activité physique, qu’il s’agisse d’endurance ou de renforcement musculaire, améliore la sensibilité à l’insuline et la composition corporelle. Enfin, la gestion du stress contribue à réguler le métabolisme et l’appétit en limitant l’impact du cortisol, hormone du stress, sur la faim et la prise alimentaire.

Des techniques telles que la respiration profonde, la méditation, le yoga, la relaxation guidée ou de simples pauses conscientes dans la journée permettent de réduire la tension mentale, d’améliorer la récupération et de soutenir des comportements alimentaires plus équilibrés. Ces stratégies sont durables et moins susceptibles d’induire des cycles restrictifs.

Maigrir sans jeûner : l’approche des TCC et alimentation intuitive

Nul besoin de jeûne ni de régimes stricts pour atteindre vos objectifs de perte de poids : les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) et l’alimentation intuitive peuvent aisément s’en charger.

Les TCC aident à transformer les pensées et comportements qui entretiennent les déséquilibres nutritionnels et l’alimentation intuitive vous apprend à renouer avec les sensations de faim, de satiété et de plaisir alimentaire. Grâce à ces approches scientifiquement validées, vous apprenez à écouter vos signaux corporels et à apprivoiser les faims émotionnelles.

Comment y parvenir ? En rejoignant notre programme Linecoaching.com. Guidé(e) par nos experts et nos coachs, vous avancez pas à pas, avec bienveillance, pour trouver votre poids d’équilibre, naturellement, sans contrainte ni restriction.

Mais ce n’est pas tout. Vous voulez « bouger » pour retrouver votre énergie ? Indépendamment du parcours alimentaire, un parcours « forme » personnalisé vous est proposé avec plus de 200 vidéos : renforcement musculaire, cardio-training, exercices d’étirements, un cocktail de bien-être disponible en quelques clics…

 

FAQ - Questions fréquentes sur le jeûne

Qu’est-ce que le jeûne exactement ?

Le jeûne consiste à s’abstenir volontairement de manger pendant une période déterminée. Cette pratique peut durer quelques heures ou plusieurs jours selon les méthodes. Elle est présente depuis longtemps dans différentes cultures et suscite aujourd’hui un intérêt croissant dans le domaine de la santé et de la nutrition.

Quelle est la différence entre le jeûne et le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent est une forme particulière de jeûne. Il repose sur l’alternance régulière entre des périodes d’alimentation et des périodes sans apport calorique, généralement sur une même journée ou sur plusieurs jours.
(lien interne possible vers l’article consacré au jeûne intermittent)

Combien de temps peut durer un jeûne ?

La durée du jeûne dépend de la pratique adoptée. Certaines approches reposent sur des périodes relativement courtes, de 12 à 16 heures, tandis que d’autres formes peuvent s’étendre sur plusieurs jours. La durée doit toujours être adaptée à la situation de chacun.

Que se passe-t-il dans l’organisme pendant un jeûne ?

Lorsque l’apport alimentaire cesse, l’organisme utilise d’abord ses réserves de glucose pour produire de l’énergie. Ensuite, il mobilise progressivement d’autres sources d’énergie, notamment les réserves lipidiques. Ces adaptations métaboliques permettent au corps de fonctionner pendant une période sans alimentation.

Le jeûne peut-il aider à perdre du poids ?

Le jeûne peut conduire à une réduction de l’apport calorique sur une période donnée, ce qui peut contribuer à une perte de poids chez certaines personnes. Toutefois, les résultats varient selon les habitudes alimentaires, l’activité physique et le mode de vie. (lien interne possible vers les articles sur jeûne intermittent et perte de poids)

Le jeûne présente-t-il des risques ?

Dans certaines situations, le jeûne peut être déconseillé. C’est notamment le cas chez les enfants, les femmes enceintes ou les personnes souffrant de certaines pathologies. Une approche prudente et adaptée à chaque situation est nécessaire.

Pourquoi le jeûne suscite-t-il un intérêt croissant ?

Le jeûne fait l’objet d’un intérêt croissant dans la recherche scientifique, notamment pour ses effets possibles sur le métabolisme et la régulation énergétique. Cette attention contribue à expliquer sa popularité actuelle dans les approches de santé et de bien-être.

 

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