Comment reconnaître les symptômes de la boulimie

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Comment reconnaître les symptômes de la boulimie

Il peut arriver à tout le monde de trop manger sous l'influence de certaines émotions, mais quand on pense à la nourriture tout le temps, on a de grandes chances d'avoir affaire à un trouble du comportement alimentaire. Comment savoir dans ce contexte à partir de quand on peut parler de boulimie ?

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Quels sont les symptômes de la boulimie ?

La boulimie, ou bulimia nervosa se traduit par des prises alimentaires où l’on consomme de grandes quantités de nourriture en peu de temps, avec le sentiment qu’on n’a pas le contrôle des événements. Les boulimiques utilisent des méthodes dites compensatoires afin de ne pas prendre de poids : ce sont le plus souvent des vomissements provoqués et/ou des prises de laxatifs, ou encore des périodes de jeûne et/ou du sport intensif.

Le type d’aliment ingéré est variable : certaines boulimiques prennent leur temps et consomment des aliments qu’elles apprécient, presque toujours, gras et/ou sucrés (gâteaux, confiseries, confitures, chocolat, pain, pizzas, pâtes, charcuterie, fromages). Mais si elles ont fait le vide alimentaire autour d’elles, si le besoin de la boulimie est urgent, si elles n’ont pas à disposition d’aliments appartenant aux catégories appréciées, elles peuvent se mettre alors à dévorer ce qui leur tombe sous la main, allant jusqu’à ingurgiter par exemple des plats cuisinés non chauffés, des pâtes non cuites.

Hélène, un cas loin d’être unique

Prenons l’exemple d’Hélène, qui mange tout et n'importe quoi de manière compulsive. Elle s'isole pour ingurgiter des aliments qu'elle avale sans plaisir, le plus vite possible pour ensuite se faire vomir. Elle craque souvent dans des situations émotionnelles synonymes d'inconfort comme l'angoisse ou l'irritabilité, ce qu'elle regrette tout de suite après. À la honte de se faire vomir s'ajoutent le poids de la culpabilité et des regrets. Elle se dévalorise et entretient par conséquent une image négative d'elle-même, confirmée par ses échecs répétés. Elle voudrait arrêter ces crises devenues fréquentes par la seule force de sa volonté, mais n'y parvient pas. L'obsession de la nourriture ne la lâche pas et elle redoute toujours le prochain craquage. Le cas d'Hélène n'est pas isolé puisque la boulimie concerne aujourd'hui de 2 à 5 % environ des femmes de 15 à 45 ans, soit 225 000 femmes.

Les types de boulimie

On l’a dit, la boulimie, ou Bulimia nervosa, consiste en des prises alimentaires importantes, rapides et sans contrôle, associées à des conduites compensatoires qui empêchent de prendre trop de poids. Le poids est donc fluctuant, pas toujours sous contrôle, allant d’un peu trop de minceur à un peu trop de surpoids, mais la plupart du temps, reste dans les limites de la normale. Souvent, la boulimique alterne ou associe les différentes méthodes compensatoires à sa disposition : vomissements provoqués, laxatifs et diurétiques, jeûnes, sport intensif.

Lorsque la personne n’utilise pas de méthode compensatoire, on parle alors d’“Hyperphagie boulimique”, Ces personnes sont généralement en surpoids ou en état d’obésité. L’hyperphagie boulimique touche 3 à 5 % de la population et serait aussi présente chez les hommes que les femmes, alors que la boulimie classique semble réservée aux femmes (dans 9 cas sur 10). Il faut bien différencier la boulimie de l’anorexie, ce qui demande parfois une certaine subtilité : on distingue en effet les anorexiques restrictives, qui ne mangent guère, et les anorexiques boulimiques, qui alternent les périodes de privations avec des moments de pertes de contrôle et de boulimie.

On a aussi distingué deux types de boulimiques, selon les troubles de la personnalité qu’elles pouvaient présenter. Les boulimiques ayant une personnalité dépendante, sont le plus souvent calmes et aimables, mais ne pouvant supporter l’idée d’un abandon ou d’une rupture, font tout pour les éviter, y compris développer des comportements de soumission.

Les boulimiques ayant une personnalité état limite, ou borderline, ne parviennent pas à réguler leurs émotions, réagissent sur un mode impulsif, ont des difficultés interpersonnelles majeures et peuvent présenter des troubles dissociatifs, c'est-à-dire des pertes de contact avec la réalité. Elles cherchent le plus souvent à apaiser leurs émotions par les boulimies, mais aussi par l’usage de produits addictogènes, alcool ou drogues diverses.

Les complications de la boulimie

La crise boulimique peut en elle-même occasionner des accidents et des nuisances : les dents sont attaquées par l’acide chlorhydrique lors des vomissements, l’œsophage peut être enflammé, l’estomac peut être irrité. Les crises provoquent une perte en potassium et une déshydratation brutales, qui dans certains cas peut se traduire par des troubles cardiaques et a minima, par une fatigue importante ;

la prise de laxatifs n’est pas non plus sans retentir sur le tube digestif, entraînant des alternances de diarrhées et constipation, de la déshydratation, parfois des œdèmes ;

le cycle menstruel est perturbé, on a des troubles du sommeil.

Une hypertrophie des glandes salivaires, plus spécifiquement des glandes parotides, confère au visage une forme particulière, arrondie, avec des bajoues rappelant celles du hamster. Les conséquences générales à long terme sont les effets d’une mauvaise nutrition : affaiblissement général et baisse des défenses immunitaires, carences en minéraux (fer, calcium et magnésium surtout), en vitamines, en particulier en vitamine B12, qui entraînent des anémies, des pertes de cheveux. Et surtout, la boulimie va de pair avec la dépression, sans qu’on sache quelle est exactement la relation de causalité.

Quelles sont les causes de la boulimie ?

Elles sont multiples. Le désir de minceur et de contrôle de nos sociétés joue clairement un rôle décisif dans l’expansion des troubles boulimiques dans les sociétés développées. Le fait de chercher à contrôler son comportement alimentaire en vue de contrôler son poids conduit bien souvent à des pertes de contrôle qui amorcent le cycle boulimique. Enfin, la crise boulimique est un moyen de réduire les émotions pénibles, les angoisses et soucis de tous ordres, chez les personnes impulsives. Le manque d’estime de soi, un sentiment de manque d’authenticité personnelle, de vide intérieur, sont aussi des constantes, et s’expliquent la plupart du temps par l’histoire individuelle et les relations parents-enfant. La crise boulimique apparaît comme un temps fort venant mettre entre parenthèses le malaise existentiel, comme, pour d’autres, l’utilisation de l'alcool ou de médicaments.

Comment s'en sortir ?

C'est d'abord un médecin qui peut décider s'il s'agit d'un mal-être passager ou d'un problème touchant à la personnalité. Ensuite, il peut orienter vers un traitement de fond. Tout d’abord, dans bien des cas, un traitement antidépresseur peut contribuer à l’amélioration, mais ne dispense pas d’un travail psychothérapeutique.

Dans les cas les plus graves, une hospitalisation peut être nécessaire. Il existe aujourd’hui plusieurs approches psychothérapeutiques : - Les approches classiques de type psychanalytique permettent d’aborder la problématique de fond, l’histoire individuelle, et apportent un mieux-être, mais semblent avoir peu d’effet sur les crises boulimiques elles-mêmes.  

Les thérapies cognitivo-comportementales, et en particulier les thérapies abordant les problèmes émotionnels, sont les approches donnant les meilleurs résultats. Il s’agira alors de travailler sur le comportement alimentaire afin de quitter le contrôle pour en venir à l’écoute des sensations alimentaires, et parallèlement de faire un travail approfondi sur les émotions, l’estime de soi et les relations interpersonnelles. Pour guérir de la boulimie, il faut arrêter de se fuir, en d'autres termes ne plus faire semblant. Cela revient à apprendre à se connaître et s’accepter tel que l’on est, être plus tolérant et bienveillant vis-à-vis de soi-même.

Sources :

- www.gros.org/

- thérapies cognitivo-comportementales : www.aftcc.org/

 


Quels sont les signes de la boulimie ?

 

La boulimie se traduit par des prises alimentaires où l’on consomme de grandes quantités de nourriture en peu de temps, avec le sentiment de ne pas contrôler les quantités consommées. Les boulimiques utilisent des méthodes compensatoires afin de ne pas prendre de poids : vomissements et/ou des prises de laxatifs, périodes de jeûne et/ou du sport de manière intensive.

 

Quels sont les causes de la boulimie ?

Les causes de la boulimie sont complexes. Des troubles psychopathologiques comme une personnalité dépendante ou borderline sont fréquents. La boulimie sert alors à juguler des émotions insupportables. Le désir de minceur pousse au contrôle du comportement alimentaire et à son pendant, la perte de contrôle. Le manque d’estime de soi, un sentiment de vide intérieur, sont autant de raisons pour que la boulimie vienne “calmer” un malaise existentiel.

 

Quels sont les différentes formes que prend la boulimie ?

La boulimie, ou Bulimia nervosa, se traduit par des crises boulimiques associées à des comportements compensatoires pour éviter la prise de poids. L’Hyperphagie boulimique consiste en des boulimies du même ordre, mais sans conduite compensatoire, auxquelles le surpoids et l’obésité sont associés.On distingue aussi les boulimiques qui ont une personnalité dépendante, qui ne supportent pas les abandons et se font souvent soumises, et les boulimiques avec une personnalité état limite ou borderline, qui sont impulsives, et font appel non seulement aux boulimies, mais aussi à l’alcool et aux drogues pour calmer leurs émotions.

 

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