Crise de boulimie : Découvrez nos 4 conseils pour sortir de ce piège

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Crise de boulimie : Découvrez nos 4 conseils pour sortir de ce piège

La crise de boulimie est le besoin de manger sans faim et de manière compulsive, sans pouvoir s’arrêter. Mais par quels mécanismes la boulimie s’installe-t-elle ? Et comment échapper à cette souffrance qui vous fait perdre le contrôle sur la nourriture ? Nos conseils ici pour vous aider enfin à sortir de ce piège infernal et récurrent.

Une crise de boulimie, c’est quoi ?

La maladie boulimique, ou Bulimia nervosa, tout comme l’anorexie, est un trouble du comportement alimentaire qui touche les femmes dans 9 cas sur dix.

On désigne par « boulimie » des épisodes hyperphagiques incontrôlés ayant lieu au moins deux fois par semaine durant au moins trois mois.

Et les crises boulimiques consistent à manger dans un temps court, des quantités de nourriture largement supérieures à celles que la plupart des personnes mangeraient dans le même temps et dans les mêmes circonstances. L’ingestion des aliments se fait de manière incontrôlée, très vite, le plus souvent sans plaisir ni appétit, juste pour se « remplir ».

Les crises de boulimie apportent un soulagement aux tensions de la personne. Elle agit comme un régulateur émotionnel. Mais le soulagement ne dure guère, car très vite, la culpabilité d’avoir encore « craqué », la peur de grossir, le découragement devant son « manque de volonté », son incapacité à arrêter le processus, viennent gâcher le soulagement.

Les personnes dites « boulimiques » utilisent des comportements compensatoires pour chasser les calories qu’elles ont ingurgitées quelques minutes auparavant. Vomissements provoqués, abus de laxatifs ou de diurétiques, jeûnes, font partie des processus enclenchés par crainte de reprendre du poids.

Lorsque ce n’est pas le cas, la personne boulimique prend alors du poids et celui-ci peut augmenter de façon importante si les boulimies sont fréquentes. On parle alors d’« Hyperphagie boulimique » (Binge eating disorder, en anglais) et non plus de « Boulimie ».

Selon qu’il s’agisse de boulimie ou d’hyperphagie boulimique, les priorités peuvent ne pas être les mêmes. Dans le cas de la boulimie, il est nécessaire d’aborder le problème des vomissements provoqués ou les autres méthodes de contrôle pondéral de la personne. Il faut aussi tenir compte du fait que les crises de boulimie servent d’amortisseur émotionnel et qu’il convient d’apprendre à la personne à vivre plus sereinement ses émotions et ses discours intérieurs. Dans le cas de l’Hyperphagie boulimique, le problème émotionnel est aussi souvent présent, mais c’est le problème pondéral qui est fréquemment au premier plan et qui désespère la personne. Il est alors bien entendu nécessaire de proposer rapidement un travail sur le comportement alimentaire.

Qu'est ce qui provoque les crises de boulimie ? 

Pour expliquer les troubles boulimiques, les psychanalystes évoquent des événements de l’enfance, voire les premiers jours de l’existence. Un manque d’attention ou d’amour, un comportement violent ou abusif de l’entourage peuvent engendrer des troubles de l’attachement, mettre l’enfant dans une situation affective d’insécurité.

De leur côté, les neurobiologistes parlent de déséquilibre dans la production chimique de la sérotonine, un neurotransmetteur qui agit sur le système nerveux et impacte sur la régulation de l’humeur ou l’émotivité. Il est donc devenu classique de prescrire des médicaments antidépresseurs sérotoninergiques aux personnes boulimiques, mais les dernières études se sont révélées peu concluantes, constatant que seules les personnes réellement dépressives étaient améliorées par ces traitements.

Les comportementalistes, sans nier le fait que certaines personnes présentent des prédispositions génétiques ou environnementales aux troubles du comportement alimentaire, mettent l’accent sur les pressions de l’un ou l’autre parent, qui contrôle la nourriture de ses enfants, de peur qu’ils ne deviennent obèses ; les moqueries persistantes que subissent certains enfants à cause de leur surcharge pondérale, ou même la simple peur de devenir « gros », peuvent aussi les conduire à chercher à se restreindre, puis à craquer régulièrement, amorçant ainsi le cercle vicieux de la boulimie.

Les conséquences physiques et psychiques des crises de boulimie sont parfois graves et peuvent mettre dans certains cas en péril la vie de certains patients : arythmies, déshydratation, œdèmes, atrophies musculaires, déchirure de l’œsophage, érosion de l’émail dentaire… Sans parler des risques de dépression, des troubles de l’humeur et du sommeil, des difficultés relationnelles, du manque d’énergie et de concentration, mais aussi de l’isolement ou du déni que la boulimie entraine derrière elle, inexorablement.

Néanmoins, malgré ce tableau pessimiste, les thérapeutes s’accordent à dire que la boulimie n’est pas incurable et qu’un travail psychothérapeutique, avec un thérapeute ayant l’expérience de la prise en charge des troubles du comportement alimentaire, peut donner de bons résultats dans la prise en charge de ce trouble alimentaire.

Crises de boulimie : comment en sortir ?

Rares sont les personnes qui parviennent à guérir de la boulimie sans entamer une psychothérapie adaptée à leurs problèmes.

Qui dit psychothérapie dit aussi acceptation d’un processus qui prend du temps. Il n’y a pas de méthode magique, qui marcherait d’un claquement de doigts. C’est peu à peu, à l’aide de thérapeutes et de vos proches, que les crises boulimiques pourront se faire moins fréquentes et moins intenses.

Pratiquez la pleine conscience pour apprendre à vivre vos émotions sans chercher à les éviter

Les techniques de pleine conscience ou mindfulness ne suffisent pas à elles seules à quitter les rivages de la boulimie. Mais ces techniques permettent d’apprendre à vivre ses émotions, à accepter les pensées plus ou moins pénibles qui ne cessent de vous traverser l’esprit.

À partir de différents exercices de méditation, le participant apprend à focaliser délibérément son attention sur les événements physiques et mentaux qui se déroulent dans le moment présent, sans jugement de valeur. On apprend à contempler les événements mentaux qui se présentent (sons, sensations physiques, cognitions et images mentales, auto-commentaires) sans jugement, sans recherche des origines, avec curiosité et bienveillance.

Ce qui permet de vivre ses émotions sans avoir besoin de recourir à un mécanisme de défenses tel que la boulimie.

Découvrez-vous une nouvelle passion pour vous réconcilier avec la vie

Différentes activités gratifiantes comme, par exemple, la peinture, le dessin, la randonnée, le chant ou le tricot, peuvent représenter un bon moyen pour reprendre pied dans la vie, pour s’octroyer une forme de cadeau, et retrouver le goût de vivre. Mais ces activités ne sont pas à voir comme un remplacement de la boulimie, comme un oubli de celle-ci, ou comme un moyen d’éviter de penser et de ressentir. Parce qu’alors, on serait dans une forme d’évitement émotionnel qui se montrera bien vite décevante.

Retrouvez le plaisir de manger

À un moment ou un autre, il vous faudra vous réconcilier avec la nourriture. Actuellement, vous ne pouvez envisager celle-ci que comme une ennemie qui risque de vous faire grossir ou perdre le contrôle, ou bien comme une forme de drogue. Mais non ! Il est normal, naturel, de prendre du plaisir à manger, de partager avec ses amies et sa famille. Cette réconciliation, cet apaisement, est l’un des piliers des thérapies cognitivo-comportementales en ce qui concerne toutes les formes de boulimie.

Changez votre comportement alimentaire avec la thérapie comportementale et cognitive

Selon les évaluations scientifiques, les méthodes qui donnent les meilleurs résultats sont les thérapies cognitivo-comportementales.

C’est ce que propose le programme Linecoaching.

Cette méthode minceur , mise en place par le Dr Gérard Apfeldorfer, psychothérapeute et le Dr Jean-Philippe Zermati, nutritionniste, a pour but de vous aider à retrouver vos sensations alimentaires et revenir à une alimentation intuitive.

Durant votre parcours, vous aborderez vos difficultés psychologiques et émotionnelles, vos problèmes relationnels, l’impact de vos émotions sur vos conduites alimentaires. Vous apprendrez à retrouver le plaisir de manger ce que vous aimez, sans compulsion ni frustrations. Ainsi, vous pourrez retrouver un poids stable, un poids d’équilibre.

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