Poids et IMC entre 18 et 25 ans : un chiffre fiable ou un repère trompeur ?
Chez les 18-25 ans, l’IMC considéré comme « normal » se situe entre 18,5 et 24,9 kg/m². Ces chiffres, qui servent de repère statistique pour le poids, sont-ils fiables ? Et reflètent-ils la réalité chez ces jeunes adultes ?
À la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte, le poids et l’Indice de Masse Corporelle (IMC) entre 18 et 25 ans deviennent souvent des sujets sensibles. C’est une période de nombreux changements, à la fois physiques, émotionnels et sociaux.
Le corps évolue encore, les repères se modifient, et l’image de soi prend une place importante, notamment sous l’influence du regard des autres et des réseaux sociaux. Entre les études, les premiers pas dans la vie professionnelle, les stages, les emplois parfois précaires, les sorties entre amis, le stress, le manque de sommeil et des horaires de repas souvent irréguliers, l’alimentation passe rarement au premier plan.
On mange parfois vite, sur le pouce, en décalé, ou encore, trop, pour combler un vide émotionnel. L’activité physique peut aussi diminuer, faute de temps, d’énergie ou de manque de motivation. Dans ce contexte, il est fréquent de constater des changements corporels sans toujours comprendre ce qui les provoque.
Face à ces variations de poids, les chiffres de l’IMC entre 18 et 25 ans sont souvent présentés comme un repère simple, voire rassurant, pour savoir si l’on est « en bonne santé ». Ces chiffres deviennent alors un point de comparaison, parfois une source d’inquiétude ou de pression. Beaucoup se demandent s’ils devraient « y être », s’ils s’en éloignent trop, ou s’il faudrait agir pour y revenir. Mais que signifie réellement cette zone d’IMC entre 18 et 25 ans ?
Que mesure-t-elle vraiment, et que laisse-t-elle de côté ? Surtout, est-elle adaptée à la réalité de la vie des jeunes adultes, avec ses contraintes, ses imprévus et ses rythmes souvent instables ?
Comment se calcule l’IMC ?>
L’IMC se calcule simplement : on divise le poids (en kilogrammes) par la taille (en mètres) au carré. Le chiffre obtenu permet de situer une personne dans une catégorie de corpulence.
Chez l’adulte, on parle d’insuffisance pondérale en dessous de 18,5 kg/m² , de corpulence dite « normale » entre 18,5 kg/m² et 24,9 kg/m², de surpoids entre 25 kg/m² et 29,9 kg/m², et d’obésité au-delà de 30 kg/m².
Cet indicateur est largement utilisé parce qu’il est rapide, simple et ne nécessite aucun examen médical. C’est pourquoi il apparaît souvent dans les messages de prévention et les consultations liées au poids.
Les normes d’IMC varient-elles selon l’âge ?
Les seuils officiels sont les mêmes pour tous les adultes, quel que soit leur âge. En revanche, leur interprétation peut évoluer au fil de la vie.
Chez les enfants et les adolescents, l’IMC est analysé à l’aide de courbes de croissance adaptées à l’âge et au sexe : ce n’est pas le chiffre brut qui compte, mais sa position sur la courbe.
Chez les adultes, l’IMC reste un repère pratique, mais il ne tient pas compte de la masse musculaire, du mode de vie ou du contexte psychologique. Après 65 ans, un IMC légèrement supérieur à 24,9 kg/m² peut parfois être associé à une meilleure survie, tandis qu’un IMC trop bas peut augmenter le risque de fragilité, notamment en lien avec la perte musculaire.
En résumé, l’IMC est un outil simple et utile à l’échelle collective, mais il ne suffit pas, à lui seul, à résumer la santé d’une personne.
L’IMC : comprendre ce que recouvre la « zone dite normale »
Avant d’interpréter un chiffre ou de se situer par rapport à une norme, il est essentiel de comprendre ce que mesure réellement l’IMC. Souvent présenté comme un indicateur de santé simple et objectif, l’IMC est en réalité un outil de repérage général, utilisé en santé publique.
Il permet d’avoir une vue d’ensemble à l’échelle d’une population, mais il ne reflète pas toujours la complexité des parcours individuels, en particulier chez les 18 à 25 ans, dont le mode de vie et le corps sont encore en évolution.
Concrètement, un IMC situé entre 18,5 et 24,9 kg/m² correspond à la majorité des jeunes adultes observés dans les études de population. Cela signifie simplement que la plupart des personnes ont un poids proportionnel à leur taille dans cette fourchette, mais cela ne garantit pas un état de santé parfait ou un mode de vie optimal.
Certaines personnes très actives ou musclées peuvent se situer légèrement au-dessus ou au-dessous de cette zone tout en étant en excellente santé, tandis que d’autres dans la « norme » peuvent rencontrer des difficultés liées à l’alimentation, au sommeil ou au stress.
Pourquoi l’IMC entre 18 et 25 ans correspond-il avant tout à une norme statistique ?
La zone IMC entre 18,5 et 24,9 kg/m² a été définie à partir de l’observation de grandes populations, dans une logique de santé publique.
Elle permet d’identifier des tendances générales et d’établir des repères à l’échelle collective, notamment pour suivre l’évolution du poids moyen d’une population ou évaluer certains risques de santé sur le long terme. Cependant, une norme statistique n’est pas une norme individuelle.
Elle ne décrit pas ce qui est « idéal » ou « souhaitable » pour chaque personne, mais ce qui est le plus fréquemment observé dans un groupe donné. Or, chaque individu possède une histoire corporelle unique, influencée par de nombreux facteurs : génétique, croissance, environnement, habitudes alimentaires, rythme de vie, niveau de stress ou encore événements de vie.
L’IMC entre 18,5 et 24,9 kg/m² ne prend pas en compte cette complexité. Il ne dit rien de la façon dont une personne mange, de son rapport à la nourriture, de son niveau d’énergie ou de son bien-être global. Le considérer comme une référence absolue peut donc conduire à des comparaisons injustes ou à une pression inutile, surtout à un âge où les repères sont encore en construction.
Comme le souligne Rothman, K. J. (2008), dans une étude publiée dans l’International Journal of Obesity, l’IMC est un outil utile en santé publique, mais il présente des limites importantes lorsqu’il est utilisé pour évaluer la santé individuelle. 1
Les limites de l’IMC dans la vie réelle des 18–25 ans
Entre 18 et 25 ans, le corps continue d’évoluer et s’adapte à de nombreuses transitions : études, entrée dans la vie active, déménagements, ou nouvelles responsabilités.
Ces changements peuvent modifier l’alimentation, le sommeil et l’activité physique, entraînant naturellement des variations de poids. L’IMC, quant à lui, reste un chiffre unique qui ne prend pas en compte la composition corporelle, les fluctuations liées au rythme de vie, ni le rapport émotionnel à la nourriture.
Se concentrer uniquement sur un IMC compris entre 18,5 et 24,9 kg/m² peut donc créer une pression inutile ou une inquiétude disproportionnée, alors que ces variations sont souvent normales et liées à des facteurs de vie ordinaires.
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Quand l’IMC entre 18 et 25 ans devient source de tension
Chez les jeunes adultes, la référence à un IMC compris entre 18,5 et 24,9 kg/m² est souvent perçue comme un repère incontournable, mais ce chiffre peut rapidement devenir une source de stress et de comparaison permanente.
La pression du chiffre sur le poids chez les 18–25 ans
Pour beaucoup de jeunes adultes, le chiffre de l’IMC devient un critère d’évaluation personnelle. Être « dans la norme » rassure, tandis qu’en sortir peut générer inquiétude, culpabilité ou sentiment d’échec.
Cette pression s’ajoute aux influences sociales : photos sur les réseaux, comparaisons avec des amis ou des modèles corporels idéalisés, messages médiatiques sur la minceur ou la performance physique. Le chiffre de l’IMC, perçu comme un indicateur simple et objectif, peut ainsi prendre une importance disproportionnée dans le quotidien.
Il devient un point de repère permanent pour juger de son apparence, orienter ses choix alimentaires ou décider de faire de l’activité physique. Or, cette focalisation masque souvent des indicateurs bien plus pertinents pour la santé : fatigue, stress, qualité du sommeil, niveau d’énergie ou relation à l’alimentation.
Chez certains jeunes adultes, cette pression peut déclencher des comportements restrictifs, des régimes à répétition, ou une attention excessive à la balance et aux calories, ce qui alimente un cercle d’anxiété et de fluctuations de poids.
L’IMC, qui devait être un outil statistique simplifié, se transforme alors en juge intérieur, créant plus de stress que de repères utiles pour une relation saine au corps et à la nourriture. Cette focalisation excessive sur le poids et les normes corporelles est renforcée par les comparaisons sociales et les idéaux diffusés dans les médias et sur les réseaux sociaux.
C’est ce que confirme l’étude de Fardouly et Vartanian (2016), publiée dans Current Opinion in Psychology, qui montre que l’exposition aux images idéalisées sur les réseaux sociaux augmente l’insatisfaction corporelle et la préoccupation liée au poids chez les jeunes adultes.1
Quand la référence à l’IMC entre 18 et 25 ans favorise régimes et frustrations
Face à un IMC jugé « trop élevé » ou « hors norme », la réaction immédiate de nombreux jeunes adultes est de vouloir corriger rapidement leur poids, souvent par le recours à des régimes restrictifs. Ces régimes imposent des règles strictes, allant de la suppression de certains aliments ou le comptage des calories, jusqu’aux horaires de repas fixes et immuables.
Des injonctions difficiles à maintenir dans la réalité des 18-25 ans… Cette période de la vie est en effet marquée par des études, des emplois parfois irréguliers, des sorties entre amis et des changements de rythme constants.
Elle correspond aussi à une phase de transition identitaire et émotionnelle, où le stress, l’incertitude et la pression sociale peuvent être particulièrement présents. Dans ce contexte, l’alimentation peut parfois devenir un moyen de régulation émotionnelle, une manière de faire face au stress ou au mal-être.
Les jeunes femmes, plus exposées aux normes esthétiques et aux injonctions liées au corps, sont d’ailleurs particulièrement concernées par ces tensions autour du poids et de l’alimentation. Cette approche rigide génère fréquemment de la frustration : le plaisir de manger s’atténue, les repas deviennent sources de tension et l’alimentation est davantage guidée par le contrôle du poids que par les besoins du corps.
À long terme, ce fonctionnement peut favoriser un effet « yo-yo » : après une phase de restriction, les privations accumulées augmentent les envies et peuvent conduire à des épisodes de perte de contrôle alimentaire.
Ce phénomène de reprise pondérale après un régime est largement documenté dans la littérature scientifique. Mann, T. et al. (2007) dont l’étude a été publiée dans American Psychologist, montrent notamment que les régimes restrictifs s’accompagnent fréquemment d’une reprise de poids à long terme et ne constituent pas une stratégie efficace et durable de gestion pondérale. 2
Par ailleurs, dans une période de vie marquée par des bouleversements émotionnels, l’alimentation peut aussi devenir un moyen d’apaiser le stress, l’anxiété ou la solitude, ce qui renforce le risque d’excès et entretient un rapport conflictuel au corps et au poids.
Le poids d’équilibre chez les 18-25 ans : une approche plus adaptée que l’IMC « normal »
Plutôt que de se concentrer sur un chiffre arbitraire comme l’IMC, il est plus pertinent de considérer le poids que le corps tend naturellement à maintenir lorsqu’il est correctement nourri : le poids d’équilibre.
Il correspond au poids que le corps maintient naturellement lorsque l’alimentation est suffisante, régulière et sans restriction excessive. Contrairement à l’IMC, qui est un chiffre fixe basé sur des normes statistiques, le poids d’équilibre prend en compte la physiologie individuelle, les habitudes de vie, et le fonctionnement naturel du métabolisme.
Chez les jeunes adultes, ce poids peut parfois se situer dans la zone IMC « normale » mais ce n’est pas systématique : certaines personnes sont en parfaite santé avec un IMC légèrement supérieur ou inférieur, simplement parce que leur corps a trouvé son équilibre naturel.
L’essentiel n’est donc pas d’atteindre un chiffre précis, mais de cultiver des habitudes alimentaires et physiques qui permettent au corps de fonctionner de manière optimale, tout en respectant la faim, la satiété et le plaisir de manger.
Se concentrer sur le poids d’équilibre aide à réduire la pression liée à l’IMC, diminue les frustrations et favorise une relation plus apaisée au corps et à l’alimentation, ce qui constitue un fondement solide pour une santé durable.
- 1Fardouly, J., & Vartanian, L. R. (2016). Social media and body image concerns: Current research and future directions. Current Opinion in Psychology, 9, 1–5.
- 2Mann, T., Tomiyama, A. J., Westling, E., Lew, A. M., Samuels, B., & Chatman, J. (2007). Medicare’s search for effective obesity treatments: Diets are not the answer. American Psychologist, 62(3), 220–233.
Pourquoi les régimes perturbent le maintien d’un IMC stable chez les 18–25 ans ?
Chercher à contrôler son poids par des régimes stricts peut sembler une solution simple pour rester dans la « norme » de l’IMC, mais ces pratiques ont souvent l’effet inverse et compliquent la stabilité naturelle du poids.
Les effets des régimes sur le corps et l’IMC
Les régimes restrictifs perturbent les mécanismes naturels de faim et de satiété. En limitant certains aliments ou en réduisant drastiquement les calories, ils envoient au corps le signal qu’il doit « économiser » de l’énergie.
Chez les jeunes adultes, cette restriction se traduit souvent par une alternance entre contrôle strict et perte de contrôle, un phénomène connu sous le nom de cycle de restriction-compensation. Plus on cherche à forcer le poids par des régimes, plus le corps devient résistant à la perte de poids.
Les sensations de faim s’intensifient, les envies se multiplient, et la stabilité pondérale devient difficile à maintenir. À long terme, ces comportements peuvent accroître le stress autour de l’alimentation et renforcer le lien anxiogène avec l’IMC « idéal ».
Quand la restriction mène aux compulsions et aux variations de poids
La restriction alimentaire favorise les épisodes de compulsion ou de suralimentation. Ces fluctuations fréquentes génèrent des variations de poids qui s’éloignent de la stabilité associée à la santé.
Les jeunes adultes, soumis à des horaires irréguliers et à des facteurs de stress constants, sont particulièrement sensibles à ce phénomène. Dans ce contexte, l’IMC devient un repère difficile à maintenir et peut devenir source d’angoisse.
Les efforts pour atteindre un chiffre précis peuvent paradoxalement entraîner des écarts plus importants, créant un cercle vicieux de frustration et de reprise de poids.
IMC chez les 18–25 ans : vers un équilibre alimentaire et un poids stable
Abandonner la logique de contrôle strict permet au corps de retrouver progressivement sa capacité d’autorégulation. Manger régulièrement, sans interdits et en respectant ses signaux de faim et de satiété, favorise un poids plus stable sur le long terme.
Le chiffre de l’IMC devient alors secondaire : l’essentiel est de retrouver un équilibre alimentaire et un rapport apaisé au corps. Cette approche réduit la pression psychologique, diminue les frustrations et contribue à une santé globale durable, bien plus qu’une simple obsession pour un IMC « cible ».
L’alimentation intuitive : favoriser un équilibre alimentaire et un IMC stable chez les 18–25 ans
Dans un contexte où l’IMC entre 18,5 et 24,9 kg/m² est souvent présenté comme une référence idéale, l’alimentation intuitive propose une approche différente et plus respectueuse du fonctionnement naturel du corps. Plutôt que de chercher à atteindre un chiffre précis par le contrôle ou la restriction, cette méthode vise à restaurer la capacité d’autorégulation alimentaire.
Chez les 18-25 ans, dont les rythmes de vie sont fluctuants et parfois désorganisés, apprendre à manger en fonction de ses signaux internes de faim et de satiété, permet de réduire les comportements alimentaires extrêmes et de favoriser une stabilité pondérale plus durable.
Cette approche est soutenue par la littérature scientifique. Une revue menée par Van Dyke et Drinkwater (2014) et publiée dans Public Health Nutrition, montre que l’alimentation intuitive est associée à un IMC plus stable, à moins de comportements alimentaires désordonnés et à une meilleure santé psychologique. 1
Autrement dit, lorsque l’on abandonne la logique des régimes au profit de l’écoute corporelle, le poids tend à se réguler plus naturellement, parfois dans la zone 18,5 et 24,9 kg/m², mais sans que cela soit l’objectif central. L’alimentation intuitive consiste à se reconnecter aux signaux corporels : faim, rassasiement, plaisir et satisfaction.
Plutôt que de suivre des règles externes ou des chiffres fixes, cette approche invite à faire confiance à son corps, à reconnaître les moments où il a réellement besoin de manger et ceux où il est rassasié. Chez les jeunes adultes, dont les rythmes de vie sont souvent irréguliers, cours, stages, travail, sorties, stress, etc. cette méthode est particulièrement adaptée.
Elle permet de rompre avec les régimes restrictifs, de réduire la culpabilité autour des repas et de restaurer un rapport plus apaisé à la nourriture. Petit à petit, la personne apprend à écouter ses signaux internes plutôt qu’à se fier uniquement à l’IMC ou à la balance.
Les TCC : agir sur les comportements plutôt que sur l’IMC chez les 18-25 ans
Les TCC permettent d’identifier des pensées fréquentes telles que « je dois absolument avoir un IMC normal » ou « si je n’y parviens pas, c’est un échec » ou encore « il faut que je maigrisse encore pour obtenir un IMC fiable ! ».
Chez les jeunes filles notamment, la peur du surpoids et le recours aux régimes ne se limitent pas à l’IMC. Elles peuvent aussi être motivées par des standards esthétiques, la comparaison sociale ou la pression de l’entourage, qui amplifient les frustrations alimentaires.
Ces pensées automatiques, souvent intériorisées dès l’adolescence, peuvent devenir très rigides. Elles génèrent une pression constante et influencent fortement les comportements alimentaires : restriction excessive, culpabilité après un repas, comparaison permanente avec les autres. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) proposent une approche différente du poids et de l’IMC.
Plutôt que de viser un chiffre précis, elles s’intéressent aux pensées, aux émotions et aux comportements qui influencent la relation à l’alimentation et au corps. Chez les 18-25 ans, période marquée par de nombreux changements et questionnements identitaires, cette approche permet de sortir d’une logique de contrôle pour construire des habitudes plus stables et réalistes.
En prenant conscience de ces pensées et en les questionnant, il devient possible de les assouplir. Un IMC légèrement au-dessus ou en dessous de la fourchette 18,5 et 24,9 kg/m² ne définit ni la valeur personnelle ni l’état de santé global. Ce travail cognitif permet de réduire la charge émotionnelle associée au chiffre et d’adopter une vision plus nuancée du poids.
Modifier les comportements plutôt que viser un chiffre
Les TCC ne cherchent pas à atteindre un IMC cible, mais à modifier progressivement les comportements qui entretiennent l’instabilité du poids : sauter des repas, alterner restriction et excès, manger sous l’effet du stress ou des émotions.
En travaillant sur les habitudes quotidiennes, la gestion du stress, l’organisation des repas et la régulation émotionnelle, cette approche favorise une évolution plus naturelle et durable du poids. Lorsque les comportements deviennent plus stables, le poids tend lui aussi à se stabiliser, parfois dans la zone IMC 18,5 et 24,9 kg/m² parfois ailleurs, mais sans pression excessive ni contrôle permanent.
L’efficacité des TCC dans la modification durable des comportements alimentaires est bien établie. Cooper, Z. et al. (2010) montrent que les TCC améliorent la régulation alimentaire et réduisent les préoccupations excessives liées au poids.2
Installer des habitudes compatibles avec la vie réelle
Repas réguliers, écoute du corps, souplesse face aux imprévus : ces habitudes soutiennent un équilibre global adapté à la vie réelle des 18-25 ans. Entre études, travail, sorties et changements de rythme, la rigidité est rarement tenable sur le long terme.
Les TCC encouragent donc des stratégies réalistes : prévoir sans s’imposer, accepter les écarts sans culpabilité, ajuster plutôt que compenser. Cette flexibilité permet de construire un rapport plus serein au poids et à l’IMC, où le chiffre devient un indicateur secondaire, et non un objectif central.
Activité physique : un soutien pour l’équilibre du poids et de l’IMC
L’activité physique joue un rôle important dans la santé globale, mais son objectif ne devrait pas être de « corriger » un IMC. Chez les jeunes adultes, elle peut devenir un soutien précieux lorsqu’elle est intégrée de manière souple et plaisante, sans logique punitive.
Bouger pour le bien-être, pas pour corriger le poids
L’activité physique améliore l’énergie, le sommeil, la concentration et la gestion du stress. Ces bénéfices ont un impact indirect sur l’équilibre du poids, car ils favorisent une meilleure régulation de l’appétit et des émotions.
Lorsque le sport est utilisé uniquement pour « brûler des calories » ou compenser un repas, il peut renforcer la pression liée au désir d’obtenir un IMC « normal ». En revanche, pratiqué pour le plaisir ou le bien-être, il contribue à une stabilité plus naturelle, sans obsession du chiffre.
Une activité physique durable et plaisante
Marcher, danser, faire du sport entre amis, pratiquer une activité régulière mais réaliste : ce sont ces habitudes qui s’inscrivent dans la durée. Chez les 18-25 ans, la clé réside dans la régularité et le plaisir plutôt que dans l’intensité.
Une activité compatible avec le quotidien soutient l’équilibre général du corps, ce qui peut, chez certaines personnes, s’accompagner d’un IMC stable, sans que cela ait été recherché comme objectif principal.
Quand l’IMC et le poids deviennent préoccupants chez les 18-25 ans : l’apport des TCC et de l’alimentation intuitive
Vous avez entre 18 et 25 ans et le poids ou l’alimentation occupent une place excessive dans votre quotidien ? Vous avez des pensées envahissantes ou culpabilisantes ? Vous faites des régimes restrictifs répétés qui n’aboutissent jamais ?
Un accompagnement basé sur les TCC et l’alimentation intuitive peut vous aider à retrouver votre sérénité physique et psychique. C’est précisément l’objectif de Linecoaching.com. Notre but ? Vous aider à vous réconcilier durablement avec l’alimentation et perdre du poids naturellement, sans frustrations. Notre programme s’appuie sur les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) afin de modifier les schémas de pensée et les comportements alimentaires qui entretiennent le cercle des régimes et de la culpabilité.
Nous intégrons à notre programme les principes de l’alimentation intuitive, une approche qui vous aide à vous reconnecter à vos sensations de faim et de satiété, tout en favorisant une perte de poids durable et respectueuse de votre corps. Notre approche repose sur un constat bien documenté : la majorité des régimes restrictifs échouent à long terme.
C’est pourquoi nous vous proposons une méthode alternative, durable et respectueuse du corps, qui vise à allier bien-être, résultats visibles et sérénité alimentaire. En vous laissant guider par nos experts et nos coachs, vous apprendrez à écouter votre corps plutôt que de suivre aveuglément la balance ou les repères statistiques comme l’IMC.
- 1Van Dyke, N., & Drinkwater, E. J. (2014). Relationships between intuitive eating and health indicators: Literature review. Public Health Nutrition, 17(8), 1757–1766
- 2Cooper, Z., Doll, H. A., Hawker, D. M., Byrne, S., Bonner, G., Eeley, E., O’Connor, M. E., & Fairburn, C. G. (2010). Testing a new cognitive behavioural treatment for obesity: A randomized controlled trial with three-year follow-up. Behaviour Research and Therapy, 48(8), 706–713
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