IMC entre 36 et 45 ans : un indicateur clé en milieu de vie active
A la trentaine, notre corps commence doucement à changer : métabolisme qui ralentit, kilos qui s’installent sans prévenir… Entre 36 et 45 ans, ces signaux ne sont pas anodins. C’est le moment clé pour mieux comprendre son IMC (Indice de Masse Corporelle) et agir avant que les déséquilibres métaboliques et le surpoids ne s’ancrent durablement.
Entre 36 et 45 ans, la santé entre dans une phase charnière. Cette période, marquée la plupart du temps par une stabilité professionnelle et familiale, ou à l’inverse par une instabilité liée à des transitions de carrière, des tensions familiales ou un déséquilibre entre vie personnelle et professionnelle, voit pourtant s’installer progressivement certains facteurs de risque métaboliques. L’IMC (Indice de Masse Corporelle), calculé en divisant le poids (kg) par la taille au carré (m²), devient alors un outil de repérage simple, pratique et essentiel pour orienter la prévention santé.
Pourquoi l’IMC est particulièrement important après 35 ans ?
À partir de 35-40 ans, notre corps entre dans une phase de transition silencieuse mais bien réelle. Plusieurs mécanismes naturels modifient peu à peu la manière dont nous dépensons et stockons l’énergie :
- le métabolisme de base ralentit : notre organisme brûle moins de calories au repos qu’à 20 ans, même si l’on garde les mêmes habitudes alimentaires,
- La masse musculaire commence à diminuer progressivement, souvent sans qu’on s’en aperçoive. Ce n’est pas encore une sarcopénie à proprement parler, cette perte liée à l’âge qui fragilise muscles et force, généralement après 60 ans, mais déjà une lente érosion musculaire.
En d’autres termes, les fondations de la sarcopénie se posent dès la quarantaine. Cette perte insidieuse de muscle réduit la dépense énergétique quotidienne, favorise le stockage de graisse et rend plus difficile le maintien d’un poids stable.
- Cette graisse viscérale est la plus « métaboliquement active » : elle agit directement sur notre santé, en augmentant notamment le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires.
- L’activité physique tend à baisser : une vie professionnelle intense, des contraintes familiales chronophages, et donc le manque de temps pour prendre soin de soi, réduisent souvent les occasions de faire de l’exercice.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’IMC peut sembler stable alors que la composition du corps change : on perd du muscle et on gagne de la graisse. Autrement dit, un IMC « normal » ne garantit plus forcément un bon équilibre métabolique à partir de 35 ans
Ces changements, discrets mais progressifs, font que même une légère augmentation de l’IMC peut masquer une évolution métabolique. Une étude longitudinale menée par Li et al. (2025) et publiée dans Nutrition & Metabolism, a suivi plusieurs centaines de jeunes adultes ayant un passé de surpoids ou d’obésité. Les chercheurs ont observé que la consommation élevée d’aliments ultra-transformés était liée à une altération progressive de la régulation du glucose et à une résistance à l’insuline accrue, même lorsque l’IMC global restait stable. 1
En pratique, préserver sa masse musculaire par une activité physique régulière, réduire les aliments ultra-transformés et favoriser une alimentation riche en fibres, protéines et nutriments permettent de ralentir ces changements naturels et de maintenir un bon équilibre métabolique avec l’âge.
Autrement dit, le métabolisme peut se dérégler avant même que la prise de poids ne soit visible, ce qui rejoint l’idée que le suivi de l’IMC après 35 ans doit être accompagné d’une attention au mode de vie et à la qualité de l’alimentation, pas seulement au chiffre sur la balance.
- 1Li, Y., Costello, E., Rock, S., Patterson, W. B., & Chen, Z. (2025). Ultra-processed food intake is associated with altered glucose homeostasis in young adults with a history of overweight or obesity: A longitudinal study. Nutrition & Metabolism, 22, 36.
IMC normal à 40 ans : quels repères ?
Les repères de l’IMC restent les mêmes à tout âge :
• IMC normal : 18,5 à 24,9
• Surpoids : 25 à 29,9
• Obésité : ≥ 30
Cependant, à partir de 40 ans, un IMC situé dans la fourchette haute de la norme (autour de 24-25) peut déjà s’accompagner de signaux d’alerte métaboliques : une glycémie légèrement élevée (trop de sucre dans le sang), une tension artérielle en hausse, ou des triglycérides augmentés (graisses circulant en excès dans le sang).
Ces indicateurs révèlent un métabolisme qui commence à se déséquilibrer, même sans surpoids marqué.
Une étude issue du Global Burden of Disease Study menée par Gu, Q. et al. (2025), et publiée dans BMC Cardiovascular Disorders, montre que même sans surpoids évident, les adultes avec un IMC ≥ 24 présentent un risque plus élevé de syndrome métabolique et de troubles cardiovasculaires. 1
Cela souligne que le “poids santé” n’est pas qu’un chiffre : il doit s’accompagner d’une bonne composition corporelle et d’un profil métabolique équilibré, surveillés dès la quarantaine.
- 1Gu, Q., Nong, S., Liu, C., Chen, Y., Wu, M., & Liao, C. (2025). Trends and predictions of the global burden of ischemic heart disease in women of childbearing age attributable to high body mass index and hypertension, 1990–2021: A systematic analysis for the Global Burden of Disease Study. BMC Cardiovascular Disorders, 25, 47.
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IMC et santé métabolique entre 35 et 46 ans : le surpoids, un phénomène fréquent mais évitable
Le surpoids après 40 ans est un phénomène fréquent, observé dans de nombreuses études européennes.
Une analyse menée par Silva et al. (2025) publiée dans Public Health et portant sur plus de 100 000 participants issus de 20 pays de l’Union européenne, confirme que près de 60 % des hommes et 45 % des femmes âgés de 40 à 60 ans présentent un IMC supérieur ou égal à 25.
Cette étude souligne que les écarts de revenus et le niveau d’activité physique sont les deux principaux déterminants de cette tendance à la prise de poids à l’âge mûr. En d’autres termes, le surpoids n’est pas seulement la conséquence d’un excès calorique : il découle de facteurs sociaux et comportementaux étroitement liés. 1
Les personnes ayant un revenu plus faible sont souvent confrontées à un accès limité à une alimentation saine, à un stress financier chronique favorisant la sécrétion de cortisol (hormone du stress qui favorise le stockage de graisse abdominale), ainsi qu’à des contraintes professionnelles réduisant le temps disponible pour cuisiner ou faire de l’exercice.
Ces facteurs interagissent et contribuent à un déséquilibre énergétique propice à la prise de poids. Avec l’âge, le niveau d’activité physique tend également à diminuer, en raison d’un mode de vie plus sédentaire, d’une baisse de la masse musculaire (sarcopénie) et de loisirs moins actifs.
Ce déclin de l’activité et l’augmentation du stress favorisent l’accumulation de graisse viscérale, une forme de graisse particulièrement néfaste pour la santé métabolique. Cependant, cette évolution n’est pas inévitable. Le surpoids à la quarantaine, bien que fréquent, peut être prévenu par la modification de déterminants clés tels que l’activité physique, la gestion du stress et l’équilibre alimentaire.
Ainsi, la prise de poids à cet âge ne s’explique pas uniquement par un excès calorique, mais plutôt par un mode de vie sédentaire et un stress chronique, deux facteurs qui favorisent spécifiquement le stockage de graisse abdominale, aux conséquences métaboliques plus graves qu’un simple excès de poids global.
Une étude japonaise de référence menée par Okauchi et al. (2007) et publiée dans Diabetes Care, a mis en évidence que la graisse viscérale constitue un prédicteur bien plus fiable du risque de diabète de type 2 que l’IMC seul, en particulier à partir de la quarantaine.
Selon les auteurs, une accumulation modérée de graisse viscérale peut doubler le risque de résistance à l’insuline, même chez des individus ayant un poids dit « normal ». 2
En clair, le chiffre sur la balance ne suffit pas. À partir de la quarantaine, il devient essentiel de surveiller la répartition de la masse grasse, en particulier abdominale, de préserver la masse musculaire et d’adopter une activité physique régulière pour prévenir le surpoids métabolique et ses complications.
Mais attention : tous les kilos ne se valent pas. Ce n’est pas tant le poids global qui compte, mais l’endroit où la graisse s’accumule. La graisse dite viscérale, celle qui se loge autour du ventre et des organes, est particulièrement dangereuse. Elle agit comme une véritable « usine à inflammation », perturbant la régulation du sucre et des graisses dans le sang. Un ventre qui s’arrondit est souvent le premier signal d’un déséquilibre métabolique réversible, à condition d’agir tôt...
IMC et homme de 45 ans : vigilance renforcée
Chez l’homme, la quarantaine marque souvent une période charnière dans l’équilibre corporel et métabolique. À cet âge, plusieurs transformations silencieuses s’installent progressivement :
- la masse musculaire commence à décliner plus rapidement, notamment en raison d’une baisse naturelle de la testostérone et d’une activité physique moins intense. Cette perte de muscle réduit la dépense énergétique au repos et favorise le stockage de graisses.
Parallèlement, la graisse viscérale, celle qui se loge autour des organes abdominaux, tend à augmenter, même sans changement apparent du poids total. Ainsi, un homme peut conserver un poids “stable” tout en modifiant profondément la répartition de sa composition corporelle.
Dans ce contexte, un IMC de 25 peut masquer un risque métabolique élevé, car il ne distingue pas la masse grasse de la masse maigre.
D’après Lee et al. (2008), dont l’étude a été publiée dans le Journal of Clinical Epidemiology, les indicateurs d’obésité abdominale, comme le tour de taille (≥ 94 cm chez l’homme), permettent une meilleure prédiction du risque cardiovasculaire que l’IMC seul. Leur méta-analyse souligne que la répartition de la graisse corporelle, et non le poids total, détermine le risque métabolique réel.3
Ainsi, à partir de 45 ans, la vigilance doit être renforcée : surveiller non seulement le poids, mais aussi la répartition corporelle, le tour de taille et la force musculaire devient essentiel. Une activité physique régulière, notamment de type musculation ou résistance, combinée à une alimentation équilibrée et riche en protéines, contribue à préserver la masse maigre et à limiter la progression du tissu adipeux viscéral.
En somme, le maintien d’un IMC “normal” ne garantit pas une bonne santé métabolique. C’est la qualité de la composition corporelle qui détermine réellement le niveau de risque et la capacité de l’organisme à rester en équilibre.
IMC et femme de 45 ans : l’effet des changements hormonaux
Autour de 45 ans, les fluctuations hormonales propres à la périménopause influencent directement la répartition des masses corporelles et peuvent entraîner une légère augmentation de l’IMC.
Entre 36 et 45 ans, celui-ci tend en effet à évoluer lentement à la hausse chez de nombreuses femmes, traduisant une modification progressive de la composition corporelle plutôt qu’une prise de poids brutale.
Cette période marque la fin de la stabilité métabolique observée à la trentaine et amorce la transition hormonale caractérisée par la baisse progressive des taux d’œstrogènes et de progestérone.
Ces variations hormonales modifient profondément la répartition de la masse grasse : la graisse, autrefois plutôt localisée sur les hanches et les cuisses, se déplace progressivement vers la région abdominale.
Ce changement, purement hormonal au départ, s’accompagne aussi d’une diminution de la masse musculaire et d’un ralentissement du métabolisme de base, ce qui rend la prise de poids plus facile, même à apports caloriques constants. Une étude longitudinale du Study of Women’s Health Across the Nation (SWAN) menée par Karvonen-Gutierrez et al. (2019) et publiée dans Menopause, a montré que la ménopause s’accompagnait d’une hausse moyenne de 2 à 3 kg, principalement au niveau viscéral.
Ces dépôts graisseux ne se contentent pas d’augmenter le tour de taille : ils influencent directement la sensibilité à l’insuline, la tension artérielle et les taux de cholestérol, augmentant ainsi le risque de syndrome métabolique. 4
La vigilance sur l’IMC doit donc être couplée à une attention particulière au tour de taille (≥ 80 cm chez la femme), un indicateur plus fiable du risque cardiovasculaire à cet âge. En parallèle, maintenir la force musculaire par une activité physique régulière, notamment des exercices de résistance, et préserver une alimentation riche en protéines et en fibres, permettent d’atténuer ces effets hormonaux.
Autrement dit, la maîtrise du poids à la quarantaine n’est pas seulement une question d’équilibre calorique, mais de régulation hormonale et de composition corporelle.
- 1Silva, A. M. P., Gimeno-Feliu, L. A., & Lopez-Rodriguez, J. A. (2025). The burden of inequity: Income-related disparities in cardiovascular risk factors in Europe. Public Health, 238, 1–10.
- 2Yukiyoshi Okauchi 1 , Hitoshi Nishizawa, Tohru Funahashi, Tomoko Ogawa, Midori Noguchi, Miwa Ryo, Shinji Kihara, Hiromi Iwahashi, Kazuya Yamagata, Tadashi Nakamura, Iichiro Shimomura, Yuji Matsuzawa
- 3Lee, C. M. Y., Huxley, R. R., Wildman, R. P., & Woodward, M. (2008). Indices of abdominal obesity are better discriminators of cardiovascular risk factors than BMI: A meta-analysis. Journal of Clinical Epidemiology, 61(7), 646–653.
- 4Study of Women’s Health Across the Nation (SWAN)menée par Karvonen-Gutierrez et al. (2019) (Menopause, 26(9), 1009–1016. Karvonen-Gutierrez, C. A., Huang, M.-H., Han, W., & Harlow, S. D. (2019). Changes in body composition and weight during the menopause transition. JCI Insight, 4(5), e124865
IMC entre 35 et 46 ans et prévention santé : agir avant l’installation des maladies métaboliques
Entre 36 et 45 ans, la prévention des maladies métaboliques revêt une importance particulière, car les déséquilibres hormonaux, l’augmentation du stress oxydatif et la sédentarité commencent à altérer la régulation du glucose (sucre) et des lipides (graisses).
À ce stade, le poids corporel et surtout l’indice de masse corporelle (IMC) deviennent des marqueurs essentiels du risque de diabète, d’hypertension et de syndrome métabolique.
Des études longitudinales montrent qu’un IMC supérieur à 25 kg/m² entre 35 et 45 ans multiplie par 2 à 3 le risque de diabète de type 2 dans les dix années suivantes. C’est ce que confirment lmenée es travaux menés par Bhaskaran et al., (2018), publiés dans le Lancet Diabetes & Endocrinology). 1
En revanche, selon Bhowmik et al., (2025), dont l’étude a été publiée dans le JAMA Network Open, les individus qui maintiennent un IMC stable ou parviennent à réduire leur masse corporelle de 5 % à cet âge, voient leur sensibilité à l’insuline et leur profil lipidique nettement s’améliorer. 2
Une simple réduction de 5 % du poids corporel, même sans atteindre un IMC « normal », permet de diminuer de près de 60 % le risque de diabète de type 2, grâce à une meilleure captation du glucose par les tissus musculaires et à une réduction de la graisse viscérale. Selon Tuomilehto, J., et al. (2001), dont l’étude a été publiée dans le NEJM, cette amélioration métabolique se traduit aussi par une baisse de la pression artérielle et des triglycérides. 3
Ainsi, entre 36 et 45 ans, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu esthétique : c’est une fenêtre critique de prévention, où un rééquilibrage du poids et du mode de vie peut inverser les premiers signes de résistance à l’insuline et préserver la santé métabolique sur le long terme.
IMC entre 36 et 45 ans : le rôle central d’une activité physique adaptée
L’objectif n’est pas la performance, mais la régularité du mouvement. À partir de la quarantaine, l’activité physique devient un levier essentiel de prévention métabolique : elle agit simultanément sur la régulation du poids, le maintien de la masse musculaire, la sensibilité à l’insuline et la santé cardiovasculaire.
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire d’adopter un entraînement intensif. Ce sont la constance et la variété des activités qui comptent le plus.
Les activités recommandées sont celles qui peuvent être intégrées durablement dans le quotidien :
- renforcement musculaire léger (2×/semaine) pour préserver la masse maigre et limiter la sarcopénie,
- activité d’endurance modérée (marche rapide, natation, vélo, danse) pour améliorer la fonction cardiorespiratoire et favoriser l’utilisation des graisses comme source d’énergie,
- réduction du temps assis, en intégrant des pauses actives toutes les 45 minutes, afin de stimuler la circulation et d’éviter la stagnation métabolique liée à la sédentarité.
L’étude de Ekelund et al. (2019), menée sur plus de 36 000 adultes et publiée dans le BMJ, a démontré qu’un simple ajout de 30 minutes d’activité modérée par jour pouvait compenser les effets métaboliques délétères de 6 à 8 heures passées assises. Ce résultat souligne la puissance du mouvement régulier, même à intensité modérée, pour réduire le risque de diabète de type 2, de syndrome métabolique et de mortalité cardiovasculaire. 4
L’activité physique adaptée agit aussi sur le bien-être psychologique, en réduisant le stress chronique, facteur connu d’accumulation de graisse viscérale. Elle soutient la régulation hormonale, favorise un sommeil de meilleure qualité et contribue à maintenir un poids stable sur le long terme.
Ainsi, au-delà de la simple gestion du poids, le mouvement devient un véritable traitement préventif, accessible à tous, à condition d’être régulier, progressif et adapté à ses capacités.
IMC entre 35 et 46 ans : les enseignements clés
Entre 35 et 46 ans, le corps entre dans une phase de transition métabolique silencieuse. L’IMC devient alors un signal précoce de déséquilibre : de petites variations peuvent révéler une tendance à la prise de poids viscérale, à l’insulinorésistance ou à la perte progressive de masse musculaire.
Cette période représente un moment stratégique pour agir avant que ne s’installent durablement les troubles métaboliques. Le surpoids est fréquent mais réversible à cet âge. Les études montrent qu’un mode de vie plus actif, une alimentation équilibrée et une meilleure gestion du stress suffisent souvent à inverser la trajectoire.
L’objectif n’est pas la perfection, mais la régularité : bouger un peu chaque jour, gérer son alimentation, mieux dormir et préserver la masse musculaire.
Retrouver l’équilibre à la quarantaine : quand l’IMC ne suffit pas
Entre 36 et 45 ans, le corps change progressivement. L’indice de masse corporelle (IMC), souvent stable à la trentaine, a tendance à grimper légèrement, non pas à cause d’un excès évident, mais parce que le métabolisme ralentit et la masse musculaire diminue progressivement. Résultat ? La balance fait la grimace.
Chez la femme, la transition hormonale vers la périménopause amplifie ces variations : le corps stocke plus facilement, surtout au niveau abdominal. Chez l’homme, les changements sont plus discrets mais bien présents. À partir de la quarantaine, le taux de testostérone diminue progressivement, entraînant une perte de masse musculaire et une redistribution des graisses vers la zone abdominale.
Ce phénomène, souvent accentué par le stress, le manque de sommeil ou une activité physique réduite, contribue lui aussi à l’augmentation de l’IMC.
Pour autant, un IMC légèrement plus élevé ne rime pas nécessairement avec une mauvaise santé. L’essentiel, à cet âge, est d’adopter une vision plus globale : écouter son corps, préserver sa vitalité et maintenir un équilibre entre le physique, le mental et l’émotionnel. À la quarantaine, la vie demande beaucoup d’efforts, tant sur le plan professionnel que familial.
C’est l’âge où le stress, la pression au bureau, la gestion de la maison et l’éducation des enfants prennent souvent le pas sur le bien-être personnel. C’est aussi l’âge où beaucoup « avalent » ce qu’il y a dans l’assiette entre deux dossiers, grignotent sur un coin de table une fois les enfants couchés ou se jettent sur la nourriture pour se calmer après une journée intense…
Et le dimanche, pour « compenser » le peu d’activité physique de la semaine, la plupart chaussent leurs baskets et se lancent dans un jogging de dix kilomètres, en sueur, à bout de souffle, juste pour ne pas culpabiliser. Certes, cette attitude est louable. Elle reflète le désir sincère de se reconnecter à soi. Mais l’équilibre ne se trouve pas dans l’effort ou la perfection, il se cultive dans la douceur, la régularité et l’écoute de son corps.
Et si, plutôt que de courir après un poids idéal, vous appreniez à faire la paix avec votre corps ? Prendre quelques minutes chaque jour pour bouger, respirer, bien manger, souffler. Ces moments de recentrage permettent non seulement de stabiliser l’IMC, mais aussi de renforcer la confiance en soi et la sérénité intérieure.
Une étude, issue de la cohorte française NutriNet-Santé, dirigée par Camilleri, G. M., et al. (2017), et publiée dans Appetite, a porté sur plus de 20 000 femmes âgées de 35 à 50 ans.
Les auteurs confirment que celles ayant un score élevé d’alimentation intuitive présentent un IMC plus bas, une meilleure image corporelle et moins de comportements alimentaires restrictifs.
Ces résultats soutiennent l’idée qu’une relation plus apaisée à la nourriture favorise un équilibre pondéral durable à la quarantaine. 5
En complément, notre programme vous invite aussi à remettre votre corps en mouvement, à votre rythme, grâce à plus de 200 exercices accessibles en vidéo. Un parcours conçu pour dynamiser votre énergie, libérer la pression émotionnelle et renforcer votre vitalité.
Un corps qui bouge, un esprit apaisé, une alimentation structurée, un IMC équilibré, voilà les fondations d’un bien-être durable.
- 1Bhaskaran, K., Douglas, I., Forbes, H., dos-Santos-Silva, I., & Smeeth, L. (2014). Body-mass index and risk of 22 specific cancers: a population-based cohort study of 5·24 million UK adults. The Lancet, 384(9945), 755–765.
- 2(Bhowmik et al., (2025). Faith-Based Lifestyle Intervention for Diabetes Prevention Among Adults in Bangladesh: A Cluster Randomized Clinical Trial. JAMA Network Open, 8(1), e2840359.
- 3Tuomilehto, J., Lindström, J., Eriksson, J. G., Valle, T. T., Hämäläinen, H., Ilanne-Parikka, P., & Uusitupa, M. (2001). Prevention of type 2 diabetes mellitus by changes in lifestyle among subjects with impaired glucose tolerance. New England Journal of Medicine, 344(18), 1343–1350.
- 4Ekelund, U., Tarp, J., Steene-Johannessen, J., Hansen, B. H., Jefferis, B., Fagerland, M. W., Whincup, P., Diaz, K. M., Hooker, S. P., Chernofsky, A., Larson, M. G., Spartano, N. L., Vasan, R. S., Dohrn, I.-M., Hagströmer, M., Edwardson, C., Yates, T., Shiroma, E. J., Anderssen, S. A., & Lee, I.-M. (2019). Dose–response associations between accelerometry measured physical activity and sedentary time and all-cause mortality: Systematic review and harmonised meta-analysis. BMJ, 366, l4570.
- 5Camilleri, G. M., Méjean, C., Bellisle, F., & Hercberg, S. (2017). Intuitive eating, weight status, and eating disorder symptomatology among middle-aged women: Results from the NutriNet-Santé cohort study. Appetite, 118, 232–239.
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