GLP-1 en France : qui peut en bénéficier, qui peut le prescrire, et est-ce remboursé ?

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Vous envisagez un traitement comme Wegovy ou Mounjaro pour perdre du poids ? Les GLP-1 suscitent beaucoup d’intérêt, notamment parce qu’ils agissent sur la faim et la satiété. Mais en pratique, leur accès, leurs indications et leur place dans la prise en charge de l’obésité restent parfois flous. Alors, qui peut en bénéficier en France, comment y accéder, et dans quel cadre sont-ils réellement utilisés ?

 

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans certaines situations précises, avec des critères d’IMC, de comorbidités, d’échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite et une prescription initiale spécifique pour le remboursement.

 

Il faut donc désormais distinguer clairement l’accès médical au traitement et l’accès au remboursement.

 

Les traitements de type GLP-1 utilisés dans l’obésité sont aujourd’hui accessibles en France sous certaines conditions.

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Quels traitements GLP-1 sont disponibles en France aujourd’hui ?

En France, plusieurs traitements de type GLP-1 sont utilisés dans la prise en charge de l’obésité :

 

  • Wegovy (sémaglutide), en administration hebdomadaire,
  • Saxenda (liraglutide), en administration quotidienne,
  • Mounjaro (tirzépatide) qui, lui, agit sur deux hormones impliquées dans la régulation de l’appétit.

 

Ces traitements sont administrés par injection et délivrés uniquement sur prescription médicale. Ils doivent être utilisés dans le respect de leur indication et dans le cadre d’un suivi médical.

 

Obésité : qu’est ce qu’un traitement GLP-1?

 

Les analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide-1) sont des médicaments qui agissent sur plusieurs mécanismes impliqués dans la régulation du poids. Ils miment une hormone naturellement produite par l’organisme après les repas, ce qui permet de diminuer la sensation de faim, augmenter la satiété, ralentir la vidange gastrique et influencer certains comportements alimentaires, notamment en réduisant les prises alimentaires impulsives.

 

Ces effets contribuent à créer un déficit énergétique, facilitant ainsi  la perte de poids.  Concrètement, cela signifie que l’on a moins faim, que l’on est rassasié plus rapidement et que l’on mange généralement en plus petites quantités, sans avoir à se restreindre de façon volontaire en permanence.

 

Les données cliniques les plus robustes proviennent des programmes d’essais STEP (pour le sémaglutide) et SURMOUNT (pour le tirzépatide). Ces études montrent une perte de poids significative chez les patients traités, mais dans un cadre bien précis : les médicaments sont systématiquement associés à une intervention sur le mode de vie, incluant des conseils nutritionnels et une augmentation de l’activité physique.

 

L’essai STEP 3, publié dansle JAMA et mené par Wadden, T. A. et al. (2021)1 , a évalué le sémaglutide en complément d’une prise en charge comportementale intensive. Les participants traités ont perdu en moyenne significativement plus de poids que ceux sous placebo (substance sans principe actif mais dont la prise peut avoir un effet psychologique bénéfique sur le patient), confirmant l’intérêt de cette approche combinée.

 

Ces résultats soulignent un point essentiel : les traitements GLP-1 sont des outils efficaces pour accompagner la perte de poids, mais ils s’inscrivent dans une prise en charge globale, où les changements d’habitudes restent essentiels.

 

En France, ces traitements sont bien évidemment encadrés par leur autorisation de mise sur le marché (ANSM), qui précise leurs indications, leurs conditions d’utilisation et les précautions associées.

 

Quelle est la différence entre Wegovy, Ozempic et Mounjaro ?

 

Wegovy et Ozempic contiennent la même molécule, le sémaglutide, mais ils ne sont pas utilisés dans les mêmes situations.

 

Ozempic  est prescrit dans le traitement du diabète de type 2, principalement pour aider à réguler la glycémie. Alors que Wegovy, lui, utilise cette même molécule mais à des doses plus élevées et est spécifiquement indiqué dans la prise en charge de l’obésité.

 

Mounjaro  repose sur une autre molécule, le tirzépatide, qui agit à la fois sur deux hormones impliquées dans la régulation de l’appétit et du métabolisme. Son mécanisme d’action est donc différent de celui du sémaglutide.

 

En clair, même si ces traitements appartiennent à une même famille thérapeutique, ils n’ont pas les mêmes objectifs : certains sont orientés vers le contrôle du diabète, d’autres vers la perte de poids dans l’obésité, avec des doses, des indications et des usages distincts.

 

Qui peut recevoir des GLP-1 ?

 

En France, les traitements de type GLP-1 s’adressent à des adultes présentant une situation de surpoids ou d’obésité définie selon des critères médicaux précis.

 

Ils sont indiqués chez les personnes

  • avec un   indice de masse corporelle   (IMC) ≥ 30 kg/m²,
  • ou ≥ 27 kg/m² en présence d’au moins une comorbidité liée au poids (comme le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, les troubles du sommeil ou certaines complications cardiovasculaires).

 

À titre indicatif, un IMC entre 25 et 30 correspond à un surpoids, et au-delà de 30 à une obésité.

 

Ces seuils ne sont pas spécifiques à la France : ils correspondent aux recommandations internationales utilisées dans la majorité des essais cliniques et des directives de prise en charge de l’obésité.

 

Dans ce contexte, la prescription s’inscrit généralement dans une démarche progressive. Les traitements médicamenteux sont le plus souvent envisagés en seconde intention, lorsque les mesures nutritionnelles, l’activité physique et les approches comportementales seules n’ont pas permis d’obtenir des résultats suffisants ou durables.

 

Les recommandations récentes en pratique clinique, notamment la mise à jour des recommandations canadiennes publiée dans le CMAJ par Pedersen, S. D., et ses collaborateurs (2025)2 , confirment cette approche. Elles préconisent l’introduction d’un traitement pharmacologique chez les patients avec un IMC ≥ 30, ou ≥ 27 avec comorbidités, dans le cadre d’une prise en charge globale et après évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque. 

 

Cette logique souligne un point clé : l’objectif n’est pas uniquement la perte de poids à court terme, mais l’amélioration de la santé globale, en tenant compte du contexte médical, des habitudes de vie et des besoins spécifiques de chaque patient.

 

Il faut toutefois distinguer ici deux niveaux : les critères généraux d’indication du traitement, et les critères spécifiques du remboursement. Un patient peut relever de l’AMM d’un GLP-1 sans pour autant remplir les conditions de prise en charge par l’Assurance Maladie. En France, ces critères sont notamment repris par l’Assurance Maladie, qui précise les conditions générales d’utilisation de ces traitements dans la prise en charge de l’obésité. Elle rappelle notamment que les traitements médicamenteux s’inscrivent dans une stratégie globale, associant modifications des habitudes alimentaires, activité physique et suivi médical dans la durée.

 

Dans quels cas Wegovy et Mounjaro sont-ils remboursés depuis le 15 juin 2026 ?

 

Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans l’obésité, mais uniquement dans une partie restreinte de leur indication.

 

La prise en charge concerne des adultes en échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite, défini par une perte de poids inférieure à 5 % à 6 mois, et toujours en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique.

 

Le premier grand cas de remboursement concerne les patients ayant un IMC initial supérieur ou égal à 40 kg/m², même sans comorbidité associée, dès lors que les autres conditions de prise en charge sont réunies.

 

Le second grand cas concerne les patients ayant un IMC initial supérieur ou égal à 35 kg/m² avec au moins une comorbidité retenue pour la prise en charge.

 

Parmi les comorbidités retenues pour la prise en charge figurent notamment :

 

  • diabète de type 2 ;
  • hypertension artérielle nécessitant un traitement médicamenteux ;
  • hypertriglycéridémie > 5 g/L résistante au traitement habituel 
  • stéatohépatite non alcoolique (NASH) ou fibrose hépatique ;
  • syndrome des ovaires polykystiques ;
  • problème de fertilité masculine ou féminine avec projet d’AMP ;
  • maladie rénale chronique ;
  • cirrhose Child A ;
  • syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil avec IAH ≥ 15/h ;
  • asthme sévère en lien avec l’obésité ;
  • lombalgies chroniques, coxarthrose ou gonarthrose invalidantes documentées ;
  • incontinence urinaire invalidante ;
  • hernie pariétale ou éventration symptomatique ou complexe imposant une perte de poids avant chirurgie ;
  • hypertension intracrânienne idiopathique ;
  • présence d’un handicap moteur avec ou sans paraplégie.

 

Qui peut prescrire Wegovy, Mounjaro ou Saxenda ?

 

En France, les conditions de prescription des traitements de type GLP-1 ont évolué récemment. Depuis le 23 juin 2025, leur prescription n’est plus limitée aux médecins spécialistes. Tout médecin, y compris un médecin généraliste, peut désormais prescrire ces traitements, dans le respect de leur autorisation de mise sur le marché (AMM).

 

Cette évolution vise à améliorer l’accès aux traitements pour les patients éligibles, tout en maintenant un cadre médical strict. En pratique, la prescription doit toujours s’inscrire dans une prise en charge globale et individualisée.

 

Le médecin doit notamment :

 

  • vérifier que le patient correspond bien aux indications (IMC, comorbidités),
  • évaluer les contre-indications éventuelles,
  • informer sur les bénéfices et les effets indésirables possibles,
  • assurer un suivi régulier, indispensable pour adapter le traitement et surveiller son efficacité.

 

Les recommandations internationales récentes, notamment la Guideline de l’Organisation mondiale de la santé sur les agonistes du GLP-1, publiées dans le JAMA, et représentées par un groupe d’experts dont Celletti, F., et al. (2026)3 , soulignent que ces traitements doivent être initiés par des professionnels de santé formés et intégrés dans une stratégie de prise en charge au long cours, associant également les interventions sur le mode de vie.

 

Autrement dit, même si l’accès à la prescription est aujourd’hui élargi, ces traitements restent des médicaments de prescription encadrée, intégrés dans un suivi médical régulier.

 

Cette évolution s’inscrit dans un cadre réglementaire défini par les autorités sanitaires françaises, notamment l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), qui encadre l’autorisation des médicaments, surveille leur sécurité d’emploi et peut émettre des recommandations en cas de risque ou de mésusage.

 

Pour bénéficier du remboursement dans l’obésité, la prescription initiale doit toutefois être réalisée par un professionnel impliqué dans la prise en charge de l’obésité de niveau de recours 2 ou 3. Sont notamment cités les médecins exerçant en centre spécialisé de l’obésité (CSO), en CHU, en SMR spécialisé en gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie ou nutrition, ainsi que les endocrinologues en lien avec un CSO. Le médecin traitant et les autres médecins peuvent ensuite participer au suivi et aux renouvellements, et peuvent aussi prescrire hors remboursement dans le respect de l’AMM.

Le document d’accompagnement à la prescription : à quoi sert-il ?

 

La prise en charge de Wegovy ou de Mounjaro dans l’obésité est également subordonnée au remplissage d’un document d’accompagnement à la prescription.

 

Ce document sert à vérifier que le patient remplit bien les conditions prévues pour le remboursement. Il ne s’agit donc pas d’une simple formalité administrative, mais d’un élément clé du dispositif de prise en charge.

 

Parmi les informations à renseigner figurent notamment : la qualité du prescripteur initial, l’âge du patient, l’IMC initial, la présence éventuelle de comorbidités et l’échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite avec une perte de poids inférieure à 5 % à six mois, toujours en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique.

Les GLP-1 sont-ils remboursés ?

 

À noter que certaines molécules de cette classe peuvent être utilisées dans le traitement du diabète de type 2, où elles peuvent faire l’objet d’une prise en charge, mais uniquement dans ce cadre spécifique.

 

Oui, mais seulement sous conditions. Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans l’obésité, mais uniquement dans une partie restreinte de leur indication. En revanche, il serait faux de laisser entendre que tout patient ayant un surpoids ou une obésité peut automatiquement bénéficier de cette prise en charge. Le remboursement vise une sous-population prioritaire, définie par les textes, avec des seuils d’IMC, des comorbidités précises, un échec de prise en charge nutritionnelle et une prescription initiale spécifique.

 

Le document transmis mentionne un remboursement à 65 % par l’Assurance Maladie. Certaines situations peuvent par ailleurs relever d’une prise en charge plus élevée lorsqu’une comorbidité entre déjà dans le cadre d’une affection longue durée.

 

Les données en santé publique confirment que le coût des traitements de  l’obésité  constitue un frein fréquent à leur utilisation, même lorsqu’ils sont médicalement indiqués. Dans leur revue publiée dans Current Obesity Reports, Gomez-Martin, M., et ses collaborateurs (2025)4 soulignent ainsi que ces traitements, malgré leur efficacité, restent sous-utilisés à l’échelle internationale en raison de barrières économiques et organisationnelles.

 

Cette absence de remboursement peut représenter un facteur important dans le parcours de soins. Elle peut influencer l’accès au traitement, la continuité thérapeutique et, dans certains cas, la décision de l’initier.

 

Dans ce contexte, la question du remboursement ne se limite pas à un aspect financier : elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la stratégie thérapeutique globale, la durabilité des traitements et les modalités d’accompagnement des patients dans la durée.

 

C’est pourquoi cette dimension est généralement discutée avec un professionnel de santé, afin d’évaluer la pertinence du traitement au regard des bénéfices attendus, des contraintes et des options complémentaires possibles dans la prise en charge de l’obésité.

 

Comment se passe concrètement le parcours d’un patient possiblement compatible GLP-1 ?

 

Le parcours débute généralement par une consultation médicale, au cours de laquelle le professionnel de santé évalue la situation globale du patient : poids, antécédents, comorbidités et habitudes de vie.

 

Si les critères médicaux sont remplis, une discussion est engagée sur les différentes options de prise en charge, incluant les bénéfices attendus, les effets indésirables possibles et les contraintes du traitement.

 

Lorsque l’indication est posée, le traitement est introduit progressivement, avec une augmentation des doses par paliers afin d’améliorer la tolérance.

 

Un suivi régulier est ensuite mis en place pour évaluer l’efficacité, adapter les doses si nécessaire et accompagner le patient dans les changements alimentaires et l’activité physique à envisager. Ce suivi s’inscrit dans la durée et vise à intégrer le traitement dans une approche globale et personnalisée de la prise en charge de l’obésité.

 

Dans les faits, le parcours ne se résume pas à obtenir une ordonnance. Il faut aussi vérifier si le patient relève simplement de l’indication médicale du traitement, ou s’il remplit en plus les conditions d’un remboursement. Si la prise en charge est possible, la prescription initiale doit être réalisée dans le cadre prévu et le document d’accompagnement à la prescription doit être complété avant la délivrance dans le parcours remboursé.

 

Ce que les GLP-1 font…et ce qu’il ne font pas

 

Les traitements de type GLP-1 agissent principalement sur les mécanismes biologiques qui  régulent l’appétit  et la satiété. Concrètement, ils peuvent aider à ressentir moins souvent la faim, à se sentir rassasié plus rapidement pendant les repas, et à réduire certaines prises alimentaires plus impulsives. Dans ce cadre, ils peuvent faciliter une diminution globale des apports alimentaires et accompagner la perte de poids lorsqu’ils sont intégrés dans une prise en charge médicale globale.

 

Mais leur action reste limitée à ces mécanismes biologiques. Ils ne modifient pas, à eux seuls, la relation à l’alimentation dans toutes ses dimensions. Ils n’apprennent pas à reconnaître les émotions alimentaires, à comprendre les situations qui déclenchent les envies de manger ni à transformer durablement les habitudes installées au quotidien.

 

De la même façon, ils ne suffisent pas à structurer une organisation alimentaire stable dans le temps ou à ancrer une activité physique régulière de manière autonome.

 

Les textes français rappellent justement que ces médicaments s’utilisent toujours en complément d’une prise en charge nutritionnelle et d’une augmentation de l’activité physique : ils ne constituent pas une solution isolée.

GLP-1 : les effets observés sur l’appétit et la perte de poids

 

Dans la pratique, les personnes sous traitement décrivent souvent une modification progressive de leurs sensations alimentaires : la faim est moins présente de façon constante, les envies de grignotage diminuent, et il leur devient plus facile de s’arrêter de manger lorsqu’une sensation de satiété apparaît. Ces effets varient d’une personne à l’autre, mais ils constituent l’un des mécanismes centraux par lesquels ces traitements peuvent faciliter la perte de poids.5

 

Les limites des GLP-1 : une action qui ne couvre pas toute la dimension de la gestion de l’alimentation

 

Même si ces traitements peuvent faciliter la perte de poids en agissant sur les signaux biologiques de la faim et de la satiété, ils ne modifient pas l’ensemble des dimensions qui influencent les comportements alimentaires au quotidien.

 

Ils n’interviennent notamment pas sur les apprentissages construits au fil du temps, ni sur la manière dont les émotions, le stress ou certains contextes de vie peuvent influencer les prises alimentaires. De la même façon, ils ne remplacent pas le travail nécessaire pour installer des habitudes durables ou apprendre à ajuster son alimentation dans la durée.

 

Dans une revue publiée dans Current Obesity Reports, Gomez-Martin, M., et ses collaborateurs (2025) 6 soulignent que la pharmacothérapie de l’obésité peut faciliter la perte de poids, mais que sa durabilité dépend en grande partie des changements comportementaux et environnementaux associés.

 

Ce que le traitement ne prend pas en charge…et où un accompagnement s’impose

C’est à ce niveau qu’un accompagnement peut jouer un rôle complémentaire. Il permet notamment de mieux comprendre ses sensations alimentaires, d’identifier certains automatismes (comme le grignotage ou l’alimentation émotionnelle), et de développer des repères plus stables dans son rapport à l’alimentation. Il peut aussi aider à intégrer progressivement une activité physique adaptée et à ancrer les changements dans la durée.

 

Cette approche combinée est aujourd’hui bien documentée. Les études sur les traitements de type GLP-1 montrent qu’ils sont systématiquement associés à des interventions sur le mode de vie, et que cette combinaison améliore non seulement la perte de poids initiale, mais aussi le maintien des résultats et l’adhésion au traitement.

 

Sections

Comment Linecoaching s’intègre dans un parcours incluant les traitements GLP-1 ?

 

Les traitements de type GLP-1 sont aujourd’hui évalués dans le cadre d’études cliniques où ils ne sont jamais utilisés seuls. Ils sont systématiquement associés à des interventions sur le mode de vie, incluant des conseils nutritionnels, une activité physique adaptée et, dans certains cas, un soutien comportemental.

Concrètement, les résultats observés en termes de perte de poids reposent sur cette combinaison. Le traitement agit sur les mécanismes biologiques de la faim et de la satiété, tandis que les interventions associées soutiennent l’évolution des habitudes de vie et leur maintien dans le temps.

Dans cette logique, la prise en charge de l’obésité ne repose pas uniquement sur un traitement médicamenteux, mais sur un ensemble de leviers complémentaires.

Certes, les GLP-1 peuvent faciliter la perte de poids en réduisant la sensation de faim et en aidant à mieux réguler les apports alimentaires.

 

Mais qu’en est il des situations où l’on mange sans faim réelle, pour apaiser une émotion, gérer un stress trop lourd, ou juste par automatisme ?

 

C’est à ce niveau que Linecoaching peut intervenir.

 

Reconnaître les sensations de faim et de satiété, identifier les situations de grignotage ou d’alimentation émotionnelle, mieux gérer ses compulsions et manger ce que l’on aime sans frustrations ni restrictions, fait partie intégrante de notre programme.

Linecoaching s’appuie à la fois sur des approches issues des thérapies cognitives et comportementales  (TCC)  et sur l’alimentation intuitive, afin d’aider chacun à mieux comprendre son fonctionnement alimentaire et à retrouver des repères stables dans son quotidien.

Notre méthode intègre également la dimension de l’activité physique, envisagée comme un soutien progressif au bien-être global et non comme une contrainte, avec plus de 200 exercices accessibles en vidéo pour accompagner la reprise ou le maintien du mouvement au rythme de chacun.

In fine, Linecoaching s’inscrit parfaitement dans les recommandations actuelles concernant la prise en charge de l’obésité et l’usage des traitements GLP-1, axés sur l’importance d’une approche globale associant alimentation, activité physique et suivi dans la durée.

 

Dans le cadre spécifique des traitements remboursés, l’enjeu n’est pas seulement d’obtenir une perte de poids initiale, mais d’ancrer des habitudes durables pendant le traitement et après. C’est dans cette logique qu’un accompagnement comme Linecoaching peut avoir du sens, en complément du suivi médical et non à sa place.

À retenir

Les traitements de type GLP-1 peuvent constituer une aide efficace dans la prise en charge de l’obésité, notamment en agissant sur les mécanismes de la faim et de la satiété.

Cependant, ils ne suffisent pas à eux seuls à transformer durablement la relation à l’alimentation, ni à modifier l’ensemble des comportements du quotidien.

Les études cliniques montrent d’ailleurs qu’ils sont toujours associés à des interventions sur le mode de vie, incluant l’alimentation, l’activité physique et, dans certains cas, un accompagnement comportemental.

Dans cette logique, la perte de poids durable repose sur une approche globale, qui combine action biologique, évolution des habitudes et compréhension des facteurs émotionnels et contextuels.

C’est dans ce cadre qu’un accompagnement comme LineCoaching peut s’intégrer, en aidant à mieux comprendre ses comportements alimentaires, à retrouver des repères stables et à installer des changements durables dans le temps.

En France, il faut désormais ajouter un dernier point clé : Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés depuis le 15 juin 2026, mais dans des situations strictement définies. La distinction entre indication du traitement, prescription et remboursement est donc devenue centrale.

FAQ

Wegovy est-il remboursé en France ?

Oui, depuis le 15 juin 2026, mais seulement dans certaines situations précises de l’obésité, définies par des critères d’IMC, de comorbidités, d’échec de prise en charge nutritionnelle et de prescription initiale encadrée.

Un médecin généraliste peut-il prescrire Mounjaro ?

Oui, depuis juin 2025, tout médecin peut prescrire ces traitements dans le respect de l’AMM. En revanche, pour le remboursement dans l’obésité, la prescription initiale doit être réalisée par un prescripteur habilité dans le cadre prévu.

Ozempic est-il un traitement de l’obésité ?

Non, Ozempic est indiqué dans le diabète de type 2, même s’il contient du sémaglutide.

À qui s’adressent vraiment les GLP-1 ?

Aux personnes en situation d’obésité (ou surpoids avec complications), dans le cadre d’une prise en charge globale.

Quel IMC faut-il pour être remboursé ?

Deux grands cas sont prévus : un IMC initial supérieur ou égal à 40 kg/m², ou un IMC initial supérieur ou égal à 35 kg/m² avec au moins une comorbidité retenue pour la prise en charge.

À quoi sert le document d’accompagnement à la prescription ?

Il sert à vérifier que le patient remplit bien les conditions du remboursement : âge, IMC, comorbidités, échec de prise en charge nutritionnelle et qualité du prescripteur initial.

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