Envie de chocolat ?

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Envie de chocolat ?

Une envie de chocolat se transforme parfois en tablette avalée en moins de cinq minutes. On se fait l’effet d’un goinfre, on regrette, demain, on ne recommencera pas... Mais stop à cette censure : acceptons le chocolat !

Manger un repas satisfaisant, c'est bien, mais grignoter en annule les effets bénéfiques

Clara regarde son émission préférée, un concours de chant en direct. Elle fait attention à son poids, elle a donc dîné avec un repas léger mais satisfaisant. Puis vient une envie de chocolat. De bonne humeur, elle fait un détour par la cuisine et s’autorise un carré de chocolat. Puis un deuxième. Un troisième. Elle craque et ramène la tablette sur le canapé. Elle la termine avant la fin de l’émission et se sent coupable. Classique ? Oui.

Que se passe-t-il lors de ce dérapage, cette perte de contrôle ? Jean-Philippe Zermati, spécialiste de thérapies comportementales y consacre une page de son ouvrage Maigrir sans régime. «Peut-être lutte-t-elle depuis trop longtemps contre la frustration et la privation ? », interroge le nutritionniste avant de proposer une autre hypothèse. Clara a le sentiment de commettre une faute, même en mangeant un seul carré, nous explique-t-il. Elle se jure alors qu’elle ne commettra plus jamais cette faute, ni demain, ni après-demain. Conclusion : dépêchons-nous d’en profiter ! Manger la tablette n’a plus rien à voir avec la sensation de faim, ou de plaisir.

Tout comme le fumeur qui prévoit d’arrêter et qui fume d’autant plus, ou encore celui qui veut commencer un régime alimentaire le lundi et qui s’accorde un repas copieux et gourmand le dimanche... Avant la pénurie, Clara fait des réserves.

Assumez votre envie de chocolat

Il n’y a pourtant pas de quoi s’en vouloir en mangeant un carré de chocolat ! Assumez votre envie de chocolat. Le psychothérapeute Gérard Apfeldorfer souligne que le chocolat n’a pas de mauvaise influence sur le taux de cholestérol, et qu'il apporte des micronutriments bénéfiques : du fer, du magnésium, du phosphore, du potassium, diverses vitamines. Il a des vertus stimulantes et euphorisantes, voire antidépressives, grâce aux substances psychoactives qu’il contient (phényléthylamine, théobromine, anandamide). Lorsqu’on en consomme en respectant ses sensations de rassasiement, on a là un aliment bénéfique..

Quant à la tablette, elle sera encore là demain et après-demain. Pas de panique ! Le risque est d’investir le chocolat d’un tas de pensées angoissées et coupables ; au lieu d’en faire un aliment, rangé dans un placard, à déguster chaque fois qu’on en a le désir et que notre appétit nous permet d’en apprécier le goût.

Vous aimez le chocolat ? Acceptez d’en faire un aliment réconfortant, comme les nomme le chercheur en comportements alimentaires Brian Wansink dans son ouvrage Conditionnés pour bien manger. Il s’agit d’un aliment qui vous fait du bien et qui vous rappelle de bons souvenirs (d’enfance ou d’une relation passée). C’est parfois, inconsciemment, un aliment auquel on s’identifie, doux et moelleux par exemple. Réfléchissez quelques minutes aux sensations et aux souvenirs que vous associez à votre carré de chocolat, et dégustez le sans culpabilité, sans excès, puisque, tous les jours, vous pouvez y revenir !

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