Grossir à cause du stress

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Grossir à cause du stress

Vous êtes de nature anxieuse ? Le travail est une source de stress ? Vous grignotez sans faim ? Quand le stress est mal géré, il fait grossir. Il faut d’abord identifier ses émotions, son stress, pour y répondre autrement que par l’alimentation et ne plus grossir.

Le travail retient toute votre attention et vous grignotez au lieu de prendre un bon repas

Martin avale une barre chocolatée en quinze secondes, en la mâchant à peine. Il est 10h30, il vient de passer une heure pendu au téléphone, à tenter de conclure un contrat. La journée commence à peine et il est déjà stressé. Mais même le week-end, Martin grignote sans faim tout au long de la journée, car il continue de penser au travail et s’alimente sous le coup de l’anxiété. Comme l’explique le psychiatre Gérard Apfeldorfer, Martin dissout les émotions pénibles en mangeant.

"Tout se passe comme si la personne n’était pas capable de faire face à l’événement ; la prise alimentaire sert alors à effacer du psychisme la totalité de l’épisode, permettant ainsi de se restaurer, dans tous les sens du terme", explique Gérard Apfeldorfer.

Sauf que ce soulagement est temporaire! Son comportement est semblable à celui d’un fumeur, qui pense éloigner un coup de stress en fumant une cigarette. Comme si la cigarette ou la barre chocolatée pouvaient anesthésier des émotions désagréables. Cette impression est fausse et elle le fait grossir.

Vous vous alimentez sans faim et vous accumulez les kilos en trop

Martin doit réapprendre à manger avec appétit et ne pas confondre la sensation de faim avec d’autres émotions. Il pourra ensuite répondre à l’anxiété d’une manière appropriée. Souvent, un travail sur soi-même est nécessaire, et une aide extérieure est bienvenue. "Il est nécessaire de devenir capable de vivre ses émotions et d’affronter les événements qui en sont les causes", préconise Gérard Apfeldorfer.

Par ailleurs, cette nourriture émotionnelle  fait grossir ! Martin perdra ses kilos en trop s’il cesse de s’alimenter sans faim, pour calmer ses nerfs.

Si vous vous sentez comme Martin, commencez par vous poser quelques questions simples, afin de retrouver une relation saine avec la nourriture. Par exemple: est-ce que j’ai faim d’une faim physiologique, se traduisant par des signaux comme le ventre qui gargouille, une légère sensation de fatigue ?  Si ce n’est pas ça, qu’est-ce que je ressens ? Mais alors, de quoi ai-je vraiment besoin maintenant ?

Pour en savoir plus :

Manger, c’est dans la tête, aux éditions Odile Jacob (1997), de Gérard Apfeldorfer

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