Le cercle vicieux de la prise de poids

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Le cercle vicieux de la prise de poids

Des chercheurs ont prouvé que plus on mange et on grossit, plus on dérègle les mécanismes du cerveau menant à la satiété. Apprenons à réguler notre appétit pour éviter de tomber dans un cercle vicieux !

La satiété nous est signalée par notre cerveau, le saviez-vous ?

La science nous a déjà prouvé que les personnes obèses avaient des récepteurs cérébraux liés au plaisir de manger moins sensibles que les autres. Le chercheur américain Tamas Horvath, neurobiologiste à Yale, a travaillé sur le sujet avec son équipe en menant des expériences sur des groupes de rats vulnérables à l'obésité. Ils ont été soumis à un régime alimentaire,  riche en calories et en graisses. Les chercheurs ont constaté que les neurones censés signaler la satiété sont beaucoup plus lents chez les animaux prédisposés à l’obésité. Au contraire, chez les rats résistants à l'obésité, ces neurones sont beaucoup plus actifs, ils signalent correctement au reste du cerveau quand assez de nourriture a été consommée.

Cette expérience nous permet de comprendre que l’obésité est moins une affaire de volonté que de liens apparaissant dans notre cerveau. Ces chercheurs insistent d’ailleurs sur l’impact de la nutrition de la mère sur le cerveau en développement de l’enfant, une influence susceptible de marquer les circuits « de satiété », déterminants si l’on est vulnérable ou résistant à l'obésité.

Sachez reconnaître les signaux de satiété pour éviter le surpoids

Ces conclusions passionnantes ont récemment été prolongées par le travail d’Eric Stice, chercheur à Austin, au Texas. Il nous apprend qu’un cercle vicieux peut se mettre en place, tant chez les personnes obèses que simplement en surpoids. Eric Stice prouve que le fait de manger trop rend progressivement les récepteurs de notre cerveau moins réactifs. Plus l’on mange, moins on devient conscient de notre satiété. Un cercle vicieux s’installe.

Son équipe a travaillé sur vingt femmes en surpoids pendant six mois, en suivant l’évolution de leur indice de masse corporelle. En utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, ils ont observé comment réagissait une zone du cerveau à la consommation d’un milkshake ou d’une boisson sans goût. Six mois après le début de l’expérience, celles qui avaient grossi étaient moins réceptives aux signaux de satiété envoyés par le cerveau. L’étude prouve que les récepteurs deviennent moins sensibles en raison de la suralimentation.

Quelles conclusions tirer de ces expériences, dans la pratique ? Les personnes en surpoids prêtent naturellement moins d’attention que les autres à leurs sensations alimentaires, en particulier le rassasiement. Il leur est donc nécessaire de rééduquer leurs papilles pour être en mesure d’écouter ces signaux et de retrouver une régulation spontanée de leur poids. C’est exactement ce que propose LineCoaching.

 

Source : Stice, Eric; Spoor, Sonja; Bohon, Cara; Veldhuizen, Marga G.; Small, Dana M.Relation of reward from food intake and anticipated food intake to obesity: A functional magnetic resonance imaging study. Journal of Abnormal Psychology, Vol 117(4), Nov 2008, 924-935

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