Découvrez les dangers de l’aspartame sur notre santé

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Découvrez les différents dangers de l’aspartame sur notre santé

Indiqué sous la référence E951 en tant qu'additif alimentaire utilisé dans la majorité des produits dits « light » ou « allégés », l'aspartame (dont le nom commercial est Canderel®) est un substitut courant au saccharose et se retrouve désormais dans de nombreux desserts, dans des chewing-gums, des sodas, des médicaments, etc. Il a la réputation de diminuer la consommation de sucre en cas de diabète ou lors d'un régime amincissant.
Mais il s’agit d’un produit controversé, tant sur le plan de la morale (a-t-on vraiment le droit d’avoir du plaisir sans conséquence ?) que de la science.

C'est en 1965, alors qu'il cherchait un traitement des ulcères, que le chercheur et chimiste James Schlatter découvrit par hasard l'aspartame. En effet, en tentant de synthétiser une hormone digestive, il crée un produit intermédiaire qui atterrit par accident sur son gant. Léchant son doigt pour attraper une feuille de papier, il découvre alors que le produit intermédiaire qu'il avait créé, uniquement constitué d'acides aminés, possède un goût sucré teinté d’amertume.

De cette découverte fortuite, le laboratoire pour lequel James Schlatter travaillait, Searle, va tenter de révolutionner le monde de l'industrie agro-alimentaire en proposant ce nouveau produit sur le marché.

La molécule d’aspartame est d’une structure moléculaire extrêmement simple : il s’agit de l’association de deux acides aminés (les acides aminés sont les composants des protéines) d’acide aspartique et la phénylalanine. Autant dire un petit bout de viande !

Le début de la polémique

Après une demande auprès de la FDA, l'autorité de régulation américaine des denrées alimentaires et des médicaments, la société Searle est autorisée à mettre son produit « révolutionnaire » sur le marché en Juillet 1974. Or, dès 1975 l'autorisation est suspendue et l'aspartame se voit interdit, suite à des études menées sur cet édulcorant, qui auraient conclues à un potentiel risque cancérigène.
 

Ce n'est qu'en 1981 que la FDA statue en faveur de l'aspartame et autorise sa commercialisation.Les mauvaises langues font remarquer que le nouveau président de la FDA est également celui de la société Searle… Mais l’OMS et la Commission européenne reconnaissent elles aussi l’innocuité de l’aspartame. Le brevet tombe en 1992 et en 1994, l’emploi du produit comme édulcorant est harmonisé dans l’Union européenne et approuvé dans 90 pays.
 

Que révèlent les nouvelles études sur l’aspartame

cependant les édulcorants ont toujours nombre de détracteurs. Les études se poursuivent donc. En 2013 un rapport sur les risques potentiels liés à l'aspartame et à sa consommation est publié et avance la conclusion que l'aspartame ne pose pas de problème pour la santé, à condition que les doses journalières recommandées soient respectées.

L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) affirme que « l'aspartame et ses produits de dégradation sont sûrs pour la consommation humaine aux niveaux actuels d'exposition" et « exclut le risque potentiel que l'aspartame provoque des dommages aux gènes ou induise le cancer […] et n'entraîne pas de dommages pour le cerveau et le système nerveux […] qu'il n'affecte pas le comportement ou le fonctionnement cognitif chez les enfants et adultes ».

L'EFSA recommande tout de même de ne pas dépasser une certaine dose journalière (DJA) fixée à 40 mg par kg (poids corporel) par jour.

Quelles sont les vrais risques de la consommation d’aspartame ?

L'aspartame permet-il véritablement aux personnes souffrant de surpoids ainsi qu'aux diabétiques d'échapper aux frustrations ? Rien n’est moins sûr, ainsi que nous le détaillons dans l’article : Les édulcorants aident-ils à maigrir 

Rappelons simplement que les aliments dits light, allégés d’une partie de leurs calories, semblent de plus en plus insipides lorsqu’on les consomme régulièrement. Les personnes en viennent donc à augmenter les doses, et consomment des volumes plus grands, si bien que leur consommation calorique moyenne est en définitive inchangée. Les études montrent en effet que les consommateurs d’aspartame ne perdent pas de poids par rapport aux consommateurs de saccharose.

Question santé, la question fait toujours débat et l’impartialité des instances de décision est régulièrement contestée.

Ce serait, aux dires de certains, un
 

lobby agro-alimentaire tout puissant, qui voudrait nous voir consommer de l’aspartame. Mais aussi n’est-on pas face à un autre lobby, celui des puritains de tous poils, qui semblent ne pas supporter qu’un produit alimentaire puisse apporter du plaisir sans infliger aucune punition au consommateur ?

Finalement, que doit-on penser des dangers de l'aspartame à l’heure actuelle ?

Aucune des études menées à ce jour ne permet de conclure à un risque sérieux concernant la consommation d'aspartame dans notre alimentation.

Si pour notre part, nous ne recommandons pas l’usage des produits light, soit en sucres, soit en matières grasses, et l’usage de substituts, c’est pour d’autres raisons.

Les produits sans sucre et avec aspartame, très rapidement, mais pas immédiatement, semblent de plus en plus fades au goût. La valeur énergétique d’un aliment influence en fait nos appétences, ainsi que le plaisir que nous prenons à manger. Nous constatons aussi, lorsque nous mangeons un aliment glucidique ou glucido-lipidique, que ce plaisir à manger diminue, pour finir par s’annuler : nous sommes parvenus alors au rassasiement et nous nous arrêtons. En tout cas, lorsque nous sommes des mangeurs régulés !

Lorsque l’aliment a une faible densité énergétique, comme c’est le cas d’un aliment allégé, alors nous avons plutôt tendance à manger en fonction du volume.

Le résultat est là : plus un aliment est allégé, et plus nous en mangeons, mais avec de moins en moins de plaisir gustatif. Au total, rien n’est plus frustrant !

En ce qui concerne les boissons, cependant, l’organisme ne fait guère de différence entre une eau plate et une eau aromatisée avec de l’aspartame. On boit dans ces cas pour étancher sa soif, et non pour se nourrir, et on s’arrête lorsque l’on n’a plus soif. Là encore, lorsqu’on prête attention à ses sensations, là en l’occurrence la soif.

En conclusion, l’aspartame ne semble pas véritablement constituer un bien grand danger pour la santé, mais n’est en aucun cas une solution pour perdre du poids.

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