Le camu-camu, un super fruit pour maigrir ?

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Le camu-camu, un super fruit pour maigrir ?

Il pousse uniquement dans l’ouest de la forêt amazonienne et a fait l’objet de nombreuses études tant ses vertus sont exceptionnelles. Mais de quoi parle-t-on ? Du camu-camu, bien sûr ! Au-delà de son pouvoir antioxydant, ce fruit aurait le pouvoir de vaincre l’obésité. Retrouvez les explications.

Le camu-camu qu'est-ce que c'est ?

Ce fruit que l’on trouve essentiellement le long des fleuves Ucayali, de l’Amazone et de ses affluents, appartient à la famille des Myrtacées, tout comme la goyave et le myrte. Il pousse dans les zones marécageuses et fait partie intégrante de la cuisine péruvienne. Si les indigènes d’Amazonie l’utilisaient régulièrement, c’était notamment pour ses vertus médicinales. Aujourd’hui, il parcourt le monde et on le trouve dans nos parapharmacies ou magasins bios en compléments alimentaires, sous forme de pulpe, poudre ou gélules.

Le camu-camu, un fruit d’Amazonie qui préviendrait l’obésité…

Les bienfaits du camu-camu sur l’organisme

Au-delà de son goût acide qui en fait un parfait substitut du citron dans la cuisine traditionnelle péruvienne, le camu-camu serait doté de vertus inestimables. Fortement pourvu en polyphénol (une famille de molécules organiques), il est riche en antioxydant. C’est-à-dire qu’il ralentirait le vieillissement cellulaire et nous protégerait des cancers, des maladies inflammatoires, dégénératives et cardio-vasculaires. De plus, riche en vitamine C, le camu-camu serait un véritable remède naturel contre les coups de pompe et les pertes d’énergie ! Enfin, il favoriserait la fabrication de collagène, une protéine qui joue un rôle essentiel dans le renforcement de l’ossature, des ligaments, des dents, des vaisseaux sanguins et de la peau. Mais le pouvoir du camu-camu ne s’arrêterait pas là. Il éviterait aussi l’obésité…

Le camu-camu prévient l’obésité chez les souris : une étude canadienne le confirme

Des chercheurs canadiens dont l’étude a été publiée le 31 juillet 2017 dans Gut, une revue médicale mensuelle évaluée par des pairs sur la gastro-entérologie et l'hépatologie, ont évalué « l’effet du camu-camu sur l’obésité et les troubles immunométaboliques associés ».

Les chercheurs ont soumis deux groupes de souris à une diète riche en sucres et en lipides durant huit semaines. L’un des deux groupes avait en complément nutritionnel des extraits de camu-camu. Un troisième groupe recevait uniquement de la nourriture faiblement dosée en sucres et en lipides.

Au terme de l’étude, le gain de poids des souris du « groupe camu-camu » était 50 % moindre que celui constaté chez les souris du groupe témoin et semblable à la prise de poids du groupe dont la nourriture était pauvre en lipides et en graisses.

La raison ? Il semblerait que ce phénomène vienne de l’augmentation du métabolisme des souris recevant du camu-camu. Mais ce n’est pas tout. Le camu-camu, selon les chercheurs, améliore la tolérance au glucose et augmente la sensibilité à l’insuline. A noter que trop d’insuline sur une longue période favorise le stockage des graisses et la résistance à l’insuline. En revanche, plus la sensibilité à l’insuline est importante, plus la combustion des graisses est rapide. Conséquence ? Le poids diminue.

Selon les chercheurs, les bénéfices sur le métabolisme constatés dans le groupe camu-camu, trouveraient leur source dans la reconfiguration du microbiote intestinal, notamment grâce à une plus grande diversité bactérienne et à la réduction de certaines bactéries. (1)

Le camu-camu permet-il de maigrir durablement ?

Tout cela semble bien alléchant, n’est-ce pas ? Mais il faut relativiser. Tout d’abord, il ne s’agit là que d’une seule étude, non vérifiée, qui plus est sur des souris. On ne peut pas en tirer de conclusion pour ce qui est de l’homme. De plus, comme il s’agit là d’un complément alimentaire, les expérimentations ne sont pas soumises aux mêmes règles que s’il s’agissait d’un médicament. Dans le cas d’un médicament, il faut de multiples études, qui durent habituellement une dizaine d’années, et qui sont soumises à de nombreuses vérifications.

Dans le cas d’un complément alimentaire, il n’y a pas de contrôle, pas de règles. Il suffit de démontrer que le produit n’est pas nuisible à la santé pour qu’il puisse être mis sur le marché. Pas besoin de démontrer une efficacité réelle… De plus, il convient de distinguer un effet temporaire de celui d’un effet sur le long terme. De nombreux produits ont un effet temporaire sur le poids. La caféine, par exemple, a des effets voisins de ceux décrits pour le camu-camu : accélération du métabolisme, diminution de la faim, effets sur la tolérance au glucose. Mais ces effets ne se maintiennent pas dans le temps. Enfin, les quatre causes principales de la prise de poids sont négligées. L’obésité (si on met de côté les prédispositions génétiques) est surtout due à :

  1.  Des habitudes alimentaires routinières, standardisées, où on mange distraitement et vite, sans faire attention à ses sensations alimentaires.
  2. La diabolisation de certains aliments qu’on considère comme « grossissants », qu’on écarte, mais qui font de plus en plus envie et sur lesquels on finit toujours par craquer.
  3. L’alimentation émotionnelle : on mange pour calmer ses émotions, ses souffrances de toutes sortes.
  4. La sédentarité, qui fait oublier et négliger son corps, qui rend sourd aux sensations alimentaires.

Aussi, il ne s’agit pas de compter sur des solutions de type « magique », comme le camu-camu ou d’autres produits. Si l’on veut maigrir durablement, c’est en apprenant à manger selon ses désirs, et en respectant ses besoins physiologiques. On mange pour le plaisir, qui n’est jamais aussi grand que lorsqu’on a suffisamment faim. Et lorsque le rassasiement arrive, le plaisir gustatif disparaît. C’est le seul réel moyen pour en finir dans la durée avec votre surpoids et vous réconcilier avec la nourriture. Et ça, le programme Linecoaching peut vous le garantir.

Comment ? En s’appuyant sur les thérapies comportementales et cognitives, une méthode validée scientifiquement et qui se base sur dédiabolisation de tous les aliments, la gestion émotionnelle de l’alimentation et sur le « mindful eating », à savoir « l’alimentation intuitive ».

 

(1). Treatment with camu camu (Myrciaria dubia) prevents obesity by altering the gut microbiota and increasing energy expenditure in diet-induced obese mice - Fernando F Anhê, Renato T Nachbar, Thibault V Varin, Jocelyn Trottier, Stéphanie Dudonné, Mélanie Le Barz, Perrine Feutry, Geneviève Pilon, Olivier Barbier, Yves Desjardins, Denis Roy, André Marette. Gut. DOI: 10.1136/gutjnl-2017-315565. 31 July 2018.

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